Premiers contacts professionnels : les bonnes questions

Pour la promotion 2018/2019 du master Traduction et Rédaction Technique du CFTTR, c’est bientôt l’heure des premiers contacts avec les entreprises pour fixer les termes du contrat de stage que les étudiants devront effectuer à la suite du deuxième semestre.

Si l’éclectisme est au cœur de nos métiers et contribue largement à l’intérêt que nous portons à nos domaines respectifs, il marque aussi fortement les usages professionnels.

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Voici donc quelques pistes afin de répondre à la question suivante : que l’on soit traducteur ou rédacteur technique, que doit-on garder en tête au cours des échanges avec les clients et les entreprises afin d’établir des bases solides lors de la prise de poste ?

La clé de voûte pour découvrir votre rôle au sein de l’entreprise est d’essayer de comprendre l’entreprise elle-même. Vous devrez bien sûr vous intéresser à son domaine et en intégrer les codes au plus vite afin de ne pas être pris au dépourvu par une terminologie trop spécifique, par exemple.

Si ce constat vous paraît évident, n’hésitez pas à le dépasser et à chercher un peu plus en profondeur ce qui fait la spécificité de l’entreprise :

À quelle clientèle s’adresse-t-elle ?

Cette question est primordiale puisqu’elle va guider votre travail. Elle vous permettra d’adapter l’emploi des termes (spécifiques ou généraux) ainsi que votre niveau de langue.

L’entreprise a-t-elle l’habitude de travailler avec des personnes ayant un profil similaire au vôtre et pourquoi a-t-elle besoin de vous ?

Vous pourrez ainsi mieux prendre conscience de votre rôle au sein de l’entreprise.

Avec quels outils travaillerez-vous ?

En effet, certaines entreprises vous imposeront des outils spécifiques de TAO, ou un format de fichier, alors que d’autres vous laisseront travailler librement. Pour cette question comme pour d’autres, vous pouvez bien sûr proposer des solutions pour améliorer le workflow de l’équipe, mais restez toujours flexible et compréhensif.

Quel sera le statut légal de votre production ?

Certaines de vos missions seront peut-être protégées par une clause de confidentialité. En tant que bon professionnel, il est nécessaire de s’en informer au plus tôt pour éviter toute divulgation d’information involontaire (dans une discussion informelle ou une recherche web, par exemple).

Y a-t-il une échéance à respecter ? Est-elle négociable ? Allez-vous travailler seul ou en équipe ? Quel chemin votre travail effectuera-t-il avant la livraison finale ?

Autant de questions qu’il faut garder à l’esprit pour construire votre crédibilité professionnelle et pour éviter nombre d’obstacles et d’accidents qui vous empêcheraient de vous épanouir au sein de votre entreprise et dans vos relations avec les clients.

Si l’enthousiasme est de mise et est souvent appréciable chez un jeune professionnel, il est également essentiel d’adopter une véritable posture réflexive afin de partir sur de bonnes bases plutôt que de foncer tête baissée dans un projet aux contours flous. Vous, comme l’entreprise, pourrez ainsi vous engager dans une démarche professionnelle consciente et de qualité.

Maxime Cicurel

Révisé par Fanchon Morin

Source : https ://www.gala-global.org/blog/15-questions-ask-new-client

La procrastination professionnelle

Vous devez appeler un client potentiel. Téléphone à portée de main, vous êtes prêt à faire face au défi et à en sortir victorieux. Ou plutôt vous l’étiez. Soudain, de nulle part, vous vous sentez attiré par des perspectives tout autres.

Ça vous rappelle quelque chose ? Si vous aussi avez négligé le téléphone au moment de vérité, ne vous inquiétez pas : vous n’êtes pas seul. Qui plus est, selon Jesús Prieto, il se peut même qu’il y ait une solution pour éviter de faire deux fois la même erreur.

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Poursuivons notre scénario : vous avez trouvé les coordonnées de quelqu’un qui pourrait rejoindre votre portefeuille de clients, et vous avez réservé une heure pour le contacter. Cependant, une fois l’heure arrivée, vous vous trouvez charmé par des options infiniment plus intéressantes. Par exemple, consulter votre mur Facebook ou Twitter. Ou lire des articles, parce qu’il faut rester informé, n’est-ce pas ? Ou même nettoyer votre ordinateur, car un traducteur ne peut pas bien travailler avec un ordinateur qui tourne au ralenti. En fait, pourquoi ne pas donner à manger à vos poissons ? Après tout, vous ne pouvez pas les laisser mourir, hein.

Cependant, cette distraction innocente, qui n’était censée durer que cinq minutes, a fini par prendre une heure au minimum. Une heure qui, à toutes fins et intentions, appartenait à votre « journée de travail ».

Et ce client potentiel ? Toujours en attente, remis à plus tard.

Si vous vous reconnaissez en ces mots, vous désirez sans doute trouver une solution à cette pulsion apparemment irrésistible qui empêche votre carrière de prendre son envol. Et la solution existe, mais comme pour tout problème, il fait d’abord en identifier la cause.

Il s’avère que celle-ci est plutôt évidente.

Vous ne voulez pas chercher de clients.

C’est vrai. Vous savez que vous devriez le faire, mais vous n’en éprouvez aucune envie. C’est ceci qui vous pousse à tomber dans le piège de la procrastination.

Alors, pourquoi l’idée de contacter un client potentiel est-elle si peu attrayante ? Il y a plusieurs raisons, mais les a priori négatifs sont certainement ce qui vous rebute le plus. Vous vous dites : « Je ne sais pas comment chercher des clients », « Tous les clients sont déjà pris » ou même « Je suis mauvais pour trouver des clients ». Ce genre de pensées fait souvent suite à une mauvaise expérience, mais, en vous y raccrochant, vous ne faites que vous fermer la porte du succès.

En effet, savoir trouver des clients n’est pas un don de naissance : les free-lances qui ont réussi l’ont appris avec l’expérience, et pour acquérir de l’expérience il faut agir. Il n’y a pas de secret. Heureusement, il existe une méthode, un « remède » pour cette phobie qui frappe tant d’entre nous.

Vous voulez le connaître ? Alors, répondez à cette question : quel est le pire qui pourrait arriver si vous contactez un client potentiel ?

… Qu’il vous dise « non ».

Que ce soit un « j’ai déjà quelqu’un » ou un « pas pour le moment », cette possibilité vous fait peur. Mais, est-elle si grave ? Ces clients vous connaissent à présent, et même s’ils ne demanderont pas vos services tout de suite, il se peut qu’ils le fassent prochainement.

Vous avez planté une graine, et votre mission sera de veiller sur elle. Certaines ne pousseront pas et d’autres prendront des années avant de porter leurs fruits, on est d’accord. Mais concentrez-vous sur les clients les plus prometteurs, car ils seront les premiers à vous rappeler.

Tout comme Thomas Alva Edison, il vous faut penser que chaque défaite est un pas en avant vers la réussite finale. En d’autres mots : chaque « non » vous rapproche du « oui » tant désiré.

Ne jetez pas l’éponge et, surtout, ne pensez pas que vous n’y parviendrez jamais.

Petit à petit, l’oiseau fait son nid et le traducteur son carnet d’adresses.

Stefany Sifontes

Le chinois : la langue de l’avenir ?

Il existe un domaine dans lequel les langues et la traduction jouent un rôle majeur dans sa réussite : celui du tourisme et du voyage. Ce dernier est certainement celui qui fait le plus face aux diverses langues du monde, et c’est pour cela que les services multilingues sont essentiels à la prospérité de toute entreprise dont l’activité tourne autour du tourisme. Il est fondamental pour ces sociétés de traduire leurs services dans les langues les plus communes afin de pouvoir cibler plus de clients à l’échelle mondiale et de leur donner envie d’aller à l’étranger.

Cependant, quelles sont les langues cibles les plus rentables dans ce marché ?

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Le secteur du tourisme est en effet en constante évolution et reste très rentable à travers le globe. En 2017, il offre un emploi à une personne sur dix et son taux de PIB a même augmenté de 10,2 %. La raison est simple : nous désirons tous découvrir de nouvelles cultures en parcourant la surface du monde malgré les rechutes économiques et les conflits politiques.

Mais, de quels pays viennent majoritairement ces touristes ? C’est l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) qui se charge de récupérer et d’interpréter les chiffres de ce marché. Grâce à cette organisation internationale, nous possédons des ressources fiables concernant l’économie mondiale comme leur livre, le World Tourism Barometer, qui suit l’évolution du tourisme à court terme et qui fournit au secteur des informations pertinentes et opportunes.

Les informations contenues dans ces documents nous permettent de sélectionner les principales langues cibles grâce :

  • au recensement des pays d’où viennent majoritairement les touristes.
  • au recensement des nationalités des touristes les plus dépensiers une fois à l’étranger.

Après comparaison, les langues les plus rentables pour la traduction touristique sont les suivantes :

  1. Chinois
  2. Anglais
  3. Espagnol
  4. Allemand
  5. Français
  6. Italien

La langue chinoise semble très largement au-dessus en termes de rentabilité, puisque la Chine est le premier marché du tourisme émetteur depuis 2012 avec une croissance continue des dépenses touristiques. Leurs dépenses s’élèvent à 261 milliards de dollars, là où les étasuniens qui sont à la deuxième place, dépensent 124 millions de dollars.

Le chinois serait-il donc la langue de l’avenir ? Bien que ce soit la langue la plus dominante dans le secteur du tourisme, il faut s’assurer qu’une majorité de personne reçoive toute l’aide nécessaire grâce à un matériel d’information et de publicité facilement accessible dans sa langue maternelle. Par conséquent, la rentabilité ne s’arrête pas uniquement au chinois, puisque le tourisme est l’un des marchés qui bénéficie le plus de l’exposition offerte par le contenu traduit professionnellement et ce, dans le plus de langues possibles.

Jennifer Afonso

Le milieu de la traduction  : comment la place des femmes a-t-elle évolué  ?

Ces derniers siècles, d’énormes avancées au niveau des droits de la femme ont été réalisées mais il reste bien évidemment du chemin à parcourir pour atteindre une parité parfaite entre hommes et femmes. Si aujourd’hui le secteur de la traduction s’en approche de plus en plus, ça n’a pas toujours été le cas et certaines femmes ont dû se battre pour obtenir le droit de traduire.

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Rappelez-vous, quelques siècles en arrière, les milieux intellectuels comme la littérature ou les sciences étaient réservés aux hommes.  À cette époque, les femmes étaient autorisées à utiliser la traduction comme un moyen d’expression mais elles se retrouvaient obligées d’écrire anonymement ou pire encore d’emprunter le nom de leur mari dès lors qu’elles cherchaient à atteindre un public un peu plus important que leur cercle familial ou amical.

Certaines ne se sont pas découragées pour autant, ce fut notamment le cas d’Émilie du Châtelet. La traduction devînt pour elle un outil pour pénétrer un milieu essentiellement masculin : les sciences. Ce domaine passionnait Émilie qui traduisit (entre autres) des théories d’Isaac Newton et elle en profita au passage pour les commenter et les expliquer. Elle est encore aujourd’hui considérée comme une référence en traduction. Son amant le célèbre philosophe Voltaire déclara d’ailleurs qu’elle était : « un grand homme qui n’avait le défaut que d’être femme ».

Bien heureusement, cette époque est aujourd’hui révolue. En effet, le milieu de la traduction est majoritairement féminin : il suffit de regarder la répartition des classes à l’université. Mais quelles sont les grandes femmes du milieu langagier de notre époque ? Certains sites tels que welocalize.com ont été créés spécialement pour aider les femmes du milieu de la localisation à se connecter entre elles et à échanger. Il permet également de mettre en valeur les accomplissements des femmes dans l’industrie de la localisation. Par exemple, Orodi Solomon est devenue Director of Global Product Management (Responsable de la gestion globale des produits) au Starwood Hotels & Resorts Worldwide, elle a mis un point d’honneur à créer une ambiance de confiance dans son entreprise où chacun est libre de s’exprimer peu importe son sexe ou ses années d’expérience. Le site évoque également l’Américaine Lara Millmow qui déménagea au Royaume-Uni et devînt directrice générale de l’association ELIA (European Language Industry Association).

En résumé, ce site regorge de role models féminins qui ont réussi à briser les barrières de la localisation et à gravir les échelons. Les femmes ne doivent pas s’autocensurer ou se limiter mais peut-être qu’une citation de Lara Millmow serait plus parlante : « With self-belief, women have the power to achieve whatever they want—this is what will ultimately change the world ».

Déborah Rivallain
Révisé par Perrine Bourdeau et Paula Stylo

 

Source :

http ://content.lionbridge.com/women-localization-8-inspirational-leaders-storming-ahead-bold-change/

Les robots vs. la transcréation

Que le traducteur qui n’a jamais entendu la remarque : « de toute façon, vous les traducteurs, vous serez bientôt remplacés par des robots » me jette le premier dictionnaire. Le jour où un traducteur automatique sera capable de traduire une phrase entière sans faire de faux-sens, la communauté des traducteurs frémira. Ou pas. Les traducteurs automatiques sont certes très utiles mais peu fiables. Pour constipado en espagnol, vous obtiendrez « constipé » au lieu d’« enrhumé ». Imaginez l’embarras de celui qui traduit la notice d’un médicament contre le rhume s’il faisait confiance à Google Trad. La communauté des traducteurs n’a pas à s’inquiéter car de nombreuses tâches ne peuvent pas être faites par des machines.

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Parmi cette myriade de tâches, on peut penser par exemple à la traduction dans le domaine du marketing qui nécessite une adaptation culturelle et émotionnelle en fonction du marché. Ce procédé s’appelle la transcréation et il est crucial pour le lancement d’un produit ou d’une marque sur un marché étranger. La mauvaise adaptation d’une marque à un marché peut avoir de graves conséquences pour son lancement, allant jusqu’à devoir se retirer dudit marché. Vous me direz « oui mais la transcréation, c’est juste de la localisation. » Eh bien non. Bien que la localisation englobe bien souvent la transcréation, cette dernière se préoccupe surtout de recréer l’émotion suscitée par un slogan tandis que la localisation est plutôt un travail d’adaptation des données, telles que les mesures ou les températures, à la culture cible. Les degrés Fahrenheit deviendront donc des degrés Celsius, les John des Jean, etc. Comme dit précédemment, la transcréation est liée à l’émotion alors s’il faut que le transcréateur s’éloigne de la traduction « mot à mot » pour garder le peps d’un slogan, il le fera. C’est pour cela que le transcréateur doit être une personne qui est non seulement native de la culture cible mais qui possède également des compétences en marketing et qui connaît l’historique du marché ciblé. Par exemple, un bon transcréateur sait que pour un marché asiatique, il ne faut pas utiliser le chiffre 4 ou shi dans un slogan pour produits pour bébés car pour certains pays de cette région, cela signifie la mort. De nombreux exemples de marques ayant raté leur entrée dans un marché étranger existent. Vous pouvez en retrouver quelques-uns dans l’article de Pauline Lenormand. Ce genre de raté peut susciter la rigolade et créer un bon coup de publicité mais il arrive que cela engendre un tollé.

Certes, les traducteurs automatiques ne cesseront de s’améliorer mais ils le font seulement grâce aux textes déjà traduits qu’ils prennent en référence. C’est là que la transcréation intervient car vous ne voudriez pas que votre image de marque repose sur un travail qui a déjà été fait, si ?

Léa Pigeau
Révisé par Perrine Bourdeau et Rachel Renouf

Source : https ://www.inpuzzle.com/transcreation-traduction-marketing/

Comment dénicher le traducteur idéal dans un secteur exposé à la concurrence ?

Les tests de traduction sont aujourd’hui au service de la qualité chez les agences. Mais peut-on vraiment s’y fier les yeux fermés ?

Aujourd’hui, les prix des traductions connaissent un déclin, notamment à cause de la concurrence à bas prix qui existe sur le marché et qui n’en finit pas de croître. Envers et contre tout, nombreuses sont les agences qui continuent de favoriser la qualité au détriment du prix. Encore faut-il dénicher la perle rare, le traducteur qui rendra des travaux de qualité pour un tarif acceptable et un délai raisonnable.

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C’est dans ce but qu’interviennent les tests de traduction. En effet, afin d’assurer leurs arrières et dans un souci de qualité, les agences ont tout intérêt à tester leurs potentiels futurs collaborateurs. Entre les tests de traduction que l’on passe pour être admis en Master, ceux que l’on passe pour trouver un stage, ou encore pour décrocher un emploi, les étudiants en traduction et les traducteurs freelance sont habitués à cette pratique, très répandue dans le milieu.

Mais qui se cache derrière l’écran à l’autre bout du monde ? Est-ce réellement le traducteur que vous aurez décidé d’engager suite à son test, ou est-ce une tierce personne, peut-être plus expérimentée que celle que vous croyez ? La deuxième option étant invérifiable à distance, mieux vaut trouver une alternative.

Lorsqu’une entreprise dispose de locaux et que le traducteur potentiel est mobile, la meilleure solution reste celle de le faire déplacer pour effectuer son test. Ainsi, il n’y aura aucun doute sur son identité et la collaboration pourra démarrer sur de bonnes bases de confiance – un élément indispensable à la pérennité de la relation et une réelle valeur ajoutée pour l’entreprise.

Source : https ://multilingual.com/translation/requesting-test-translations/

Les bases d’un CV de traducteur

Lorsque vous cherchez du travail et que vous souhaitez répondre à une annonce, il est important de fournir une lettre de motivation et un CV impeccables. Les entreprises reçoivent une multitude de CV et procèdent sans doute à un premier tri. Voici donc les éléments à inclure dans votre CV afin de passer cette étape.

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On commence généralement un CV par ses informations de contact : nom, prénom, adresse postale, adresse électronique, numéro de téléphone… Même si vous répondez à une offre par mail et que de ce fait votre adresse électronique est présente, un grand nombre d’entreprises préfère appeler les candidats. Elles ont donc besoin de plus d’informations que seulement vos nom et prénom.

Pour ceux et celles qui mettent une photo sur leur CV (ce qui n’est pas obligatoire), utilisez une photo qui fait professionnelle : les photos d’identités sont pratiques même si elles manquent de gaieté. N’utilisez surtout pas une photo de groupe découpée ou une photo de vous dans une situation trop familière.

Viennent ensuite les formations et les expériences. Vous pouvez choisir de mettre en premier les formations puis les expériences ou inversement, cela n’a pas d’incidence sur la lecture. Par contre, il est important de mettre en avant (dans ces deux domaines) les éléments liés à l’offre d’emploi. Par exemple, pour une offre de traduction, mettez en avant votre formation d’études supérieures et non le baccalauréat ; mettez en avant vos expériences de traduction et non votre job d’été. Ne rayez pas ces éléments de votre CV mais relayez-les en dernière place.

Comme tout traducteur qui se respecte, vous travaillez au moins avec deux langues. Il est important de les inclure avec le niveau de chacune. Oui, vous savez parler français, anglais et espagnol, mais pas au même niveau. Il vaut mieux utiliser les niveaux internationaux (A1, B1, C1 ou langue maternelle) plutôt que « débutant », « intermédiaire » et « avancé » qui sont trop approximatifs.

Les entreprises sont intéressées par les domaines de spécialité des traducteurs. Pensez donc à les indiquer sur votre CV : économie, marketing, sciences, jeux vidéo… Si vous n’en avez pas, ne vous inquiétez pas : mentionnez les domaines dans lesquels vous avez déjà travaillé même si ce ne sont pas vos spécialités.

Quasiment tous les traducteurs travaillent sur des logiciels de TAO (traduction assistée par ordinateur : Trados, MemoQ, etc.). Indiquez ceux dont vous maîtrisez l’utilisation même si généralement les entreprises n’en utilisent qu’un et le mentionnent dans l’offre.

Les centres d’intérêt sont propres à chacun, je ne peux donc pas vous donner de conseils là-dessus.

En tout et pour tout, votre CV doit faire une page voire deux mais pas plus. Personne n’a envie de lire un CV de 10 pages, pas même vous, donc ne l’imposez pas aux autres. S’il est trop long, réduisez-le en ne gardant que les éléments ciblés sur l’offre. Pensez bien à le mettre à jour !

L’orthographe et la grammaire sont essentielles, surtout pour un traducteur. On ne vous prendra pas au sérieux si vous faites des fautes. Lisez-vous et relisez-vous, utilisez les correcteurs gratuits mis à disposition, etc.

Pour ce qui est de la forme du CV, essayez de vous éloigner du format traditionnel : dynamisez-le, faites des colonnes, etc. Réalisez un CV qui reste en tête !

Avatar Marie Moriceau

Texte souce : http ://translatorthoughts.com/2016/10/how-to-write-an-appealing-cv-for-translation-agencies/

La révolution de la traduction instantanée

Tout le monde aime voyager, c’est un fait. Le seul ennui reste très souvent la barrière de la langue. Il est bien connu que lorsqu’on va à l’étranger, il faut au préalable connaître la langue du pays ou alors avoir un dictionnaire – papier ou électronique – à portée de main. Aujourd’hui, les temps ont d’ores et déjà changé et ces dictionnaires n’est plus nécessaires. De nombreux groupes d’entreprises, experts dans le domaine de la technologie et de l’intelligence artificielle, ont créé de nouvelles applications sur Smartphone ou iPhone permettant une traduction vocale et/ou visuelle quasi instantanée.

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Cela pourrait-il entraver l’avenir du métier de traducteur-interprète ? Pouvons-nous nous fier à ces technologies basées sur l’intelligence artificielle ? Quels avantages apportent-elles ?

Deux métiers distincts…

Les métiers de traducteur et d’interprète sont distincts l’un de l’autre, et ce malgré une constante confusion entre les deux. En effet, le traducteur, ayant droit à un certain délai, doit traduire un texte source dans une langue cible à l’écrit. Il dispose d’outils informatiques d’aide à la traduction (TAO, mémoire de traduction, base terminologique) et peut par ailleurs effectuer des recherches approfondies sur le sujet ou domaine concerné afin d’améliorer sa traduction.

L’interprète, quant à lui, doit traduire un texte quasi instantanément (par exemple un discours) dans une langue cible, et ce, à l’oral. Il existe trois formes différentes d’interprétation :

  • L’interprétation consécutive qui consiste à transposer un discours par écrit, puis de restituer le même discours à l’oral à un tiers. En général, ce mode d’interprétation nécessite l’utilisation de symboles, car l’interprète n’a pas le temps d’écrire chaque mot et/ou phrase du texte.

  • L’interprétation simultanée qui consiste à transposer un discours à l’oral de manière instantanée dans une autre langue. En général, ce procédé est utilisé lors de meetings de l’Union Européenne ou des Nations Unies. Un interprète ne pouvant traduire que 20 à 30 minutes instantanément, doit être relayé par un autre interprète. Chaque cabine dispose donc de deux interprètes et représente une langue étrangère.

  • L’interprétation de liaison qui consiste à transposer un discours à l’oral de manière instantanée dans une autre langue, et ce, entre deux personnes parlant deux langues étrangères différentes. L’interprète permet donc de faire la liaison de communication des deux parties.

Pour résumer, le traducteur transpose le texte source par écrit dans sa langue maternelle (ou langue cible), et l’interprète adapte un texte oral dans une autre langue (maternelle ou autre). Tous deux doivent tout de même retransmettre le message initial du texte source.

un enjeu similaire

Malgré des différences concernant le métier de traducteur et celui d’interprète, ces derniers peuvent voir leur avenir menacer de par l’évolution de la technologie et de l’intelligence artificielle. En effet, le marché linguistique devient de plus en plus exposé à la technologie, notamment par le développement récent de nouveaux outils informatiques d’aide à la traduction, qui, il y a encore quelques années, n’existaient pas. Néanmoins, aujourd’hui l’homme et la technologie travaillent main dans la main et certaines études estiment que malgré une évolution constante de la technologie, le traducteur humain ne peut être dépassé par la machine.

Technologie : de nouvelles applications

Depuis peu, de nouvelles applications sont apparue sur le marché – et notamment sur les différentes plateformes de distribution d’applications en ligne (App Store, Google Play). Elles offrent une combinaison entre les deux domaines que sont la traduction et l’interprétariat.

Avez-vous déjà essayé de communiquer avec quelqu’un qui ne parle pas votre langue ? Lorsque par exemple un touriste vous demande une information ou un itinéraire, comment réagissez-vous ? Des entreprises expertes en technologie et intelligence artificielle ont permis de rendre ces communications impossibles, tout à fait possibles.

  • Traduction vocale quasi instantanée ? Il suffit d’installer l’application sur votre smartphone. Une fois installée, vous devez choisir votre langue, puis parler dans le micro. L’application traduit dans la langue de votre choix et ainsi vous pouvez faire écouter et/ou faire lire la traduction à quiconque. Ce procédé de traduction propose en général une vingtaine de langues étrangères, mais les langues les plus rares et/ou les moins parlées ne sont pas incluses dans l’application.

  • Traduction visuelle quasi instantanée ? Ce procédé est le même que le précédent à quelques exceptions près. Toujours à l’aide d’une application, au lieu de traduire du contenu audio, l’application peut traduire du contenu visuel – texte, menu, panneau – à l’aide de votre caméra. Ainsi, lorsque vous « filmez » un panneau, l’application peut vous le traduire dans la langue que vous aurez choisie.

Grâce à ces nouvelles technologies, plus besoin de voyager avec de gros dictionnaires avec vous. Ceci est une énième amélioration permettant de réduire la barrière des langues et facilitant également la communication entre les individus.

Cependant, malgré une toute nouvelle expansion de la technologie dans l’industrie linguistique, l’intelligence artificielle ne peut déceler les nuances, différents contextes et expressions du langage humain. C’est pourquoi, pour l’instant, les technologies ne sont pas prêtes de remplacer les métiers de linguistes tels que traducteur ou interprète. Bien que quelque peu limitées et peu fiables dans certains contextes plus spécifiques (juridique, financier, etc.), ces applications peuvent s’avérer utiles pour certains, voir pour tous les novices en langues.

Avatar Christelle Dilling

Article source : https ://blog.stepes.com/the-dialectics-of-audio-translation/

À la recherche d’une agence de traduction ?

Vous souhaitez localiser/traduire le site web ou les documents administratifs de votre entreprise ? Vous êtes à la quête d’une agence de traduction ou d’un traducteur ? Voici la bonne méthode pour orienter votre recherche et éviter les désagréments liés aux erreurs des prestataires.

Vous tomberez forcément sur une multitude d’offres de services de traduction après avoir saisi votre recherche. En effet, l’internationalisation des contenus est en vogue et ne concerne pas uniquement les entreprises internationales. Pour répondre à cette demande croissante, tout traducteur confondu se déclare polyvalent.

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Connaissez-vous votre projet ?

Renseignez-vous sur la quantité des contenus à traduire, leur technicité et leur complexité, puis estimez votre délai. Il s’agit des paramètres les plus importants à prendre en compte pour trouver le prestataire adéquat (les services varient d’une agence à l’autre).

N’hésitez pas à vous informer sur quelques guides, blogs de traducteurs pour mieux connaître les exigences de la traduction. Certains avis sur les entreprises ou des listes d’anciens clients ou de fidèles aux entreprises sont une garantie sur la qualité des livrables.

Qu’est-ce qu’une agence de traduction fiable ?

Une agence de traduction responsable qui effectue un travail de qualité contrôle la qualité de son travail. Sachez que le contrôle qualité est une prestation indispensable dans un processus de traduction. Votre traducteur vous l’expliquera s’il est digne de confiance. Une agence de traduction se doit aussi de porter une attention particulière à chaque client. Il est de votre intérêt et de celui de l’entreprise de traduction de prolonger votre collaboration. Il n’y a rien de tel qu’une entreprise qui connaît par cœur son client et qui maîtrise le domaine dans lequel elle traduit. Vous aurez ainsi la certitude que vos textes mis à jour seront bien traduits. Vous remarquerez que la spécialisation de l’entreprise et le niveau des linguistes qu’elle compte sont très importants. Certains établissements vous annoncent d’emblée que la plupart de leurs traducteurs sont natifs ou spécialistes dans une discipline par exemple.

Si vous n’êtes toujours pas convaincu après vos recherches, n’hésitez pas à contacter les établissements que vous avez recensés puis testez-les en fonction des critères cités plus haut. Les devis et les échantillons de traduction vous guideront également vers le meilleur traducteur.

Avatar Ornella Andriamanantsoa

Source :http ://alphaomegatranslations.com/2016/12/13/como-y-por-que-contratar-la-mejor-agencia-de-traduccion/

Créer sa propre agence de traduction : quelques clés avant de sauter le pas

L’idée vous trotte dans la tête depuis quelque temps, vous avez acquis plusieurs années d’expérience en tant qu’indépendant et vous vous sentez désormais prêt pour créer votre propre entreprise ? Alors cet article est fait pour vous !

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Aujourd’hui, les micro-agences et les auto-entreprises de traduction sont majoritaires sur le marché. Mais intéressons-nous à celles qui ont fait le choix d’avoir des locaux et des salariés à temps plein. Où faut-il s’installer ?  Avec qui travailler ? Quelle stratégie adopter ? Autant de questions qui méritent une étude approfondie, dans un secteur où la concurrence peut être rude…

Ne négligez pas le lieu de votre activité. Tout d’abord, ne vous installez pas dans une ville où les agences de traduction foisonnent, à moins que la ville soit de taille importante et que ces agences soient bien dispersées. Si les concurrents physiques sont trop nombreux, vous risquez d’avoir du mal à vous faire une clientèle, et c’est sans compter les concurrents qui exercent par Internet et qui n’ont pas de bureaux. Vous devez donc choisir un endroit stratégique qui soit à la fois isolé de la concurrence tout en restant facile d’accès mais aussi visible auprès des clients potentiels.

Soyez présent également sur Internet ! Ayez un beau site web, une page sur Facebook, Twitter, LinkedIn ou encore Viadéo. Internet est aujourd’hui le meilleur moyen pour développer votre image et vous faire connaître.

Misez tout sur la qualité de vos prestations en traitant un maximum de projets en interne. Vos traducteurs sont présents dans l‘entreprise chaque jour et c’est ce qui fait votre force. Muni d’une mémoire de traduction et de votre équipe au complet, vous allez pouvoir traduire en réseau, donc de manière collective, et garantir ainsi la cohérence, l’harmonie et, par conséquent, la qualité de vos traductions.

Proposez un large éventail de services. Ne vous cantonnez pas à la traduction/révision. Innovez, démarquez-vous, montrez que vous avez des atouts. Proposez des services d’interprétation, de sous-titrage ou encore de doublage et affichez fièrement vos domaines de spécialisation en grosses lettres.

Proposez un maximum de combinaisons de langues et ne fermez pas la porte aux freelance. Même si vos traducteurs ne couvrent que les langues principales tels que l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le portugais ou encore l’italien, faites-vous des alliés du côté des traducteurs indépendants ! Recrutez toujours les mêmes afin de les connaître et surtout de connaître leur manière de travailler. Vous aurez l’impression qu’ils font partie de votre équipe et eux aussi. Rien de tel qu’un partenariat de confiance qui dure dans le temps. En proposant des langues rares ou exotiques telles que le russe, le finnois ou encore le mandarin, vous attirerez les clients.

Équipez-vous  ! Les outils de TAO sont vos amis… MemoQ, SDL Trados, Memsource, OmegaT ou encore DéjàVu, choisissez celui que vous préférez et ne le quittez plus ! Vous traduirez bien plus vite et vous garderez des traces de tous vos projets. N’oubliez pas non plus les outils de PAO, ils vous seront utiles pour vos projets de localisation notamment.

Maintenant que vous avez mis vos idées à plat et imaginé votre projet de A à Z, il ne vous reste plus qu’à trouver des fonds, choisir un statut juridique et concevoir un logo qui vous ressemble !


Sources :

http ://translatorthoughts.com/2016/12/are-you-ready-to-set-up-your-own-translation-business/

https ://tti-network.com/agence-de-traduction-b2b-professionnelle/actualites/229-differences-entre-types-de-societes-de-traduction