Internet et la traduction automatique au secours des langues en danger

Aujourd’hui, on estime qu’un peu plus de 7 000 langues sont parlées dans le monde. Environ 3 000 d’entre elles sont en danger et pourraient disparaître, notamment à cause de l’assimilation de la culture des locuteurs par une autre culture, d’une épidémie, d’une catastrophe naturelle ou encore d’un conflit.

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Il existe divers projets de lutte contre la disparition des langues, tels que l’Atlas des langues en danger dans le monde publié par l’UNESCO, et accessible ici. Le projet « Langues en danger » en est un autre exemple. Ce projet en partie financé par Google a pour particularité d’utiliser les technologies et Internet dans le but de sauvegarder les langues en voie de disparition.

En effet, les utilisateurs du site sont libres de partager des informations sur leurs langues sous forme de vidéos, de fichiers audio ou de publications. Ces informations sont ensuite accessibles par tout un chacun sur le site du projet, permettant ainsi de documenter et de préserver des langues en danger. Ce projet n’est qu’un exemple d’utilisation des technologies dans leur sauvegarde.

La traduction automatique (technologie pour laquelle Google offre également ses services), tout comme les réseaux sociaux et les moteurs de recherche, peuvent eux aussi contribuer à préserver, voire à renforcer, la pratique de langues considérées comme étant en voie de disparition. Il est en effet dans l’intérêt économique des entreprises spécialisées dans ces domaines de proposer une palette de langues la plus large possible, afin de toucher une clientèle plus diversifiée.

Or, cette démarche a pour conséquence inattendue de préserver des langues en danger en permettant à leurs locuteurs de continuer à pratiquer leur langue, plutôt qu’en les poussant à assimiler une langue plus répandue, comme l’anglais. Par exemple, le service Google Traduction est disponible dans 103 langues différentes, dont le corse, le hmong ou le javanais, trois langues considérées comme étant en voie de disparition, et dont la pratique est ainsi encouragée.

Si les technologies et Internet peuvent contribuer à préserver les langues en voie de disparition, une question se pose cependant pour ce qui est de la traduction automatique : combien de langues en danger auront-elles disparues avant que la technologie de la traduction automatique ne les ait assimilées et soit hautement performante ?

Camille Mouchel

Article source : ici

La révolution de la traduction instantanée

Tout le monde aime voyager, c’est un fait. Le seul ennui reste très souvent la barrière de la langue. Il est bien connu que lorsqu’on va à l’étranger, il faut au préalable connaître la langue du pays ou alors avoir un dictionnaire – papier ou électronique – à portée de main. Aujourd’hui, les temps ont d’ores et déjà changé et ces dictionnaires n’est plus nécessaires. De nombreux groupes d’entreprises, experts dans le domaine de la technologie et de l’intelligence artificielle, ont créé de nouvelles applications sur Smartphone ou iPhone permettant une traduction vocale et/ou visuelle quasi instantanée.

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Cela pourrait-il entraver l’avenir du métier de traducteur-interprète ? Pouvons-nous nous fier à ces technologies basées sur l’intelligence artificielle ? Quels avantages apportent-elles ?

Deux métiers distincts…

Les métiers de traducteur et d’interprète sont distincts l’un de l’autre, et ce malgré une constante confusion entre les deux. En effet, le traducteur, ayant droit à un certain délai, doit traduire un texte source dans une langue cible à l’écrit. Il dispose d’outils informatiques d’aide à la traduction (TAO, mémoire de traduction, base terminologique) et peut par ailleurs effectuer des recherches approfondies sur le sujet ou domaine concerné afin d’améliorer sa traduction.

L’interprète, quant à lui, doit traduire un texte quasi instantanément (par exemple un discours) dans une langue cible, et ce, à l’oral. Il existe trois formes différentes d’interprétation :

  • L’interprétation consécutive qui consiste à transposer un discours par écrit, puis de restituer le même discours à l’oral à un tiers. En général, ce mode d’interprétation nécessite l’utilisation de symboles, car l’interprète n’a pas le temps d’écrire chaque mot et/ou phrase du texte.

  • L’interprétation simultanée qui consiste à transposer un discours à l’oral de manière instantanée dans une autre langue. En général, ce procédé est utilisé lors de meetings de l’Union Européenne ou des Nations Unies. Un interprète ne pouvant traduire que 20 à 30 minutes instantanément, doit être relayé par un autre interprète. Chaque cabine dispose donc de deux interprètes et représente une langue étrangère.

  • L’interprétation de liaison qui consiste à transposer un discours à l’oral de manière instantanée dans une autre langue, et ce, entre deux personnes parlant deux langues étrangères différentes. L’interprète permet donc de faire la liaison de communication des deux parties.

Pour résumer, le traducteur transpose le texte source par écrit dans sa langue maternelle (ou langue cible), et l’interprète adapte un texte oral dans une autre langue (maternelle ou autre). Tous deux doivent tout de même retransmettre le message initial du texte source.

un enjeu similaire

Malgré des différences concernant le métier de traducteur et celui d’interprète, ces derniers peuvent voir leur avenir menacer de par l’évolution de la technologie et de l’intelligence artificielle. En effet, le marché linguistique devient de plus en plus exposé à la technologie, notamment par le développement récent de nouveaux outils informatiques d’aide à la traduction, qui, il y a encore quelques années, n’existaient pas. Néanmoins, aujourd’hui l’homme et la technologie travaillent main dans la main et certaines études estiment que malgré une évolution constante de la technologie, le traducteur humain ne peut être dépassé par la machine.

Technologie : de nouvelles applications

Depuis peu, de nouvelles applications sont apparue sur le marché – et notamment sur les différentes plateformes de distribution d’applications en ligne (App Store, Google Play). Elles offrent une combinaison entre les deux domaines que sont la traduction et l’interprétariat.

Avez-vous déjà essayé de communiquer avec quelqu’un qui ne parle pas votre langue ? Lorsque par exemple un touriste vous demande une information ou un itinéraire, comment réagissez-vous ? Des entreprises expertes en technologie et intelligence artificielle ont permis de rendre ces communications impossibles, tout à fait possibles.

  • Traduction vocale quasi instantanée ? Il suffit d’installer l’application sur votre smartphone. Une fois installée, vous devez choisir votre langue, puis parler dans le micro. L’application traduit dans la langue de votre choix et ainsi vous pouvez faire écouter et/ou faire lire la traduction à quiconque. Ce procédé de traduction propose en général une vingtaine de langues étrangères, mais les langues les plus rares et/ou les moins parlées ne sont pas incluses dans l’application.

  • Traduction visuelle quasi instantanée ? Ce procédé est le même que le précédent à quelques exceptions près. Toujours à l’aide d’une application, au lieu de traduire du contenu audio, l’application peut traduire du contenu visuel – texte, menu, panneau – à l’aide de votre caméra. Ainsi, lorsque vous « filmez » un panneau, l’application peut vous le traduire dans la langue que vous aurez choisie.

Grâce à ces nouvelles technologies, plus besoin de voyager avec de gros dictionnaires avec vous. Ceci est une énième amélioration permettant de réduire la barrière des langues et facilitant également la communication entre les individus.

Cependant, malgré une toute nouvelle expansion de la technologie dans l’industrie linguistique, l’intelligence artificielle ne peut déceler les nuances, différents contextes et expressions du langage humain. C’est pourquoi, pour l’instant, les technologies ne sont pas prêtes de remplacer les métiers de linguistes tels que traducteur ou interprète. Bien que quelque peu limitées et peu fiables dans certains contextes plus spécifiques (juridique, financier, etc.), ces applications peuvent s’avérer utiles pour certains, voir pour tous les novices en langues.

Avatar Christelle Dilling

Article source : https ://blog.stepes.com/the-dialectics-of-audio-translation/

L’avenir du secteur de la localisation

Le secteur de la localisation rassemble de nombreux professionnels de la traduction et de la communication qui fournissent à leurs clients des services leur permettant d’adapter leurs produits aux marchés étrangers. Depuis quelques années, ce secteur connaît une mutation profonde, marquée par l’avènement de la traduction automatique et par la baisse des prix. Dans ce contexte, quelles sont les bonnes stratégies à adopter pour se démarquer de la concurrence ?

Les évolutions récentes du secteur de la localisation

L’essor d’Internet et la conjoncture économique internationale ont créé de nouvelles tendances dans le secteur de la localisation.

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Premièrement, on observe depuis 2008 l’apparition de services en ligne et d’applications mobiles proposant des traductions en un temps record. Derrière ces services, on retrouve de jeunes entreprises innovantes, qui répondent à une demande croissante de la part des clients. Grâce à la collaboration de milliers de traducteurs à travers le monde, ces entreprises peuvent faire traduire une application, un site web ou un jeu-vidéo dans de très courts délais.

Deuxièmement, on remarque l’arrivée de plates-formes libres et gratuites qui permettent aux traducteurs, aux développeurs et aux rédacteurs de collaborer sur des projets de documentation ou de logiciels libres. Ces outils basés sur le web aident les traducteurs à se consacrer davantage à leurs traductions, tandis qu’ils permettent aux développeurs d’accéder aux traductions qui seront utilisées pour la localisation.

Troisièmement, on assiste à une progression de l’utilisation de la traduction automatique par les firmes transnationales. En effet, depuis 2006, un certain nombre de grandes entreprises spécialisées dans le domaine de l’informatique, de la micro-informatique ou du commerce en ligne développent leurs propres outils de traduction automatique. En outre, des firmes spécialisées dans la traduction automatique proposent aux entreprises de nouvelles solutions basées sur des réseaux de neurones artificiels.

Comme nous venons de le voir, le secteur de la localisation a connu au cours de ces dernières années de nombreux changements. Intéressons-nous maintenant aux stratégies mises en place par les entreprises de ce secteur pour s’adapter à ces évolutions.

Des entreprises qui s’adaptent aux changements en cours

Pour commencer, les entreprises du secteur de la localisation misent sur un usage efficace des nouvelles technologies. L’automatisation, par exemple, pourrait augmenter la productivité des traducteurs tout en permettant aux entreprises d’opérer en continu. Il s’agit d’une technique qui permet l’exécution de tâches répétitives par des machines.

Parallèlement, les entreprises parient sur la diversification de leurs activités. Dans un contexte économique marqué par la baisse des prix, elles se tournent vers des activités telles que l’édition, la relecture ou la post-édition. De plus, certaines de ces entreprises proposent des services innovants comme l’interprétation à distance.

Enfin, les entreprises du secteur font appel à des ressources humaines compétentes face à la progression de la traduction automatique. Leurs dirigeants accordent une grande importance aux relations entre salariés et à la communication interne en entreprise.
En fin de compte, le secteur de la localisation continuera probablement d’évoluer en fonction des futures innovations technologiques.

Stéphane Bagassien-Catalan

Source : https ://www.gala-global.org/blog/5-questions-5-definitions-localization-industry-500-words-or-less-second-edition

Traducteurs et clients, une question de confiance

Dans une période où la traduction est de plus en plus présente mais où les traducteurs se multiplient, il devient parfois assez complexe de se démarquer sur le marché du travail. Une partie importante du travail du traducteur indépendant ou de l’agence de traduction réside donc entièrement dans le fait de gagner la confiance des clients… et de la garder tout au long du processus !

Mieux vaut prévenir…
Tout d’abord, il faut donner au client une bonne première impression. Le moyen le plus simple d’y parvenir ?

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Prendre les devants, anticiper ! Il faut prendre en compte les demandes et besoins spécifiques du client et forger son plan (financier et temporel) autour de ça. Les clients en traduction n’ont que peu souvent le besoin, l’envie ou même le temps de s’encombrer de détails et d’une multitude de questions ; il faut donc se mettre à leur place et réfléchir vous-même à ce qui leur conviendrait le mieux. Plus vous êtes convaincant et juste, moins le client aura à effectuer de choix sur des points qu’il ne maîtrise pas, et plus il sera disposé à vous faire confiance.

Savoir trouver sa place
Au cours de la traduction, il faut savoir doser la communication : ne soyez pas invisible, mais ne soyez pas trop bavard pour autant ! Une fois encore, il faut se poser les bonnes questions avant d’en poser au client. Demandez-lui s’il souhaite une version corrigée de son document source ; ne lui demandez pas son avis à chaque faute (non, cette faute de frappe n’est certainement pas volontaire). Demandez-lui si une mise en page à l’instar du document source est nécessaire ; ne lui demandez pas son approbation à chaque occasion (non, ce paragraphe en Comic sans MS au milieu d’un texte juridique n’est probablement pas un choix esthétique).
Inversement, pensez à lui signifier les détails qui peuvent l’intéresser (comprendre par là, qui peuvent lui faire gagner du temps et/ou de l’argent) : si une traduction partielle d’un manuel d’utilisation existe déjà ailleurs, s’ils possèdent une mémoire de traduction provenant d’un ancien projet, ou si vous pouvez vous charger des images à localiser car vous pensez que les clients ne les comprendraient pas, le client appréciera à coup sûr votre démarche.
Cependant, avant toute chose, il faut surtout respecter les bases mêmes de votre contrat, à savoir la qualité et les dates de livraison. Livrer un projet à temps est la condition sine qua non pour instaurer une relation de confiance, attestant indubitablement du sérieux et du respect que vous portez à votre travail.

Demander son « bon point » de traduction
Après une traduction réussie, votre client est donc satisfait. Bien. Et ensuite ? Les entreprises ne vont pas forcément aller crier sur tous les toits à quel point votre travail était bon. Il faut donc ne pas hésiter à leur demander un compte-rendu de leurs impressions : la parole d’un client pèse beaucoup dans la balance quand vous cherchez à en convaincre de nouveaux. Une entreprise dans l’agro-alimentaire ne réfléchira pas à deux fois si elle voit l’une de ses concurrentes/consœurs vanter les mérites d’une agence de traduction spécialisée dans ce même domaine.

Vous l’aurez donc compris, tout le principe d’une relation de confiance entre le traducteur et son client repose sur une base simple : l’anticipation. Mettez-vous à la place du client, prévoyez ses exigences et préférences, et il ne vous en sera que reconnaissant !

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Article source : https ://multilingual.com/translation/trust-time-translation/

Les langues imaginaires et la traduction

Vous avez probablement déjà entendu parler klingon, na’vi, dothraki ou encore l’un des langages elfiques imaginés par J.R.R. Tolkien, dans un film ou une série. Cependant, peut-être ignoriez-vous que ces langues imaginaires, créées pour des œuvres de fiction, ont été pour la plupart minutieusement développées par des linguistes passionnés et spécialisés.

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Elles possèdent des règles de syntaxe, de grammaire et d’orthographe qui leur sont propres. De fait, ces langues fictives atteignent parfois une complexité et une richesse comparables à ce qu’on nomme les langues naturelles, c’est-à-dire non fictives, comme par exemple l’anglais, l’allemand ou le français.

Or les langues créées, de par la médiatisation des œuvres au sein desquelles elles apparaissent, comptent aujourd’hui des communautés de passionnés relativement importantes qui prennent plaisir à en apprendre toutes les subtilités. Ainsi, de même que pour les langues vivantes, on trouve sur Internet des cours pour apprendre à parler le haut-valyrien ou le fourchelang, des tutoriels et des vidéos qui permettent aux passionnés les plus déterminés d’acquérir les bases des langues pratiquées dans leur livre, leur film ou leur série favoris.

L’intérêt suscité par les langues imaginaires et la richesse de leur vocabulaire ont entraîné l’apparition d’ouvrages et de sites qui proposent des traductions vers des langues naturelles telles que l’anglais ou le français. Il existe en effet des dictionnaires en ligne bilingues franco-klingon, comme le propose le site startreksansfrontiere.org, des ouvrages disponibles au format papier tel que le Dictionnaire des Langues imaginaires de P. Albani et B. Buonarroti, et même des traducteurs en ligne qui offrent une traduction automatique du français vers le sindarin, le langage elfique du Seigneur des Anneaux, comme le propose le moteur de recherche russe Yandex.

Ainsi, les langues imaginaires sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus médiatisées, et la demande de traduction dans ces langues s’accroît à un point tel que certaines entreprises envisagent de proposer leurs services de traduction dans ces langues hors du commun, comme c’est le cas par exemple de Sémantis. Et s’il était bientôt possible de prendre dothraki en langue C ?

Camille Mouchel

Source : http ://www.idiomasumh.es/es/blog/klingon-naavi-dothraki-conoces-estos-idiomas-creados-por-el-cine-y-la-literatura-fantastica

Nouveaux traducteurs indépendants : comment trouver ses premiers clients ?

Nombreux sont ceux qui se lancent en solo sur la marché de la traduction directement après la fin de leurs études et tentent de percer sans ou avec très peu d’expérience préalable. La concurrence est rude et les entreprises exigeantes, les nouveaux arrivants se retrouvent souvent bloqués et découragés. Trouver et garder des clients, cela demande beaucoup de temps et d’effort ; il n’existe malheureusement pas de solution miracle. Voici cependant trois idées soigneusement sélectionnées pour vous mettre sur la bonne voie :

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Soigner sa visibilité et sa présentation

Avant même de commencer à démarcher des clients potentiels, soignez minutieusement votre présentation : rédigez un beau CV et créez des profils sur les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo,…), car vos prospects ne manqueront pas de taper votre nom sur Google pour savoir à qui ils ont affaire. Vous pouvez aussi créer votre propre site personnalisable. Assurez-vous surtout d’avoir une adresse e-mail dédiée qui ne nuit pas à votre crédibilité professionnelle et une signature automatique précisant vos langues de travail et redirigeant vos contacts vers des pages leur permettant de se renseigner sur vous.
Gardez en tête que si vous avez du mal à trouver des clients, ces derniers ont autant de difficultés à trouver des traducteurs. N’hésitez pas à crier sur tous les toits que vous êtes traducteur : dites le à toute la famille, à votre voisin, votre maraîcher ou toute personne que vous rencontrez. Expliquez-leur en détails ce qu’est votre métier, qui sait qui peut avoir besoin d’une traduction un de ces jours.

Travailler pour de grosses agences

Cette étape est généralement déconseillée mais elle est inévitable. Les entreprises qui cherchent des traducteurs en permanence, et qui n’ont pas le temps de regarder votre CV et votre expérience dans les détails vous feront souvent passer des tests pour vous embaucher. Les tarifs sont généralement ridiculement bas et vous devrez rendre de gros volumes pour des délais très courts mais cela vous permettra de gagner de l’expérience. Le plus gros avantage est que vous pourrez choisir d’accepter un projet ou non, vous pourrez donc vous servir de ces agences comme recours si vous n’avez rien à vous mettre sous la dent. Cela peut être aussi une bonne solution si vous êtes étudiant en traduction et que vous voulez faire un travail en relation avec vos études à côté.

Suivez ce lien http ://www.commonsenseadvisory.com/Marketing/2016-largest-LSPs.aspx ?utm_source=MLIP+-+Top+100+LSPs&utm_campaign=LSPs&utm_medium=email pour consulter la liste des entreprises de traduction les plus importantes en 2016.

Se spécialiser

La plupart des traducteurs sont bien plus efficaces lorsqu’ils se concentrent sur un certain type de textes. En réduisant le nombre de sujets que vous accepterez de traiter, vous limiterez certes la taille du marché ciblé, mais aurez accès à des contrats plus rémunérateurs, confiés uniquement à des professionnels expérimentés. Une spécialisation doit rester relativement vaste pour être viable (traduction juridique, technique, économique, commerciale, etc.), mais peut aussi être très étroite pour vous positionner sur un marché de niche (vous devenez alors LE traducteur spécialisé dans l’élevage d’oursins, par exemple). Pour orienter votre choix, interrogez-vous sur ce qui vous plaît et ce que vous traduisez le mieux. Une fois que vous aurez trouvé votre domaine favori, vous pourrez consacrer du temps à parfaire vos connaissances et votre savoir-faire, afin de produire des traductions de qualité qui auront l’air d’avoir été rédigées par un expert en la matière !

Avatar Anne-Claire Nourian

Les livres numériques : opportunités et inconvénients

La démocratisation de l’usage de l’internet depuis le milieu des années 1990 entraîne de nouvelles habitudes de consommation culturelle. Les livres numériques, ouvrages destinés à être lus sur un écran, en sont un exemple.

C’est à l’occasion du lancement du Projet Gutenberg par l’écrivain américain Michael S. Hart le 1er décembre 1971, qu’a été publié le premier livre numérique. Il s’agissait de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, rédigée par Thomas Jefferson en 1776.

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Aujourd’hui, les livres numériques coexistent avec les livres imprimés et sont très appréciés par les lecteurs de moins de 25 ans. Cependant, alors que les livres imprimés ont permis de démocratiser la lecture, doit-on considérer l’apparition des livres numériques comme une étape importante de l’histoire du livre ?

Les nouvelles opportunités offertes par les livres numériques

Un grand nombre de contraintes propres aux livres imprimés sont levées grâce aux livres numériques.

Pour commencer, les problèmes liés à la conservation et à la transmission des ouvrages aux générations futures sont presque inexistants dans le cas des livres numériques. En effet, ceux-ci sont stockés dans des bibliothèques virtuelles qui les protègent de la détérioration.

Ensuite, les librairies de livres numériques proposent aux lecteurs d’accéder rapidement à une immense sélection d’ouvrages. Certains de ces ouvrages sont libres de droit, ce qui permet aux lecteurs de les lire gratuitement.

Enfin, les écrivains peuvent profiter du coût moins important des livres numériques par rapport à l’édition des livres imprimés pour faire connaître leurs œuvres au grand public. Les livres numériques auto-édités sont très populaires aux États-Unis, et représentent plus de 40 % des ventes de livres numériques sur le site Amazon.com.

Toutefois, malgré leurs nombreuses qualités, les livres numériques ne parviennent pas encore à s’imposer face aux livres imprimés pour de nombreuses raisons.

Les inconvénients des livres numériques

Premièrement, les supports permettant la lecture de livres numériques (ordinateurs, tablettes tactiles, liseuses, smartphones, etc.) sont des sources émettrices de lumière qui peuvent retarder et réduire le sommeil. Par conséquent, la lecture d’un livre électronique durant la soirée peut présenter des risques pour la santé.

Deuxièmement, la dépendance de ces supports à l’électricité est un problème majeur qui empêche aux lecteurs de profiter de leurs livres en cas de batterie faible ou de coupure de courant. Par ailleurs, la consommation électrique de ces appareils représente un coût supplémentaire pour le lecteur et participe au réchauffement climatique.

Pour finir, la problématique de la compatibilité des liseuses avec les différents formats de livres numériques (EPUB, KF8, ibooks, etc.) reste toujours d’actualité. En effet, les librairies de livres numériques peuvent protéger les ouvrages de leurs bibliothèques virtuelles de façon à ce qu’ils puissent être lus uniquement par certaines liseuses.

En conclusion, les livres numériques constituent une étape importante dans l’histoire du livre mais doivent coexister avec les livres imprimés, qui sont toujours très appréciés par les lecteurs.

Stéphane Bagassien – Catalan

Les machines à l’assaut de la traduction

Nous le savons déjà tous déjà, des traductions nous entourent au quotidien sans même que l’on s’en rende compte, que l’on soit traducteurs ou simples usagers. Tout est optimisé pour que nous n’ayons pas à s’encombrer d’un langage inconnu ou mal-maîtrisé, ce qui implique parfois une traduction automatique. À quel point ces dernières interviennent-elles ? Faisons le bilan.

On n’arrête pas le progrès

Les utilisateurs de Google Chrome ont déjà pu s’en rendre compte : la traduction automatique porte doublement bien son nom.

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En effet, elle traduit automatiquement toute page internet n’étant pas dans la langue définie par l’utilisateur pour son ordinateur. Cette traduction peut se révéler pour le moins intrusive en présence d’un utilisateur bilingue qui préférerait une page en anglais natif plutôt qu’une traduction dans un français balbutiant, mais l’intention est louable pour d’autres.

Que se passerait-il alors si, en plus d’une détection déjà réussie, la traduction venait à devenir irréprochable ? Le terme paraît fort, mais c’est pourtant bien une traduction de qualité que Google promet à ses utilisateurs suite à un changement drastique de méthode. Auparavant, comme nous l’avons tous déjà expérimenté, Google Traduction utilisait une méthode de traduction automatique par segments de phrase (PBMT), découpant la phrase mot par mot. Ceci est désormais révolu, et la traduction automatique dite « neuronale » (NMT) est de mise à présent. Cette dernière considère la phrase comme une unité à part entière, et recherche des groupes de mots connectés (d’où le terme de « neuronale ») afin de garder la précision due au contexte.

Google a commencé à tester ce système avec la traduction chinoise : en effet, cette langue utilisant des caractères idéologiques plutôt qu’alphabétiques, la traduction PBMT a tendance à partir dans des envolées lyriques (et surtout incompréhensibles) formées de mots sans connexion les uns avec les autres. Inversement, dans ce même contexte, la traduction NMT aura tendance à reconnaître les groupes de caractères ayant du sens lorsqu’ils sont combinés dans le contexte de la phrase. Le blog du groupe de recherche de Google estime la réduction du nombre d’erreurs entre 55 % et 85 % pour un texte traduit en NMT par rapport à une traduction PBMT.

Doit-on craindre une Trad-Ex Machina ?

Si les traducteurs automatiques commencent à parfaire leurs résultats, n’y a-t-il donc pas un risque que la traduction humaine finisse par disparaître à plus ou moins court terme ? Il est vrai que les traductions de courts textes, titres ou noms de pages se verront gagner en précision, et que les traductions d’articles ou plus longs écrits permettront une plus grande compréhension de leur contenu. Cela limitera les recours aux traducteurs humains pour les tâches les moins conséquentes ou pour les traductions à but compréhensif et non précis…

…mais il s’agit bien de la seule menace que cela représentera pour les traducteurs professionnels. Le traitement automatique (gratuit) ne permet toujours pas une analyse contextuelle complète, et ne peut donc possiblement pas proposer les termes les plus appropriés pour une traduction de qualité. Comme décrit sur le blog OneWorld, la qualité d’une traduction se juge sur de multiples critères : « le ton du texte, les références culturelles ou contextuelles, les dialectes, les expressions spécifiques, le niveau de langage » et bien d’autres. C’est là que la traduction automatique s’incline, puisque la machine ne saura pas évaluer ce que représente la « qualité ».

Cependant, la traduction automatique courte et rapide trouvera de plus en plus d’avantages au quotidien, pour des utilisations ponctuelles et limitées. Le site MakeUseOf explique d’ailleurs que Google Traduction propose désormais, entre autres, un lecteur de panneaux routiers. Il s’agit là du domaine de l’utile, du rapide : en d’autres termes, une spécialisation qui n’empiète en rien sur les plates-bandes des traducteurs professionnels.

La coexistence de traducteurs humains et de traducteurs automatiques en constante évolution est  parfaitement possible, chacun restant maître de son propre terrain. Le temps où les livres ou articles seront traduits automatiquement n’est donc pas encore venu, très loin de là, et les traducteurs de chair et d’os ont encore du temps devant eux avant qu’un bloc de PVC noir aux diodes clignotantes estampillé Google ne traduise le prochain Harry Potter.

Avatar du rédacteur Camille Herriau

L’internet et les utilisateurs nomades

Avec l’expansion des smartphones, de plus en plus de gens passent toujours plus de temps sur leurs téléphones, notamment car ils peuvent maintenant les utiliser pour naviguer sur internet. Mais l’expérience diffère grandement par rapport à un ordinateur. La puissance toujours plus grande de nos objets connectés, quels qu’ils soient, permet de présenter des designs et des médias élaborés, mais la taille des smartphones, si elle augmente aussi, ne peut pas dépasser la taille de nos poches !

C‘est à ce titre que les versions mobiles des sites internet ont commencé à fleurir ; afin de répondre aux besoins des utilisateurs qui seront rapidement frustrés s’ils doivent se battre avec leurs smartphones pour obtenir la moindre information, et partiront aussi sec la chercher ailleurs.

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Il y a des règles à respecter pour offrir une bonne expérience mobile de son site internet, et elles nécessitent souvent de suivre la même directive : celle de la simplicité.

Car un bon site mobile est surtout un site sans fioritures inutiles ni menus infiniment déroulants. Les écrans des smartphones obligent les utilisateurs à voir les sites internet sur une très petite surface, il faut donc peu d‘options et de cadres affichés en même temps, mais des liens faciles à sélectionner, même du bout des doigts. Cela nécessite parfois de modifier drastiquement le contenu même des sites internet. Les internautes sur mobile sont souvent en vadrouille, ils cherchent donc à obtenir rapidement des informations précises ; le prochain bus, les horaires d’ouverture d’un magasin… ou la dernière vidéo d’un chat devenu célèbre sur internet.

Et parfois, le plus simple pour répondre à leur besoin est de développer une application que les utilisateurs pourront télécharger sur Android ou iPhone. C’est là que le thème de la traduction revient, ou plutôt manque, car elle semble être la plus oubliée.

Les smartphones ont une facilité déconcertante à localiser leur contenu pour leurs utilisateurs, principalement à cause de la fonction de localisation géographique que possèdent tous les smartphones ces dernières années. Mais cela n’empêche pas la majorité des applications localisées d’être traduites automatiquement, offrant des résultats souvent drôles mais rarement professionnels (ou même exacts, à défaut). Le reste des applications, elles, ne sont bien souvent proposées qu’en anglais. Vu les petits budgets investis dans celles-ci, on peut imaginer pourquoi. Mais la demande de traduction semble pourtant forte dans ce domaine. Certains sites commencent même à offrir de traduire à bas prix des applications pour remédier à ce problème, malheureusement sans y effectuer un quelconque contrôle qualité. Espérons que les agences de traduction sauront trouver la manière de s’impliquer dans ce marché qui pourrait devenir porteur.

 

Gaël Le Lostec