Pourquoi choisir une petite entreprise de services linguistiques ?

Que l’on soit traducteur ou à la recherche d’une entreprise pour des services de traduction, la question du type de structure vers laquelle se tourner se pose toujours. Alors, faut-il préférer une petite structure à une grande entreprise ?

Pour Brian McConnell, rédacteur pour la Globalization & Localization Association, la réponse est positive dans la plupart des cas. Voici ce qu’il dit :

« Je recommande généralement à mes clients d’éviter les plus grandes entreprises, sauf s’ils ont les moyens de générer des budgets annuels à 6 ou 7 chiffres. Cela ne veut pas dire que les grandes agences de traduction sont mauvaises, mais elles se concentrent plutôt sur les gros clients, ou ceux qui pourraient le devenir. Les petites et moyennes agences vous accorderont plus d’attention, et un meilleur service […]. »

Une agence de traduction de taille moyenne tendra plus à développer de fortes relations client. Ceux-ci sont généralement moins nombreux, ce qui laisse un peu plus de temps aux salariés pour avoir un contact direct avec leurs clients. Une petite structure peut affecter à chaque client un chef de projet qui assure un suivi régulier et qui peut répondre aux attentes d’une entreprise dont il connaît le fonctionnement et les méthodes de travail.

Un autre avantage, et non des moindres, concerne l’amélioration de la qualité des services rendus. Une connaissance approfondie du client implique une meilleure compréhension de ses besoins, des destinataires cibles des documents traduits ou encore des traducteurs avec lesquels ils ont l’habitude de travailler. Cela engendre un gain de temps considérable puisque tous ces éléments n’ont pas à être réexpliqués pour chaque projet.

Il ne faut pas oublier les avantages des grandes entreprises de traduction. Par exemple, elles proposent souvent des combinaisons linguistiques plus variées. Elles sont aussi spécialisées dans de très grands projets, ingérables par de très petites entreprises.

Ces conseils s’avèrent aussi utiles pour les linguistes ! En effet, ceux pour qui la communication avec les clients n’est pas un point fort peuvent préférer travailler dans une grande entreprise dans laquelle les intermédiaires sont plus nombreux. En revanche, dans une plus petite structure, les chances d’avoir un contact direct et régulier avec les clients sont beaucoup plus grandes.

Pauline GAUTHIER

Source : http ://dynamiclanguageblog.com/2013/10/09/advantages-to-using-a-smaller-language-service-provider/

 

Cinq conseils pour se lancer en freelance

Quand on possède un emploi stable, choisir de se lancer ou non comme prestataire de services linguistiques en freelance peut être un réel dilemme. C’est pourtant ce que des milliers de salariés ont déjà fait, prouvant ainsi qu’il est réellement possible de passer de l’un à l’autre, et de réussir ! Continuer la lecture de Cinq conseils pour se lancer en freelance

Quel avenir pour les étudiants en langues ?

Les études de l’INSEE montrent que les étudiants en langues ne représentent qu’une partie minime des étudiants inscrits à l’université. En effet, pour l’année 2009-2012, seuls 7,7 % des inscrits appartenaient à une filière linguistique (tous niveaux confondus).

Mais à quelle profession ou à quel secteur ces étudiants se destinent-ils ?

Étant donné que l’éducation nationale n’a que très peu de postes à pourvoir, il a été relevé que les étudiants en langues finissent par travailler majoritairement dans des services de traduction/interprétation, dans des entreprises ou au sein d’organismes institutionnels.

Éducation nationale

 

En 2011, les titulaires du CAPES ne furent que 1 274 chanceux à pourvoir devenir enseignants, tant le nombre de postes disponibles est faible. Les étudiants en langues se destinant à l’enseignement sont donc prévenus, la persévérance sera de mise !

Postes en entreprise

 

Les postes en entreprise semblent être la meilleure option pour les diplômés en langues. Les entreprises possédant un service de traduction et/ou d’interprétariat ne cessent de se multiplier. D’après des études récentes, plus de 65 % des étudiants en langues sont embauchés par des sociétés. Avec la mondialisation, celles-ci ont des besoins croissants en ce qui concerne le recrutement de traducteurs spécialisés dans tel ou tel domaine (notamment dans le secteur juridique et financier).

Les entreprises recherchent également particulièrement les personnes maîtrisant des langues « rares ». La demande pour le suédois et le chinois est en nette augmentation.

Agences de traduction

 

L’autre piste à explorer est celle des agences de traduction. La plupart des entreprises ne possédant pas leur propre service de traduction font appel à ces agences. Les agences recrutent le plus souvent des traducteurs possédant au moins trois langues de travail, c’est-à-dire pouvant traduire d’une langue B et d’une langue C vers leur langue maternelle. Par ailleurs, elles recherchent également des traducteurs spécialisés dans un domaine bien particulier comme la traduction médicale ou la traduction économique.

Institutions

 

Il existe des possibilités d’emploi dans les institutions européennes ou internationales mais les postes sont rares et réservés à des travailleurs expérimentés et le plus souvent spécialisés.

Amélie Wadoux

Source : http ://blog.atenao.com/traduction-professionnelle/les-debouches-pour-les-etudiants-en-langues-484

Lost in -Machine- Translation

Dans combien de temps pourrons-nous posséder notre propre C3PO ou un traducteur universel du genre ?

 

Sortie tout droit de l’univers de la science-fiction, la traduction automatique a beaucoup évolué depuis plusieurs années. Une menace pour le traducteur de chair et de sang ?

D’après Gülay Eskikaya (interprète et traductrice turque), le constat est nuancé. En effet, les progrès de ces petits logiciels qui vous permettent de traduire un texte d’une langue source vers une langue cible de votre choix, sans intervention humaine, sont tels que de nos jours des sites comme « Google Traduction » sont devenus indispensables dans le quotidien de certains étudiants. Mais pas seulement ! Certaines entreprises profitent aussi de cette avancée technologique pour traduire des documents très rapidement et à bas coût.

Et pour quel résultat ?

Les perles dans le domaine de la traduction automatique ne manquent pas. Mais comme le souligne Gülay Eskikaya, la traduction automatique permet de traduire des mots mais pas leur sens. Elle reste cependant pratique pour traduire des phrases courtes et pour trouver rapidement le sens d’un mot d’une langue à une autre. En voyage à l’étranger, vous cherchez des toilettes ? Avec la traduction automatique, vous avez la réponse en quelques clics. Il y a là une opportunité à saisir pour le domaine du tourisme.

Par ailleurs, des entreprises comme Systran basent leur potentiel sur la traduction automatique. Avec des dictionnaires gigantesques et des règles linguistiques sophistiquées, on obtient des traductions de meilleure qualité. Il est même parfois possible pour l’utilisateur d’y ajouter sa propre base terminologique. Néanmoins, les notions de temps et de coûts restent encore très importantes.

Une 3ème possibilité semble cependant se dégager : la combinaison homme /  machine.

Dans l’optique de réduire leurs coûts de traduction, certaines entreprises utilisent à présent des logiciels de traduction automatique et soumettent le résultat obtenu au traducteur pour correction. Le rôle du traducteur est dans ce cas réduit à celui d’un relecteur, et se trouve donc, à la fin de la chaîne de production, avec le salaire assorti… Un avenir peu reluisant pour le milieu si cette méthode venait à se généraliser.

A l’heure d’aujourd’hui, les programmes de traduction automatique ne sont pas assez performants pour délivrer des traductions fluides et naturelles. La machine est réduite à faire des calculs. De ce fait, elle ne pourra jamais saisir les nuances du langage, comme l’ironie, les expressions idiomatiques ou autres références culturelles.

La traduction humaine est selon Gülay Eskikaya un acte de créativité et d’imagination. De ce fait, elle est propre à chacun ; c’est pourquoi il y aura toujours des versions différentes pour un même document car jamais deux traducteurs n’auront entièrement la même vision sur celui-ci. La traduction se doit aussi d’être précise et faite dans un style élégant. Et pour cela, pas de secret, cela s’acquière avec le temps !

Pour conclure, tout traducteur qui se respecte peut respirer. Il y a encore plusieurs années-lumière entre nous et la traduction automatique parfaite.

Enora Lopez

Traducteur, comment réussir son installation  ?

J’ai appris qu’un traducteur était un professionnel à compétences multiples, capable aussi bien de transmettre un message d’une langue à une autre et d’automatiser ses tâches, que de gérer son entreprise. Le traducteur doit en grande partie tout faire lui-même. Mais aussi performant qu’il soit, toutes ces compétences ne suffisent pas à la réussite d’un traducteur. Celle-ci passe par la réussite de son installation. Continuer la lecture de Traducteur, comment réussir son installation   ?

L’implacable réalité sur le secteur de l’audiovisuel

Les mordus de cinéma et les aficionados de séries voient dans la traduction audiovisuelle l’occasion de fusionner leur plaisir avec l’activité professionnelle. Participer, dans le cadre de son métier, à un projet dont nous serions nous-même le premier fan, ne serait-il pas le travail idéal ? L’Association des Traducteurs et Adaptateurs de l’Audiovisuel (ATAA) tient à montrer la réalité du métier derrière le fantasme et en profite pour tirer la sonnette d’alarme sur ce secteur en crise.

Dans un article éloquent, aussi pessimiste que réaliste, adressé aux étudiants envisageant de travailler dans ce domaine, l’ATAA dresse le tableau des difficultés du secteur audiovisuel. Il évoque, dans un premier temps, la situation du traducteur-adaptateur, rangé au statut d’auteur qui l’oblige à accepter des conditions précaires (pas de contrat de travail, pas de congés payés ni d’assurance chômage). Les courts délais et les rémunérations dérisoires par rapport à un temps de travail énorme sont les quotidiens des métiers de l’adaptation.

Tout en ayant pour objet de défendre les intérêts des professionnels, l’association présente le marché actuel de l’audiovisuel, empoisonné par le déséquilibre entre l’offre et la demande d’adaptation. Subissant un effondrement des rémunérations depuis plusieurs années, les traducteurs n’ont plus que la qualité de leur prestation à faire valoir (contrairement à un fansubber) dans un marché international qui mise sur l’économie au détriment de la qualité. Un marché saturé où tout traducteur est facilement remplaçable s’il n’est pas prêt à accepter les conditions qu’on lui propose. Dans ce contexte bouché et à l’avenir incertain, un diplôme de traduction audiovisuelle n’offre pas la garantie de conditions de travail décentes.

Un tableau réaliste dans lequel l’ATAA met en garde les futurs traducteurs qui, s’ils acceptent de se lancer dans ce métier, devront s’armer d’une grande détermination. D’une part, pour travailler sur des œuvres aux antipodes des grands classiques du cinéma et d’autre part, pour s’imposer face aux clients dans le démarchage et la négociation.

L’ATAA tient à dissiper les mirages et prévient les étudiants quant aux illusions que fait miroiter le glamour d’un secteur artistique précaire.

Simon Thepaut

Voir aussi :

Les agences de traduction virtuelles et l’encombrement du marché de la traduction

Face à la difficulté croissante pour les traducteurs de se faire une place sur le marché de la communication multilingue, de plus en plus de sites web proposent de faire le lien entre les professionnels de la traduction et les entreprises en quête de services de traduction. Continuer la lecture de Les agences de traduction virtuelles et l’encombrement du marché de la traduction