Comment dénicher le traducteur idéal dans un secteur exposé à la concurrence ?

Les tests de traduction sont aujourd’hui au service de la qualité chez les agences. Mais peut-on vraiment s’y fier les yeux fermés ?

Aujourd’hui, les prix des traductions connaissent un déclin, notamment à cause de la concurrence à bas prix qui existe sur le marché et qui n’en finit pas de croître. Envers et contre tout, nombreuses sont les agences qui continuent de favoriser la qualité au détriment du prix. Encore faut-il dénicher la perle rare, le traducteur qui rendra des travaux de qualité pour un tarif acceptable et un délai raisonnable.

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C’est dans ce but qu’interviennent les tests de traduction. En effet, afin d’assurer leurs arrières et dans un souci de qualité, les agences ont tout intérêt à tester leurs potentiels futurs collaborateurs. Entre les tests de traduction que l’on passe pour être admis en Master, ceux que l’on passe pour trouver un stage, ou encore pour décrocher un emploi, les étudiants en traduction et les traducteurs freelance sont habitués à cette pratique, très répandue dans le milieu.

Mais qui se cache derrière l’écran à l’autre bout du monde ? Est-ce réellement le traducteur que vous aurez décidé d’engager suite à son test, ou est-ce une tierce personne, peut-être plus expérimentée que celle que vous croyez ? La deuxième option étant invérifiable à distance, mieux vaut trouver une alternative.

Lorsqu’une entreprise dispose de locaux et que le traducteur potentiel est mobile, la meilleure solution reste celle de le faire déplacer pour effectuer son test. Ainsi, il n’y aura aucun doute sur son identité et la collaboration pourra démarrer sur de bonnes bases de confiance – un élément indispensable à la pérennité de la relation et une réelle valeur ajoutée pour l’entreprise.

Source : https ://multilingual.com/translation/requesting-test-translations/

L’évolution des signes de ponctuation et leur importance

En traduction, comme dans tout travail d’ailleurs, il est nécessaire de bien savoir rédiger en prenant soin de ne pas omettre ou d’ajouter inutilement des signes de ponctuation. Car un signe de ponctuation est bien souvent un élément clé dans la compréhension d’une phrase. Il peut altérer et modifier toute la sémantique d’un texte, et le sujet peut ne pas être bien compris. Un exemple, bien trop souvent utilisé : « On va manger, les enfants ! » qui signifie que l’on appelle les enfants à venir manger, que l’on peut opposer à « On va manger les enfants ! » qui a une tout autre signification.

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La ponctuation est une histoire qui est apparue progressivement avec l’évolution de l’écriture pour retranscrire la manière de parler des gens et pour rendre plus compréhensibles les écrits. D’abord sont apparus les espaces, puis les points, puis les majuscules… En arabe classique, les signes de ponctuation n’existaient pas et les signes tels qu’on les connaît aujourd’hui sont apparus récemment. Mais certains signes ont d’ailleurs aujourd’hui disparu comme les sept points qui ont été remplacés par les trois points de suspension. On retrouve le même phénomène pour le pictogramme ¶ par exemple, qui signifiait la fin d’un paragraphe et qui aujourd’hui n’est utilisé que par des relecteurs pour s’assurer que le paragraphe a bien été appliqué. Certains signes seraient bien inutiles aujourd’hui, alors qu’autrefois ils étaient nécessaires ; tout comme aujourd’hui certains signes de ponctuation sont indispensables alors qu’ils ne l’étaient pas avant.

Ainsi, les signes d’orthographe évoluent avec le temps et les différentes utilisations de la langue en général. Aujourd’hui avec l’ère des réseaux sociaux, la ponctuation évolue considérablement, en partie due au gain de place que cela peut offrir. Sur certains réseaux sociaux par exemple, le nombre de caractères est restreint et la ponctuation est ainsi minimisée pour laisser place à plus de mots. Les textes sur image sont aussi beaucoup utilisés et la ponctuation est bien souvent laissée de côté pour se concentrer sur les contenus. La langue étant en pleine évolution, les académiciens estiment important d’incorporer de nouvelles règles et parfois même d’en supprimer. Par exemple, on parle d’une possible disparition du ç (c cédille) faisant frémir les plus conservateurs en matière d’orthographe, et arrangeant les moins exigeants.

Dans le domaine de la traduction, la ponctuation est l’un des éléments essentiels. Il faut connaître les subtilités des signes orthographiques de la langue source mais aussi de la langue cible en retranscrivant les textes sans en altérer le sens. Et certains éléments de ponctuation en anglais, par exemple, doivent être remplacés par des signes différents en français, les points d’interrogation et d’exclamation en espagnol sont doublés en début et en fin de phrase, et les langues arabe, persane et oudou utilisent un point d’interrogation inversé et des virgules inversées.

Avatar Mélody Launay

Source principale : http ://www.jotdown.es/2016/08/la-muerte-signo-ortografico/

Autres sources :
http ://www.itc-france-traduction.com/limportance-dune-ponctuation-adequate/
http ://blog.infine-traduction.fr/tag/ponctuation/
http ://objetsperdus.canalblog.com/archives/2015/05/30/32139163.html

Créer sa propre agence de traduction : quelques clés avant de sauter le pas

L’idée vous trotte dans la tête depuis quelque temps, vous avez acquis plusieurs années d’expérience en tant qu’indépendant et vous vous sentez désormais prêt pour créer votre propre entreprise ? Alors cet article est fait pour vous !

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Aujourd’hui, les micro-agences et les auto-entreprises de traduction sont majoritaires sur le marché. Mais intéressons-nous à celles qui ont fait le choix d’avoir des locaux et des salariés à temps plein. Où faut-il s’installer ?  Avec qui travailler ? Quelle stratégie adopter ? Autant de questions qui méritent une étude approfondie, dans un secteur où la concurrence peut être rude…

Ne négligez pas le lieu de votre activité. Tout d’abord, ne vous installez pas dans une ville où les agences de traduction foisonnent, à moins que la ville soit de taille importante et que ces agences soient bien dispersées. Si les concurrents physiques sont trop nombreux, vous risquez d’avoir du mal à vous faire une clientèle, et c’est sans compter les concurrents qui exercent par Internet et qui n’ont pas de bureaux. Vous devez donc choisir un endroit stratégique qui soit à la fois isolé de la concurrence tout en restant facile d’accès mais aussi visible auprès des clients potentiels.

Soyez présent également sur Internet ! Ayez un beau site web, une page sur Facebook, Twitter, LinkedIn ou encore Viadéo. Internet est aujourd’hui le meilleur moyen pour développer votre image et vous faire connaître.

Misez tout sur la qualité de vos prestations en traitant un maximum de projets en interne. Vos traducteurs sont présents dans l‘entreprise chaque jour et c’est ce qui fait votre force. Muni d’une mémoire de traduction et de votre équipe au complet, vous allez pouvoir traduire en réseau, donc de manière collective, et garantir ainsi la cohérence, l’harmonie et, par conséquent, la qualité de vos traductions.

Proposez un large éventail de services. Ne vous cantonnez pas à la traduction/révision. Innovez, démarquez-vous, montrez que vous avez des atouts. Proposez des services d’interprétation, de sous-titrage ou encore de doublage et affichez fièrement vos domaines de spécialisation en grosses lettres.

Proposez un maximum de combinaisons de langues et ne fermez pas la porte aux freelance. Même si vos traducteurs ne couvrent que les langues principales tels que l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le portugais ou encore l’italien, faites-vous des alliés du côté des traducteurs indépendants ! Recrutez toujours les mêmes afin de les connaître et surtout de connaître leur manière de travailler. Vous aurez l’impression qu’ils font partie de votre équipe et eux aussi. Rien de tel qu’un partenariat de confiance qui dure dans le temps. En proposant des langues rares ou exotiques telles que le russe, le finnois ou encore le mandarin, vous attirerez les clients.

Équipez-vous  ! Les outils de TAO sont vos amis… MemoQ, SDL Trados, Memsource, OmegaT ou encore DéjàVu, choisissez celui que vous préférez et ne le quittez plus ! Vous traduirez bien plus vite et vous garderez des traces de tous vos projets. N’oubliez pas non plus les outils de PAO, ils vous seront utiles pour vos projets de localisation notamment.

Maintenant que vous avez mis vos idées à plat et imaginé votre projet de A à Z, il ne vous reste plus qu’à trouver des fonds, choisir un statut juridique et concevoir un logo qui vous ressemble !


Sources :

http ://translatorthoughts.com/2016/12/are-you-ready-to-set-up-your-own-translation-business/

https ://tti-network.com/agence-de-traduction-b2b-professionnelle/actualites/229-differences-entre-types-de-societes-de-traduction

Les procédés de traduction : automatique et humaine

La communication, prépondérante en traduction, est nécessaire au bon déroulement d’un projet de traduction. Dans notre cas le plus fréquent, l’émetteur (en communication) est l’agence de traduction ou le traducteur indépendant offrant ses services à un récepteur, c’est-à-dire un client.
Dans la plupart des cas, le traducteur utilise des logiciels de Traduction Assistée par Ordinateur, mais peut également s’aider d’un traducteur automatique comme Google Traduction.
Ces procédés de traduction sont-ils indispensables ? Pourront-ils à l’avenir remplacer un traducteur professionnel ?

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Différences conséquentes

Selon des concepteurs de logiciels de traduction automatique, comme Google Traduction, « même les logiciels actuels les plus perfectionnés ne peuvent maîtriser une langue aussi bien qu’une personne de langue maternelle ou posséder les compétences d’un traducteur professionnel. La traduction automatique est un domaine extrêmement complexe, car la signification des mots dépend du contexte dans lequel ils sont utilisés. »

• Traduction automatique
En effet, un traducteur automatique traduit les mots, un traducteur humain (professionnel) traduit un message. Ces mots traduits proviennent tous d’une base de données qui est alimentée par les recherches quotidiennes des internautes. Plus la base de données est remplie en données linguistiques, plus la traduction sera de meilleure qualité.
Cependant, lorsqu’on utilise ce procédé de traduction, la confidentialité des textes est automatiquement compromise, ce qui peut être un problème pour un client dont le domaine serait le droit ou le marketing.

• Traduction humaine
Le traducteur humain peut de son côté capter les nuances, le contexte d’un texte, que le traducteur automatique ne verra pas forcément. Il s’agit là de bien connaître sa langue maternelle et sa culture. Par exemple, les slogans dans le domaine de la publicité en marketing sont souvent basés sur un thème avec un sous-entendu ou une blague. Ceux-ci doivent être transmis dans la langue cible tout en gardant le message, le but étant que le slogan s’adapte à la culture de la langue cible, comme si ce dernier avait été créé particulièrement pour le pays de la langue cible, et ne faisait pas l’objet d’une traduction.

Un équilibre triangulaire

Les traductions automatiques permettent malgré tout un gain de temps et d’argent conséquent quant au déroulement d’un projet, puisque celles-ci sont gratuites et automatisées. Pour maîtriser l’art de la traduction, il faut savoir se détacher d’une traduction automatique, dans le cas où cette dernière ne transmet pas le message souhaité dans la langue cible. Un traducteur peut néanmoins se servir de la traduction automatique pour comprendre le sens global d’un texte, sans pour autant en abuser. Il s’en inspire pour faire son analyse du texte, par exemple littéraire, pour le traduire par la suite.

Les logiciels de TAO, payants, permettent aussi de gagner du temps dans un projet. Le traducteur peut donc se servir de ces deux procédés pour optimiser son efficacité dans un projet. La concurrence étant très rude, un traducteur professionnel doit s’assurer que le projet aboutit à un résultat de qualité.
Le coût, les procédés de traduction choisis et le résultat final sont donc des étapes primordiales au bon déroulement d’un projet.

Un avenir prometteur ?

Au jour d’aujourd’hui, nous vivons dans une période propice au développement avancé de la technologie et du numérique. Malgré cela, la traduction automatique ne dominera en aucun cas la totalité du marché de la traduction, c’est pourquoi il y aura toujours de la place pour des traducteurs voulant s’insérer sur le marché. En effet, le traducteur, exerçant en indépendant ou en interne, peut décider de se spécialiser vers un ou plusieurs domaines en particulier, ce qui explique la multitude d’emplois disponibles sur le marché.
Même si les traductions automatiques sont plus importantes et de qualité, il restera toujours des domaines qui deviendront plus importants encore et nécessiteront un traducteur humain.
Le monde en perpétuelle évolution permet à un professionnel de la traduction, plus ou moins expérimenté, d’en apprendre chaque jour sur le marché de la traduction, de se renouveler et d’évoluer par la suite également. Le marché de la traduction n’attend donc plus que vous !

Avatar Christelle Dilling

Article source : https ://www.net-translators.com/blog/meet-manslater-the-best-translation-tool-ever-invented/

Autres :
http ://www.toupie.org/Dictionnaire/Communication.htm
http ://cursus.edu/article/18283/dans-texte-traducteur-automatique-voit-des/#.WIZOYvDhDIV
http ://blog.atenao.com/traduction-professionnelle/traduction-humaine-et-traduction-automatique-128

Le risque majeur de la mauvaise localisation

La localisation est une étape essentielle de la traduction d’un document ou d’un nom de produit. Elle consiste à adapter des documents pour un public étranger en fonction des différentes cultures. Elle assure la conservation du sens du message original après la traduction, dans le but de ne pas offenser qui que ce soit.
Très souvent considérée comme une étape de la traduction, la localisation peut également être utilisée dans une même langue, dans la mesure où certaines expressions diffèrent d’une région à l’autre. Par exemple, alors que le mot « catin » en français québécois signifie poupée, mannequin de vitrine ou encore petite fille, il n’a absolument pas la même signification en français de France. De ce fait, ce mot ne sera pas utilisé dans le but d’éviter un malentendu désastreux.

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Il arrive parfois que les internautes partagent des listes des plus belles erreurs de traduction rencontrées autour du globe. Alors que l’on pourrait croire que seules les plus petites entreprises commettent de ce genre d’erreurs, il arrive que des entreprises plus conséquentes comme Apple rencontrent ce problème de localisation malgré les moyens dont elles disposent. Si vous voulez plus d’exemples de mauvaise traduction, vous pouvez suivre ce lien : http ://justsomething.co/34-hilarious-translation-fails/

Il n’est pas très flatteur de voir l’un de vos produits sur ce genre de listes. De ce fait, il est préférable, pour la réputation de l’entreprise et des traducteurs, de toujours prêter attention au sens des mots employés dans la traduction de noms de produits, d’enseignes, etc. Même si le nom d’un produit n’est pas très long, il est préférable d’appliquer avec sérieux les différentes étapes essentielles de la traduction, c’est-à-dire la traduction, la révision et la relecture. Cela vous permettra de vérifier le sens des mots employés et cela vous évitera de nuire à la réputation de votre entreprise à cause d’une traduction maladroite qui pourrait être très mal interprétée.
Au besoin, vous pouvez essayer d’utiliser un outil de traduction automatique pour vérifier si certains mots ont une signification très différente de ce à quoi vous pensiez en voyant le produit initial. Cela vous aidera sans doute à repérer les éléments qui pourraient vous octroyer une place dans les listes des plus belles erreurs de traduction.

Ainsi, alors que les erreurs de localisation peuvent parfois être très amusantes pour certains, il est préférable de ne pas négliger l’étape de révision après la traduction de l’élément souhaité, de sorte que vous n’ayez pas à faire face aux conséquences, qui peuvent être désastreuses si votre localisation contient une erreur qui peut offenser certaines cultures.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/11/when-localization-goes-wrong/

L’incidence de l’anglais sur la langue française et sur le processus de traduction

L’évolution de la langue française en elle-même

Avant de s’attarder sur l’ajout d’anglicismes, voire de néologismes, à la langue française, il est important de rappeler son histoire. En effet, observer l’origine et l’évolution de notre langage permet de prendre en compte l’impact constant d’autres langues ou dialectes sur un idiome.

Prenons la langue française : issue du latin imposé par Jules César après la guerre des Gaules, le français n’a réellement vu le jour qu’autour du IXe siècle et a depuis connu de nombreuses modifications, tant phonétiques que sémantiques. Ces modifications, ou rectifications, se sont caractérisées sous différentes formes telles que les réformes de l’orthographe avec comme conséquence la réédition du Dictionnaire de l’Académie française. De plus, si le français était la langue de la monarchie, son apprentissage fut encore plus long car les langues régionales ont longtemps été plus importantes en France. Il faut attendre le XXe siècle pour voir le français s’étendre complètement sur le territoire et supplanter les langues régionales.

L’ajout progressif d’anglicismes

Comme expliqué plus haut, l’évolution d’un langage est influencée par les autres langues environnantes. Alors, nous sommes en droit de supposer que les anglicismes sont ajoutés au français depuis que les deux sociétés se sont rencontrées. Cette théorie est plus ou moins vraie : on observe des ajouts d’anglicismes à partir du XVIIIe siècle avec les mots « paquebot », « marketing » ou encore « speech ».

Néanmoins, ces ajouts de vocabulaire sont progressifs et réduits. Promulguée en 1994, la loi Toubon garantie l’utilisation principale de la langue française avec, dans le cas d’un manque de lexique, le décret du 3 juillet 1996 qui vise à favoriser l’enrichissement du français. Dans le but d’utiliser le plus possible le français et ses richesses, les médias font également en sorte de réguler les anglicismes en proposant des concordants. Une liste d’équivalents est par exemple proposée sur le site du Conseil supérieur de l’audiovisuel.

L’impact sur la traduction et le choix de termes

« La langue de la République est le français. » En accord avec l’article 2 de la Constitution de 1958, la traduction doit s’effectuer de manière à obtenir un texte traduit dans un français le plus pur possible. Malheureusement, nous nous devons de reconnaître qu’à présent, certains anglicismes sont beaucoup trop ancrés dans notre langage. Cependant, il est important de préciser si la traduction se fait vers du français de France car d’autres pays francophones peuvent décider de traduire un terme. Par exemple, « smartphone » est un anglicisme accepté en France alors qu’il est traduit par « téléphone intelligent » au Québec. Dans le domaine du sport, il est également possible de retrouver des anglicismes utilisés car considérés comme partie intégrante du lexique dudit sport : au football un joueur dribble et le corner est une phase de jeu.

Afin d’éviter d’utiliser un anglicisme, le traducteur doit chercher le terme le plus approprié dans le domaine ciblé. Pour ce faire, différents outils sont à disposition tels que les glossaires, bases terminologiques, revues spécialisées, etc. À l’ère du numérique, l’avancée technologique permet d’avoir accès à toutes les ressources possibles pour garantir la qualité de la traduction des termes auxquels un traducteur peut être confronté.

Mathieu Hergas

Source principale :

http ://www.okodia.com/la-traduccion-de-anglicismos-nos-hace-menos-cool/

Autres sources :

http ://www.france-pittoresque.com/spip.php ?article5097

http ://bbouillon.free.fr/univ/hl/Fichiers/Cours/intro.htm

http ://www.academie-francaise.fr/la-langue-francaise/terminologie-et-neologie

http ://www.slate.fr/story/69533/francais-anglais-angliscismes-franglais

http ://www.csa.fr/Television/Le-suivi-des-programmes/Le-respect-de-la-langue-francaise/Anglicismes-les-equivalents-francais-recommandes

L’arrivée des mémoires de traduction

Jusqu’à récemment, les mémoires de traduction relevaient de la technologie dernier cri. Ce n’est qu’à partir de la fin des années 1990 que les traducteurs ont adopté massivement cet outil. Très rapidement, le temps de travail et les coûts ont été optimisés, si bien que le calcul du prix ne se fait aujourd’hui plus sur la base du nombre total de mots mais sur des statistiques de pondération des mots.

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Néanmoins, il aura fallu attendre jusqu’en 2005 avant que les mémoires de traduction ne soient disponibles au niveau commercial et les prix étaient extrêmement élevés (une mémoire de traduction pouvait coûter jusqu’à plusieurs centaines de milliers de dollars par an) les rendaient inaccessibles aux petites entreprises et aux traducteurs indépendants. Suite à cette commercialisation, des petits fournisseurs de technologie ont commencé à proposer des mémoires de traduction répondant aux besoins de base de leurs clients, facilitant ainsi la tâche à de nombreux traducteurs. Si les logiciels que proposaient ces petits fournisseurs n’étaient pas à la pointe de la technologie, ils ont réussi à se constituer une clientèle non-négligeable en se concentrant sur l’amélioration constante de leur produit. Les grands distributeurs de logiciels, eux, se concentraient trop sur certains aspects de leur logiciel mais en négligeaient d’autres. C’est donc cette faille que les petits fournisseurs ont pu exploiter et rentabiliser grâce à une technologie bien plus accessible financièrement.

Aujourd’hui, il existe des mémoires de traduction à des prix très accessibles qui offrent une grande flexibilité et permettent une utilisation simple et compatible avec n’importe quel système d’exploitation. Grâce à ces améliorations, le temps de traduction et le coût du travail ont été optimisés, rendant ainsi les services de traduction plus accessibles et facilitant le travail des professionnels.

Camille Rigaud

Source : https ://multilingual.com/translation-technology/disruptive-innovation-translation-management-systems/

La traduction automatique, le futur de la traduction ?

Lorsque l’on entend le terme « traduction automatique », Google Traduction nous vient automatiquement à l’esprit. C’est une chose plutôt contradictoire étant donné qu’il s’agit de l’un des outils les moins performants. C’est également la raison pour laquelle ce terme transporte depuis des années une connotation péjorative. Mais qu’est-ce que réellement la traduction automatique ?

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La traduction automatique est une traduction générée par un ordinateur, basée sur des algorithmes et sans intervention humaine. Elle est très pratique et facilite énormément la tâche au grand public car elle lui permet de traduire grossièrement et de se faire une idée du thème d’un texte (court ou long) ou d’un site internet en quelques secondes seulement.

On peut distinguer la traduction automatique des logiciels de TAO (traduction assistée par ordinateur) qui, elle, se fait de manière interactive avec l’ordinateur et nécessite l’intervention humaine, généralement celle d’un traducteur.

Comme toute chose, la traduction automatique a des points positifs mais présente aussi des points négatifs. En effet, le résultat final d’une traduction effectuée par un ordinateur est souvent un texte grammaticalement incorrect avec de nombreuses fautes qui peuvent parfois être rédhibitoires. Les agences de traduction qui gèrent des projets de traduction de documents à caractère hautement officiels (par exemple, des documents juridiques) ne peuvent en aucun cas y avoir recours.

Pour générer une traduction de qualité optimale, une réflexion humaine est plus que requise. D’autant plus si le texte en question est très technique, d’où l’étape importante de la recherche terminologique qui est totalement inexistante dans la traduction automatique.

En ce sens, la traduction automatique ne parviendra peut-être jamais à remplacer la traduction « humaine » et le métier de traducteur ne se retrouve pas menacé pour le moment. À l’heure actuelle, avec la mondialisation, les besoins en traduction sont toujours plus grandissants notamment dans des domaines techniques et sensibles comme la politique, l’économie, la télécommunication et les objets connectés (jeux vidéo, application, etc.) pour n’en citer quelques-uns.

Il n’y a pas que des points négatifs dans la traduction automatique puisque les logiciels de TAO intègrent de plus en plus cette fonctionnalité à leur environnement. C’est notamment le cas de SDL Trados Studio qui offre dorénavant un moteur de traduction automatique SDL AdaptativeMT pour traduire davantage de contenu et de manière plus rapide.

En somme, la traduction automatique connait un essor considérable sur internet et fait partie intégrante de notre vie quotidienne. L’entreprise américaine Google prévoit même de développer un nouveau système de traduction automatique, Neural Machine Translation, qui ne traduira plus mot à mot une phrase source, mais qui prendra en compte la phrase dans son ensemble pour en générer une traduction de meilleure qualité. Avec ces nouvelles avancées, la traduction automatique surpassera-t-elle un jour la traduction humaine ?

Sonia AHAMADA

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/11/the-future-of-machine-translation-and-how-to-use-it-properly/

De l’importance de localiser les unités

Lorsqu’un traducteur se voit confier un projet, en particulier à but commercial et public, convertir les unités est une étape incontournable afin d’être sûr de capter l’attention du marché cible concerné. Cela fait partie du travail de localisation, c’est-à-dire, adapter un document non seulement à une langue mais également et surtout à une culture.

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En termes d’unités, on peut commencer par considérer les mesures : longueur, hauteur, masse, superficie, vitesse etc. Si l’on considère, par exemple, une traduction de l’anglais américain vers le français, il est indispensable de convertir toutes les mesures rencontrées pour que le document soit entièrement compris ou même pris au sérieux. Cela vaut pour tous les types de traductions : technique, juridique, économique et commerciale mais aussi pour le multimédia (sous-titrage, doublage de films). Il faut cependant être encore plus vigilant lorsque c’est un document de marketing, fait pour convaincre de potentiels acheteurs.

Parmi les unités, on pense également souvent à la monnaie. En règle générale, dans un livre, un film ou autre document à but de divertissement, il vaut mieux éviter de convertir la monnaie pour respecter le contexte (en ajoutant éventuellement l’équivalent entre parenthèses). En revanche, lorsqu’un client cherche à vendre un produit ou un service, il est important que le prix soit converti dans la monnaie du pays cible pour que l’acheteur sache combien il va dépenser exactement : dans la majorité des cas, voir un prix laissé tel quel, dans une monnaie qui n’est pas la sienne rebute l’acheteur immédiatement. En outre, la localisation du prix est bien souvent laissée pour compte. Car il ne suffit pas seulement de se contenter de le convertir mais il faut également lui permettre de s’intégrer sur le marché ciblé. Parfois, il devra donc éventuellement être légèrement modifié. Dans un pays, certaines caractéristiques d’un produit seront en effet considérées moins importantes que dans un autre et vice-versa. Faire attention à cela peut changer la donne et c’est un des facteurs qui permet aux plus grandes entreprises de réussir à s’implanter à l’international. Bien souvent, un bon travail entre entreprises et traducteurs est la clé du succès.

Source : https ://www.gala-global.org/blog/importance-properly-localizing-price

Guides de styles et glossaires terminologiques : les clés d’une traduction de qualité

Lumière sur des outils parfois négligés…

Essentiels à l’harmonisation d’une traduction, ces outils personnalisables diffèrent d’une agence à l’autre. Il n’y a pas de standard ou de norme à respecter, si ce n’est votre propre norme, puisque vous êtes maître de vos contenus. Votre guide et vos glossaires vous permettent de développer un style propre à votre entreprise, mais aussi de vous distinguer de la concurrence. En un sens, ils sont le miroir de votre entreprise, c’est pourquoi il ne faut pas les négliger. Qu’est-ce qu’un guide de style, réellement ? Qu’est-ce qu’un glossaire terminologique ? Comment créer ces outils et que peut-on y inclure ? Ce sont les quelques questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans cet article.

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Le guide de style

Comme son nom l’indique, le guide de style est là pour guider le traducteur dans son travail. D’une manière générale, il comprend tout un tas de règles en lien avec la ponctuation, l’orthographe, ou encore la grammaire. Par exemple, dans un guide de style anglophone, on doit savoir répondre à un certain nombre de règles orthographiques. Écrit-on colour à l’anglaise ou color à l’américaine ? Theatre ou theater ? Il faut se mettre d’accord ! C’est pour cela que le guide de style existe, entre autres.

Le glossaire terminologique

Parfois appelé « navette terminologique », le glossaire terminologique se constitue d’un ensemble de termes utiles à la traduction. C’est une grande base de données perpétuellement mise à jour, où sont classés des termes en tout genre. Tout comme son cousin le guide de style, le glossaire terminologique est là pour assurer cohérence et harmonisation.

Personnalisables en toute occasion, ces deux outils peuvent s’adapter aux besoins spécifiques d’un client. Par exemple, comme le client est toujours roi, s’il veut qu’on traduise « pomme » par « banane », qu’il en soit ainsi.

Commencer un projet de traduction sans guide de style et sans glossaire, c’est prendre le risque d’avoir des incohérences et de devoir revenir sur une traduction à plusieurs reprises. De plus, perdre du temps c’est aussi perdre de l’argent, et peut-être aussi perdre un client !

Alors dans un souci de qualité et d’optimisation du temps de travail, toute agence de traduction qui se respecte devrait posséder un guide de style et un glossaire terminologique propres à elle-même. Après tout, c’est peut-être ça la clé d’une traduction de qualité… Alors pourquoi hésiter ?

Source : http ://content.lionbridge.com/how-to-create-a-translation-style-guide-and-terminology-glossary/