Comment traduire un titre de film ?

La traduction d’un titre de film est une tâche difficile. Elle s’est révélée d’autant plus difficile avec la multiplication des genres cinématographiques depuis le XIXème siècle : comédie, drame, thriller, film d’action, ou encore film d’épouvante. Chaque année, des centaines de films doivent donc être traduits par le biais du sous-titrage ou du doublage pour attirer le plus de spectateurs possibles. Continuer la lecture de Comment traduire un titre de film  ?

L’évolution des langues

Même sans travailler dans le domaine des langues, il nous arrive de plus en plus souvent d’être interpellé voire même choqué, de la manière dont l’orthographe, la grammaire et la syntaxe sont traitées. Leur utilisation se fait parfois au détriment des règles. Par ignorance ? En toute conscience ? Par apathie ? Dans tous les cas, il est facile de constater que cette « mode » se veut mondiale puisqu’on peut notamment l’observer par le biais de la communication dans les réseaux sociaux et dans les messageries instantanées. Quelle que soit la langue, la vitesse de communication qui est offerte de nos jours n’en épargne aucune. Cette vitesse joue un rôle majeur dans la dégradation des langues et de l’utilisation des régionalismes. Continuer la lecture de L’évolution des langues

La néologie, ou la création de mots nouveaux

Qu’est-ce qui se cache derrière ce terme barbare : « néologisme » ? Un néologisme est un mot nouveau, et la néologie désigne le phénomène de création de nouveaux mots. Les néologismes ne sont pas créés de manière aléatoire mais répondent à des règles de formation très précises. Continuer la lecture de La néologie, ou la création de mots nouveaux

L’importance du multilinguisme sur les sites Internet

Avec la mondialisation, le besoin de connaître une ou plusieurs langues étrangères se fait de plus en plus ressentir. En effet, d’après Common Sense Advisory, société indépendante d’études de marché, le site Internet d’une entreprise doit être traduit au minimum dans neuf langues, de sorte qu’il soit accessible au plus grand nombre. De plus, cela permettra à l’entreprise d’augmenter ses opportunités économiques à 80 %. Continuer la lecture de L’importance du multilinguisme sur les sites Internet

Choisir une spécialisation : seulement une affaire de goût ?

Dans le blog Thoughts on Translation, une traductrice indépendante relate l’expérience qu’elle a vécue lors d’un entretien dans une agence de traduction. Si elle avait envisagé la plupart des questions qui lui furent posées, elle n’avait en revanche pas prévu de répondre à la question « Quelles sont vos spécialisations ? ». Il est certain que le fait de maîtriser une langue étrangère ne suffit pas pour être reconnu, et la question de la spécialisation doit se poser à un moment ou à un autre, le plus tôt étant le mieux.

Choisir une spécialisation est une étape très importante dans la carrière d’un traducteur. Tout d’abord, il est très probable qu’un traducteur spécialisé dans un ou deux domaines soit plus crédible aux yeux d’un employeur ou d’un client qu’un traducteur « généraliste » qui peut « tout traduire ». Cela entraîne bien entendu une connaissance plus poussée du domaine de spécialisation, une meilleure maîtrise du sujet, et donc bien souvent une meilleure qualité. Cela peut aussi faciliter la recherche de la clientèle cible.

On dit souvent qu’il est beaucoup plus facile de travailler et d’exceller quand on fait quelque chose que l’on aime. Le traducteur devrait donc prendre en compte dans son choix les critères de goût et d’intérêt qu’il porte à un sujet donné. En effet, si le traducteur veut exceller dans un domaine, il doit sérieusement se documenter (lectures, recherches, conférences) et il serait préjudiciable de choisir un domaine avec lequel il n’a aucune affinité. Le but ultime étant tout de même de pouvoir vivre de son métier, attention à ne pas tomber dans l’excès et se diriger vers une spécialisation qui n’apporterait que peu de débouchés professionnels et donc de revenus, de part la rareté de sa demande ou le prix peu élevé de ses traductions. Au moment de choisir une spécialisation, il est tout à fait intéressant pour le traducteur de faire une liste des domaines dans lesquels il ne veut absolument pas travailler. Cela donne un meilleur aperçu de la direction à prendre et des recherches à faire.

Il est aussi important d’évoquer les spécialisations dans lesquelles des recherches documentaires peuvent ne pas suffire, aussi poussées soient-elles. Il est ici question de projets très complexes et denses dans le domaine médical ou financier par exemple. Ce n’est donc pas si surprenant de rencontrer des traducteurs ayant travaillé dans ces milieux là avant de changer totalement de carrière. Pour ceux qui sont passionnés par ces domaines, pas de craintes ! Beaucoup de traducteurs apprennent par eux-mêmes, grâce à des séminaires, des cours en ligne, etc. et acquièrent des compétences au fil du temps, en commençant par prendre en charge des projets plus « généraux » au début de leur carrière.

Pour terminer, la notion de « marché de niche » ne doit pas non plus effrayer le traducteur indépendant. Comme cité dans le blog Thoughts on Translation, le traducteur indépendant n’a besoin de se procurer du travail que pour lui-même, et peut donc envisager de se spécialiser dans un domaine particulier : le recyclage, les énergies renouvelables, la construction automobile ou l’œnologie. La concurrence y est souvent moins rude, et peut donc permettre d’évoluer plus rapidement.

Pauline GAUTHIER

Source : http ://thoughtsontranslation.com/2013/11/18/choosing-your-translation-specializations/

Le prix : seul critère de choix ?

Une question revient souvent dans le monde de la traduction, celle du prix. Il est légitime de se demander si pour un client, le prix constitue le premier critère de choix pour l´achat des services d´un traducteur. Beaucoup de traducteurs indépendants se posent cette question, notamment dans les débuts de leur carrière : quel prix fixer ? La recherche du juste milieu entre la facturation d’un prix décent et une baisse excessive du prix au risque d’effrayer le client, peut constituer un véritable dilemme pour le traducteur. Continuer la lecture de Le prix  : seul critère de choix  ?

Le statut des dialectes en France

Selon l´UNESCO, 120 langues seraient menacées d´extinction dans le monde et une langue disparaît toutes les deux semaines.

La définition des termes « langue » et « dialecte » n´est pas toujours très claire. Voici les définitions données par le Trésor de la langue française :

Langue : « Système de signes vocaux et/ou graphiques, conventionnels, utilisé par un groupe d’individus pour l’expression du mental et la communication. »

Dialecte : « Forme particulière d’une langue, intermédiaire entre cette langue et le patois, parlée et écrite dans une région d’étendue variable et parfois instable ou confuse, sans le statut culturel ni le plus souvent social de cette langue, à l’intérieur ou en marge de laquelle elle s’est développée sous l’influence de divers facteurs sociaux, politiques, religieux, etc. »

Si l’on s’en tient à la définition du dictionnaire et à l’usage qu’en font de nombreux linguistes, les dialectes sont donc des formes particulières d’une langue. Néanmoins, dans de nombreux cas, les deux termes sont utilisés indifféremment et on rencontre souvent le terme « dialecte » pour parler des langues régionales, aussi appelées langues minoritaires.

Ce dédale de définitions maintenant surmonté, qu’en est-il du statut officiel des langues régionales ou minoritaires, et des dialectes en France ?

L’article 2 de la Constitution spécifie que le français est la seule langue officielle de la France. En 2008, un article a été rajouté pour que les langues régionales soient reconnues comme faisant parties du patrimoine de la France. En 1951, une loi introduit le basque, le breton, le catalan et l’occitan dans l’enseignement, puis c’est au tour du corse en 1974, du tahitien en 1981, de l’ajië, du drehu, du negone, du paicî (langues parlées en Nouvelle-Calédonie), du gallo, du francique et de l’alsacien en 1992. Cette même année, le Conseil de l’Europe adopte la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Celle-ci, ratifiée à ce jour par 25 pays, ne l’a pas été par la France, principalement car elle implique un changement dans la Constitution. François Hollande avait fait de la ratification de cette charte, qui fait débat, une promesse de campagne en 2012. La ratification sera soumise au Parlement et une proposition de loi constitutionnelle sera examinée à l’Assemblée nationale le 22 janvier 2014.

Maintenant, si nous mettons à part le côté reconnaissance officielle de ces langues et de leurs dialectes, nous constatons au quotidien que des gens se battent pour la survie et la transmission de leur patrimoine culturel et que cela passe aussi par la traduction !

Illustration avec ma culture personnelle. Je suis originaire du Pas-de-Calais et plus précisément du bassin minier où l’on parle un patois (ou dialecte) connu sous le nom de « chtimi ». Vous n’avez pas pu passer à côté de sa popularisation en 2008, à moins d’avoir vécu dans une grotte, par le biais du film de Dany Boon (ayant quasiment le statut de saint chez nous pour avoir valorisé notre patrimoine, inconnu de la plupart des gens et souvent moqué), Bienvenue chez les Ch’tis. Comme beaucoup d’autres, ce dialecte est menacé car la majorité des gens qui le parlent sont des personnes âgées et il a longtemps été considéré comme une façon de « mal parler français ».

Combien de fois, étant petite, mes camarades et moi avons entendu de la bouche des instituteurs « Surveille ton langage, à l’école on parle français, pas patois ! ». Mais moi, je suis fière de mes origines et j’aime transmettre cette culture, ce qui ne m’empêche pas de parler un français correct !

Le milieu artistique met souvent en lumière les langues régionales et les dialectes, que ce soit la littérature, le théâtre, le cinéma, la bande dessinée. Cela donne du travail aux traducteurs qui jouent donc un rôle dans la transmission de ce patrimoine !

Lucie DUBREUCQ

Source : http ://feedly.com/index.html#subscription %2Ffeed %2Fhttp %3A %2F %2Fwww.traductionsettraducteurs.fr %2Ffeed %2F

 

Importance de la mise à jour des glossaires et des mémoires de traduction

Dans le processus de traduction, les traducteurs, qu´ils soient salariés ou indépendants, utilisent des glossaires et des mémoires de traduction que peuvent leur fournir certains clients ou qu´ils produisent eux-mêmes. Et en agence, l´une des tâches du chef de projet consiste à mettre à jour ces mémoires et ces glossaires.

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Le marché de la traduction en Inde

Alors que le potentiel du marché de la traduction en Inde semble très prometteur, les études de Common Sense Advisory montrent qu´en réalité l´Inde doit faire face à plusieurs challenges.

Tout d´abord, la conjoncture économique est défavorable en Inde : la croissance est en berne et la roupie (la monnaie indienne) perd de sa valeur. Cependant, le problème n’est pas seulement d’ordre économique. Les études ont montré que le véritable problème de fond vient de la perception des indiens sur les services de traduction. Selon Common Sense Advisory, les acheteurs indiens ne réalisent ni la valeur d’une traduction, ni le fait que ce ne soit pas un service qui s’achète comme du simple mobilier de bureau.

Malgré tout, l’Inde attire de nombreuses entreprises européennes et américaines qui souhaitent délocaliser leurs frais de traduction et profiter de son image « low cost ». De plus, l’Inde dispose d’agences de traduction très performantes qui peuvent s’avérer être d’excellents partenaires pour effectuer la localisation de certains projets internationaux.

Malgré tout, Common Sense Advisory conseille à ces agences de ne pas tomber dans le stéréotype indien de la « meilleure qualité au meilleur prix », mais au contraire de se différencier pour apporter plus de crédibilité à leur entreprise et aux services proposés. Ce sujet a d’ailleurs été développé à l’occasion du salon Think ! India qui s’est tenu à New Delhi le 22 novembre dernier.

 

Enora Lopez