Pourquoi certaines langues sont-elles si difficiles à apprendre ?

Demandez à n’importe quel étudiant ou voyageur européen : il aura en tête une liste de langues réputées faciles ou difficiles à apprendre. Il semble exister en Europe un consensus autour de cette question. De manière générale, l’anglais, l’espagnol et l’italien sont considérées comme rapides à maîtriser, alors que l’allemand, le chinois ou encore le russe seraient quasiment impossibles à dominer, sauf pour des locuteurs natifs !

En fait, si l’on se prête au jeu du classement des langues selon leur difficulté, on s’aperçoit qu’il est quasiment impossible d’en dresser une liste universelle, puisque la difficulté d’une langue étrangère est tout à fait subjective ! Elle dépend en grande partie de la langue maternelle de l’apprenant. Plus la langue étrangère s’éloigne de la sienne, plus il est obligé de penser différemment le langage, plus la langue lui paraît donc difficile à maîtriser. Ainsi, beaucoup d’éléments peuvent rendre une langue opaque pour un étranger : un nouvel alphabet, des sonorités qui nécessitent une autre gymnastique buccale, une grammaire radicalement différente…

Une langue qui appartient à la même famille linguistique que la nôtre est forcément plus facile à apprendre ! Par exemple, un Français maniera plus rapidement une langue romane comme l’italien, qu’une langue slave comme le serbe. De même, plus l’on connaît de langues, plus il est simple d’en apprendre de nouvelles, car l’on s’est familiarisé avec de nouvelles façons de concevoir le langage et la syntaxe. Lorsque l’on connaît déjà les déclinaisons allemandes, difficile d’être effrayé par celles du russe !
Établir un classement universel des langues difficiles apparaît alors comme un exercice bien stérile. En outre, dès que l’on touche à ce sujet, on se confronte aux préjugés, positifs comme négatifs, que l’on entretient tous sur les cultures étrangères. En tous cas, sans un minimum de régularité et d’immersion à l’étranger, vous avez peu de chance de bien parler une langue, qu’elle vous paraisse facile ou difficile au départ.

Une question s’impose : la difficulté supposée d’un idiome a t elle une influence sur le nombre d’apprenants ? L’espéranto, par exemple, est une langue simple à maîtriser car elle a été créée expressément dans ce but. Pourtant, en Europe, elle a assez peu de locuteurs (environ deux millions) et l’on encourage rarement son enseignement à l’école. C’est l’anglais, au contraire, qui prend le pas sur les autres langues dans l’Union européenne. L’italien ou le portugais, pourtant réputées faciles, perdent des apprenants, alors que le chinois en gagne. Il semble que le prestige et la domination économique ou culturelle aient plus d’impact sur le nombre d’apprenants que la complexité de la grammaire ou du système d’écriture.

Romane Dérible

Sources : http ://www.mondelangues.fr/langues-faciles-langues-difficiles

http ://www.infoidiomas.com/blog/8220/los-8-idiomas-mas-faciles-del-mundo/

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