Ressources utiles aux traducteurs : les dictionnaires thématiques

Tout d’abord, qu’est ce qu’un dictionnaire thématique ? Un dictionnaire thématique regroupe toutes les expressions et termes liés à un thème particulier, comme par exemple la médecine, la littérature, le droit, la mécanique, etc. Trouver un dictionnaire thématique sur le web est simple, mais attention : la qualité ne sera peut être pas au rendez-vous. On trouve en effet sur le web le meilleur comme le pire. Il est difficile de recenser toutes les meilleures ressources, mais en voici un petit échantillon : Continuer la lecture de Ressources utiles aux traducteurs  : les dictionnaires thématiques

Traduction toxique : comment se tirer une balle dans le pied en douze étapes

Voici douze erreurs à ne pas commettre quand on est traducteur, à moins de vouloir se tirer une balle dans le pied (et dans celui de toute la profession au passage).

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Agences ou clients directs ?

Travailler seul ou avec une agence. C’est un choix important dans la vie d’un traducteur indépendant ou freelance. Est-il préférable de travailler vraiment pour soi-même en gérant son carnet d’adresses, ou vaut-il mieux passer par une agence qui elle fait le lien entre les clients et les traducteurs ? Bien entendu, il y a des avantages et des inconvénients dans les deux cas. Corinne McKay les décrits dans le blog Thoughts on Translation.

Faire confiance à une agence présente plusieurs avantages :

  • Quand l’agence fait son travail correctement, elle envoie aux traducteurs des documents à traduire. Et c’est tout. Il n’y a pas besoin de se battre pour expliquer ses choix de traductions, la grammaire ou encore l’orthographe de certains termes que le client ne comprend pas.

  • Si vous êtes un bon traducteur, il y a de fortes chances que l’agence vous donne du travail et vous occupe à plein temps. Et, il faut le dire, cela enlève une grande partie du stress quotidien de ne pas avoir à contacter des agences tous les deux jours afin de les supplier d’avoir du travail.

  • Les agences connaissent la traduction. Elles savent ce dont est capable un traducteur (productivité, domaines de spécialisation, etc.) et ne vous demanderont donc jamais s’il est possible que vous traduisiez 10 000 mots pour le lendemain.

Cependant, ce choix a aussi ses inconvénients :

  • Le prix, en premier lieu. Une agence peut payer 10 % de plus un traducteur qu’elle veut vraiment, mais pas plus. Elle a certains coûts à respecter et doit souvent faire appel au moins cher. Un client qui a l’habitude de travailler avec un traducteur qu’il sait « expert en la matière » pourra payer le double.

  • Vous n’êtes pas disponible pour un projet ? D’autres le seront. Une agence n’attendra pas indéfiniment que vous ayez du temps, elle fera appel à la prochaine personne sur sa base de données.

  • Les agences ne jouent pas forcément le jeu en matière de transparence. Parfois elles ne voudront pas que le traducteur communique avec les autres personnes travaillant sur le même projet. Cela peut parfois être gênant pour le traducteur de ne pas disposer d’assez d’informations.

Choisir de se lancer en indépendant a aussi ses avantages :

  • Les prix sont plus élevés sur ce marché. Le client qui veut un traducteur n’hésitera pas à très bien le payer s’il sait que par la suite il n’en tirera que des bénéfices. Une agence n’augmentera pas le salaire d’un traducteur au dessus d’un certain point. De plus, les clients directs font parfois appel à des traducteurs indépendants lorsqu’ils ont des projets « de très haute importance » pour lesquels ils sont près à payer le prix fort.

  • Le projet est géré et traduit du début à la fin par la même personne. Le traducteur sait tout ce qu’il y a à savoir. Il communique réellement avec le client et assure donc un suivi encore plus personnalisé que dans une agence où les traducteurs n’ont pas de contact direct avec le client. Il reçoit un retour sur son travail, ce qui lui permet de vraiment s’améliorer, se poser des questions etc.

Et ses inconvénients :

  • La traduction, ce n’est pas leur métier, alors quand il s’agit de délais, de quantité de travail, de volumes de traduction, ils ne savent pas forcément sur quoi se baser. Ils ne connaissent pas, pour la plupart, les méthodes de travail dans le domaine. Un traducteur ne peut tout simplement pas traduire 10 000 mots pour le lendemain, ou jouer les interprètes lorsqu’il y en a besoin.

  • Le travail est souvent irrégulier. Certains clients n’ont besoin que de petits travaux de temps en temps au cours de l’année, pendant que d’autres auront d’énormes projets à faire traduire sur des périodes assez courtes. Il faut savoir gérer la charge de travail afin d’être toujours occupé, sans toutefois se noyer dans la masse.

  • Refuser un projet à un client, c’est délicat. En agence, il est plus facile de refuser : pas le temps, pas spécialisé etc. Un client direct ne peut pas vraiment être « abandonné » à un moment clé. Ou alors il choisira quelqu’un d’autre la fois suivante et mettra ainsi fin à la relation commerciale.

 

Pauline GAUTHIER

Source : http ://thoughtsontranslation.com/2013/12/02/agencies-and-direct-clients-not-better-or-worse-just-different/

La traduction, une profession méconnue

C’est parfois en recevant des demandes de clients que l’on se rend compte que le métier de traducteur est particulièrement méconnu ou mal compris. Lorsqu’un client a un niveau d’exigence élevé, il est facile de remarquer les fautes de langue que lui-même commet lors de sa demande. Il est alors légitime de se demander comment un client qui ne maîtrise pas lui-même la langue peut savoir quels critères sont essentiels dans la recherche d’un traducteur.

Voici deux des critères nommés par un client à la recherche d’un traducteur :

-titulaire d’un doctorat de préférence

Ce critère peut paraître étrange car il est évident que l’on n’est pas un meilleur traducteur parce qu’on a un doctorat plutôt qu’un master. Par ailleurs, pourquoi une personne titulaire d’un doctorat voudrait devenir traducteur alors qu’elle gagne certainement beaucoup plus d’argent en exerçant une profession en lien avec son diplôme de docteur ? Certainement parce qu’elle n’est pas apte à exercer cette profession ; pourquoi donc lui faire plus confiance qu’à un traducteur titulaire d’un master ? Parallèlement, il existe des personnes dans de telles situations mais elles sont en général retraitées et considèrent la traduction plus comme un loisir que comme une véritable profession.

-expérience dans la traduction du japonais vers l’anglais et de l’anglais vers le japonais

Ce point souligne une réelle incompréhension de ce en quoi consiste le métier de traducteur. Le potentiel client ignore qu’un traducteur n’est censé traduire que vers sa langue maternelle, or la plupart des gens n’ont qu’une seule langue maternelle. L’anglais et le japonais sont des langues tellement éloignées qu’il est peu probable que n’importe quel traducteur possède un niveau de langue similaire à celui d’un natif dans les deux langues. Malgré cela, certaines des agences ayant reçu cette offre clameront certainement avoir le candidat idéal pour réaliser un tel travail.

Ces deux critères montrent que beaucoup de clients ne comprennent pas forcément en quoi consiste le travail du traducteur, ou quelles qualités ou compétences sont nécessaires pour faire un bon traducteur.

Amélie Wadoux

L’influence des nouvelles technologies sur le langage

L’apparition des nouvelles technologies aurait-elle une mauvaise influence sur le langage, et notamment sur l’écriture et l’orthographe ? Telle est la question que se posent beaucoup de parents en voyant leurs enfants passer des heures devant leurs téléphones portables, ordinateurs et autres.

Les raccourcis utilisés (notamment) par les jeunes lorsqu’ils écrivent des textos ou messages instantanés peuvent en effet avoir comme conséquence une mauvaise orthographe inspirée du « vocabulaire texto ». Les raccourcis doivent se cantonner exclusivement à un usage de loisirs. Les erreurs de langue peuvent apparaître lorsque l’enfant commence à utiliser ces raccourcis dans un environnement scolaire et ne fait donc plus la différence entre ce qu’il est correct d’écrire et ce qui ne l’est pas. D’autant plus qu’à cet âge, l’orthographe n’est pas encore consolidée.

Cependant, ce problème ne touche pas uniquement les enfants mais également les adultes. L’exemple d’un policier ayant glissé le mot « LOL » dans un de ses rapports n’en est qu’un parmi bien d’autres.

Les professeurs confient toutefois que les emprunts au langage texto n’apparaissent que rarement sur les copies, et en majorité en fin de devoir lorsque la concentration se trouve réduite.

Malgré les mauvais points accumulés par les nouvelles technologies en matière d’orthographe, il convient de noter que de nombreux correcteurs orthographiques sont intégrés, comme celui des programmes de traitement de texte ou encore le correcteur de frappe du moteur de recherche Google. Ce dernier corrige automatiquement les erreurs de frappe de l’utilisateur en lui proposant une orthographe correcte.

Les nouvelles technologies participent même d’une certaine façon à l’enrichissement de la langue, par exemple de par l’apparition de nouveaux mots qui leur sont liés. Les traductions des mots « hashtag » (mot-dièse) ou encore « webcam » (cybercaméra) sont dues aux nouvelles technologies.

 

Amélie Wadoux

Source : https ://www.google.com/url ?q=http ://feedly.com/index.html %23subscription %252Ffeed %252Fhttp %253A %252F %252Fwww.traductionsettraducteurs.fr %252Ffeed %252F&usd=2&usg=ALhdy28hgVf0csqdM9rrNW3LBfDmbbmJzQ

 

Partir à l´étranger, pas sans se préparer

On ne part pas en voyage sans rien connaître du lieu de destination, ou en tout cas c´est rare. Avant de partir, on s´organise, on se prépare, on se familiarise avec notre lieu de vacances. On peut s´informer de diverses manières, en achetant un livre de voyage par exemple, en faisant des recherches sur le web, en posant des questions à nos proches… On se renseigne sur différentes choses comme la culture du pays, les coutumes, l’alimentation, les lieux touristiques… Mais ce qui est sûrement le plus important, c’est d’avoir quelques notions de base quant à la langue parlée dans le pays de destination. En effet, quelques phrases passe-partout sont nécessaires pour éviter  les déconvenues ou l’incompréhension totale. Des mots types comme « Bonjour », « Au revoir », « S’il vous plaît » ou « Merci » sont primordiaux. On peut y ajouter quelques phrases telles que « Combien ça coûte ? », « Pouvez-vous m’aider ? » ou encore « Où se trouve… ? ». Il s’agit d’un minimum lorsque l’on voyage à l’étranger.

Imaginons que vous partiez à Dublin, un Good morning, un Please ou un Can you help me please ? peuvent vous être légèrement utiles dans le cas où vous seriez perdus ou si vous avez un problème.

Vous êtes dorénavant à Barcelone, dans une boutique de souvenirs. Vous entrez, vous dites ¡Buenos días ! (Bonjour, le matin), vous souhaitez acheter quelque chose, vous demandez ¿Cuánto cuesta ?, vous dites Gracias pour dire merci et ¡Adiós ! lorsque vous sortez de la boutique.

Vous êtes maintenant à Rome. Vous commandez une Gelato (glace) dans une gelateria, vous demandez  Per favore (s’il vous plaît) et vous répondez Grazie (merci). Ce n’est pas grand-chose, mais on ne peut pas dire que ce ne soit rien non plus !

C’est certain, quelques mots ne sont pas suffisants pour tenir une grande conversation, mais connaître quelques phrases utiles, des mots de base et quelques expressions courantes, ne peuvent que rendre votre voyage des plus réussis. C’est pourquoi, avant le voyage, n’hésitez pas à prendre le temps de vous familiariser avec la langue, ce ne sera pas du temps perdu.

 

Éva Mygardon

Source : https ://docs.google.com/spreadsheet/ccc ?key=0AsC24tR-mNWXdG92dHlBVzZHTkNDVGJXbmtEZDFhQ2c&usp=drive_web#gid=7

 

Traduction de ON et OFF

Dans le milieu du jeu vidéo ou du logiciel, la traduction des mots ON et OFF peut représenter un véritable casse-tête. En effet, selon le contexte et le nombre de caractères disponibles, plusieurs traductions peuvent être envisagées.

« Activé » et « Désactivé » sont des mots relativement longs et il y a donc de bonnes chances pour qu’ils ne rentrent pas dans l’espace imparti, de plus il faut tenir compte des éventuels accords au féminin et au pluriel qui peuvent rallonger encore davantage le nombre de caractères. Dans la localisation de jeux vidéo, il n’est d’ailleurs pas toujours possible de faire l’accord si la même chaîne de caractères est utilisée dans tout le jeu. Dans ce cas, il faudra trouver une traduction qui convienne dans tous les cas.

Que penser alors de l’option « Activ./Desactiv. » ? Si elle peut paraître pratique, elle n’est sans doute pas l’option préférée du traducteur souhaitant trouver une solution satisfaisante.

Et pourquoi ne pas employer le verbe à l’infinitif « Activer/Désactiver » ?

Afin de démontrer en quoi cette option est un problème, voici ci-dessous un exemple de traduction en français de l’interface Kindle en espagnol :

Mode avion

Activez le mode avion pour désactiver la connexion sans fil                     Désactiver/Activer

Comme on peut le voir grâce à cet exemple, il existe une certaine ambiguïté dans la traduction puisque l’utilisateur doit se demander s’il veut activer l’activation ou la désactiver. Les chances pour ce dernier de se tromper sont donc bien réelles.

Il existe également l’option Allumé/Éteint mais qui ne semble pas réellement adaptée au monde du logiciel.

La solution la plus simple et infaillible est sûrement l’utilisation de « Oui » et de « Non ». Ces mots ne sont pas soumis aux problèmes d’accords en genre et en nombre ni au problème de nombre de caractères. Il s’agit de l’option la plus claire pour l’utilisateur.

 

Amélie Wadoux

Source : http ://algomasquetraducir.com/2013/12/04/como-traducir-on-off-espanol-software-juegos-aplicaciones/ 

Les gestes à éviter à l’étranger

« Avec des gestes, on arrive toujours à se faire comprendre. » Et ce n´est pas moi, grande gesticulatrice dans les pays dont la langue m´est parfaitement inconnue, qui vais vous dire le contraire. Il est possible de très bien s’en sortir avec des mimes et des expressions faciales. Attention toutefois à certains gestes, totalement innocents chez nous, mais qui peuvent être très mal interprétés dans d’autres cultures. Petit guide des gestes à éviter pour passer de bonnes vacances sans insulter les autochtones. Continuer la lecture de Les gestes à éviter à l’étranger

L’évolution des normes de qualité de la traduction

Comme dans la plupart des secteurs, les nouvelles technologies ont permis aux sociétés de traduction de travailler plus facilement et plus rapidement.

En effet, avant l´apparition des marchés de traduction en ligne mondiaux, les clients qui souhaitaient obtenir une traduction avaient le choix entre trois options. Dans le cas où la langue source d’un document restait compréhensible par le public, le texte n’était pas traduit : il s’agit alors d’une non-traduction. La traduction pouvait aussi être réalisée par une personne qui a quelques notions en langue source et qui livrait par conséquent une traduction quelque peu douteuse : il s’agit dans ce cas d’une traduction pauvre. Enfin, le document en question pouvait être traduit par un traducteur professionnel qui, lui, garantit une qualité optimale de la traduction : c’est pour cela que la traduction est ici jugée parfaite.

Le choix entre ces trois options était le même pour tous. La qualité du travail dépendait du temps dont disposait le traducteur pour retranscrire un document en langue cible, bien que la demande de traductions était beaucoup plus faible que la demande actuelle.

Mais depuis qu’Internet a permis de créer une communication et une concurrence au niveau mondial, les options de traduction ont été multipliées. Par exemple, la traduction automatique s’est développée et la qualité des traductions qui en découlent s’améliore au fil des années. En outre, il existe plusieurs types de logiciels de Traduction Assistée par Ordinateur (TAO) : les logiciels gratuits, les logiciels payants, les logiciels sur mesure … La mondialisation a permis aux services linguistiques de se développer. Les anciennes normes de qualité de la traduction ne s’appliquent plus.

De nos jours, les clients ont tendance à demander aux traducteurs de rendre une traduction le plus vite possible, même si la traduction est perfectible. Pour la plupart des clients, la rapidité d’exécution du travail prime sur la qualité de la traduction. De plus, la quantité de contenu à traduire a augmenté ces dernières années. Les passages les plus importants sont traduits par un traducteur professionnel, les autres passages sont traduits à l’aide des logiciels de TAO.

Les normes de qualité de la traduction ont donc considérablement évolué grâce à l’arrivée des nouvelles technologies, et en particulier des logiciels de TAO. Mais cela incite les clients à demander des traductions effectuées plus rapidement, et donc à privilégier la quantité à la qualité.

 

 

Ezanno Kévin

Nous sommes tous profanes

« Par dérogation au principe posé à l´article 1er, des emplois d´agent contractuel peuvent être créés au budget de chaque ministère ou établissement lorsque la nature des fonctions ou les besoins des services le justifient, notamment lorsqu´il n´existe pas de corps de fonctionnaires susceptible d’assurer ces fonctions. (Article 2 de la loi n°83-481 du 11 juin 1983.) » Tout compris ? Non ? C’est normal. Continuer la lecture de Nous sommes tous profanes