Dix habitudes à adopter pour une bonne traduction audiovisuelle

La traduction audiovisuelle (TAV) est une spécialisation pouvant s’avérer relativement contraignante, notamment à cause du besoin d’adapter une traduction à une image et à un contexte qu’on ne peut pas forcément expliciter. C’est pourquoi il est nécessaire de s’organiser un minimum pour se faciliter la tâche.

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Vérification des documents sources

Il est indispensable que vous preniez l’habitude de vérifier que le ou les documents que vous devez traduire sont complets. Imaginez, vous commencez un projet et vous vous rendez compte au bout de plusieurs jours qu’il est incomplet, non seulement vous prendrez un retard considérable, mais en plus, votre réputation de traducteur en pâtira. Ceci ne s’applique pas seulement à la traduction audiovisuelle : il est essentiel de faire cette vérification quel que soit le document à traduire, par exemple les « feuilles » Excel peuvent facilement passer inaperçues et se voir dispensées de traduction.

Demander au lieu de supposer !

Souvent, on n’ose pas poser trop de questions de peur de paraître inexpérimenté, et pourtant, il vaut mieux mettre à plat les doutes qui vous hantent plutôt que de vous tromper et de vous en rendre compte qu’une fois le projet rendu. Si le client n’est pas en mesure d’éclaircir votre lanterne, notamment sur une traduction technique ou spécialisée, n’hésitez pas à demander à un spécialiste du domaine en question qui pourrait éventuellement vous guider avec précision.

Produire efficacement

Il existe quelques astuces pour traduire de façon efficace et rapide. Pour commencer, il est indispensable d’anticiper : lisez attentivement la transcription de votre TAV afin d’en connaître le sujet, de savoir à quoi vous attendre et d’approfondir les sujets que vous ne comprenez pas bien. Quand vous devrez passer à la traduction, votre travail n’en sera que facilité ! Familiarisez-vous au maximum avec les raccourcis clavier les plus utiles (Ctrl+C, Ctrl+V, Ctrl+X, Entrée+Shift, etc.) pour n’utiliser la souris que dans les cas où elle est nécessaire.

Maîtriser ses logiciels

Certaines astuces simples peuvent faciliter la vie du traducteur en quelques clics, s’il maîtrise les logiciels à sa disposition. C’est le cas des macros qui peuvent permettre (que ce soit sur Word ou Excel) d’automatiser des tâches complexes souvent fastidieuses.

L’image est légion

Il est important de bien coordonner ce qu’il se passe sur les images et ce qu’il se dit. Exemple récurent, le « you ». Si en anglais le vouvoiement et le tutoiement sont des questions qui ne se posent même pas, il peut s’avérer compliqué de trancher lorsqu’il s’agit de la traduction. C’est pourquoi, il faut être extrêmement attentif au contexte et donc, aux images. Bien qu’elles paraissent souvent secondaires, les conversations de fond qui peuvent apporter certains éléments essentiels au déroulement du film doivent être traduites quand elles sont intelligibles.

Attention aux faux amis !

Certains mots peuvent avoir la même racine mais pas forcément la même définition d’une langue à l’autre ; il vaut mieux être prudent et vérifier la véritable définition de certains mots et ne pas les traduire par simple transparence sous prétexte qu’ils ont la même racine ! Par exemple, les mots « cave » en français et « cave » en anglais ne sont pas une traduction l’un de l’autre. Le mot « cave » en anglais se réfère à une caverne, alors que le « cave » français se traduira par « cellar ».

Influence géographique

Soyez très vigilants aux expressions spécifiques à certaines zones géographiques. Elles peuvent se révéler compliquées voire impossibles à comprendre pour une personne n’étant pas familière avec l’expression en question.

La culture, encore et toujours !

Afin d’éviter les anachronismes, il est vital d’adapter les termes utilisés à l’époque où se déroule le film ou la série qu’on traduit. Pour remédier à ce problème, rien de tel que la lecture, non seulement pour affiner votre plume et développer votre vocabulaire mais aussi pour étendre votre culture générale et justement éviter les anachronismes.

Sources

Si Internet a profondément transformé notre façon de rechercher des informations et de travailler, il est essentiel de continuer à s’informer par d’autres moyens plus efficaces sur certains domaines (encyclopédies, professionnels, dictionnaire, etc.).

Camille Rigaud

https ://enlalunadebabel.com/2017/01/18/diez-trucos-tipicos-de-un-buen-traductor-audiovisual/

Les bases d’un CV de traducteur

Lorsque vous cherchez du travail et que vous souhaitez répondre à une annonce, il est important de fournir une lettre de motivation et un CV impeccables. Les entreprises reçoivent une multitude de CV et procèdent sans doute à un premier tri. Voici donc les éléments à inclure dans votre CV afin de passer cette étape.

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On commence généralement un CV par ses informations de contact : nom, prénom, adresse postale, adresse électronique, numéro de téléphone… Même si vous répondez à une offre par mail et que de ce fait votre adresse électronique est présente, un grand nombre d’entreprises préfère appeler les candidats. Elles ont donc besoin de plus d’informations que seulement vos nom et prénom.

Pour ceux et celles qui mettent une photo sur leur CV (ce qui n’est pas obligatoire), utilisez une photo qui fait professionnelle : les photos d’identités sont pratiques même si elles manquent de gaieté. N’utilisez surtout pas une photo de groupe découpée ou une photo de vous dans une situation trop familière.

Viennent ensuite les formations et les expériences. Vous pouvez choisir de mettre en premier les formations puis les expériences ou inversement, cela n’a pas d’incidence sur la lecture. Par contre, il est important de mettre en avant (dans ces deux domaines) les éléments liés à l’offre d’emploi. Par exemple, pour une offre de traduction, mettez en avant votre formation d’études supérieures et non le baccalauréat ; mettez en avant vos expériences de traduction et non votre job d’été. Ne rayez pas ces éléments de votre CV mais relayez-les en dernière place.

Comme tout traducteur qui se respecte, vous travaillez au moins avec deux langues. Il est important de les inclure avec le niveau de chacune. Oui, vous savez parler français, anglais et espagnol, mais pas au même niveau. Il vaut mieux utiliser les niveaux internationaux (A1, B1, C1 ou langue maternelle) plutôt que « débutant », « intermédiaire » et « avancé » qui sont trop approximatifs.

Les entreprises sont intéressées par les domaines de spécialité des traducteurs. Pensez donc à les indiquer sur votre CV : économie, marketing, sciences, jeux vidéo… Si vous n’en avez pas, ne vous inquiétez pas : mentionnez les domaines dans lesquels vous avez déjà travaillé même si ce ne sont pas vos spécialités.

Quasiment tous les traducteurs travaillent sur des logiciels de TAO (traduction assistée par ordinateur : Trados, MemoQ, etc.). Indiquez ceux dont vous maîtrisez l’utilisation même si généralement les entreprises n’en utilisent qu’un et le mentionnent dans l’offre.

Les centres d’intérêt sont propres à chacun, je ne peux donc pas vous donner de conseils là-dessus.

En tout et pour tout, votre CV doit faire une page voire deux mais pas plus. Personne n’a envie de lire un CV de 10 pages, pas même vous, donc ne l’imposez pas aux autres. S’il est trop long, réduisez-le en ne gardant que les éléments ciblés sur l’offre. Pensez bien à le mettre à jour !

L’orthographe et la grammaire sont essentielles, surtout pour un traducteur. On ne vous prendra pas au sérieux si vous faites des fautes. Lisez-vous et relisez-vous, utilisez les correcteurs gratuits mis à disposition, etc.

Pour ce qui est de la forme du CV, essayez de vous éloigner du format traditionnel : dynamisez-le, faites des colonnes, etc. Réalisez un CV qui reste en tête !

Avatar Marie Moriceau

Texte souce : http ://translatorthoughts.com/2016/10/how-to-write-an-appealing-cv-for-translation-agencies/

Le doublage au pays des oubliés ?

« Si on va au cinéma, c’est VO obligatoire ! ». Que celui qui n’a jamais entendu une connaissance prononcer ces mots se manifeste. De nos jours, il est de plus en plus commun de voir des films, séries et documentaires dans leur langue originale. Les sous-titres ne sont plus réservés aux sourds et malentendants. Pour la plupart des gens, devoir lire des sous-titres est un faible prix à payer pour pouvoir apprécier une œuvre audiovisuelle dans toute son authenticité. Alors que cette tendance va sûrement continuer dans sa lancée, une autre en pâtit grandement.

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De l’autre côté du miroir

Le doublage, qui consiste à remplacer la langue originale d’une œuvre par celle du pays où la diffusion a lieu, est une pratique aujourd’hui omniprésente. Seulement, sa popularité a quelque peu chuté au cours des dernières années. La qualité parfois médiocre des voix et le fait que l’œuvre perde souvent de son naturel sont les arguments majeurs ressortis par les cinéphiles pour décrédibiliser le doublage. Pour autant, celui-ci a également ses bons côtés. Il permet, par exemple, de pouvoir se concentrer pleinement sur ce qui se passe à l’écran plutôt que de devoir simultanément lire et suivre l’action. Dans le cas où le spectateur n’est pas familier avec la langue parlée, cela peut être d’autant plus perturbant.

L’impossible est-il réalisable ?

Malgré sa dépréciation, le doublage reste largement présent et nécessaire pour certaines populations. Les enfants, notamment, ne peuvent pas lire avant un certain âge et le doublage est donc indispensable dans leur cas. Autrement dit, il serait absurde de ne serait-ce qu’imaginer la disparition totale de cette technique audiovisuelle. Elle reste encore trop utilisée à l’heure actuelle pour que cela n’arrive. Néanmoins, elle est indéniablement en déclin. Bien que sa présence soit assurée lors des prochaines années, le doublage va-t-il petit à petit laisser sa place au sous-titrage comme pratique audiovisuelle traditionnelle ?

Avatar Donovan Chevalier

 

Texte source : http ://tavargentina.com/2016/11/encuesta-subtitulado-doblaje/

La traduction instantanée : menace ou nouvel outil pour le traducteur ?

Développer un système informatique capable de traduire un texte ou un discours en temps réel. C’est un rêve que font les programmeurs depuis la fin des années 40 : allier linguistique et informatique. C’est ainsi que de nombreuses recherches ont été menées dans le but d’atteindre cet objectif, et il semble que nous nous en rapprochions de plus en plus. Mais quel impact aura cette évolution technologique sur le métier même du traducteur ?

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Rappelons que si lors de son développement la traduction automatique vise à supplanter le travail du traducteur en offrant une traduction bien plus rapide avec des coûts moindres, son développement n’en a pas été moins bénéfique pour l’amélioration des prestations que peut aujourd’hui offrir ce domaine professionnel. En effet, au fil des tests et des découvertes, le métier du traducteur a pu se moderniser grâce à ce que l’on appelle la Traduction Assistée par Ordinateur, qui représente l’ensemble des moyens technologiques à disposition lors de la réalisation d’une traduction. De nos jours, plusieurs entreprises telles que SDL ou MemoQ commercialisent des logiciels de TAO de plus en plus complets et évolués. Néanmoins, un premier point important est à souligner ici : si les systèmes d’aide à la traduction connaissent une constante évolution, l’intervention humaine demeure indispensable afin de garantir une traduction de qualité. Le meilleur exemple qui vient confirmer cette affirmation est l’apparition de programmes de traduction en ligne (Google Translation, Reverso, etc.) que nous avons tous déjà utilisés au moins une fois et qui nous ont démontré les limites actuelles de la traduction automatique. Est-il alors encore possible de faire évoluer une fois de plus la traduction automatique ? Oui, grâce à l’intelligence artificielle.

Nous savons tous ce qu’est l’intelligence artificielle, ou IA, ou du moins ce qu’elle représente. Nouveau stade de l’évolution information, l’IA est une source inépuisable de débats scientifiques comme de scénarios de science-fiction. Voici ce qu’il faut retenir pour comprendre l’avancée par rapport aux programmes de traduction automatique que nous connaissons : intelligence artificielle. Tout est dit, le nom suffit. Les programmes évoqués ne sont que des lignes de codage qui respectent les règles jusqu’à la mise à jour suivante. L’ IA développée en lien avec la traduction possède des long short-term memory (mémoire à court et long terme) qui permet de retenir les traductions déjà effectués. Une sorte de mémoire de traduction améliorée en somme ? C’est une interprétation possible. Un autre petit plus de l’IA est le traitement d’un texte dans son intégralité et non phrase par phrase. C’est là qu’intervient dans la traduction le principe de contexte qui permet de traduire avec exactitude, ce que ne peut pas faire un programme traduisant mot par mot. Quel est alors l’impact de ce que nous appellerons la traduction instantanée sur le métier de traducteur ?

Une traduction plus rapide, moins chère ; ce sont des arguments que pourront présenter les entreprises qui développent les services de traduction instantanée dans le but de les commercialiser. Quelles seraient alors les conséquences pour les traducteurs professionnels ? On est en droit de supposer que, tant que ces services ne fonctionnent pas parfaitement, il n’y a pas de risques à l’horizon. Malheureusement cela représente une menace pour les métiers de la traduction. Les rédacteurs techniques sont probablement les moins concernés mais pour ce qui est des traducteurs ou même des responsables de gestion de projet, la traduction instantanée n’est pas à prendre à la légère. A partir du moment où l’IA est fonctionnelle et correctement programmée, gérer un projet de traduction et traduire un texte seront dans ses cordes. Le doute peut probablement se poser pour le sous-titrage de vidéo. En bref, à moins que des mesures soient mises en place avec le développement de la traduction instantanée, celle-ci projette son ombre sur le monde de la traduction.

Pour finir sur une note plus légère, il est agréable de penser qu’avec l’évolution des outils technologiques, en associant la traduction instantanée, le manque de compréhension entre touristes et locaux durant les périodes de vacances disparaîtra complétement.

Mathieu Hergas

 Source : http ://content.lionbridge.com/what-machine-translation-advancement-means-language-services/

Pourquoi choisir d’être traducteur indépendant ?

Comme nous le savons, la plupart des traducteurs exercent leur métier en tant que travailleurs indépendants. Contrairement aux salariés du secteur privé ou de la fonction publique, les traducteurs indépendants sont installés en tant que profession libérale ou sous le régime d’autoentrepreneur. Cependant, alors que le marché de la traduction est caractérisé par une très forte concurrence, quel est l’intérêt pour un traducteur débutant de travailler à son compte ?

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Les avantages du métier de traducteur en tant que travailleur indépendant

Travailler en tant que traducteur indépendant offre un certain nombre d’avantages qui peuvent justifier ce choix.

Pour commencer, le traducteur indépendant peut choisir les projets sur lesquels il souhaite travailler et négocier ses propres tarifs avec ses clients. En effet, il répond directement aux appels d’offres des prestataires de services linguistiques ou à ceux des entreprises qui ont des projets de traduction.

Ensuite, le traducteur indépendant peut choisir son lieu de travail et aménager ses horaires en fonction de ses besoins. Il peut, par exemple, travailler à domicile dans une pièce dédiée à son activité ou dans un espace de travail partagé.

Enfin, l’absence d’un contrat de travail liant le traducteur indépendant à un employeur rend inexistant les risques de licenciement. Cela lui permet de se projeter dans l’avenir avec moins d’incertitudes.

Toutefois, il est indispensable que le traducteur indépendant développe certaines qualités et adopte un certain positionnement dans le but de fidéliser ses clients.

Le traducteur indépendant sur le marché de la traduction

Premièrement, le traducteur indépendant a l’obligation d’être visible pour trouver de nouveaux clients. Il peut par exemple créer un site vitrine présentant ses traductions. De même, il peut faire de la publicité en ligne pour présenter ses services. Cela nécessite qu’il développe des compétences en communication ou en marketing.

Deuxièmement, le traducteur indépendant se doit d’être performant dans son activité afin de fidéliser ses clients. Dans ce but, il doit s’informer sur l’évolution de son métier en participant à des conférences, travailler dans un environnement approprié avec des outils performants pour éviter les distractions et les pertes de données, surveiller sa santé pour rester productif et décliner les projets ayant des délais de livraison irréalistes.

Troisièmement, le traducteur indépendant doit être prévoyant et savoir gérer ses comptes afin d’éviter une procédure de liquidation judiciaire. Cela nécessite d’épargner de l’argent pour les dépenses liées à son activité d’une part, (ex. licences de logiciels, matériel informatique, connexion internet) et pour les dépenses obligatoires d’autre part, (ex. assurance, électricité, retraite, régime social des indépendants, impôt sur le revenu).

Stéphane Bagassien-Catalan

 

Source : http ://www.thoughtsontranslation.com/2016/12/05/reader-asks-whole-freelance-thing-worth/

 

One-on-One par Stepes : la solution aux besoins en traduction instantanée

La traduction et l’interprétation sont des services linguistiques très demandés dans ce monde « sans frontières ». Effectivement, l’interprétation instantanée est un des services qui a connu la plus grande croissance dans une industrie générant déjà environ 40 milliards de dollars chaque année. Traditionnellement dans un contexte multilingue, pour faciliter l’interprétation, on anticipe le besoin et donc on embauche au préalable un interprète, ce qui est relativement onéreux. Cependant, cette alternative traditionnelle présente certains désavantages, sans même parler du prix.

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Le modèle traditionnel

On parle d’interprétation classique lorsqu’une personne, une entreprise ou un service social embauche un interprète pour faciliter la communication et cette pratique peut poser problème. Parfois, le manque de personnes qualifiées mène à des malentendus ayant un impact très important. Une mauvaise communication peut être très coûteuse en termes d’argent si on part sur le principe que certaines personnes qui interviennent lors de procédures judiciaires ou encore à l’hôpital pour faciliter la communication entre le médecin et son patient ne sont pas forcément qualifiées.

Il est aussi problématique d’utiliser le modèle classique lorsqu’une entreprise se trouve dans un endroit qui est géographiquement éloigné des traducteurs et des interprètes qualifiés. Un autre problème lié à l’emplacement géographique est l’absence ou le manque d’interprètes d’une langue ou d’un dialecte plus rare. Stepes profite de la technologie pour répondre aux besoins croissants en interprétation tout en fournissant une solution au problème de l’interprétation traditionnelle.

C’est quoi Stepes et qu’est-ce qu’elle propose ?

Stepes est une plateforme de traduction qui fournit des services de traduction instantanée, de texte, d’audio et de photos sur demande. Stepes propose une application qui peut être utilisée à partir d’un smartphone et qui permet aux particuliers d’embaucher un expert linguistique. À partir de cette application, ces experts peuvent traduire presque immédiatement les textes ou les enregistrements donnés par le « client ». L’avantage de cette application est le fait qu’elle soit accessible à des personnes qualifiées et à des prix abordables. Des interprètes géographiquement éloignés sont aussi disponibles grâce à cette application. Stepes est alors une option très intéressante pour toute personne ou entreprise ayant besoin d’interprétations ou de traductions improvisées et nécessitant un interprète ou un traducteur indépendant.

Stepes, comme la communauté de Livemocha, offre la possibilité de payer pour des traductions en utilisant des points gagnés pour des services de traductions gratuits rendus. Stepes propose cette option à tout le monde, y compris aux personnes qui ne veulent pas ou qui n’ont pas les moyens de payer pour un service linguistique. Le but de cette plateforme est de détruire les barrières qui bloquent la communication. Avec cette idée innovante, Stepes se met en bonne position pour pouvoir dominer le marché de la traduction existante, celui-ci étant mal servi en ce qui concerne les traductions immédiates et improvisées.

Giselle Dunbar

 

Source : https ://blog.stepes.com/one-on-one-instant-human-interpretation-from-your-smartphone/

 

L’interprétation dans les tribunaux : un débat sur l’art et la manière

Les interprètes des tribunaux ont une lourde responsabilité sur les épaules : rendre un discours si exact qu’il ne laisse aucune place ni au doute ni à l’omission. En effet, il s’agit d’un élément qui peut influencer la décision du juge et des autres membres du procès. Il est donc primordial que l’interprète transmette correctement les réponses de la personne qu’il assiste (souvent l’accusé, mais aussi parfois un témoin) et les questions qui lui sont posées.

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Pour cela, tous les moyens sont bons, et la plupart des interprètes assermentés utilisent l’ensemble des principaux modes d’interprétations : l’interprétation consécutive, simultanée et la traduction à vue. La majorité s’accorde sur l’emploi de ces trois méthodes, mais un débat perdure dans le domaine du consécutif.

Car l’interprétation consécutive est sujette à débat : quelle longueur de parole doit-on traduire ? Doit-on traduire chaque phrase dès que celle-ci est finie, ou attendre la fin d’un paragraphe ? Ou doit-on seulement traduire les paroles de l’accusé ou du témoin toutes les dix ou quinze minutes ?

La véracité d’une déclaration ne peut souvent être déterminée qu’à l’aide d’indices qui doivent être reliés directement à la traduction de l’interprète. Il peut s’agir de gestes, d’hésitations, de répétitions ou de regards, parmi tant d’autres détails. C’est là où l’interprétation consécutive longue représente un problème : elle éloigne ces détails du rendu final de la traduction. Non seulement il est très difficile pour l’interprète de retenir et de retranscrire toute la subtilité des paroles de l’accusé ou du témoin lorsqu’il traduit un segment d’un quart d’heure, mais il est aussi très difficile pour les juges de relier le langage du corps de la personne s’exprimant à ses paroles, puisqu’elles ne sont comprises que bien plus tard.

Et pourtant, l’utilisation de la consécutive longue se justifie aisément par ses défenseurs. Ceux-ci déclarent qu’il est plus simple et exact de rendre un discours lorsque l’idée générale des paroles est déjà expliquée et lorsqu’il est possible de comprendre où l’accusé ou le témoin veut en venir. Malgré cet avantage, c’est l’interprétation consécutive courte qui tend à s’installer dans les tribunaux américains, car elle est considéré plus proche des déclarations en langue source.

Pourtant, même si l’on exclut la consécutive longue dans les tribunaux, il reste toujours à déterminer quelle longueur de segments sera privilégiée. Car la traduction peut conduire à hacher le discours de l’accusé ou du témoin, ou même à lui faire perdre le fil de ses pensées. Ce sont souvent des situations où ils sont stressés, et ils peuvent aussi être intimidés ou réticents à l’idée de faire une déclaration. Il est donc important de chercher à retrouver au mieux l’avantage de la consécutive longue qui permet de rendre dans la langue cible un discours cohérent et pertinent.

À cette fin, il est donc souvent recommandé d’accorder une méthode flexible. Les témoins ou les accusés ont parfois besoin de quelques minutes pour développer une idée ou décrire une situation. A contrario, leur discours peut être rapporté phrase par phrase à d’autres moments du procès. Il est conseillé aux interprètes assermentés de communiquer avec la personne qu’il assiste avant le procès à ce sujet. Par exemple, il est possible d’établir une règle qui dicte qu’un geste de la main ou qu’un signe de tête annonce à l’interprète qu’une déclaration est complète et qu’il peut la traduire. Cela améliore la fluidité dans les discours, et permet à tous de se concentrer sur le contenu des paroles, et non sur la difficulté de la communication.

Les interprètes assermentés, liés par les responsabilités considérables qu’ils doivent prendre en compte, doivent donc déterminer eux-mêmes et en temps réel la meilleure manière de retranscrire les paroles d’un accusé ou d’un témoin. Une tâche qui requiert des compétences avancées, et qui doit être prise comme telle par les membres des tribunaux !

Gaël Le Lostec

Source : https ://rpstranslations.wordpress.com/2016/11/15/what-is-the-appropriate-consecutive-rendition-from-the-witness-stand/

La diversité de la langue chinoise

Certains l’ignorent encore, mais le chinois est l’une des langues les plus parlées au monde ; d’ailleurs, une personne sur six le parle. Mais quel chinois exactement ? En effet, il existe plusieurs variantes de la langue chinoise et leur apprentissage n’est pas chose aisée.

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Une langue complexe

Pas de verbe conjugué, pas de genre féminin/masculin ; à proprement parler, le chinois est une langue qui offre une grammaire logique et simple. Cependant, il n’en est pas de même pour l’écriture. Appelés communément hanzi, les sinogrammes ou caractères chinois peuvent atteindre quelques milliers selon l’écriture traditionnelle ou l’écriture simplifiée. La connaissance de la langue chinoise requiert aujourd’hui de maîtriser entre 3 000 à 5 000 sinogrammes.

Le chinois peut s’écrire de deux manières différentes : le hanzi, caractères composés de traits pour former un symbole ; et sa transcription en pinyin, caractères composés de lettres et de chiffres (alphabet anglais). Chaque pays ne possède pas le même mode d’apprentissage de la langue, mais l’étape première reste en générale la phonétique. Il y a principalement 4 tons différents dans la langue, symbolisés par des « signes diacritiques ». Ces derniers sont des signes qui accompagnent une lettre pour en modifier le son ou le sens, comme par exemple les mots « sur » et « sûr » en français. Les signes diacritiques, inscrits dans les transcriptions phonétiques, permettent donc d’assimiler les caractères chinois en une écriture latine.

Le chinois comprend plusieurs dialectes, mais la langue officielle se trouve être le mandarin. Malgré un apprentissage intensif de prononciation de la langue, chaque région a sa propre prononciation, il se peut donc que certains tons ne coïncident pas avec ceux appris au préalable. Ces tons régionaux sont de même nature que ceux des diverses régions françaises (les différents accents).

Une grande diversité

Deux types de langue se distinguent l’une de l’autre dans les langues chinoises : le chinois traditionnel et le chinois simplifié, utilisé dans le mandarin. Officiellement apparu en 1956, le chinois simplifié a été créé en Chine continentale afin de permettre un meilleur apprentissage de la langue pour les occidentaux, ou plus généralement, les non natifs. Celle-ci est utilisée dans les pays comme Singapour, ou dans la République populaire de Chine. Comme l’indique son nom, cette langue simplifiée présente des sinogrammes moins complexes et plus simples pour l’apprentissage du chinois.

Le chinois traditionnel, et donc son écriture, conserve quant à lui les sinogrammes complexes, multipliant les traits de caractères. Utilisé dans d’autres régions comme Taïwan, Hong Kong ou Macao, il peut parfois se distinguer du chinois simplifié tant du côté de la prononciation que de l’écriture. Certaines personnes sont contre le chinois simplifié, du fait que ce dernier ne conserverait pas les symboles et conduirait à la perte de sens des caractères.

En vue de la croissance économique de la Chine et de sa démographie, il est par conséquent important de différencier les deux principales variantes de langue chinoise et leur apprentissage.

En tant que traducteur-localisateur, il est donc nécessaire de connaître à quelle région sera adressée le texte ciblé. Le chinois est une langue qui peut être identique dans certaines régions, ou bien totalement opposée dans d’autres régions. Connaître ces particularités facilite le choix des ressources et références pour une adaptation culturelle adéquate, et par conséquent le maintien du message initial du texte source.

Avatar Christelle Dilling

Source : http ://blog.globalizationpartners.com/the-difference-between-traditional-and-simplified-chinese.aspx 

Quelles sont les différences entre la traduction et la localisation ?

La traduction se définit comme la transposition d’un texte rédigé dans une langue, communément appelée « langue source », vers une autre appelée « langue cible ». De la même manière, la localisation consiste à traduire mais en se souciant de l’aspect culturel du pays cible. Bien que ces deux tâches se rejoignent sur certains points, elles sont distinctes sur différents aspects. Enfin, la traduction et la localisation sont toutes deux indispensables lors du processus d’internationalisation d’un produit ou d’un site internet.

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Afin d’accroître la présence de son site internet sur la scène internationale et étendre sa visibilité auprès d’une cible plus large, il faut le traduire dans la(s) langue(s) souhaitée(s). Ceci dit, cela n’est plus suffisant. En effet, pour que les internautes se sentent en sécurité en faisant leurs achats sur internet, il est nécessaire de leur fournir un site s’adressant à eux dans leur propre langue et prenant en compte leurs coutumes et traditions, très différentes d’un pays à un autre. À la différence de la traduction, la localisation est un véritable outil marketing (cf. article L’importance de traduire son site internet) dont le but est d’arriver à ce que les utilisateurs perçoivent le site web comme un site « local ».

À l’heure actuelle, la traduction à proprement parler a nettement évolué et ne consiste plus simplement à remplacer un mot par son équivalent dans la langue cible. C’est donc dans cette perspective où la localisation prend tout son sens et se différencie de la traduction.

Bien que les deux requièrent un travail pointilleux, contrairement à la traduction, la localisation est plus approfondie et dépasse les limites de langues. En effet, derrière la localisation se cache une dimension culturelle. D’une part, le traducteur doit avoir une excellente maîtrise de la langue du pays vers lequel il traduit le plus fidèlement possible et en connaître les coutumes. Tandis que, d’autre part, le localisateur doit être un expert du marché de la langue cible et connaître les techniques commerciales ainsi que les termes spécifiques habituellement utilisés. En ce sens, localiser son site c’est non seulement le traduire, mais c’est aussi l’adapter entièrement à la culture du pays cible.

Pour conclure, prenons le domaine des jeux vidéo qui est, d’une part l’un des domaines où la localisation se fait de manière automatique, et d’autre part qui présente le parfait exemple mettant en évidence la différence entre la localisation et la traduction. Ils sont effectivement parfois plus difficiles à adapter aux clients du pays cible notamment lorsqu’il s’agit de la traduction des jeux de mots ou des références culturelles et nécessite une adaptation plus poussée qu’une simple traduction.

 

Sonia Ahamada

Source : http ://culturesconnection.com/fr/localisation-traduction-differences/

Quatre astuces pour déjouer les complexités de la traduction spécialisée

De nos jours, on aurait une fâcheuse tendance à penser que la magie de l’informatique peut réduire toutes les barrières de la langue pour traduire nos textes, grâce aux traducteurs automatiques en ligne. Or la traduction requiert une logique bien plus complexe qui ne peut être appliquée que par des humains. Cela concerne notamment les traductions spécialisées, dans le domaine de l’ingénierie par exemple.

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Voici quatre astuces pour déjouer les complexités de la traduction spécialisée :

Déterminer le domaine de spécialisation

Il est primordial de définir au préalable le secteur précis dans lequel le texte est écrit, et également pour quel type de document (manuel d’utilisation, etc.). Il faut par la suite faire des recherches sur ce domaine afin de ne pas partir sur de mauvaises bases. Pour cela, il est important de consulter les documents de référence, mais également de se renseigner sur internet. Si le traducteur n’est pas spécialisé dans un domaine, il est nécessaire de consulter un expert qui pourra apporter ses connaissances, comme un ingénieur par exemple.

Écarter toute ambiguïté

Un mot ou une expression sont susceptibles d’avoir différentes significations dans la langue source, en fonction du domaine de spécialisation. Mais il faut se méfier de la langue cible qui est susceptible d’avoir plusieurs significations également pour une même traduction. Il faut alors clarifier les ambiguïtés et positionner le mot dans son contexte, afin d’en comprendre tout son sens et de trouver la traduction adaptée.

Être clair et précis dans la rédaction

Même si la rédaction technique est un métier à part entière, lors de la traduction il est important de pouvoir expliciter certains termes, parfois incompris. En effet, bien qu’on ne comprenne pas toujours le sens des phrases en langue cible, il est nécessaire de démêler le contexte lors de la traduction afin de rendre la compréhension la plus claire possible pour le lecteur.
En revanche, contrairement à la rédaction technique, il faut faire attention à conserver les mêmes tournures stylistiques afin de ne pas dénaturer le document. Par exemple, dans le cas d’une notice d’utilisation, il faut conserver le ton explicatif et neutre du document.

Utiliser les outils de TAO

La traduction a évolué en même temps que les nouvelles technologies, et l’utilisation des outils d’aide à la traduction est désormais inestimable dans le métier. À ne pas surtout pas confondre avec les traducteurs automatiques qui ne remplissent pas leur « fonction » de traducteur, les outils de TAO sont bien utiles aux traducteurs puisqu’ils permettent un gain de temps et d’énergie conséquent.

Enfin, un traducteur, de par ses nombreux travaux, retient un grand nombre d’informations et acquiert une certaine méthodologie qui lui est propre. Il développe sa mémoire de travail, ainsi que sa mémoire à long terme et c’est grâce à ceux-ci qu’il parvient à travailler de manière efficace et qualitative. Ses recherches et ses traductions lui permettent d’acquérir de nouvelles connaissances et de pouvoir par la suite se spécialiser s’il le souhaite.

Avatar Mélody Launay

Source : http ://translatorthoughts.com/2015/07/engineering-translation-techniques/