Le chinois : la langue de l’avenir ?

Il existe un domaine dans lequel les langues et la traduction jouent un rôle majeur dans sa réussite : celui du tourisme et du voyage. Ce dernier est certainement celui qui fait le plus face aux diverses langues du monde, et c’est pour cela que les services multilingues sont essentiels à la prospérité de toute entreprise dont l’activité tourne autour du tourisme. Il est fondamental pour ces sociétés de traduire leurs services dans les langues les plus communes afin de pouvoir cibler plus de clients à l’échelle mondiale et de leur donner envie d’aller à l’étranger.

Cependant, quelles sont les langues cibles les plus rentables dans ce marché ?

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Le secteur du tourisme est en effet en constante évolution et reste très rentable à travers le globe. En 2017, il offre un emploi à une personne sur dix et son taux de PIB a même augmenté de 10,2 %. La raison est simple : nous désirons tous découvrir de nouvelles cultures en parcourant la surface du monde malgré les rechutes économiques et les conflits politiques.

Mais, de quels pays viennent majoritairement ces touristes ? C’est l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) qui se charge de récupérer et d’interpréter les chiffres de ce marché. Grâce à cette organisation internationale, nous possédons des ressources fiables concernant l’économie mondiale comme leur livre, le World Tourism Barometer, qui suit l’évolution du tourisme à court terme et qui fournit au secteur des informations pertinentes et opportunes.

Les informations contenues dans ces documents nous permettent de sélectionner les principales langues cibles grâce :

  • au recensement des pays d’où viennent majoritairement les touristes.
  • au recensement des nationalités des touristes les plus dépensiers une fois à l’étranger.

Après comparaison, les langues les plus rentables pour la traduction touristique sont les suivantes :

  1. Chinois
  2. Anglais
  3. Espagnol
  4. Allemand
  5. Français
  6. Italien

La langue chinoise semble très largement au-dessus en termes de rentabilité, puisque la Chine est le premier marché du tourisme émetteur depuis 2012 avec une croissance continue des dépenses touristiques. Leurs dépenses s’élèvent à 261 milliards de dollars, là où les étasuniens qui sont à la deuxième place, dépensent 124 millions de dollars.

Le chinois serait-il donc la langue de l’avenir ? Bien que ce soit la langue la plus dominante dans le secteur du tourisme, il faut s’assurer qu’une majorité de personne reçoive toute l’aide nécessaire grâce à un matériel d’information et de publicité facilement accessible dans sa langue maternelle. Par conséquent, la rentabilité ne s’arrête pas uniquement au chinois, puisque le tourisme est l’un des marchés qui bénéficie le plus de l’exposition offerte par le contenu traduit professionnellement et ce, dans le plus de langues possibles.

Jennifer Afonso

Les interactions entre terminologie, traduction et traductologie

Si un jour vous parlez de terminologie à un étudiant en traduction, il est fort probable que celui-ci prenne soudain un air dépité. Et pourtant, l’importance de cette notion et ce à quoi elle renvoit est primordial dans le domaine de la traduction. Aussi, j’aimerais vous parler brièvement de la traductologie, et de l’interaction existant entre ces trois notions. Il est tout d’abord essentiel de faire la distinction entre trois notions : la traductologie, la traduction et enfin la terminologie.

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Commençons par la traductologie : qu’est-ce donc ? La traductologie n’est autre que l’étude de la théorie et la pratique de la traduction, peu importe la forme qu’elle puisse prendre. C’est d’une certaine façon une nouvelle science, qui, par conséquent, peut sembler vague, même pour les professionnels de la traduction.

Quant à la traduction, vous le savez sûrement déjà, c’est la transposition d’un texte d’une langue à une autre. Il y a bien entendu des subtilités supplémentaires, comme le fait de retransmettre les informations de la même manière qu’elles l’étaient dans le texte source, avec le même degré de connaissance et d’exactitude. Traduire un document de vulgarisation scientifique en employant des termes trop pointus serait indélicat, et il en va de même pour le cas contraire. Traduire un rapport scientifique destiné à des spécialistes ne peut se faire en utilisant des termes approximatifs.

C’est donc ici qu’intervient la terminologie. La terminologie est une pratique plus qu’une théorie. Elle consiste en l’attribution d’une définition concrète et la classification de termes en fonction de leur champ d’application et des concepts auxquels ils renvoient, contrairement à la sémantique, qui se concentre plutôt sur leur signification plus générale. Elle permet une traduction pointue et surtout évocatrice pour le public cible.

Ainsi nous avons vu l’importance de la terminologie en traduction. Qu’en est-il alors en traductologie ?

C’est en réalité ici un exemple même du principe de la terminologie ! En effet, l’importance de la terminologie en traductologie est la terminologie même du domaine.

Qu’entends-je par-là ? Tout simplement qu’une très grande partie des termes utilisés en traductologie pour parler de procédés utilisés ensuite en traduction sont des termes nouveaux. Ceux-ci sont issus de l’altération de termes déjà existants (par l’ajout de préfixes ou suffixes par exemple), de la création d’une nouvelle signification, ou encore d’emprunts. Tous ces mots constituent donc la terminologie de la traductologie, c’est-à-dire l’ensemble des termes techniques et définis qui sont liés à cette science, et qui, par conséquent, n’auront pas nécessairement le même sens dans d’autres champs d’application.

Voilà l’importance de la terminologie en traductologie, et elle est la même pour tout domaine spécialisé : la classification de termes qui sont bien spécifiques audit domaine. Cette même terminologie est d’une importance cruciale pour toute traduction ensuite, afin de s’assurer de la bonne transmission des idées, telle qu’elle était supposée se faire.

Pour nous, traducteurs comme rédacteurs, il reste essentiel de rester à l’affût de nouvelles technicités, car les langues évoluent, et il en va de même pour leur terminologie.

Maxime CLÉRET

Révisé par Margaux LECLERC

Google Traduction : la mauvaise idée des gens pressés

De nos jours, les méthodes de traduction ne cessent d’évoluer. C’est notamment le cas des systèmes de traduction automatique, dont le plus connu est bien évidemment Google Traduction (GT). On peut d’ailleurs comprendre, à première vue, l’attrait que peut représenter un traducteur automatique comme celui mis en place par Google en 2006. Cependant, derrière l’innovation constante que connait Google Traduction, il reste des défauts inéluctables qu’une machine ne saurait corriger. Voici donc un petit tour d’horizon des raisons pour lesquelles une entreprise (et même tout simplement une personne) ne devrait pas faire usage de Google Traduction à la place d’un professionnel de la traduction.

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Une description alléchante…

Bien. Imaginez un instant que vous dirigez une petite entreprise. Vous commencez à connaître un certain essor et vous réalisez qu’il pourrait être bon de faire traduire votre site web et vos produits, peut-être même vos contrats et quelques autres documents officiels. Toutefois, vous êtes malgré tout un peu inquiet ; est-ce vraiment une bonne idée d’investir dans les services d’un traducteur professionnel si vous ne parvenez pas à atteindre le marché étranger ?

C’est alors qu’une idée vous traverse l’esprit : et si vous utilisiez Google Traduction ? Le service est gratuit et vous l’utilisez déjà ponctuellement pour chercher un mot de vocabulaire par-ci par-là.

Sur le papier, l’idée peut sembler intéressante. En effet, la technologie des traducteurs automatiques est en constante évolution et se révèle de plus en plus performante. Elle s’appuie sur des corpus de textes pour être aussi précise que possible et Google Traduction propose une option pour permettre à ses utilisateurs d’améliorer le contenu proposé. Enfin, il est clair que le nombre de paires de langues disponible est imbattable ; jamais un traducteur professionnel ne pourra vous en proposer autant puisqu’il traduit toujours vers sa langue maternelle. Mais n’y aurait-il pas une bonne raison à cela ?

 

Mais un résultat en-deçà des espérances

Traduire un texte, ce n’est pas seulement traduire des mots ou des groupes de mots. Ce que l’on traduit dans un texte, c’est le fond, le sens, et non la forme, or pour cela il faut une personne. Un traducteur automatique ne pourra jamais faire preuve de la sensibilité d’un être humain, trouver ce petit détail qui fait toute la différence. Vous l’avez peut-être remarqué ? Google Traduction traduit toujours le « you » anglais par « vous », jamais par « tu » alors que les deux sens sont corrects, tout dépend du cadre. C’est d’ailleurs bien là que se trouve le nœud du problème : Google Traduction fait fi du contexte.

Un texte est complètement dépendant de son contexte, et tenter de traduire un texte indépendamment de son cadre c’est comme essayer de cuisiner sans connaître le goût des aliments utilisés : vous aurez peut-être de la chance, cela ne sera peut-être pas mauvais, mais cela ne sera jamais aussi bon que vous l’espériez. Les concepteurs de Google Traduction le savent d’ailleurs bien, c’est pourquoi le système s’appuie sur des corpus pour pallier le problème. Cependant, les contextes de deux textes différents ne sont jamais égaux, c’est pourquoi on peut aisément faire la différence entre une traduction professionnelle et une traduction automatique.

Par ailleurs, lorsque vous rentrez un texte sur Google Traduction, l’application l’enregistre automatiquement pour pouvoir le traduire, ce qui représente un gros problème pour les documents confidentiels qui ne doivent surtout pas être rendus public.

Enfin, dites-vous bien qu’une mauvaise traduction met en danger la crédibilité de votre entreprise puisqu’elle lui donnera une image aux antipodes de la rigueur professionnelle attendue, ce qui est contreproductif.

Toutes ces notions sont, certes, vraies pour Google Traduction, mais les autres traducteurs automatiques (Reverso, DeepL, Linguee, etc.) n’y échappent pas non plus. Même si ces applications deviennent de plus en plus précises, elles restent encore loin des performances des traducteurs professionnels.

Margaux LECLERC

Source : https ://www.gala-global.org/blog/6-reasons-avoid-using-google-translate

Trucs et astuces pour une traduction culinaire aux petits oignons

Voilà maintenant quelques années que vous roulez bien votre bosse en anglais – plutôt bien, même. Vous avez voyagé à travers le monde, grisé par l’idée de pouvoir échanger avec 99 % de la population. Vous êtes capable de comprendre des manuels d’instruction sur le fonctionnement d’extrudeuses bivis ou sur la façon de remplacer le filtre à carburant de votre voiture. Vous êtes devenu un fin gourmet qui refuse toute forme de série ou de film si ce n’est pas en VO (et qui vous jetterait la pierre ?). Bref, c’est comme si, depuis vos études de traduction, les barrières culturelles n’existaient plus… Enfin, à un détail près.

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C’est dimanche après-midi, vous avez rayé le dernier élément de votre to-do list et maintenant, vous ne savez plus quoi faire. C’est alors que, comme toute personne sensée, vous vous dites : « Et si je faisais des cookies ? ». Vous tapez donc les mots clés (en anglais, bien entendu) dans la barre de recherche et vous vous laissez tenter par une des recettes. Et là, c’est le drame. Ces hérétiques mesurent tout en cups et en tablespoons ! Mais comme vous êtes une personne pleine de ressources qu’aucun obstacle ne saurait arrêter, vous ouvrez un nouvel onglet et allez chercher les équivalences à ces mesures. Certains sites offrent des tableaux de conversion en fonction du type d’ingrédient (une cup de farine n’est pas équivalente à une cup de cassonade, et encore moins à une cup de lait), d’autres sites font même la conversion à votre place. Une chose reste certaine : rien ne sera aussi précis que si vous étiez dans le pays d’origine avec les instruments de mesure d’origine. Mais si l’enjeu n’est pas énorme en ce qui concerne vos cookies du dimanche après-midi, imaginez les sueurs froides le jour où on vous approchera pour vous demander de traduire un livre de cuisine.

Si la traduction culinaire met l’eau à la bouche, la créativité qu’elle requiert est à la hauteur de la diversité des recettes, et elle comporte certains obstacles pouvant se révéler compliqués à surmonter pour le traducteur.

L’écueil le plus évident est celui des mesures. Si vous avez de la chance, un tableau de conversion aura été ajouté à la fin du livre que vous devez traduire. Cependant, on s’imagine bien que ce procédé peut vite devenir agaçant pour le lecteur, et il est probable que vous deviez vous résoudre à utiliser votre vieille calculatrice Casio pour adapter le contenu du livre de cuisine au public cible. Pour ce faire, on peut procéder à un remplacement des mesures du texte source et les conserver entre parenthèses, mais ce n’est pas une méthode très commune car elle risque d’embrouiller le lecteur. On procède donc généralement à un remplacement complet, c’est-à- dire que l’on effectue la conversion et que l’on indique « 240 g de farine » pour une recette de base qui en requiert précisément deux cups. Il faut
cependant se montrer très prudent avec cette méthode d’équivalences car la cuisine est un art capricieux.

« D’accord, mais encore faut-il pouvoir se procurer tous les ingrédients indiqués », me direz-vous, et vous aurez bien raison. Si vous traduisez un livre de recettes japonaises, attendez-vous à devoir inclure de nombreux ingrédients que l’on ne peut acheter que dans des supermarchés spécialisés : le dashi, un bouillon de poisson, constitue par exemple la base de la soupe miso ou des bouillons pour les nouilles. C’est ce genre d’ingrédients qui peut justifier l’ajout d’un glossaire dans le livre de recettes.

L’obstacle de la différence culturelle s’étend même aux ustensiles de cuisine. Ainsi, vous avez beau vivre en France et être amateur d’orgies de sushis faits maison, cela ne signifie pas forcément que vous disposez du bac en bois traditionnel japonais dans lequel on remue le riz avec une cuillère spéciale tout en le refroidissant avec un éventail. C’est dans ce genre de situations qu’il vous serait utile de connaître des personnes issues de la culture source qui pourraient éventuellement vous donner des astuces pour adapter la recette au public cible.

Il est cependant important de préciser que votre rôle de traducteur vous impose de coller à la recette d’origine autant que possible, et que vous devrez systématiquement justifier vos suggestions de substitution. Cela peut sembler évident, mais face à une recette à base de homard, vous ne pouvez pas estimer que c’est un ingrédient trop cher ou trop compliqué à se procurer et décider de le remplacer par des crevettes.

En conclusion, l’important est donc de trouver le juste milieu entre une recette dénaturée car trop localisée et une recette absolument incompréhensible pour un public ignorant tout de la culture source. En tant que traducteur, vous devriez essayer autant que possible de réaliser vous-même les recettes pour vous assurer que le goût et l’apparence sont bien similaires à ceux de la recette d’origine.

Rachel Renouf
Révisé par Camille Le Corre et Virginie Le Diagon

Source : http ://www.translationdirectory.com/articles/article2047.php

L’intelligence artificielle apprend de ses erreurs

On apprend de ses erreurs, c’est bien connu. Chaque créature du règne animal répond à une règle de cause-conséquence qui l’oblige par un travail de mémoire, de raison ou d’instinct à ne pas reproduire une erreur si elle en a déjà subi une réprimande morale physique ou psychologique. Et ce type de ressentis étant spécifique aux êtres doués de sensation et de conscience, il nous paraît impossible de l’appliquer aux ordinateurs. Mais que dire de l’intelligence artificielle ?

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De nos jours, l’IA ne se limite pas seulement à la reconnaissance et au traitement de programmes traitant action après action pour atteindre un but fixé. Au commencement de l’IA, un étudiant de l’Université de Manchester élabora en 1951 une machine qui pouvait vous battre à plate couture aux échecs. Il s’agit là d’un exemple parmi tant d’autres d’intelligence artificielle primitive, impressionnante pour l’époque, mais qui a rapidement été dépassée par les besoins informatiques et scientifiques.

Les chercheurs ont, au fil des années, cerné le besoin de révolutionner l’IA et ont suivi l’exemple le plus logique pour orienter leurs avancées : l’humain. Cette faculté à faire des erreurs est une imperfection que nous envient donc les machines. Si bien que les systèmes d’intelligence artificielle actuels peuvent en quelque sorte reproduire des pensées, un esprit de déduction et même un raisonnement, pour ensuite stocker chaque donnée dans une mémoire propre. Un apprentissage avancé.

Autrefois, les logiciels de traduction automatique fonctionnaient à l’aide d’un algorithme découpant le texte complet en fragment, puis en recherchant dans la mémoire le sens des différents fragments. Selon la langue, le logiciel adaptait ensuite la structure des fragments à la grammaire spécifique de chaque langue. Mais la qualité n’étant pas toujours au rendez-vous, la traduction en ligne a récemment connu l’ajout d’un système d’apprentissage avancé, permettant au logiciel d’apprendre de ses erreurs.

Prenons l’exemple de deux langues intrinsèquement différentes : l’anglais et le japonais. Ayant rencontré des difficultés de performance lors d’une précédente traduction dans cette combinaison de langues, le logiciel change de tactique et choisit une langue « compromis ». Dans le cas présent, le coréen fait office de pont entre des grammaires trop différentes. Après une brève analyse, le logiciel de traduction automatique procède d’abord à une traduction du japonais vers le coréen, puis du coréen vers l’anglais, contournant la difficulté et améliorant le résultat.

En prenant l’exemple du langage, on comprend vite à quel point l’apprentissage moderne de l’IA, calquée sur la raison humaine, peut devenir performante. On pourrait donc croire que l’écart se fait moins important entre l’IA et l’homme, mais on ne peut exclure de l’équation le mécanisme non-mécanique de l’esprit humain. Les nuances, les sensations, la connaissance des cultures… Ce qui fait la beauté de l’humanité, c’est la myriade d’énigmes incalculables que même la plus puissante des calculatrices, appelons-la « ordinateur » ne saurait résoudre.

Gildas Mergny
Révisé par Camille Le Corre et Virginie Le Diagon

Nos métiers évoluent

La traduction, la rédaction technique et tous les métiers de la documentation en général subissent des changements dans l’organisation du travail.

Les nouvelles technologies sont à l’origine de ces changements  : de nouveaux logiciels de gestion documentaire, l’archivage des fichiers, ainsi que le développement d’Internet. Les documentalistes (entendre ici toute personne qui rédige, traduit ou gère la documentation) doivent alors faire face à toutes ces nouveautés et s’accorder avec le service informatique pour mettre en place de nouvelles solutions logicielles.

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Les compétences informatiques sont alors recherchées comme une denrée rare. Précieuse est la personne qui connaît les logiciels utilisés dans l’entreprise. Mais l’esprit d’équipe est encore plus important. De plus en plus de documentalistes travaillent en groupe et collaborent sur les projets avec les autres services ; des services qui ne sont pas toujours dans les mêmes locaux. Alors la mise en place de relations internet devient nécessaire. L’entreprise installe son propre VPN (Vitual Private Network soit Réseau Privé Virtuel) qui permet de partager les fichiers communs sur un serveur en temps réel.

Les outils collaboratifs ne se limitent cependant pas uniquement à un VPN. Les traducteurs et les rédacteurs sollicitent de plus en plus les espaces collaboratifs pour la rédaction de leur contenu : les dictionnaires en ligne, les bases de données multilingues ou encore les sites collaboratifs deviennent alors des liens qui permettent l’entraide entre les personnes.

En plus de compétences informatiques toujours plus demandées, les documentalistes doivent avoir une excellente maîtrise des langues étrangères. Les dimensions internationales des entreprises d’aujourd’hui obligent à une utilisation quotidienne de l’anglais. Avoir un bon niveau en anglais ne suffit plus, il faut aussi savoir utiliser sa langue C pour faire la différence auprès des employeurs. Des connaissances dans les langues dites émergentes (russe, chinois ou encore arabe) sont précieuses aux yeux des recruteurs.

La difficulté survient alors lors de la traduction des termes techniques dans les domaines en développement (l’aéronautique, le biomédical, l’informatique). En effet, les termes utilisés en anglais ne connaissent pas forcément de traduction dans les autres langues. C’est pourquoi le métier de terminologue est en développement depuis ces dernières années. Identifier, définir ou créer les termes pour être le plus compréhensible possible : voilà les missions de traduction les plus attendues et les plus difficiles.

De par un changement constant de nos outils de travail, nous, les documentalistes, devons savoir nous adapter et nous tenir informer des évolutions qui se déroulent autour de nous. Il ne faut pas que l’on s’enferme dans nos habitudes et que l’on manque des nouveautés qui pourraient simplifier notre travail quotidien.

 

Julie Daval
Révisé par Margaux Leclerc et Virginie Le Diagon

Source : https ://cadres.apec.fr/Emploi/Marche-Emploi/Fiches-Apec/Fiches-fonctions/Enjeux/La-documentation-la-traduction-et-la-redaction-technique-des-metiers-dont-la-valeur-ajoutee-s-accroit

On ne s’improvise pas traducteur  !

Alors que l’on recensait en France en 2014 plus de 12 000 sociétés de traduction et 8 000 entreprises individuelles, il est indispensable de bien savoir à qui l’on a affaire lorsque l’on désire dénicher un expert dans l’art de la traduction. Un art qui semble à première vue simple et accessible au vu des nombreux sites et outils de traduction en ligne (Reverso, Linguee, et j’en passe  !), mais qui nécessite en réalité des compétences linguistiques et analytiques aiguisées et une bonne maîtrise de sa langue maternelle.

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Une traduction en bonne et due forme est un exercice qui ne s’improvise pas. Traduire, c’est restituer une idée, une pensée ou un terme spécifique, ce qui ne laisse donc aucune place à l’« à peu près ». Beaucoup sont ceux qui croient que la traduction se résume à connaître un peu de vocabulaire, une bonne dose de grammaire, le tout mêlé à quelques connaissances culturelles. La réalité est tout autre. La traduction est un véritable métier et un bon traducteur se doit de respecter certains prérequis pour rendre un travail efficace.

Quelles sont les raisons de privilégier un traducteur natif plutôt que non-natif  ?

Chaque langue possède ses propres expressions et tournures. D’une langue à une autre, la différence entre deux concepts peut être conséquente. Le rôle du traducteur va être de connaître et de comprendre avec précision le message du rédacteur et de savoir le retranscrire vers la langue cible. Un client néophyte qui va faire appel à une agence de traduction pour la première fois oublie parfois qu’il va s’adresser à ses clients dans leur langue maternelle. Faire appel à un traducteur non-natif, c’est prendre un risque quant à la réputation et à l’image de son entreprise. Il est primordial que le traducteur traduise vers sa langue maternelle pour assurer une qualité sémantique, syntaxique, grammaticale et lexicale à sa traduction.

De plus, être bilingue ne suffit pas à se catégoriser comme traducteur car une deuxième langue est souvent apprise plutôt qu’acquise. Même si l’on possède une connaissance poussée d’une langue étrangère, il n’est pas possible d’acquérir autant d’aisance et de spontanéité que lorsque l’on traduit vers sa langue maternelle.

Vous aurez donc compris qu’un traducteur qui déclare ne travailler que vers sa langue maternelle témoigne de son engagement de qualité et qu’il sera bien plus précis et efficace qu’un collaborateur travaillant vers une langue étrangère à la sienne. Mais évidemment, l’habit ne fait pas le moine. Un bon traducteur reste un traducteur passionné et travailleur qui porte autant d’intérêt au fond qu’à la forme de son travail.

 

Arthur Chevallier-Letort
Révisé par Blandine Fourchet et Rachel Renouf

Source  : http ://thelanguagefactory.co.uk/what-are-the-benefits-of-mother-tongue-translation/

Le milieu de la traduction  : comment la place des femmes a-t-elle évolué  ?

Ces derniers siècles, d’énormes avancées au niveau des droits de la femme ont été réalisées mais il reste bien évidemment du chemin à parcourir pour atteindre une parité parfaite entre hommes et femmes. Si aujourd’hui le secteur de la traduction s’en approche de plus en plus, ça n’a pas toujours été le cas et certaines femmes ont dû se battre pour obtenir le droit de traduire.

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Rappelez-vous, quelques siècles en arrière, les milieux intellectuels comme la littérature ou les sciences étaient réservés aux hommes.  À cette époque, les femmes étaient autorisées à utiliser la traduction comme un moyen d’expression mais elles se retrouvaient obligées d’écrire anonymement ou pire encore d’emprunter le nom de leur mari dès lors qu’elles cherchaient à atteindre un public un peu plus important que leur cercle familial ou amical.

Certaines ne se sont pas découragées pour autant, ce fut notamment le cas d’Émilie du Châtelet. La traduction devînt pour elle un outil pour pénétrer un milieu essentiellement masculin : les sciences. Ce domaine passionnait Émilie qui traduisit (entre autres) des théories d’Isaac Newton et elle en profita au passage pour les commenter et les expliquer. Elle est encore aujourd’hui considérée comme une référence en traduction. Son amant le célèbre philosophe Voltaire déclara d’ailleurs qu’elle était : « un grand homme qui n’avait le défaut que d’être femme ».

Bien heureusement, cette époque est aujourd’hui révolue. En effet, le milieu de la traduction est majoritairement féminin : il suffit de regarder la répartition des classes à l’université. Mais quelles sont les grandes femmes du milieu langagier de notre époque ? Certains sites tels que welocalize.com ont été créés spécialement pour aider les femmes du milieu de la localisation à se connecter entre elles et à échanger. Il permet également de mettre en valeur les accomplissements des femmes dans l’industrie de la localisation. Par exemple, Orodi Solomon est devenue Director of Global Product Management (Responsable de la gestion globale des produits) au Starwood Hotels & Resorts Worldwide, elle a mis un point d’honneur à créer une ambiance de confiance dans son entreprise où chacun est libre de s’exprimer peu importe son sexe ou ses années d’expérience. Le site évoque également l’Américaine Lara Millmow qui déménagea au Royaume-Uni et devînt directrice générale de l’association ELIA (European Language Industry Association).

En résumé, ce site regorge de role models féminins qui ont réussi à briser les barrières de la localisation et à gravir les échelons. Les femmes ne doivent pas s’autocensurer ou se limiter mais peut-être qu’une citation de Lara Millmow serait plus parlante : « With self-belief, women have the power to achieve whatever they want—this is what will ultimately change the world ».

Déborah Rivallain
Révisé par Perrine Bourdeau et Paula Stylo

 

Source :

http ://content.lionbridge.com/women-localization-8-inspirational-leaders-storming-ahead-bold-change/

Dix habitudes à adopter pour une bonne traduction audiovisuelle

La traduction audiovisuelle (TAV) est une spécialisation pouvant s’avérer relativement contraignante, notamment à cause du besoin d’adapter une traduction à une image et à un contexte qu’on ne peut pas forcément expliciter. C’est pourquoi il est nécessaire de s’organiser un minimum pour se faciliter la tâche.

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Vérification des documents sources

Il est indispensable que vous preniez l’habitude de vérifier que le ou les documents que vous devez traduire sont complets. Imaginez, vous commencez un projet et vous vous rendez compte au bout de plusieurs jours qu’il est incomplet, non seulement vous prendrez un retard considérable, mais en plus, votre réputation de traducteur en pâtira. Ceci ne s’applique pas seulement à la traduction audiovisuelle : il est essentiel de faire cette vérification quel que soit le document à traduire, par exemple les « feuilles » Excel peuvent facilement passer inaperçues et se voir dispensées de traduction.

Demander au lieu de supposer !

Souvent, on n’ose pas poser trop de questions de peur de paraître inexpérimenté, et pourtant, il vaut mieux mettre à plat les doutes qui vous hantent plutôt que de vous tromper et de vous en rendre compte qu’une fois le projet rendu. Si le client n’est pas en mesure d’éclaircir votre lanterne, notamment sur une traduction technique ou spécialisée, n’hésitez pas à demander à un spécialiste du domaine en question qui pourrait éventuellement vous guider avec précision.

Produire efficacement

Il existe quelques astuces pour traduire de façon efficace et rapide. Pour commencer, il est indispensable d’anticiper : lisez attentivement la transcription de votre TAV afin d’en connaître le sujet, de savoir à quoi vous attendre et d’approfondir les sujets que vous ne comprenez pas bien. Quand vous devrez passer à la traduction, votre travail n’en sera que facilité ! Familiarisez-vous au maximum avec les raccourcis clavier les plus utiles (Ctrl+C, Ctrl+V, Ctrl+X, Entrée+Shift, etc.) pour n’utiliser la souris que dans les cas où elle est nécessaire.

Maîtriser ses logiciels

Certaines astuces simples peuvent faciliter la vie du traducteur en quelques clics, s’il maîtrise les logiciels à sa disposition. C’est le cas des macros qui peuvent permettre (que ce soit sur Word ou Excel) d’automatiser des tâches complexes souvent fastidieuses.

L’image est légion

Il est important de bien coordonner ce qu’il se passe sur les images et ce qu’il se dit. Exemple récurent, le « you ». Si en anglais le vouvoiement et le tutoiement sont des questions qui ne se posent même pas, il peut s’avérer compliqué de trancher lorsqu’il s’agit de la traduction. C’est pourquoi, il faut être extrêmement attentif au contexte et donc, aux images. Bien qu’elles paraissent souvent secondaires, les conversations de fond qui peuvent apporter certains éléments essentiels au déroulement du film doivent être traduites quand elles sont intelligibles.

Attention aux faux amis !

Certains mots peuvent avoir la même racine mais pas forcément la même définition d’une langue à l’autre ; il vaut mieux être prudent et vérifier la véritable définition de certains mots et ne pas les traduire par simple transparence sous prétexte qu’ils ont la même racine ! Par exemple, les mots « cave » en français et « cave » en anglais ne sont pas une traduction l’un de l’autre. Le mot « cave » en anglais se réfère à une caverne, alors que le « cave » français se traduira par « cellar ».

Influence géographique

Soyez très vigilants aux expressions spécifiques à certaines zones géographiques. Elles peuvent se révéler compliquées voire impossibles à comprendre pour une personne n’étant pas familière avec l’expression en question.

La culture, encore et toujours !

Afin d’éviter les anachronismes, il est vital d’adapter les termes utilisés à l’époque où se déroule le film ou la série qu’on traduit. Pour remédier à ce problème, rien de tel que la lecture, non seulement pour affiner votre plume et développer votre vocabulaire mais aussi pour étendre votre culture générale et justement éviter les anachronismes.

Sources

Si Internet a profondément transformé notre façon de rechercher des informations et de travailler, il est essentiel de continuer à s’informer par d’autres moyens plus efficaces sur certains domaines (encyclopédies, professionnels, dictionnaire, etc.).

Camille Rigaud

https ://enlalunadebabel.com/2017/01/18/diez-trucos-tipicos-de-un-buen-traductor-audiovisual/

À la recherche d’une agence de traduction ?

Vous souhaitez localiser/traduire le site web ou les documents administratifs de votre entreprise ? Vous êtes à la quête d’une agence de traduction ou d’un traducteur ? Voici la bonne méthode pour orienter votre recherche et éviter les désagréments liés aux erreurs des prestataires.

Vous tomberez forcément sur une multitude d’offres de services de traduction après avoir saisi votre recherche. En effet, l’internationalisation des contenus est en vogue et ne concerne pas uniquement les entreprises internationales. Pour répondre à cette demande croissante, tout traducteur confondu se déclare polyvalent.

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Connaissez-vous votre projet ?

Renseignez-vous sur la quantité des contenus à traduire, leur technicité et leur complexité, puis estimez votre délai. Il s’agit des paramètres les plus importants à prendre en compte pour trouver le prestataire adéquat (les services varient d’une agence à l’autre).

N’hésitez pas à vous informer sur quelques guides, blogs de traducteurs pour mieux connaître les exigences de la traduction. Certains avis sur les entreprises ou des listes d’anciens clients ou de fidèles aux entreprises sont une garantie sur la qualité des livrables.

Qu’est-ce qu’une agence de traduction fiable ?

Une agence de traduction responsable qui effectue un travail de qualité contrôle la qualité de son travail. Sachez que le contrôle qualité est une prestation indispensable dans un processus de traduction. Votre traducteur vous l’expliquera s’il est digne de confiance. Une agence de traduction se doit aussi de porter une attention particulière à chaque client. Il est de votre intérêt et de celui de l’entreprise de traduction de prolonger votre collaboration. Il n’y a rien de tel qu’une entreprise qui connaît par cœur son client et qui maîtrise le domaine dans lequel elle traduit. Vous aurez ainsi la certitude que vos textes mis à jour seront bien traduits. Vous remarquerez que la spécialisation de l’entreprise et le niveau des linguistes qu’elle compte sont très importants. Certains établissements vous annoncent d’emblée que la plupart de leurs traducteurs sont natifs ou spécialistes dans une discipline par exemple.

Si vous n’êtes toujours pas convaincu après vos recherches, n’hésitez pas à contacter les établissements que vous avez recensés puis testez-les en fonction des critères cités plus haut. Les devis et les échantillons de traduction vous guideront également vers le meilleur traducteur.

Avatar Ornella Andriamanantsoa

Source :http ://alphaomegatranslations.com/2016/12/13/como-y-por-que-contratar-la-mejor-agencia-de-traduccion/