Trébucher

Le rêve de l’indépendance… Douce utopie pour l’individu… Hélas, s’aventurer là-dehors à bicyclette sans petites roues n’est pas toujours chose aisée, la route est semée d’embûches, dont l’ignorance du débutant fait partie intégrante. Ainsi existe-t-il un large éventail d’erreurs récurrentes commises par les traducteurs indépendants en herbe. Cinq d’entre elles, accompagnées de leurs solutions respectives, seront ici passées en revue afin, pour une fois, que l’histoire ne se répète plus ! Il est temps maintenant d’entrer dans le vif du sujet. Puissent les erreurs de jadis poser les fondations des succès de demain.

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Les deux premières erreurs susceptibles de vous coûter un client durant la phase de prospection sont en rapport avec les e-mails. De grâce ne sombrez pas dans la dépravation en vous adonnant à la rédaction d’e-mails de masses impersonnels ! Évitez à tout prix les tournures de styles « Madame, Monsieur… ». Effectuez des recherches au sujet de vos prospects, et si le corps du message doit rester le même pour tous, prenez au moins la peine de les nommer. « Cher M. Chollet,… ». De cette manière, vos prospects auront le sentiment que vous vous adressez directement à eux (et non pas que vous menez une large campagne de prospection un peu à l’aveugle comme c’est certainement le cas), cela équivaut à une poignée de main ferme et un regard droit dans les yeux. En appliquant cette perle de sagesse, l’attractivité de vos e-mails se trouvera décuplée.

Mais cela ne fait pas tout, car nombre de traducteurs indépendants en herbe, à l’instar des individus en général, ignore négligemment l’importance de spécification de l’objet. Gardez à l’esprit que l’objet fait office de résumé du mail, et que vos prospects n’ont sûrement pas le temps de lire l’intégralité des e-mails qui leur sont envoyés, et trient ceux-ci en fonction de leur objet. Essayez donc, tout comme lorsque vous personnalisiez jadis votre CV, de trouver quelques mots à la fois professionnels et accrocheurs à inscrire dans la ligne d’objet. Privilégiez par exemple le fait d’« offrir des solutions aux problèmes rencontrés » par les prospects plutôt que tenter de « vendre vos services » telle une poissonnière de Ménilmontant. Ne parlez pas de commerce, mais de collaboration.

Le théâtre de la prochaine aberration est situé un peu plus loin dans le cycle professionnel : n’acceptez jamais de travailler contre rémunération inférieure au taux que vous vous êtes fixé. L’égarement peut conduire le traducteur indépendant débutant à casser ses prix dans l’espoir de voir poindre à l’horizon une nuée de clients, mais n’en faites rien ! Cela réduirait à néant tous vos efforts passés et futurs de développement, et vous pourriez bien vous trouver prisonnier de ces faibles taux. Alors si ce n’est pas fait, définissez en fonction de vos besoins, de votre niveau et de vos spécialisations (puis plus tard, de manière ponctuelle, en fonction du projet en cours) le taux qui vous correspond, et ne facturez plus jamais vos clients en dessous de celui-ci. Afin de vous en assurer, appelez votre taux idéal « taux minimal », puis ajoutez-y une marge comprise entre 10 et 20 %, qui servira en tant que marge de négociation. Soyez patients, ne bradez pas vos services, et votre développement à moyen et long terme se déroulera à merveille.

Ne pas demander de retour sur le travail que l’on a fourni. Voilà une grossière erreur. Demander un « feedback » relève du bon sens pour certains, des arcanes de la nécromancie pour d’autres… Quoi qu’il en soit, il s’agit là d’une étape cruciale sur la longue (longue) route vers votre perfectionnement. Demandez à chacun de vos clients ce qu’ils ont pensé de votre prestation, ce qui leur a plu, ce qui est à améliorer, aussi bien au niveau de la traduction brute que de la communication ou encore de la relation client. Ainsi serez-vous au fait de vos points forts et points faibles, pour mieux éliminer ces derniers.

Rester en contact avec ses clients. Non. Pardon. Ceci ne constitue pas une erreur. Ne pas le faire en revanche, pourrait causer votre perte, car il est bien plus aisé de fidéliser sa clientèle que de relancer une campagne de prospection à la fin de chaque cycle lunaire. Pour ce faire, rien de plus simple : envoyez à vos clients des e-mails (ni trop espacés dans le temps, ni trop rapprochés, afin qu’ils ne sentent pas harcelés). Leurs contenus peuvent varier : souhaitez-leur un joyeux Noël (et autres fêtes annuelles païennes populaires), informez-les d’une période de soldes que vous entamez, proposez leur des réductions spéciales, ou rappelez-leur simplement et cordialement que vous êtes disponible et enthousiaste à l’idée d’une collaboration future. L’essentiel est d’informer vos clients que vous existez toujours, et êtes plus actif que jamais. Car même à la suite d’une collaboration fructueuse, un client donné reste susceptible de se tourner vers un autre prestataire en cas de silence radio de votre part.

Comme à l’accoutumée, les cartes sont dans vos mains. Alors si la traduction en « freelance » vous tente, jetez-vous à l’eau, mais tâchez de vous souvenir de ces cinq petites erreurs, susceptibles d’être fatales à vos affaires. Cela serait d’autant plus regrettable que les éviter est d’une facilité déconcertante. Alors oubliez la métaphore précédente, jetez ces stupides cartes où bon vous semble avec votre ignorance et les petites roues de votre bicyclette, et pédalez sans vous arrêter !

FLORIAN HUYNH-TAN

Source : http ://successfulfreelancetranslator.com/freelance-translator-mistakes/

Traducteurs et clients, une question de confiance

Dans une période où la traduction est de plus en plus présente mais où les traducteurs se multiplient, il devient parfois assez complexe de se démarquer sur le marché du travail. Une partie importante du travail du traducteur indépendant ou de l’agence de traduction réside donc entièrement dans le fait de gagner la confiance des clients… et de la garder tout au long du processus !

Mieux vaut prévenir…
Tout d’abord, il faut donner au client une bonne première impression. Le moyen le plus simple d’y parvenir ?

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Prendre les devants, anticiper ! Il faut prendre en compte les demandes et besoins spécifiques du client et forger son plan (financier et temporel) autour de ça. Les clients en traduction n’ont que peu souvent le besoin, l’envie ou même le temps de s’encombrer de détails et d’une multitude de questions ; il faut donc se mettre à leur place et réfléchir vous-même à ce qui leur conviendrait le mieux. Plus vous êtes convaincant et juste, moins le client aura à effectuer de choix sur des points qu’il ne maîtrise pas, et plus il sera disposé à vous faire confiance.

Savoir trouver sa place
Au cours de la traduction, il faut savoir doser la communication : ne soyez pas invisible, mais ne soyez pas trop bavard pour autant ! Une fois encore, il faut se poser les bonnes questions avant d’en poser au client. Demandez-lui s’il souhaite une version corrigée de son document source ; ne lui demandez pas son avis à chaque faute (non, cette faute de frappe n’est certainement pas volontaire). Demandez-lui si une mise en page à l’instar du document source est nécessaire ; ne lui demandez pas son approbation à chaque occasion (non, ce paragraphe en Comic sans MS au milieu d’un texte juridique n’est probablement pas un choix esthétique).
Inversement, pensez à lui signifier les détails qui peuvent l’intéresser (comprendre par là, qui peuvent lui faire gagner du temps et/ou de l’argent) : si une traduction partielle d’un manuel d’utilisation existe déjà ailleurs, s’ils possèdent une mémoire de traduction provenant d’un ancien projet, ou si vous pouvez vous charger des images à localiser car vous pensez que les clients ne les comprendraient pas, le client appréciera à coup sûr votre démarche.
Cependant, avant toute chose, il faut surtout respecter les bases mêmes de votre contrat, à savoir la qualité et les dates de livraison. Livrer un projet à temps est la condition sine qua non pour instaurer une relation de confiance, attestant indubitablement du sérieux et du respect que vous portez à votre travail.

Demander son « bon point » de traduction
Après une traduction réussie, votre client est donc satisfait. Bien. Et ensuite ? Les entreprises ne vont pas forcément aller crier sur tous les toits à quel point votre travail était bon. Il faut donc ne pas hésiter à leur demander un compte-rendu de leurs impressions : la parole d’un client pèse beaucoup dans la balance quand vous cherchez à en convaincre de nouveaux. Une entreprise dans l’agro-alimentaire ne réfléchira pas à deux fois si elle voit l’une de ses concurrentes/consœurs vanter les mérites d’une agence de traduction spécialisée dans ce même domaine.

Vous l’aurez donc compris, tout le principe d’une relation de confiance entre le traducteur et son client repose sur une base simple : l’anticipation. Mettez-vous à la place du client, prévoyez ses exigences et préférences, et il ne vous en sera que reconnaissant !

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Article source : https ://multilingual.com/translation/trust-time-translation/

Les procédés de traduction : automatique et humaine

La communication, prépondérante en traduction, est nécessaire au bon déroulement d’un projet de traduction. Dans notre cas le plus fréquent, l’émetteur (en communication) est l’agence de traduction ou le traducteur indépendant offrant ses services à un récepteur, c’est-à-dire un client.
Dans la plupart des cas, le traducteur utilise des logiciels de Traduction Assistée par Ordinateur, mais peut également s’aider d’un traducteur automatique comme Google Traduction.
Ces procédés de traduction sont-ils indispensables ? Pourront-ils à l’avenir remplacer un traducteur professionnel ?

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Différences conséquentes

Selon des concepteurs de logiciels de traduction automatique, comme Google Traduction, « même les logiciels actuels les plus perfectionnés ne peuvent maîtriser une langue aussi bien qu’une personne de langue maternelle ou posséder les compétences d’un traducteur professionnel. La traduction automatique est un domaine extrêmement complexe, car la signification des mots dépend du contexte dans lequel ils sont utilisés. »

• Traduction automatique
En effet, un traducteur automatique traduit les mots, un traducteur humain (professionnel) traduit un message. Ces mots traduits proviennent tous d’une base de données qui est alimentée par les recherches quotidiennes des internautes. Plus la base de données est remplie en données linguistiques, plus la traduction sera de meilleure qualité.
Cependant, lorsqu’on utilise ce procédé de traduction, la confidentialité des textes est automatiquement compromise, ce qui peut être un problème pour un client dont le domaine serait le droit ou le marketing.

• Traduction humaine
Le traducteur humain peut de son côté capter les nuances, le contexte d’un texte, que le traducteur automatique ne verra pas forcément. Il s’agit là de bien connaître sa langue maternelle et sa culture. Par exemple, les slogans dans le domaine de la publicité en marketing sont souvent basés sur un thème avec un sous-entendu ou une blague. Ceux-ci doivent être transmis dans la langue cible tout en gardant le message, le but étant que le slogan s’adapte à la culture de la langue cible, comme si ce dernier avait été créé particulièrement pour le pays de la langue cible, et ne faisait pas l’objet d’une traduction.

Un équilibre triangulaire

Les traductions automatiques permettent malgré tout un gain de temps et d’argent conséquent quant au déroulement d’un projet, puisque celles-ci sont gratuites et automatisées. Pour maîtriser l’art de la traduction, il faut savoir se détacher d’une traduction automatique, dans le cas où cette dernière ne transmet pas le message souhaité dans la langue cible. Un traducteur peut néanmoins se servir de la traduction automatique pour comprendre le sens global d’un texte, sans pour autant en abuser. Il s’en inspire pour faire son analyse du texte, par exemple littéraire, pour le traduire par la suite.

Les logiciels de TAO, payants, permettent aussi de gagner du temps dans un projet. Le traducteur peut donc se servir de ces deux procédés pour optimiser son efficacité dans un projet. La concurrence étant très rude, un traducteur professionnel doit s’assurer que le projet aboutit à un résultat de qualité.
Le coût, les procédés de traduction choisis et le résultat final sont donc des étapes primordiales au bon déroulement d’un projet.

Un avenir prometteur ?

Au jour d’aujourd’hui, nous vivons dans une période propice au développement avancé de la technologie et du numérique. Malgré cela, la traduction automatique ne dominera en aucun cas la totalité du marché de la traduction, c’est pourquoi il y aura toujours de la place pour des traducteurs voulant s’insérer sur le marché. En effet, le traducteur, exerçant en indépendant ou en interne, peut décider de se spécialiser vers un ou plusieurs domaines en particulier, ce qui explique la multitude d’emplois disponibles sur le marché.
Même si les traductions automatiques sont plus importantes et de qualité, il restera toujours des domaines qui deviendront plus importants encore et nécessiteront un traducteur humain.
Le monde en perpétuelle évolution permet à un professionnel de la traduction, plus ou moins expérimenté, d’en apprendre chaque jour sur le marché de la traduction, de se renouveler et d’évoluer par la suite également. Le marché de la traduction n’attend donc plus que vous !

Avatar Christelle Dilling

Article source : https ://www.net-translators.com/blog/meet-manslater-the-best-translation-tool-ever-invented/

Autres :
http ://www.toupie.org/Dictionnaire/Communication.htm
http ://cursus.edu/article/18283/dans-texte-traducteur-automatique-voit-des/#.WIZOYvDhDIV
http ://blog.atenao.com/traduction-professionnelle/traduction-humaine-et-traduction-automatique-128

Pourquoi choisir d’être traducteur indépendant ?

Comme nous le savons, la plupart des traducteurs exercent leur métier en tant que travailleurs indépendants. Contrairement aux salariés du secteur privé ou de la fonction publique, les traducteurs indépendants sont installés en tant que profession libérale ou sous le régime d’autoentrepreneur. Cependant, alors que le marché de la traduction est caractérisé par une très forte concurrence, quel est l’intérêt pour un traducteur débutant de travailler à son compte ?

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Les avantages du métier de traducteur en tant que travailleur indépendant

Travailler en tant que traducteur indépendant offre un certain nombre d’avantages qui peuvent justifier ce choix.

Pour commencer, le traducteur indépendant peut choisir les projets sur lesquels il souhaite travailler et négocier ses propres tarifs avec ses clients. En effet, il répond directement aux appels d’offres des prestataires de services linguistiques ou à ceux des entreprises qui ont des projets de traduction.

Ensuite, le traducteur indépendant peut choisir son lieu de travail et aménager ses horaires en fonction de ses besoins. Il peut, par exemple, travailler à domicile dans une pièce dédiée à son activité ou dans un espace de travail partagé.

Enfin, l’absence d’un contrat de travail liant le traducteur indépendant à un employeur rend inexistant les risques de licenciement. Cela lui permet de se projeter dans l’avenir avec moins d’incertitudes.

Toutefois, il est indispensable que le traducteur indépendant développe certaines qualités et adopte un certain positionnement dans le but de fidéliser ses clients.

Le traducteur indépendant sur le marché de la traduction

Premièrement, le traducteur indépendant a l’obligation d’être visible pour trouver de nouveaux clients. Il peut par exemple créer un site vitrine présentant ses traductions. De même, il peut faire de la publicité en ligne pour présenter ses services. Cela nécessite qu’il développe des compétences en communication ou en marketing.

Deuxièmement, le traducteur indépendant se doit d’être performant dans son activité afin de fidéliser ses clients. Dans ce but, il doit s’informer sur l’évolution de son métier en participant à des conférences, travailler dans un environnement approprié avec des outils performants pour éviter les distractions et les pertes de données, surveiller sa santé pour rester productif et décliner les projets ayant des délais de livraison irréalistes.

Troisièmement, le traducteur indépendant doit être prévoyant et savoir gérer ses comptes afin d’éviter une procédure de liquidation judiciaire. Cela nécessite d’épargner de l’argent pour les dépenses liées à son activité d’une part, (ex. licences de logiciels, matériel informatique, connexion internet) et pour les dépenses obligatoires d’autre part, (ex. assurance, électricité, retraite, régime social des indépendants, impôt sur le revenu).

Stéphane Bagassien-Catalan

 

Source : http ://www.thoughtsontranslation.com/2016/12/05/reader-asks-whole-freelance-thing-worth/

 

One-on-One par Stepes : la solution aux besoins en traduction instantanée

La traduction et l’interprétation sont des services linguistiques très demandés dans ce monde « sans frontières ». Effectivement, l’interprétation instantanée est un des services qui a connu la plus grande croissance dans une industrie générant déjà environ 40 milliards de dollars chaque année. Traditionnellement dans un contexte multilingue, pour faciliter l’interprétation, on anticipe le besoin et donc on embauche au préalable un interprète, ce qui est relativement onéreux. Cependant, cette alternative traditionnelle présente certains désavantages, sans même parler du prix.

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Le modèle traditionnel

On parle d’interprétation classique lorsqu’une personne, une entreprise ou un service social embauche un interprète pour faciliter la communication et cette pratique peut poser problème. Parfois, le manque de personnes qualifiées mène à des malentendus ayant un impact très important. Une mauvaise communication peut être très coûteuse en termes d’argent si on part sur le principe que certaines personnes qui interviennent lors de procédures judiciaires ou encore à l’hôpital pour faciliter la communication entre le médecin et son patient ne sont pas forcément qualifiées.

Il est aussi problématique d’utiliser le modèle classique lorsqu’une entreprise se trouve dans un endroit qui est géographiquement éloigné des traducteurs et des interprètes qualifiés. Un autre problème lié à l’emplacement géographique est l’absence ou le manque d’interprètes d’une langue ou d’un dialecte plus rare. Stepes profite de la technologie pour répondre aux besoins croissants en interprétation tout en fournissant une solution au problème de l’interprétation traditionnelle.

C’est quoi Stepes et qu’est-ce qu’elle propose ?

Stepes est une plateforme de traduction qui fournit des services de traduction instantanée, de texte, d’audio et de photos sur demande. Stepes propose une application qui peut être utilisée à partir d’un smartphone et qui permet aux particuliers d’embaucher un expert linguistique. À partir de cette application, ces experts peuvent traduire presque immédiatement les textes ou les enregistrements donnés par le « client ». L’avantage de cette application est le fait qu’elle soit accessible à des personnes qualifiées et à des prix abordables. Des interprètes géographiquement éloignés sont aussi disponibles grâce à cette application. Stepes est alors une option très intéressante pour toute personne ou entreprise ayant besoin d’interprétations ou de traductions improvisées et nécessitant un interprète ou un traducteur indépendant.

Stepes, comme la communauté de Livemocha, offre la possibilité de payer pour des traductions en utilisant des points gagnés pour des services de traductions gratuits rendus. Stepes propose cette option à tout le monde, y compris aux personnes qui ne veulent pas ou qui n’ont pas les moyens de payer pour un service linguistique. Le but de cette plateforme est de détruire les barrières qui bloquent la communication. Avec cette idée innovante, Stepes se met en bonne position pour pouvoir dominer le marché de la traduction existante, celui-ci étant mal servi en ce qui concerne les traductions immédiates et improvisées.

Giselle Dunbar

 

Source : https ://blog.stepes.com/one-on-one-instant-human-interpretation-from-your-smartphone/

 

Nouveaux traducteurs indépendants : comment trouver ses premiers clients ?

Nombreux sont ceux qui se lancent en solo sur la marché de la traduction directement après la fin de leurs études et tentent de percer sans ou avec très peu d’expérience préalable. La concurrence est rude et les entreprises exigeantes, les nouveaux arrivants se retrouvent souvent bloqués et découragés. Trouver et garder des clients, cela demande beaucoup de temps et d’effort ; il n’existe malheureusement pas de solution miracle. Voici cependant trois idées soigneusement sélectionnées pour vous mettre sur la bonne voie :

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Soigner sa visibilité et sa présentation

Avant même de commencer à démarcher des clients potentiels, soignez minutieusement votre présentation : rédigez un beau CV et créez des profils sur les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo,…), car vos prospects ne manqueront pas de taper votre nom sur Google pour savoir à qui ils ont affaire. Vous pouvez aussi créer votre propre site personnalisable. Assurez-vous surtout d’avoir une adresse e-mail dédiée qui ne nuit pas à votre crédibilité professionnelle et une signature automatique précisant vos langues de travail et redirigeant vos contacts vers des pages leur permettant de se renseigner sur vous.
Gardez en tête que si vous avez du mal à trouver des clients, ces derniers ont autant de difficultés à trouver des traducteurs. N’hésitez pas à crier sur tous les toits que vous êtes traducteur : dites le à toute la famille, à votre voisin, votre maraîcher ou toute personne que vous rencontrez. Expliquez-leur en détails ce qu’est votre métier, qui sait qui peut avoir besoin d’une traduction un de ces jours.

Travailler pour de grosses agences

Cette étape est généralement déconseillée mais elle est inévitable. Les entreprises qui cherchent des traducteurs en permanence, et qui n’ont pas le temps de regarder votre CV et votre expérience dans les détails vous feront souvent passer des tests pour vous embaucher. Les tarifs sont généralement ridiculement bas et vous devrez rendre de gros volumes pour des délais très courts mais cela vous permettra de gagner de l’expérience. Le plus gros avantage est que vous pourrez choisir d’accepter un projet ou non, vous pourrez donc vous servir de ces agences comme recours si vous n’avez rien à vous mettre sous la dent. Cela peut être aussi une bonne solution si vous êtes étudiant en traduction et que vous voulez faire un travail en relation avec vos études à côté.

Suivez ce lien http ://www.commonsenseadvisory.com/Marketing/2016-largest-LSPs.aspx ?utm_source=MLIP+-+Top+100+LSPs&utm_campaign=LSPs&utm_medium=email pour consulter la liste des entreprises de traduction les plus importantes en 2016.

Se spécialiser

La plupart des traducteurs sont bien plus efficaces lorsqu’ils se concentrent sur un certain type de textes. En réduisant le nombre de sujets que vous accepterez de traiter, vous limiterez certes la taille du marché ciblé, mais aurez accès à des contrats plus rémunérateurs, confiés uniquement à des professionnels expérimentés. Une spécialisation doit rester relativement vaste pour être viable (traduction juridique, technique, économique, commerciale, etc.), mais peut aussi être très étroite pour vous positionner sur un marché de niche (vous devenez alors LE traducteur spécialisé dans l’élevage d’oursins, par exemple). Pour orienter votre choix, interrogez-vous sur ce qui vous plaît et ce que vous traduisez le mieux. Une fois que vous aurez trouvé votre domaine favori, vous pourrez consacrer du temps à parfaire vos connaissances et votre savoir-faire, afin de produire des traductions de qualité qui auront l’air d’avoir été rédigées par un expert en la matière !

L’arrivée des mémoires de traduction

Jusqu’à récemment, les mémoires de traduction relevaient de la technologie dernier cri. Ce n’est qu’à partir de la fin des années 1990 que les traducteurs ont adopté massivement cet outil. Très rapidement, le temps de travail et les coûts ont été optimisés, si bien que le calcul du prix ne se fait aujourd’hui plus sur la base du nombre total de mots mais sur des statistiques de pondération des mots.

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Néanmoins, il aura fallu attendre jusqu’en 2005 avant que les mémoires de traduction ne soient disponibles au niveau commercial et les prix étaient extrêmement élevés (une mémoire de traduction pouvait coûter jusqu’à plusieurs centaines de milliers de dollars par an) les rendaient inaccessibles aux petites entreprises et aux traducteurs indépendants. Suite à cette commercialisation, des petits fournisseurs de technologie ont commencé à proposer des mémoires de traduction répondant aux besoins de base de leurs clients, facilitant ainsi la tâche à de nombreux traducteurs. Si les logiciels que proposaient ces petits fournisseurs n’étaient pas à la pointe de la technologie, ils ont réussi à se constituer une clientèle non-négligeable en se concentrant sur l’amélioration constante de leur produit. Les grands distributeurs de logiciels, eux, se concentraient trop sur certains aspects de leur logiciel mais en négligeaient d’autres. C’est donc cette faille que les petits fournisseurs ont pu exploiter et rentabiliser grâce à une technologie bien plus accessible financièrement.

Aujourd’hui, il existe des mémoires de traduction à des prix très accessibles qui offrent une grande flexibilité et permettent une utilisation simple et compatible avec n’importe quel système d’exploitation. Grâce à ces améliorations, le temps de traduction et le coût du travail ont été optimisés, rendant ainsi les services de traduction plus accessibles et facilitant le travail des professionnels.

Camille Rigaud

Source : https ://multilingual.com/translation-technology/disruptive-innovation-translation-management-systems/

Freelance : faut-il se laisser tenter par les plateformes de traduction en ligne ou les fuir ?

Vendre ses traductions à bas prix et avoir une charge de travail satisfaisante ? Développer une stratégie payante sur le long terme et garantir la qualité de ses travaux ? Ce qui est sûr, c’est que ces deux options se combinent difficilement. Lumière sur un marché en expansion qui ne profite pas à tout le monde…

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Traducteur russophone indépendant depuis 8 ans, Simon Akhrameev nous parle de sa vision du marché de la traduction en ligne, dans son article Best Paying Websites to Find Translation Job Online (Les sites web qui rémunèrent le mieux les travaux de traduction en ligne). Contre toute attente, ce titre fort attractif s’avère finalement être le total opposé d’une promotion pour les plateformes de traduction. En effet, dans son article, il aborde tous les points négatifs de ces plateformes, qui mettent des traducteurs en lien avec leurs clients. En s’adressant à tous les traducteurs indépendants de la planète, Simon Akhrameev nous donne les clés nécessaires pour réussir une carrière de freelance, sans même avoir besoin de passer par des intermédiaires.

Il faut seulement quelques minutes pour créer son propre site professionnel sur WordPress et quelques euros par an pour le mettre en ligne, en passant par un hébergeur fiable. Ensuite, il ne vous reste plus qu’à vous bâtir une clientèle et à consolider votre image de traducteur. Cela ne se réalise pas du jour au lendemain, mais au bout du compte, vous êtes gagnant. Pourtant, nombreux sont les traducteurs indépendants qui préfèrent opter pour une toute autre solution : les plateformes en ligne, qui prospectent la clientèle à votre place. Proz, Translators Café, oDesk ou encore UpWork… Ce n’est pas ce qu’il manque ! Ces intermédiaires nous montrent une belle image de la traduction et savent nous vendre leur produit : « Satisfaction garantie », « La traduction online par des pros », « Un réseau de traducteurs et d’agences de traduction certifiés », etc. Il est vrai que cela peut donner envie, ou du moins, attiser la curiosité à la fois des clients et des traducteurs. Le problème, c’est que l’envers du décor n’est pas si rose. Et pour cause, ces plateformes fonctionnent principalement sur la base d’un système d’enchères (comme dans une salle des ventes). En effet, vous, le traducteur, indiquez un prix au mot pour vos travaux, ainsi qu’un délai de réalisation. Ensuite, le client se contente de sélectionner le traducteur de son choix pour son projet, en fonction des critères mentionnés précédemment : le prix et le délai. Il regarde peut-être un tout petit peu votre profil utilisateur et vos commentaires laissés par des clients précédents. Mais ne nous mentons pas, ce système marche de la manière suivante : c’est à celui qui proposera le meilleur tarif au mot et le délai le plus court que reviendra le projet, dans la majorité des cas. Mais pourquoi est-ce un problème, puisque le client est content d’avoir une livraison « express », et que le traducteur est ravi d’avoir du travail ? Eh bien… Baisse des salaires des traducteurs, augmentation de la concurrence, dégradation du métier de traducteur et de la qualité des traductions…Cette liste non exhaustive de raisons censées faire fuir les traducteurs freelance de ces plateformes ne semble malheureusement pas être intégrée de tous à ce jour, car le marché de la traduction en ligne continue de se développer.

En tout cas, Simon Akhrameev espère bien changer la vision de ceux qui tomberont sur son article, car lui-même a beaucoup dépendu de ce type de plateformes au début de sa carrière, avant de se rendre compte de tous leurs côtés négatifs. Alors mieux vaut tard que jamais pour se mettre à travailler indépendamment de toute plateforme, en mettant en avant notre principal atout : la qualité de nos traductions. C’est la meilleure manière de vendre nos travaux à leur juste valeur, et ce, sans contribuer à la dégradation du métier de traducteur. Le site web qui rémunère le mieux les travaux de traductions en ligne, c’est donc votre propre site web, et aucun autre !

Source : http ://successfulfreelancetranslator.com/best-paying-websites-to-find-translation-job-online/

La traduction automatique, le futur de la traduction ?

Lorsque l’on entend le terme « traduction automatique », Google Traduction nous vient automatiquement à l’esprit. C’est une chose plutôt contradictoire étant donné qu’il s’agit de l’un des outils les moins performants. C’est également la raison pour laquelle ce terme transporte depuis des années une connotation péjorative. Mais qu’est-ce que réellement la traduction automatique ?

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La traduction automatique est une traduction générée par un ordinateur, basée sur des algorithmes et sans intervention humaine. Elle est très pratique et facilite énormément la tâche au grand public car elle lui permet de traduire grossièrement et de se faire une idée du thème d’un texte (court ou long) ou d’un site internet en quelques secondes seulement.

On peut distinguer la traduction automatique des logiciels de TAO (traduction assistée par ordinateur) qui, elle, se fait de manière interactive avec l’ordinateur et nécessite l’intervention humaine, généralement celle d’un traducteur.

Comme toute chose, la traduction automatique a des points positifs mais présente aussi des points négatifs. En effet, le résultat final d’une traduction effectuée par un ordinateur est souvent un texte grammaticalement incorrect avec de nombreuses fautes qui peuvent parfois être rédhibitoires. Les agences de traduction qui gèrent des projets de traduction de documents à caractère hautement officiels (par exemple, des documents juridiques) ne peuvent en aucun cas y avoir recours.

Pour générer une traduction de qualité optimale, une réflexion humaine est plus que requise. D’autant plus si le texte en question est très technique, d’où l’étape importante de la recherche terminologique qui est totalement inexistante dans la traduction automatique.

En ce sens, la traduction automatique ne parviendra peut-être jamais à remplacer la traduction « humaine » et le métier de traducteur ne se retrouve pas menacé pour le moment. À l’heure actuelle, avec la mondialisation, les besoins en traduction sont toujours plus grandissants notamment dans des domaines techniques et sensibles comme la politique, l’économie, la télécommunication et les objets connectés (jeux vidéo, application, etc.) pour n’en citer quelques-uns.

Il n’y a pas que des points négatifs dans la traduction automatique puisque les logiciels de TAO intègrent de plus en plus cette fonctionnalité à leur environnement. C’est notamment le cas de SDL Trados Studio qui offre dorénavant un moteur de traduction automatique SDL AdaptativeMT pour traduire davantage de contenu et de manière plus rapide.

En somme, la traduction automatique connait un essor considérable sur internet et fait partie intégrante de notre vie quotidienne. L’entreprise américaine Google prévoit même de développer un nouveau système de traduction automatique, Neural Machine Translation, qui ne traduira plus mot à mot une phrase source, mais qui prendra en compte la phrase dans son ensemble pour en générer une traduction de meilleure qualité. Avec ces nouvelles avancées, la traduction automatique surpassera-t-elle un jour la traduction humaine ?

Sonia AHAMADA

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/11/the-future-of-machine-translation-and-how-to-use-it-properly/

Comment faciliter la localisation de votre contenu ?

La localisation est une étape importante pour pouvoir toucher un marché plus grand. Il s’agit d’adapter un message ou un produit en fonction de la langue et de la culture du public cible. Jusqu’ici, l’anglais est la langue dominante du contenu sur internet, mais de plus en plus d’entreprises reconnaissent le besoin de la création d’un contenu multilingue. Malheureusement, cela peut prendre du temps et coûter cher, ce qui dissuade donc de commencer l’étape de traduction. Cependant, il existe certaines choses à prendre en compte qui peuvent faciliter la localisation de votre contenu et vous permettre d’économiser à la fois du temps et de l’argent.

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Une première étape pour créer un contenu facile à traduire est de penser aux traductions éventuelles dès la conception du contenu. Un contenu qui n’était pas rédigé depuis le début en prenant en compte le processus de traduction sera probablement plus difficile à localiser. Pour cette raison, il faut faire en sorte que le contenu soit déjà rédigé d’une manière qui facilite la traduction, en évitant des phrases trop longues et trop complexes. Il faut aussi penser à la manière dont le message doit être exprimé. Votre entreprise a-t-elle une personnalité ? Qui est le public cible et quel est le ton que vous devrez utiliser pour lui communiquer votre message ? Ces questions peuvent vous aider à mieux construire un message qui sera plus facile à traduire et à adapter.

Une deuxième étape consiste à faire votre recherche marketing. Cette recherche peut être un outil clé qui vous indique des adaptations à faire selon votre public. Une simple traduction ne suffit pas quand il s’agit d’un produit ou logiciel fait pour deux clientèles très différentes culturellement. Il faut alors penser à connaître votre public cible et à adapter votre contenu pour que cela corresponde mieux à ses attentes. En étudiant le marché et le potentiel de votre produit, n’oubliez pas d’utiliser toutes les ressources à votre disposition pour mieux vous informer du comportement des consommateurs, leurs habitudes, et tous les renseignements utiles afin de mieux cibler le nouveau marché. Soyez imaginatif et utilisez plusieurs outils d’analyse pour arriver à votre décision.

La troisième étape est de faire une relecture de votre contenu source afin d’assurer la clarté de celui-ci. Cette étape est très importante parce qu’elle permet d’identifier les fautes ou ambiguïtés, de les corriger et d’éviter leur reproduction dans la langue cible. Il faut aussi penser aux langues qui seront les plus utiles étant donné votre clientèle ou objectifs futurs. Avoir une idée des langues éventuelles vous donnera l’occasion de planifier bien à l’avance le lancement de la phase de traduction

Finalement, vous pouvez aussi faciliter le processus de localisation ou de traduction de votre contenu en fournissant des ressources utiles à votre traducteur. Prenez en compte que la personne chargée de la localisation de votre contenu puisse mal interpréter le message rédigé de manière imprécise. Il faut alors que vous restiez à la disposition de votre traducteur pour répondre à toute question ou pour fournir des informations supplémentaires pour contextualiser le message. Des traductions déjà existantes sont également très utiles pour la localisation de tout type de contenu parce qu’elles peuvent faire gagner un temps précieux sur la traduction. Avec l’utilisation de bons outils comme les outils de TAO, les mémoires de traduction ainsi qu’une base terminologique assez complète, le temps de traduction peut être réduit selon les taux de correspondance reçus. Il s’agit d’une aide précieuse dans la mesure où elle vous permettra d’économiser du temps et de l’argent.

Même si la localisation du contenu peut vous sembler une étape difficile à entreprendre, ne la négligez pas pour autant. Prévoir des mesures nécessaires vous facilitera la localisation ou la traduction de votre contenu. Soyez clair dans votre message, essayez de connaître votre public cible et finalement, utilisez toutes les ressources et tous les outils mis à votre disposition pour faciliter la traduction ou la localisation tout en économisant du temps et de l’argent.

Giselle Dunbar

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/11/create-content-multilingual-software/