Localiser pour le Québec  : une opportunité cauchemardesque  ?

Si je vous parle de sirop d’érable, de caribou et de hockey sur glace, sans nul doute, vous pensez au Canada. Vous visualisez un pays enneigé, une forte concentration de bûcherons et une bonne poutine au coin du feu, mais que savez-vous du business au Québec ?

À première vue, la tâche ne semble pas complexe. Elle s’avère même facile, peut-être trop facile, puisque c’est une province francophone du Canada. Quoi de plus idyllique pour tout français désireux de se lancer à la conquête du Québec ? Et bien détrompez-vous, la stratégie marketing d’entreprise diffère de la France, et tabernak que de soucis !

suite

La barrière de la langue et du langage

Pensiez-vous que la maîtrise du français pouvait vous permettre de vous lancer en affaires au Québec ? Que nenni ! Vous avez un avantage considérable sur les autres, mais dans le French Canadian, il y a certes le mot French, mais il y a également le mot Canadian. Eh bien, les loulous, cela fait toute la différence. Il faut avant tout savoir que la Charte de la langue française définit les droits linguistiques de cette province canadienne indépendamment de la loi française Toubon et que par conséquent, les règles grammaticales diffèrent et les terminologies employées ne correspondent pas. À la fois fiers de leurs racines et proches de leurs voisins américains, les québécois allient un français datant du XVIIè siècle à une pincée d’anglicismes francisés : un mélange subtil qui paraît de prime abord étrange, mais qui semble fonctionner. Quoi de plus normal d’entendre un « T’as tu catché ? » (Tu as compris ?) ou un bon vieux « J’ai pas mon slip de paye » (J’ai pas ma fiche de paie) ?

Outre ces différences linguistiques avec le français, le québécois utilise une terminologie différente dans une variété de domaines : la juridiction, les services de santé et le secteur scientifique n’en sont que des exemples. Tandis que la Charte de la langue française détermine quand et comment les entreprises au Québec sont autorisées à employer des termes anglais, la loi Toubon rend le français obligatoire dans un contexte commercial et entrepreneurial.

À la recherche du respect

Évidemment, l’irrespect ne facilitera pas votre insertion sur le marché québécois (sur aucun marché d’ailleurs), mais les habitants de la province mettent un point d’honneur à l’emploi de la langue française sur leur territoire. Comme le stipule la Charte, PME et grandes entreprises sont forcées de suivre la réglementation en vigueur. Avez-vu déjà remarqué que nos confrères québécois ont un certain penchant pour la traduction des titres de films anglophones ? Eh bien ne soyez guère étonné(e)s si telle tendance s’applique également aux entreprises, aux produits et à leur packaging : au Québec, les beautés sont désespérées et Walmart devient le Supercentre Walmart. Qui plus est, chaque entreprise doit prioriser un service en français, qui doit prévaloir sur toute autre langue. Tout document doit inéluctablement présenter une version française. Même les panneaux d’affichage ne dérogent pas à cette règle !

Connecting Québec

Les méthodes publicitaires classiques sont vos meilleures amies pour cibler l’audience québécoise : favorisez les pubs à la télé, le publipostage et les agences de publicités locales. De plus, bien que les générations précédentes soient de plus en plus connectées, il est conseillé de localiser votre site internet et votre marque : prévoyez des numéros et des services locaux à contacter !

Les entrepreneurs de la province préfèrent faire affaires avec des personnes capables de parler la langue locale et s’attendent à une réponse instantanée (ou du moins rapide). Tardez à répondre à un mail ou faites-le en anglais, et la réputation de votre entreprise coulera comme le Titanic.

Maintenant que vous connaissez les baux de la localisation au Québec, arrêtez votre magasinage et partez à l’aventure québécoise !

 

Morgan Poullelaouen

Révisé par Margaux Leclerc et Rachel Renouf

Source : http ://content.lionbridge.com/french-localization-an-introduction-to-doing-business-in-quebec/

Les robots vs. la transcréation

Que le traducteur qui n’a jamais entendu la remarque : « de toute façon, vous les traducteurs, vous serez bientôt remplacés par des robots » me jette le premier dictionnaire. Le jour où un traducteur automatique sera capable de traduire une phrase entière sans faire de faux-sens, la communauté des traducteurs frémira. Ou pas. Les traducteurs automatiques sont certes très utiles mais peu fiables. Pour constipado en espagnol, vous obtiendrez « constipé » au lieu d’« enrhumé ». Imaginez l’embarras de celui qui traduit la notice d’un médicament contre le rhume s’il faisait confiance à Google Trad. La communauté des traducteurs n’a pas à s’inquiéter car de nombreuses tâches ne peuvent pas être faites par des machines.

suite

Parmi cette myriade de tâches, on peut penser par exemple à la traduction dans le domaine du marketing qui nécessite une adaptation culturelle et émotionnelle en fonction du marché. Ce procédé s’appelle la transcréation et il est crucial pour le lancement d’un produit ou d’une marque sur un marché étranger. La mauvaise adaptation d’une marque à un marché peut avoir de graves conséquences pour son lancement, allant jusqu’à devoir se retirer dudit marché. Vous me direz « oui mais la transcréation, c’est juste de la localisation. » Eh bien non. Bien que la localisation englobe bien souvent la transcréation, cette dernière se préoccupe surtout de recréer l’émotion suscitée par un slogan tandis que la localisation est plutôt un travail d’adaptation des données, telles que les mesures ou les températures, à la culture cible. Les degrés Fahrenheit deviendront donc des degrés Celsius, les John des Jean, etc. Comme dit précédemment, la transcréation est liée à l’émotion alors s’il faut que le transcréateur s’éloigne de la traduction « mot à mot » pour garder le peps d’un slogan, il le fera. C’est pour cela que le transcréateur doit être une personne qui est non seulement native de la culture cible mais qui possède également des compétences en marketing et qui connaît l’historique du marché ciblé. Par exemple, un bon transcréateur sait que pour un marché asiatique, il ne faut pas utiliser le chiffre 4 ou shi dans un slogan pour produits pour bébés car pour certains pays de cette région, cela signifie la mort. De nombreux exemples de marques ayant raté leur entrée dans un marché étranger existent. Vous pouvez en retrouver quelques-uns dans l’article de Pauline Lenormand. Ce genre de raté peut susciter la rigolade et créer un bon coup de publicité mais il arrive que cela engendre un tollé.

Certes, les traducteurs automatiques ne cesseront de s’améliorer mais ils le font seulement grâce aux textes déjà traduits qu’ils prennent en référence. C’est là que la transcréation intervient car vous ne voudriez pas que votre image de marque repose sur un travail qui a déjà été fait, si ?

Léa Pigeau
Révisé par Perrine Bourdeau et Rachel Renouf

Source : https ://www.inpuzzle.com/transcreation-traduction-marketing/

Traduire un site : quelques contraintes

De nos jours, suite à la mondialisation, le besoin d’atteindre davantage de personnes est devenu une évidence. De ce fait, il est important de faire en sorte que le contenu de nos sites Internet soit compréhensible pour un maximum de personnes. Ceci nous pousse très souvent à traduire ces sites dans d’autres langues. Bien sûr, il y a certaines choses auxquelles il faut penser avant d’entreprendre la traduction d’un site.

suite
Pour commencer, il est important de savoir quelles langues doivent être privilégiées. Si votre site n’est pas en anglais par défaut, il ne fait aucun doute que cette langue est la première à laquelle il faut penser, sachant qu’elle est comprise par un très grand nombre de personnes. Sachez également qu’il ne faut pas obligatoirement avoir 25 langues pour que votre site soit intéressant dans un monde mondialisé. Ensuite, il peut être intéressant de permettre aux internautes de choisir leur langue rapidement quand ils entrent sur votre site. Pour ce faire, vous pouvez avoir une page d’accueil claire avec les différentes langues disponibles ou un volet dans lequel lesdites langues peuvent être sélectionnées. Toute idée originale et intuitive est envisageable condition qu’elle ne soit pas plus contraignante qu’utile.

Que vous choisissiez d’utiliser une page d’accueil sur laquelle choisir la langue avant d’entrer véritablement sur le site, ou que vous décidiez d’utiliser un volet où se trouvent lesdites langues, souvenez-vous qu’il est plus logique d’afficher les noms des langues dans la langue correspondante (English, Français, Español, etc.) que d’utiliser des drapeaux ou tout autre fantaisie artistique, sachant que certaines variantes existent selon les langues. Par exemple, le français de France et le français canadien ne sont pas parfaitement identiques et doivent être différenciés ; alors que l’on pourrait penser que mettre le drapeau de France et le drapeau du Québec est une bonne idée, cela ne rendrait pas réellement service à votre site. De ce fait, préférez les noms écrits en toutes lettres aux drapeaux et écrivez les noms des langues dans la langue correspondante pour rendre le choix de la langue simple et clair.

Pour certains, il est évident que la police a son importance, mais ce cas n’est pas une généralité. Il est important de savoir qu’une police agréable mais professionnelle est à privilégier. Les polices comme le Comic Sans MS sont à proscrire. N’oubliez pas que certaines polices recommandées peuvent être plus intéressantes à utiliser que celles que vous pourriez préférer. N’hésitez pas non plus à utiliser une taille de police relativement grande, de sorte que le contenu écrit puisse être lisible. Certes, il est possible de faire un zoom s’il nous est difficile de lire le contenu écrit, mais cela peut être désavantageux pour la mise en page et pour certains contenus visuels du site. Ainsi, pour le confort du lecteur, n’hésitez pas à utiliser une taille de police adaptée au plus grand nombre de langues possibles, quitte à en utiliser une autre pour les caractères asiatiques qui doivent être plus grands pour que chaque clé puisse être lue sans difficulté ; plus les Kanji sont compliqués, plus la police doit être grande. Mais tâchez tout de même de trouver un juste milieu : les Kanji n’ont pas besoin d’être écrits en taille de police 24 pour être lisibles ; une taille 14 est amplement suffisante.

Le contenu écrit a donc une importance indéniable lors de la traduction de votre site. Cependant, si vous avez du contenu visuel, notamment des images, il ne faut pas oublier de les localiser aussi. Si ces images comportent des éléments importants, il serait dommage d’empêcher de nombreux internautes d’en profiter. Néanmoins, il ne faudra pas oublier que localiser les images signifie également adapter ou modifier ces images de sorte qu’elles n’offensent personne. En effet, certains éléments pourraient être insignifiants pour certains mais ces éléments pourraient être inappropriés pour une autre culture. Cela s’applique à l’intégralité du contenu de votre site ; la localisation n’est pas une option : c’est une nécessité.
De plus, si vous avez des vidéos, n’oubliez pas d’y ajouter des sous-titres si cela est nécessaire. À l’instar des images, si elles contiennent des éléments potentiellement offensants pour certaines cultures, vous devrez faire tout votre possible pour adapter les vidéos, quitte à en créer une nouvelle si le contenu était réellement important.

Ainsi, alors que l’on pourrait croire qu’il est simple de traduire un site, il est important de se mettre à la place de l’internaute qui visite votre site et de visualiser ce que vous aimeriez voir quand vous entrez sur un site. En suivant cette procédure, vous aurez moins de difficultés lors de la localisation et vous pourrez atteindre bien plus de personnes autour du monde et ainsi améliorer la visibilité de votre site.


Avatar Léo Hercouët

Source : http ://www.vengaglobal.com/blog/make-sure-multilingual-websites-offer-best-user-experience-possible/

Foi

Un site web multilingue. Voilà un moment que vous ressassez l’idée en vous-même, vous interrogeant sur la rentabilité supposée de l’affaire. Vous manquez de confiance en votre société, craignez l’échec de manière empirique, et vous avez rarement tort à ce sujet. Mais cessez dès à présent de vous torturer l’esprit car la réponse est bien plus simple qu’il n’y paraît : lancez-vous ! L’entreprise pourra, de prime abord, paraître risquée en vertu de l’investissement qu’elle représente, mais n’ayez crainte ! En effet, de nombreuses études ont révélé que les individus ont tendance à accorder une plus grande confiance à des sites rédigés dans leur langue maternelle. Et si de nombreuses études l’ont révélé, cela devient forcément vrai, non ? En outre, disposer d’un site web multilingue confère de multiples avantages.

suite

Un des principaux bienfaits de la plateforme multilingue est l’amélioration de la communication avec vos clients et prospects étrangers (qui l’eût cru ?…). Mettez-vous à leur place : il est bien peu probable, lors de vos pérégrinations virtuelles, que vous réalisiez des achats sur des sites web dont vous ne comprenez pas la langue. La traduction de votre site peut donc vous octroyer une place de choix sur des marchés florissants.

L’expérience utilisateur se trouvera également améliorée via une localisation adéquate. La navigation sera bien plus aisée pour l’internaute si votre site affiche des devises, ou des références culturelles qui lui sont familières. Quant aux unités de mesure, préférez, dans la mesure du possible, le système métrique au système impérial : il serait fâcheux de promouvoir cet outil du démon sorti tout droit du Plan de Molag Bal. D’où l’importance de bannir la politique du modèle unique et de porter une attention particulière à chacune des langues dans lesquelles vous désirez traduire votre site.

La suite logique de tout ceci est une augmentation des ventes de vos produits (décidément les surprises s’enchaînent aujourd’hui…) ! La traduction agissant comme un véritable passeport pour vos produits, ceux-ci pourront librement gagner des marchés étrangers inaccessibles auparavant. Vos ventes, ainsi que vos bénéfices, s’en trouveront donc grandis.

Enfin, vous bénéficierez d’un dernier avantage non négligeable, un meilleur référencement auprès des moteurs de recherches, permettant à votre site de s’approcher des premiers résultats affichés dans le cadre d’une recherche liée à votre domaine d’activité dans une langue donnée.

La combinaison de tout cela permettra à votre entreprise de s’imposer sur de nouveaux marchés, de générer plus de revenus, d’être plus visible sur la toile et d’offrir à vos clients une meilleure expérience utilisateur. Un simple investissement apparaît désormais comme un modeste tribut à payer.

Alors, si vous ne souhaitez pas que votre petite entreprise connaisse le triste sort de la crédibilité de Bernard-Henri Lévy, gisant sous une tombe anonyme non fleurie en quelque cimetière provincial, développez-vous, investissez dans la traduction en vue d’obtenir un site web multilingue flambant neuf, et emparez-vous de ce qui est vôtre, ou devrait l’être !

Victoriae mundis et mundis lacrima, ce qui n’a absolument aucun sens, mais qui conclut plutôt bien cet article.

F.HUYNH-TAN

Source : http ://translatorthoughts.com/2017/01/top-benefits-of-multilingual-websites/

Parlez-vous l10n ?

Vous venez tout juste de débarquer dans le domaine de la traduction et n’êtes pas encore familier avec tous les termes spécifiques à l’industrie ? Pour vous y retrouver, je vous propose un petit glossaire constitué de quelques termes propres à la traduction, et plus particulièrement à la localisation, ainsi que leurs désignations courantes sur internet.

suite

Internationalisation (#i18n)

L’internationalisation décrit le processus consistant à extraire tous les textes d’un logiciel ou d’un produit et de les placer dans des fichiers « ressources ». C’est la base de la localisation rapide et de la traduction de logiciels. 

Localisation (#l10n)

La localisation décrit le processus d’adaptation d’un produit, d’une application, d’un logiciel ou d’un document à une langue, à une culture et à d’autres exigences spécifiques à un pays ou une à région. Outre la traduction, la localisation comprend également l’adaptation des éléments suivants : l’heure, la date et les formats numériques, la monnaie, les méthodes de paiement, les images, les couleurs et plus encore. 

Traduction automatique

La traduction automatique, ou traduction instantanée, est la traduction d’un texte par un ordinateur sans intervention humaine. Il existe de nombreux problèmes quant à la qualité de la traduction automatique car celle-ci repose sur des algorithmes informatiques. 

Minimum Viable Localisation (MVL)

La MVL est l’équivalent de l’approche de produit viable minimum en développement d’applications. Elle est donc généralement utilisée dans la localisation d’applications mobiles et fait référence à une stratégie pour tester différents marchés et leur potentiel pour une application : vous localisez la description de votre boutique d’applications et les métadonnées pour divers marchés internationaux sans traduire l’application elle-même. Une MVL est un excellent moyen de tester certains marchés à faible coût.

Post-édition

En termes de qualité de traduction, la traduction automatique n’est pas arrivée à la cheville des traducteurs humains jusqu’à présent. La post-édition décrit un moyen d’utiliser la traduction automatique relue par des traducteurs humains pour accélérer la traduction. Les textes sont traduits par des machines pour être ensuite édités par des traducteurs professionnels pour élaborer des traductions de haute qualité dans un temps minimum.

RTL

RTL représente l’abréviation de « Right to Left » (droite à gauche) qui fait référence à la langue que vous écrivez et lisez de droite à gauche, comme l’arabe ou l’hébreu. Traduire votre application, logiciel, site internet ou document d’une langue LTR « Left to Right » (comme l’anglais) en une langue RTL exige des changements considérables dans la mise en page. Par conséquent, il est important de prendre en compte le RTL lors de l’internationalisation.

Base terminologique

La base terminologique est l’outil principal pour la gestion terminologique dans les projets de traduction. Il s’agit d’une compilation de termes propres à l’entreprise ou au texte à traduire et se compose généralement de cette façon :

Termes (langue source)

Traductions approuvées (langues cibles)

Définitions

Termes qui ne doivent pas être traduits, mais conservés dans la langue source.

Unicode

L’Unicode est une norme de l’industrie informatique internationale utilisée pour la représentation et la manipulation de texte dans la plupart des systèmes d’écriture. Les codages les plus couramment utilisés sont UTF-8 et UTF-16. 

Mémoire de traduction, Exact Matches et Fuzzy Matches

Une mémoire de traduction est une base de données qui se développe au fil des traductions que vous enregistrez. Elle propose en temps réel des traductions de textes sources, sur une base de similitudes (correspondances) avec vos traductions précédentes.

Les Exact Matches, « correspondances exactes » sont des suggestions de la mémoire de traduction qui conviennent parfaitement à un texte source. Ces suggestions n’ont généralement pas besoin d’être adaptées et peuvent être utilisées comme traductions finales.

Les Fuzzy Matches « correspondances floues » suggérées dans la mémoire de traduction sont approximatives. Elles conviennent entre 55 % et 99 % à un texte source et ont donc besoin de quelques retouches afin de créer une traduction finale. Les Fuzzy Matches sont un très bon point de départ pour élaborer des traductions de haute qualité.

Pour terminer cette liste (qui est évidemment non exhaustive), il est utile de savoir que les termes « translate », « translation » et « globalisation » sont respectivement désignés sur internet par les hashtags suivants : #xl8, #T9n et #g11n.

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/12/l10n-glossary-terms-all-product-managers-and-global-companies-should-know/

Localisation et mondialisation : World, Sweet World

Contrairement à l’idée que semble s’en faire un certain chef d’État américain, le monde est un espace ouvert. Chaque jour, d’innombrables interactions se font entre d’innombrables pays, pourtant loin d’être limitrophes, homophones et certainement pas monoculturels. C’est pour cette raison que, en matière de mondialisation (ou globalisation, pour ceux préférant l’anglicisme fréquemment employé), la localisation prend souvent le pas sur la traduction.

suite

Localisation : piqûre de rappel

Rappelons tout d’abord ce qui rend la localisation si subtilement différente de la traduction : lorsqu’une traduction s’arrête au fait de retranscrire le « sens » d’un texte dans une langue cible, la localisation s’attache quant à elle au « ressenti ». Un exemple parmi tant d’autres serait les habitudes alimentaires. Imaginons un guide d’utilisation pour un appareil électronique quelconque vous demandant d’attendre un instant, le temps pour vous d’aller chercher de quoi grignoter. Si l’appareil est japonais, la notice fera certainement mention de « mochis », petits gâteaux nippons à base de pâte de riz. Une traduction (au sens le plus strict du terme) laisserait ce mot tel qu’il est, poussant peut-être même jusqu’à inclure une description telle que je l’ai faite au-dessus. Cependant, si cette notice était lue en France ou aux États-Unis, même si le « sens » est là, le « ressenti » n’y est pas : les mochis n’ont aucune signification pour ces pays. En revanche, si l’on venait à parler d’aller respectivement chercher un croissant ou un donut, on obtiendrait le sourire amusé qui était attendu dans le document de base.

En bref, la localisation ne se contente pas de faire passer un document d’une langue à l’autre : elle immerge également le texte dans la culture et les mœurs du pays ciblé.

Penser « local » pour penser « mondial »

Mais alors, en quoi la localisation fait-elle partie intégrante de la mondialisation ? Tout simplement parce que pour vendre un produit au plus grand nombre, il faut s’intéresser aux clients (ici, aux pays) à convertir, comprendre ce qui les intéresse, et déjouer les pièges culturels.

Évidemment, certains sont inratables et doivent être contournés sans l’ombre d’un doute. C’est le cas du scénario (et des visuels) de la série vidéoludique Wolfenstein qui a dû être entièrement repensé lors de son passage en Allemagne. En effet, le jeu a pour ennemis des hordes de zombies… nazis. Inutile d’épiloguer sur la mauvaise perception qu’il aurait reçu dans le pays de Goethe. Les traducteurs ont alors dû créer une organisation toute entière propre à la version allemande afin de, pour ainsi dire, cacher les nazis sous le tapis.

C’est cependant loin d’être aussi simple que cela partout ailleurs dans le monde. Par exemple, si le blanc est un symbole de pureté dans la quasi-totalité des pays du globe, ce n’est pas le cas au Japon où il est couramment associé à la mort. Des jeux de mots en français canadien ne seraient peut-être pas perçus du tout (ou pire, mal interprétés) en français métropolitain.

Pour résumer, un texte qui sera attentivement localisé et non pas simplement traduit se remarquera aisément, et sera toujours apprécié à sa juste valeur.

Gare à la surlocalisation

Attention toutefois à ne pas en faire trop. La localisation est une bonne chose, mais comme pour toute bonne chose, en abuser ne donne pas forcément de meilleurs résultats.

Tout d’abord, vous pourriez faire perdre à un passage le sens que voulait lui donner l’auteur. Si vous veniez à changer le nom d’un rituel indien sacré en le réduisant en une simple « prière », nul doute que vous vous attireriez les foudres du dieu en question, ainsi que celles du client par la même occasion.

Cependant, vous pourriez aussi simplement gâcher une occasion de faire découvrir une autre culture lorsque l’élément n’était pas majeur du tout. Un exemple amusant de ce genre de surlocalisation me semble être le dessin animé Pokémon. Dans une scène devenue connue pour cette raison, les protagonistes s’apprêtent à déjeuner et l’un d’eux leur prépare des onigiri, boulettes de riz fourrées venant du Japon. Il faut croire que le riz n’était pas du goût du distributeur américain de la série, puisque les onigiri ont été changés en « donuts fourrés à la confiture »… sans même changer le visuel. Maintenant, au lieu que les enfants soient curieux de découvrir d’autres saveurs, les voilà juste confus à l’idée de faire des donuts avec du riz.

Il faut donc savoir juger correctement là où la localisation doit être appliquée, et comment elle doit l’être.

La localisation est donc une part essentielle de la mondialisation, et ses ficelles doivent être maîtrisées par tout traducteur désireux de ne pas commettre d’impair de l’autre côté de la Terre. Il ne me reste donc plus qu’à vous souhaiter de goûter des onigiri, de préférence non-fourrés à la confiture. Ittadakimasu !

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Source :https ://www.sajan.com/difference-between-translation-and-localization/

 

Cinq conseils pour optimiser la qualité de votre traduction

Souvent, la pression pèse sur les traducteurs pour qu’ils rendent un travail le plus rapidement possible. Le problème repose sur la qualité d’une traduction rendue dans des délais trop serrés. Lorsque vous voulez faire traduire votre site, il est vital de penser à la qualité de votre contenu quelle que soit la langue. Pour contrer ce problème, voici cinq conseils pour faciliter le travail des traducteurs de votre contenu.

suite

Localisation, localisation et localisation !

Si vous savez à l’avance que l’un des projets que vous allez traduire va être localisé, il est conseillé de traduire en pensant localisation. En effet, si vous évitez les images avec du texte ancré, utilisez des logiciels d’écriture, adoptez une rédaction concise et précise, votre contenu n’en sera que plus simple et rapide à traduire, ce qui vous fera faire des économies sur la traduction.

Bien choisir ses traducteurs

Il va de soi que plus les traducteurs sont performants, plus la traduction sera de bonne qualité. Pour commencer, un traducteur doit TOUJOURS avoir pour langue cible sa langue natale pour un résultat réellement professionnel et naturel, avec le moins de fautes possibles. Bien entendu, plus le traducteur a d’expérience, meilleur sera le résultat de sa traduction, mais si vous devez travailler avec un traducteur sans expérience, assurez-vous qu’il connaît la terminologie avec laquelle il va travailler.

Faites une base terminologique

Si vous donnez une base terminologique à votre traducteur/agence de traduction, sa durée de travail sera considérablement réduite et il n’en sera que plus efficace. De plus, vous serez sûr que les termes utilisés seront justes.

Utilisez des mémoires de traduction

La mémoire de traduction permet aux traducteurs d’économiser du temps en traduisant automatiquement des termes récurrents et spécifiques à certains domaines. Plus vous la nourrissez, plus elle est efficace et permet de gagner du temps et de l’argent sur la traduction, quel que soit le traducteur qui l’utilise.

Relecture et contrôle d’assurance qualité

Une fois le travail terminé, la traduction passe par une phase de relecture et d’assurance qualité qui permet au traducteur de vérifier si les termes ont bien été utilisés dans le bon contexte. En effet, certains termes apparaissent hors contexte dans la mémoire de traduction et peuvent donc varier en fonction de la phrase.

Camille Rigaud

Source  : https ://www.net-translators.com/blog/5-easy-ways-to-improve-translation-quality/

Les avantages de la localisation de site web

À l’heure de la globalisation, il est devenu nécessaire de se tourner vers l’international pour un grand nombre d’entreprises. Par conséquent, leur présence sur Internet est un enjeu important et la localisation de leurs sites web peut être un facteur de réussite non négligeable.

suite

En effet, localiser le contenu d’un site web, c’est-à-dire adapter ce contenu à une culture donnée, dépasse la simple traduction et permet de toucher directement une clientèle étrangère. Il s’agit d’étendre l’activité de l’entreprise à de nouveaux marchés et de gagner la confiance de nouveaux clients potentiels. Par conséquent, s’exprimer dans la langue maternelle de ces derniers et s’adapter à leur culture est un bon moyen d’y parvenir.

Localiser un site internet va également permettre à celui-ci d’être mieux référencé par les moteurs de recherche, c’est-à-dire d’être plus visible par le public ciblé. Par leur présence sur de nouveaux marchés et leur visibilité sur Internet, les entreprises renforcent leur compétitivité, élément essentiel à leur développement.

Par ailleurs, proposer un contenu adapté et être doté d’une bonne visibilité permet aux entreprises de renforcer leur image à l’étranger et de développer une relation de confiance avec leurs clients. Ceux-ci seront plus suceptibles de solliciter à nouveau les services d’une entreprise qui propose du contenu dans leur langue maternelle et qui est également dotée d’une bonne image de marque.

Étendre leurs marchés et leur clientèle, gagner en visibilité et en compétitivité, améliorer leur image de marque, les entreprises n’ont que de bonnes raisons de faire localiser le contenu de leurs sites webs.

Camille Mouchel

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/12/7-top-reasons-to-translate-your-website/

L’avenir du secteur de la localisation

Le secteur de la localisation rassemble de nombreux professionnels de la traduction et de la communication qui fournissent à leurs clients des services leur permettant d’adapter leurs produits aux marchés étrangers. Depuis quelques années, ce secteur connaît une mutation profonde, marquée par l’avènement de la traduction automatique et par la baisse des prix. Dans ce contexte, quelles sont les bonnes stratégies à adopter pour se démarquer de la concurrence ?

Les évolutions récentes du secteur de la localisation

L’essor d’Internet et la conjoncture économique internationale ont créé de nouvelles tendances dans le secteur de la localisation.

suite

Premièrement, on observe depuis 2008 l’apparition de services en ligne et d’applications mobiles proposant des traductions en un temps record. Derrière ces services, on retrouve de jeunes entreprises innovantes, qui répondent à une demande croissante de la part des clients. Grâce à la collaboration de milliers de traducteurs à travers le monde, ces entreprises peuvent faire traduire une application, un site web ou un jeu-vidéo dans de très courts délais.

Deuxièmement, on remarque l’arrivée de plates-formes libres et gratuites qui permettent aux traducteurs, aux développeurs et aux rédacteurs de collaborer sur des projets de documentation ou de logiciels libres. Ces outils basés sur le web aident les traducteurs à se consacrer davantage à leurs traductions, tandis qu’ils permettent aux développeurs d’accéder aux traductions qui seront utilisées pour la localisation.

Troisièmement, on assiste à une progression de l’utilisation de la traduction automatique par les firmes transnationales. En effet, depuis 2006, un certain nombre de grandes entreprises spécialisées dans le domaine de l’informatique, de la micro-informatique ou du commerce en ligne développent leurs propres outils de traduction automatique. En outre, des firmes spécialisées dans la traduction automatique proposent aux entreprises de nouvelles solutions basées sur des réseaux de neurones artificiels.

Comme nous venons de le voir, le secteur de la localisation a connu au cours de ces dernières années de nombreux changements. Intéressons-nous maintenant aux stratégies mises en place par les entreprises de ce secteur pour s’adapter à ces évolutions.

Des entreprises qui s’adaptent aux changements en cours

Pour commencer, les entreprises du secteur de la localisation misent sur un usage efficace des nouvelles technologies. L’automatisation, par exemple, pourrait augmenter la productivité des traducteurs tout en permettant aux entreprises d’opérer en continu. Il s’agit d’une technique qui permet l’exécution de tâches répétitives par des machines.

Parallèlement, les entreprises parient sur la diversification de leurs activités. Dans un contexte économique marqué par la baisse des prix, elles se tournent vers des activités telles que l’édition, la relecture ou la post-édition. De plus, certaines de ces entreprises proposent des services innovants comme l’interprétation à distance.

Enfin, les entreprises du secteur font appel à des ressources humaines compétentes face à la progression de la traduction automatique. Leurs dirigeants accordent une grande importance aux relations entre salariés et à la communication interne en entreprise.
En fin de compte, le secteur de la localisation continuera probablement d’évoluer en fonction des futures innovations technologiques.

Stéphane Bagassien-Catalan

Source : https ://www.gala-global.org/blog/5-questions-5-definitions-localization-industry-500-words-or-less-second-edition

Le risque majeur de la mauvaise localisation

La localisation est une étape essentielle de la traduction d’un document ou d’un nom de produit. Elle consiste à adapter des documents pour un public étranger en fonction des différentes cultures. Elle assure la conservation du sens du message original après la traduction, dans le but de ne pas offenser qui que ce soit.
Très souvent considérée comme une étape de la traduction, la localisation peut également être utilisée dans une même langue, dans la mesure où certaines expressions diffèrent d’une région à l’autre. Par exemple, alors que le mot « catin » en français québécois signifie poupée, mannequin de vitrine ou encore petite fille, il n’a absolument pas la même signification en français de France. De ce fait, ce mot ne sera pas utilisé dans le but d’éviter un malentendu désastreux.

suite

Il arrive parfois que les internautes partagent des listes des plus belles erreurs de traduction rencontrées autour du globe. Alors que l’on pourrait croire que seules les plus petites entreprises commettent de ce genre d’erreurs, il arrive que des entreprises plus conséquentes comme Apple rencontrent ce problème de localisation malgré les moyens dont elles disposent. Si vous voulez plus d’exemples de mauvaise traduction, vous pouvez suivre ce lien : http ://justsomething.co/34-hilarious-translation-fails/

Il n’est pas très flatteur de voir l’un de vos produits sur ce genre de listes. De ce fait, il est préférable, pour la réputation de l’entreprise et des traducteurs, de toujours prêter attention au sens des mots employés dans la traduction de noms de produits, d’enseignes, etc. Même si le nom d’un produit n’est pas très long, il est préférable d’appliquer avec sérieux les différentes étapes essentielles de la traduction, c’est-à-dire la traduction, la révision et la relecture. Cela vous permettra de vérifier le sens des mots employés et cela vous évitera de nuire à la réputation de votre entreprise à cause d’une traduction maladroite qui pourrait être très mal interprétée.
Au besoin, vous pouvez essayer d’utiliser un outil de traduction automatique pour vérifier si certains mots ont une signification très différente de ce à quoi vous pensiez en voyant le produit initial. Cela vous aidera sans doute à repérer les éléments qui pourraient vous octroyer une place dans les listes des plus belles erreurs de traduction.

Ainsi, alors que les erreurs de localisation peuvent parfois être très amusantes pour certains, il est préférable de ne pas négliger l’étape de révision après la traduction de l’élément souhaité, de sorte que vous n’ayez pas à faire face aux conséquences, qui peuvent être désastreuses si votre localisation contient une erreur qui peut offenser certaines cultures.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/11/when-localization-goes-wrong/