Stop aux idées reçues sur la traduction !

La traduction concerne tout le monde. Tous les jours, les gens regardent des films sous-titrés ou doublés, lisent des livres d’auteurs américains, consultent une notice d’aspirateur conçu en Allemagne ou tombent sur le slogan de leur fast-food favori. Cela fait partie de nos vies et pourtant le marché de la traduction est bien souvent mal connu et mal compris. C’est un marché très diversifié, étendu et complexe, et cela échappe à beaucoup. Peut-être aviez vous vous-même des clichés en tête avant de devenir traducteur, voici les trois exemples les plus récurrents.

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Contenu marketing : comment faut-il le traiter en traduction ?

Traduire du contenu marketing sans que des idées se perdent en route n’est pas chose facile ! Lumière sur un domaine sensible…

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En traduction, il est essentiel de respecter le sens d’un document source, et notamment d’être le plus fidèle possible au style et aux idées de l’auteur. C’est d’autant plus le cas dans le domaine du marketing. Dans le cadre de cette analyse, nous allons voir en quoi ce domaine est sensible à traiter, et nous aborderons quelques méthodes pertinentes utilisées par les professionnels de la traduction marketing.

Dans la majorité des cas, marketing rime avec argent. En effet, si une entreprise a besoin de faire traduire du contenu, c’est sans doute dans le but de développer un produit à l’étranger. Par conséquent, il y a de l’argent en jeu. C’est l’une des raisons qui font du marketing un domaine sensible, où, comme souvent, le traducteur n’a pas le droit à l’erreur. Effectivement, si du contenu passe à la trappe, qu’il est mal adapté à la culture du pays cible, ou encore au public cible, cela peut se traduire (et c’est le cas de le dire) par un échec pour l’entreprise. Dans le pire des cas, l’image de l’entreprise peut même être endommagée. À vrai dire, dans deux pays voisins, la réputation d’une même entreprise peut varier considérablement ! Par contre, si la mission est réussie, les retombées peuvent être spectaculaires pour l’entreprise qui cherche à commercialiser son produit à l’étranger. Le produit en question peut parfois avoir plus de succès à l’étranger que dans le pays où il a été pensé, lancé, et commercialisé. D’où l’importance pour une entreprise de faire bien attention aux traducteurs qu’elle décide de choisir pour un projet marketing. Prenons l’exemple d’un projet anglais vers français. Ici, il sera indispensable que le traducteur sélectionné soit de langue maternelle française, afin qu’il soit bien imprégné de la culture du pays et des subtilités de la langue française.

Zoom sur la transcréation 

Qu’est-ce que la transcréation ? Il s’agit d’une technique utilisée par les traducteurs, qui consiste à aller au-delà de la traduction, notamment lorsque celle-ci ne fonctionne pas dans une langue cible. Un exemple célèbre de transcréation ayant fonctionné, est celui du slogan de Haribo – la grande marque de confiserie allemande, que l’on connaît presque partout dans le monde. En effet, celui-ci avait dû être modifié, car la simple traduction du slogan allemand d’origine n’avait rien de saisissant en anglais. L’entreprise avait donc fait appel à des professionnels afin de trouver un slogan beaucoup plus parlant pour le public anglophone, en ayant recours aux rimes notamment.

La transcréation semble donc être une technique efficace pour traiter le contenu marketing, cependant, cela ne signifie pas forcément que la campagne marketing va avoir du succès. Et pour cause, un paramètre supplémentaire essentiel entre en compte : le public cible. En fonction des images, des mots, ou encore du style utilisés pour promouvoir un produit, des personnes peuvent ne pas se reconnaître du tout dans un produit.

Le produit est-il destiné à des hommes ou des femmes ? Des enfants ou des adultes ? Des personnes âgées ou des jeunes diplômés ? Bien sûr, l’entreprise qui commercialise le produit a les réponses à ce type de questions. Ce qu’elle ne doit surtout pas oublier, c’est d’en faire part aux traducteurs qui vont travailler sur le projet. Car au final, plus un traducteur est informé et a une connaissance intime du produit, meilleure sera sa traduction.

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Traduction vers une ou plusieurs langues : un choix personnel

Lorsque l’on entre dans le monde professionnel, se présente alors le choix de nos langues de travail et c’est pourquoi le traducteur natif domine aujourd’hui majoritairement le marché de la traduction, comparativement au professionnel traduisant vers une langue étrangère. Doit-on cependant uniquement traduire vers sa langue maternelle ?

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En matière de formation

Un traducteur diplômé ou en cours de formation doit, tôt ou tard, choisir sa ou ses langues de travail ; c’est-à-dire choisir de traduire uniquement vers sa langue maternelle ou vers une langue étrangère.

Les cours dispensés, dans une formation de traducteur, permettent à l’étudiant de développer ses connaissances et de se familiariser progressivement aux différents domaines. Qu’ils soient traduits vers la langue maternelle ou la langue étrangère, la traduction continuelle de textes permet à un étudiant de mieux se définir en tant qu’auteur et traducteur. De nos jours, les langues étrangères et le métier de traducteur sont deux points indissociables. C’est pour cela que maîtriser, au minimum et en dehors de sa langue maternelle, une langue étrangère voire deux, est essentiel.

Lors de l’apprentissage du métier de traducteur, différents domaines de spécialisation peuvent être abordés dans les textes, et ce pour des raisons bien précises. Un traducteur professionnel se doit non seulement de maîtriser des langues étrangères, mais également de se spécialiser dans un ou plusieurs domaines comme par exemple le domaine juridique, commercial, médical, etc.

Dans le processus d’apprentissage, certains cours et expériences permettent de se préparer quant à son entrée dans le monde professionnel. Malheureusement, un traducteur débutant peut parfois se retrouver dans une situation inconnue, ce qui peut le déstabiliser. C’est pourquoi, en tant que professionnel, le traducteur doit parfois s’adapter aux divers projets qui peuvent lui être confiés.

En matière de profession

Le monde professionnel dans le domaine de la traduction nécessite de faire des choix. N’ayant pas forcément le budget pour employer des traducteurs natifs dans chaque langue cible, une agence peut exiger d’un traducteur qu’il maîtrise plusieurs langues et traduise donc dans un sens comme dans l’autre. Tout est une question de moyen, d’une première part, mais également de qualité. Une personne traduisant uniquement vers sa langue maternelle fournira, en règle générale, une traduction de plus haute qualité qu’une autre personne devant exploiter plusieurs langues.

Néanmoins, quel que soit le choix du traducteur professionnel, il y aura toujours une place sur le marché du travail autant pour les traducteurs natifs que pour les professionnels traduisant dans les deux sens.

Avantages de la langue maternelle

D’après le SFT (Syndicat national des traducteurs professionnels) :

 « Les « bons » traducteurs professionnels sont de véritables auteurs […] Mais le plus important est leur aptitude à établir les bonnes passerelles entre les langues, à restituer l’essence du message dans leur propre langue, avec la terminologie et le style qui conviennent. »

En effet, une traduction doit non seulement être correcte linguistiquement et grammaticalement, mais doit aussi obligatoirement véhiculer le message de départ. Pour ce faire, le traducteur se doit de connaître les références culturelles et linguistiques provenant du pays de la langue cible.

Pour véhiculer le message initial donné, un traducteur peut s’inspirer de sa langue maternelle et ses divers styles de langue (jeux de mots, expressions, nuances, synonymes, etc.). Le texte produit permet donc d’apporter une touche personnelle, tout en conservant le message et la qualité du texte. Malgré un niveau élevé dans la langue cible, un traducteur natif, ayant baigné dans la culture de la langue, est par défaut plus apte à se nourrir de la richesse de sa langue maternelle, qu’un traducteur non natif.

Un choix personnel

Suite à ses études, un étudiant en traduction se doit d’effectuer des choix concernant son parcours professionnel. Très souvent vient la question des langues et de la volonté ou non de traduire uniquement vers sa langue maternelle ou dans les deux sens.

Ce choix, souvent difficile, doit essentiellement se fonder sur vos compétences et votre vision personnelle. C’est donc à vous de vous baser sur votre perception du monde du travail, et de vous frayer le chemin que vous souhaitez emprunter. Quoi qu’il en soit, chaque personne, aussi unique soit-elle, a sa place dans l’industrie de la traduction.

Avatar Christelle Dilling

Sources :

https ://karenrueckert.wordpress.com/2016/09/20/translating-in-one-direction-or-both-your-choice-to-make/

http ://pcollustraductions.com/pourquoi-le-traducteur-traduit-il-vers-sa-langue-maternelle/ 

De l’importance d’avoir une base terminologique

Lors du processus de traduction, il est important de savoir comment traduire les termes et expressions correspondant à un domaine donné. De ce fait, il est recommandé d’élaborer une base terminologique afin d’avoir un outil fiable auquel se reporter en cas de doute sur la signification d’un terme.
Créer une base terminologique est peut-être long et fastidieux, mais cet outil est fortement recommandé et réellement pratique pour traduire tous types de documents. En effet, il permet de gagner du temps et ainsi d’être plus efficace, que l’on travaille seul ou en équipe.

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Documentez-vous

Avant de commencer à remplir votre base, il est important d’avoir une idée des termes et phrases que vous allez devoir y ajouter. Pour ce faire, renseignez-vous sur tout ce qui peut vous sembler utile en premier lieu, qu’il s’agisse de termes utilisés pour communiquer avec vos clients ou de termes relatifs au domaine dans lequel vous vous spécialisez.
Vous pouvez chercher des informations sur Internet et lire tous types de documents imprimés ; toute source fiable est bonne pour enrichir votre base terminologique et approfondir vos connaissances. Cela vous permettra d’assimiler pleinement le vocabulaire et, par la suite, d’améliorer vos traductions.

Respectez les noms propres

Pensez à lister les noms de marques, d’entreprises et de produits que vous aurez peut-être à traduire, ainsi que ceux que vous devrez laisser en langue source. Pour être sûr de savoir ce que vous devez traduire ou non, n’hésitez pas à communiquer avec votre équipe et à rechercher les noms de produits qui doivent être traduits et, surtout, comment les traduire pour conserver la cohérence tout au long traduction du document. Il ne faut pas oublier que traduire ce qui ne doit pas l’être ou mal traduire ce qui doit être traduit nuit grandement à la qualité de la traduction et donc à la réputation des traducteurs.

Concertez-vous sur les mots clés

La communication avec votre équipe s’applique également aux termes clés. En effet, les termes et expressions spécifiques à un domaine doivent être traduits avec autant de précision que possible et toute l’équipe doit s’accorder sur leur traduction. En ce qui concerne les acronymes, vous devez toujours chercher s’il en existe une traduction : s’il y en a une, insérez tout simplement la traduction et la signification de l’acronyme dans votre base terminologique. S’il n’y en a pas, vous devrez conserver l’acronyme original et expliquer clairement et précisément sa signification.

Phraséologie et communication

Enfin, votre base terminologique ne sera pas complète si vous n’y ajoutez pas les phrases qui concernent la manière dont les clients doivent solliciter votre aide dans la partie phraséologie. Ainsi, votre base doit non seulement inclure les phrases relatives au domaine du document à traduire, mais elle doit également inclure les phrases qui concernent votre propre entreprise, c’est-à-dire comment vos clients doivent vous contacter, comment peuvent-ils trouver le site de votre entreprise, etc.

N’oubliez pas que la communication avec vos clients est un atout à ne pas négliger sur le marché de la traduction. De ce fait, la traduction de ces phrases doit toujours respecter les mœurs dans la langue cible et la cohérence doit être conservée, que cela concerne les réponses aux courriers électroniques ou les réponses aux appels téléphoniques des entreprises qui font appel à vos services.

Ainsi, bien que le processus de création d’une base terminologique claire et riche soit laborieux, il faut malgré cela s’en occuper sérieusement et dès que possible, sachant qu’une base complète qui contient les termes et phrases nécessaires vous fera gagner un temps précieux lors de vos futurs travaux. Ce gain de temps n’est pas négligeable si vous voulez être efficace et, par la suite, vous faire connaître davantage pour la qualité de votre travail.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://blog.vengaglobal.com/why-you-should-start-working-on-your-translation-glossary-now

Les défis de la traduction audiovisuelle

La traduction audiovisuelle (TAV) peut s’avérer complexe et peut comporter des enjeux de taille. En effet, la bonne traduction d’un film (surtout s’il s’agit d’un doublage) peut s’attirer les éloges des critiques de la même manière qu’une mauvaise traduction sera fustigée par ces derniers. Voici les aspects les plus délicats à gérer de la TAV :

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Argot 

L’argot est l’un des aspects les plus complexes de la traduction, il dépend en effet d’une série de facteurs linguistiques et culturels. Il est alors compliqué de rester fidèle à cette traduction. Plusieurs facteurs expliquent cette difficulté :

  • Les spécificités culturelles de chaque pays rendent chaque expression unique, et ce, même pour deux pays ayant la même langue officielle. De plus, au même titre que les insultes et gros mots, certaines expressions sont intraduisibles, le traducteur cherche donc l’équivalent le plus proche qui dénature le moins la phrase de la langue source.
  • La famille des langues. Il sera plus simple de traduire le couple de langues allemand/anglais qui sont des langues germaniques et ayant de grandes similitudes géographiques. A contrario, le couple de langues anglais/français sera plus difficile à traduire car la construction syntaxique et les références sont différentes. Les Anglais étant traditionnellement un peuple de marins, il est normal que nombreuses de leurs expressions aient un rapport avec la pêche ou la mer en général, ainsi on traduira l’expression « Un de perdu, dix de retrouvés» par « There are plenty more fish in the sea ».

Surnoms 

Les surnoms peuvent représenter un aspect compliqué de la traduction qui revient très fréquemment dans la TAV. Ils contiennent généralement une dimension culturelle et comportementale qui ne peut pas forcément se traduire ou présente une résonance cacophonique.

En général, la version originale dans une traduction est conservée mais ce n’est pas toujours possible quand le surnom a un lien important avec la personnalité du personnage. C’est le cas notamment dans les films de mafia ou sur des bandes de criminels dont les surnoms ont un lien très important avec la personnalité ou les penchants des personnages. L’approche la plus sûre dans ces cas est de garder le surnom tel quel, gardant ainsi l’intégrité du message.

Gros mots 

On dit souvent que les premiers mots appris dans une langue étrangère sont les gros mots. Bien qu’ils soient mal vus dans certains contextes, ils font pourtant partie intégrante de notre vocabulaire quotidien, sont universels et vitaux dans certains contextes socioculturels. Cependant, tout comme l’argot, les gros mots peuvent être différents dans deux pays de même langue. Le degré de difficulté de traduction dépend également du degré de l’insulte.

Gestuelle 

Autre défi de taille pour les traducteurs de TAV : la gestuelle. En effet, d’un pays à l’autre, la gestuelle peut être complètement différente : si dans de nombreux pays nous croisons les doigts pour souhaiter bonne chance à quelqu’un, au Viêt-Nam, ce geste évoque le sexe féminin. Le sous-titrage, et même le doublage en vietnamien se complique alors sensiblement et ces usages peuvent rapidement devenir un véritable problème lors du sous-titrage d’un film. Comment traduire une gestuelle, la replacer dans son contexte et expliquer les différences culturelles entre le geste dans un pays de la langue originale et celui de la langue cible ?

La TAV doit sa principale difficulté au fait qu’il faille traduire, ou du moins faire comprendre, non seulement ce qui est dit, mais aussi ce qui est sous-entendu. Une difficulté qu’on ne rencontrera pas, ou peu, dans la traduction technique et qui peut poser problème même au meilleur des traducteurs.

Camille Rigaud

Sources :

https ://www.onehourtranslation.com/translation/blog/film-translation-and-its-challenges-part-1

https ://www.onehourtranslation.com/translation/blog/film-translation-and-its-challenges-part-2

Quelques astuces pour les nouveaux traducteurs freelance

Débuter dans la traduction en indépendant peut être effrayant. Où trouver du travail, comment se vendre efficacement, où et comment développer son réseau, à combien se vendre ? Tant de questions que peuvent se poser les débutants et si peu de réponses, ou tout au moins pas évidentes. Alors, comment doit-on s’y prendre pour débuter dans les meilleures conditions possibles ?

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