Les ressources en ligne pour le traducteur

À l’ère du numérique, le traducteur dispose de plus en plus d’outils disponibles en ligne. Ces outils présentent l’avantage de ne requérir aucune installation logicielle sur un ordinateur vu que les données sont, la plupart du temps, stockées sur le Cloud. De plus, ils permettent à plusieurs personnes de travailler simultanément sur un même projet, peu importe l’heure ou l’endroit.  Mais en quoi ces options en ligne sont-elles différentes de leurs alternatives hors ligne ? 

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Les logiciels de TAO

Il existe plusieurs logiciels de traduction assistée par ordinateur (TAO) disponibles entièrement en ligne. Que ce soit WordFast Anywhere ou Memsource, ces logiciels sont souvent gratuits et se présentent comme des versions plus confortables que leurs homologues gratuits hors ligne. Ainsi, les fonctionnalités d’une application comme OmegaT peuvent faire pâle figure à celles des autres concurrents. Certes, l’éventail de fonctionnalités reste large dans ces logiciels mais ces fonctionnalités requièrent souvent une connaissance approfondie et de fastidieuses manipulations.

D’un autre côté, les cadors du genre, tels que MemoQ et SDL Trados, sont très réputés pour leur puissance et jouissent ainsi d’une reconnaissance internationale en matière de TAO. Certaines de leurs fonctionnalités, vues d’abord comme accessoires, se sont peu à peu imposées comme indispensables de par le confort qu’elles offrent aux traducteurs. Par exemple, la fonction « d’auto-complétion » (en français, complètement automatique) pourrait sembler anecdotique, mais elle permet un tel gain de temps et de vitesse que les traducteurs ont du mal à s’en passer.

Quant à eux, les environnements de TAO en ligne semblent être de bons compromis entre accessibilité et fonctionnalités automatisées. Moins compliquée à utiliser que Trados ou MemoQ mais plus simple que des logiciels comme OmegaT, la TAO en ligne semble être une bonne manière pour les traducteurs novices de découvrir les logiciels de TAO. Cependant, les traducteurs plus expérimentés se tourneront sans doute vers des alternatives, certes plus coûteuses, mais également plus puissantes.

Les dictionnaires et bases terminologiques

Le cas des dictionnaires et des bases terminologiques en ligne semble plus simple à déterminer. Internet est une source formidable et inépuisable en termes d’informations. Alors oui, vous pouvez vous servir d’Internet pour vos recherches, mais tout en restant vigilant.

Pour un traducteur, l’internationalisation amenée par Internet se ressent surtout au niveau des différentes variantes d’une même langue. Ainsi, les bases de données terminologiques telles que TradooIT et Termium Plus fournissent des informations parfaitement fiables… pour les Québécois.  Le problème peut se retrouver dans plusieurs autres langues  : les différences entre l’anglais britannique et l’anglais américain, entre le portugais et le portugais brésilien ou encore entre le castillan et l’espagnol rioplatense par exemple.

Le principal souci des dictionnaires et des bases terminologiques en ligne reste donc la source de l’information et sa fiabilité. Après tout, bien savoir choisir ses sources fait aussi partie du travail du traducteur.

 

David Loury

Source : http ://blog-de-traduccion.trustedtranslations.com/analisis-memsource-gestionar-proyectos-2018-04-20.html

Internet et la traduction automatique au secours des langues en danger

Aujourd’hui, on estime qu’un peu plus de 7 000 langues sont parlées dans le monde. Environ 3 000 d’entre elles sont en danger et pourraient disparaître, notamment à cause de l’assimilation de la culture des locuteurs par une autre culture, d’une épidémie, d’une catastrophe naturelle ou encore d’un conflit.

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Il existe divers projets de lutte contre la disparition des langues, tels que l’Atlas des langues en danger dans le monde publié par l’UNESCO, et accessible ici. Le projet « Langues en danger » en est un autre exemple. Ce projet en partie financé par Google a pour particularité d’utiliser les technologies et Internet dans le but de sauvegarder les langues en voie de disparition.

En effet, les utilisateurs du site sont libres de partager des informations sur leurs langues sous forme de vidéos, de fichiers audio ou de publications. Ces informations sont ensuite accessibles par tout un chacun sur le site du projet, permettant ainsi de documenter et de préserver des langues en danger. Ce projet n’est qu’un exemple d’utilisation des technologies dans leur sauvegarde.

La traduction automatique (technologie pour laquelle Google offre également ses services), tout comme les réseaux sociaux et les moteurs de recherche, peuvent eux aussi contribuer à préserver, voire à renforcer, la pratique de langues considérées comme étant en voie de disparition. Il est en effet dans l’intérêt économique des entreprises spécialisées dans ces domaines de proposer une palette de langues la plus large possible, afin de toucher une clientèle plus diversifiée.

Or, cette démarche a pour conséquence inattendue de préserver des langues en danger en permettant à leurs locuteurs de continuer à pratiquer leur langue, plutôt qu’en les poussant à assimiler une langue plus répandue, comme l’anglais. Par exemple, le service Google Traduction est disponible dans 103 langues différentes, dont le corse, le hmong ou le javanais, trois langues considérées comme étant en voie de disparition, et dont la pratique est ainsi encouragée.

Si les technologies et Internet peuvent contribuer à préserver les langues en voie de disparition, une question se pose cependant pour ce qui est de la traduction automatique : combien de langues en danger auront-elles disparues avant que la technologie de la traduction automatique ne les ait assimilées et soit hautement performante ?

Camille Mouchel

Article source : ici

La révolution de la traduction instantanée

Tout le monde aime voyager, c’est un fait. Le seul ennui reste très souvent la barrière de la langue. Il est bien connu que lorsqu’on va à l’étranger, il faut au préalable connaître la langue du pays ou alors avoir un dictionnaire – papier ou électronique – à portée de main. Aujourd’hui, les temps ont d’ores et déjà changé et ces dictionnaires n’est plus nécessaires. De nombreux groupes d’entreprises, experts dans le domaine de la technologie et de l’intelligence artificielle, ont créé de nouvelles applications sur Smartphone ou iPhone permettant une traduction vocale et/ou visuelle quasi instantanée.

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Cela pourrait-il entraver l’avenir du métier de traducteur-interprète ? Pouvons-nous nous fier à ces technologies basées sur l’intelligence artificielle ? Quels avantages apportent-elles ?

Deux métiers distincts…

Les métiers de traducteur et d’interprète sont distincts l’un de l’autre, et ce malgré une constante confusion entre les deux. En effet, le traducteur, ayant droit à un certain délai, doit traduire un texte source dans une langue cible à l’écrit. Il dispose d’outils informatiques d’aide à la traduction (TAO, mémoire de traduction, base terminologique) et peut par ailleurs effectuer des recherches approfondies sur le sujet ou domaine concerné afin d’améliorer sa traduction.

L’interprète, quant à lui, doit traduire un texte quasi instantanément (par exemple un discours) dans une langue cible, et ce, à l’oral. Il existe trois formes différentes d’interprétation :

  • L’interprétation consécutive qui consiste à transposer un discours par écrit, puis de restituer le même discours à l’oral à un tiers. En général, ce mode d’interprétation nécessite l’utilisation de symboles, car l’interprète n’a pas le temps d’écrire chaque mot et/ou phrase du texte.

  • L’interprétation simultanée qui consiste à transposer un discours à l’oral de manière instantanée dans une autre langue. En général, ce procédé est utilisé lors de meetings de l’Union Européenne ou des Nations Unies. Un interprète ne pouvant traduire que 20 à 30 minutes instantanément, doit être relayé par un autre interprète. Chaque cabine dispose donc de deux interprètes et représente une langue étrangère.

  • L’interprétation de liaison qui consiste à transposer un discours à l’oral de manière instantanée dans une autre langue, et ce, entre deux personnes parlant deux langues étrangères différentes. L’interprète permet donc de faire la liaison de communication des deux parties.

Pour résumer, le traducteur transpose le texte source par écrit dans sa langue maternelle (ou langue cible), et l’interprète adapte un texte oral dans une autre langue (maternelle ou autre). Tous deux doivent tout de même retransmettre le message initial du texte source.

un enjeu similaire

Malgré des différences concernant le métier de traducteur et celui d’interprète, ces derniers peuvent voir leur avenir menacer de par l’évolution de la technologie et de l’intelligence artificielle. En effet, le marché linguistique devient de plus en plus exposé à la technologie, notamment par le développement récent de nouveaux outils informatiques d’aide à la traduction, qui, il y a encore quelques années, n’existaient pas. Néanmoins, aujourd’hui l’homme et la technologie travaillent main dans la main et certaines études estiment que malgré une évolution constante de la technologie, le traducteur humain ne peut être dépassé par la machine.

Technologie : de nouvelles applications

Depuis peu, de nouvelles applications sont apparue sur le marché – et notamment sur les différentes plateformes de distribution d’applications en ligne (App Store, Google Play). Elles offrent une combinaison entre les deux domaines que sont la traduction et l’interprétariat.

Avez-vous déjà essayé de communiquer avec quelqu’un qui ne parle pas votre langue ? Lorsque par exemple un touriste vous demande une information ou un itinéraire, comment réagissez-vous ? Des entreprises expertes en technologie et intelligence artificielle ont permis de rendre ces communications impossibles, tout à fait possibles.

  • Traduction vocale quasi instantanée ? Il suffit d’installer l’application sur votre smartphone. Une fois installée, vous devez choisir votre langue, puis parler dans le micro. L’application traduit dans la langue de votre choix et ainsi vous pouvez faire écouter et/ou faire lire la traduction à quiconque. Ce procédé de traduction propose en général une vingtaine de langues étrangères, mais les langues les plus rares et/ou les moins parlées ne sont pas incluses dans l’application.

  • Traduction visuelle quasi instantanée ? Ce procédé est le même que le précédent à quelques exceptions près. Toujours à l’aide d’une application, au lieu de traduire du contenu audio, l’application peut traduire du contenu visuel – texte, menu, panneau – à l’aide de votre caméra. Ainsi, lorsque vous « filmez » un panneau, l’application peut vous le traduire dans la langue que vous aurez choisie.

Grâce à ces nouvelles technologies, plus besoin de voyager avec de gros dictionnaires avec vous. Ceci est une énième amélioration permettant de réduire la barrière des langues et facilitant également la communication entre les individus.

Cependant, malgré une toute nouvelle expansion de la technologie dans l’industrie linguistique, l’intelligence artificielle ne peut déceler les nuances, différents contextes et expressions du langage humain. C’est pourquoi, pour l’instant, les technologies ne sont pas prêtes de remplacer les métiers de linguistes tels que traducteur ou interprète. Bien que quelque peu limitées et peu fiables dans certains contextes plus spécifiques (juridique, financier, etc.), ces applications peuvent s’avérer utiles pour certains, voir pour tous les novices en langues.

Avatar Christelle Dilling

Article source : https ://blog.stepes.com/the-dialectics-of-audio-translation/

La traduction instantanée : menace ou nouvel outil pour le traducteur ?

Développer un système informatique capable de traduire un texte ou un discours en temps réel. C’est un rêve que font les programmeurs depuis la fin des années 40 : allier linguistique et informatique. C’est ainsi que de nombreuses recherches ont été menées dans le but d’atteindre cet objectif, et il semble que nous nous en rapprochions de plus en plus. Mais quel impact aura cette évolution technologique sur le métier même du traducteur ?

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Rappelons que si lors de son développement la traduction automatique vise à supplanter le travail du traducteur en offrant une traduction bien plus rapide avec des coûts moindres, son développement n’en a pas été moins bénéfique pour l’amélioration des prestations que peut aujourd’hui offrir ce domaine professionnel. En effet, au fil des tests et des découvertes, le métier du traducteur a pu se moderniser grâce à ce que l’on appelle la Traduction Assistée par Ordinateur, qui représente l’ensemble des moyens technologiques à disposition lors de la réalisation d’une traduction. De nos jours, plusieurs entreprises telles que SDL ou MemoQ commercialisent des logiciels de TAO de plus en plus complets et évolués. Néanmoins, un premier point important est à souligner ici : si les systèmes d’aide à la traduction connaissent une constante évolution, l’intervention humaine demeure indispensable afin de garantir une traduction de qualité. Le meilleur exemple qui vient confirmer cette affirmation est l’apparition de programmes de traduction en ligne (Google Translation, Reverso, etc.) que nous avons tous déjà utilisés au moins une fois et qui nous ont démontré les limites actuelles de la traduction automatique. Est-il alors encore possible de faire évoluer une fois de plus la traduction automatique ? Oui, grâce à l’intelligence artificielle.

Nous savons tous ce qu’est l’intelligence artificielle, ou IA, ou du moins ce qu’elle représente. Nouveau stade de l’évolution information, l’IA est une source inépuisable de débats scientifiques comme de scénarios de science-fiction. Voici ce qu’il faut retenir pour comprendre l’avancée par rapport aux programmes de traduction automatique que nous connaissons : intelligence artificielle. Tout est dit, le nom suffit. Les programmes évoqués ne sont que des lignes de codage qui respectent les règles jusqu’à la mise à jour suivante. L’ IA développée en lien avec la traduction possède des long short-term memory (mémoire à court et long terme) qui permet de retenir les traductions déjà effectués. Une sorte de mémoire de traduction améliorée en somme ? C’est une interprétation possible. Un autre petit plus de l’IA est le traitement d’un texte dans son intégralité et non phrase par phrase. C’est là qu’intervient dans la traduction le principe de contexte qui permet de traduire avec exactitude, ce que ne peut pas faire un programme traduisant mot par mot. Quel est alors l’impact de ce que nous appellerons la traduction instantanée sur le métier de traducteur ?

Une traduction plus rapide, moins chère ; ce sont des arguments que pourront présenter les entreprises qui développent les services de traduction instantanée dans le but de les commercialiser. Quelles seraient alors les conséquences pour les traducteurs professionnels ? On est en droit de supposer que, tant que ces services ne fonctionnent pas parfaitement, il n’y a pas de risques à l’horizon. Malheureusement cela représente une menace pour les métiers de la traduction. Les rédacteurs techniques sont probablement les moins concernés mais pour ce qui est des traducteurs ou même des responsables de gestion de projet, la traduction instantanée n’est pas à prendre à la légère. A partir du moment où l’IA est fonctionnelle et correctement programmée, gérer un projet de traduction et traduire un texte seront dans ses cordes. Le doute peut probablement se poser pour le sous-titrage de vidéo. En bref, à moins que des mesures soient mises en place avec le développement de la traduction instantanée, celle-ci projette son ombre sur le monde de la traduction.

Pour finir sur une note plus légère, il est agréable de penser qu’avec l’évolution des outils technologiques, en associant la traduction instantanée, le manque de compréhension entre touristes et locaux durant les périodes de vacances disparaîtra complétement.

Mathieu Hergas

 Source : http ://content.lionbridge.com/what-machine-translation-advancement-means-language-services/

One-on-One par Stepes : la solution aux besoins en traduction instantanée

La traduction et l’interprétation sont des services linguistiques très demandés dans ce monde « sans frontières ». Effectivement, l’interprétation instantanée est un des services qui a connu la plus grande croissance dans une industrie générant déjà environ 40 milliards de dollars chaque année. Traditionnellement dans un contexte multilingue, pour faciliter l’interprétation, on anticipe le besoin et donc on embauche au préalable un interprète, ce qui est relativement onéreux. Cependant, cette alternative traditionnelle présente certains désavantages, sans même parler du prix.

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Le modèle traditionnel

On parle d’interprétation classique lorsqu’une personne, une entreprise ou un service social embauche un interprète pour faciliter la communication et cette pratique peut poser problème. Parfois, le manque de personnes qualifiées mène à des malentendus ayant un impact très important. Une mauvaise communication peut être très coûteuse en termes d’argent si on part sur le principe que certaines personnes qui interviennent lors de procédures judiciaires ou encore à l’hôpital pour faciliter la communication entre le médecin et son patient ne sont pas forcément qualifiées.

Il est aussi problématique d’utiliser le modèle classique lorsqu’une entreprise se trouve dans un endroit qui est géographiquement éloigné des traducteurs et des interprètes qualifiés. Un autre problème lié à l’emplacement géographique est l’absence ou le manque d’interprètes d’une langue ou d’un dialecte plus rare. Stepes profite de la technologie pour répondre aux besoins croissants en interprétation tout en fournissant une solution au problème de l’interprétation traditionnelle.

C’est quoi Stepes et qu’est-ce qu’elle propose ?

Stepes est une plateforme de traduction qui fournit des services de traduction instantanée, de texte, d’audio et de photos sur demande. Stepes propose une application qui peut être utilisée à partir d’un smartphone et qui permet aux particuliers d’embaucher un expert linguistique. À partir de cette application, ces experts peuvent traduire presque immédiatement les textes ou les enregistrements donnés par le « client ». L’avantage de cette application est le fait qu’elle soit accessible à des personnes qualifiées et à des prix abordables. Des interprètes géographiquement éloignés sont aussi disponibles grâce à cette application. Stepes est alors une option très intéressante pour toute personne ou entreprise ayant besoin d’interprétations ou de traductions improvisées et nécessitant un interprète ou un traducteur indépendant.

Stepes, comme la communauté de Livemocha, offre la possibilité de payer pour des traductions en utilisant des points gagnés pour des services de traductions gratuits rendus. Stepes propose cette option à tout le monde, y compris aux personnes qui ne veulent pas ou qui n’ont pas les moyens de payer pour un service linguistique. Le but de cette plateforme est de détruire les barrières qui bloquent la communication. Avec cette idée innovante, Stepes se met en bonne position pour pouvoir dominer le marché de la traduction existante, celui-ci étant mal servi en ce qui concerne les traductions immédiates et improvisées.

Giselle Dunbar

 

Source : https ://blog.stepes.com/one-on-one-instant-human-interpretation-from-your-smartphone/

 

Google Traduction : un outil de traduction automatique limité

Tout le monde connaît et utilise Google, que ce soit pour faire des recherches précises d’images, d’articles, de vidéos ou de produits en tous genres. Vous avez une question ? Google a la réponse. Vous voulez faire des conversions d’unités ? Google vous le permet. Vous voulez trouver la traduction d’un mot ou d’une phrase ? Google vous la donne… Plus ou moins.

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En effet, si vous cherchez la traduction de certains mots qui pourraient avoir plus d’une signification précise selon le contexte, vous ne serez pas certain d’avoir la traduction adéquate. Cela peut s’avérer problématique si vous ne comptez que sur Google Traduction pour effectuer la traduction de certains passages d’un document important.

De ce fait, le moteur de recherche que nous utilisons presque tous a tout de même ses limites en matière de traduction, malgré son potentiel ; Google Traduction permet d’avoir une idée générale du sens d’une phrase, voire d’un court texte écrit dans une langue étrangère. Il ne vous permettra pas, par exemple, de traduire parfaitement un article de presse complexe dans son intégralité ; ce n’est pas un outil de traduction automatique aussi efficace qu’une mémoire de traduction, sachant que l’utiliser régulièrement n’améliore pas ses capacités. D’aucuns ont recours à d’autres outils de traduction automatique gratuits similaires, comme Reverso Context qui donne des traductions en contexte souvent tirées de documents officiels, mais là encore, le potentiel reste limité.

Si vous souhaitez essayer un outil de traduction automatique plus performant que Google Traduction, la traduction automatique personnalisée est une solution, sachant que cet outil est adapté au domaine de traduction pour lequel vous l’utilisez. En effet, il s’appuie sur des données accumulées grâce à la traduction de documents effectuée en amont et il propose par la suite des traductions cohérentes pour des phrases de votre document qui ont déjà été traduites par le passé.

Bien sûr, cet outil a, lui aussi, des limites, puisque traduire efficacement ne revient pas à traduire chaque phrase mot à mot ; les nuances linguistiques et expressions idiomatiques sont à prendre en compte lors du processus de traduction et une machine ne peut pas toujours fournir la traduction adéquate de ces éléments, surtout s’ils n’ont pas été traduits et enregistrés en amont.

Par exemple, pour traduire une phrase ou un nom de produit qui contient un jeu de mot, il est préférable d’essayer d’en trouver la traduction adéquate par vous-même, sachant que vous pouvez faire preuve d’une créativité et d’une imagination qu’un outil de traduction automatique ne peut avoir, tout en adaptant la traduction à la culture de la langue.

De ce fait, il est recommandable de penser à la post-édition lorsque vous utilisez un outil de traduction automatique personnalisée. En effet, vous pouvez utiliser la traduction automatique personnalisée puis effectuer une étape de révision suivie d’une étape de relecture pour corriger les éventuels non-sens et autres problèmes linguistiques. Cela vous fera gagner un temps précieux et vous n’aurez pas à prévoir un budget trop important pour qu’un traducteur se charge de la traduction ou de la révision. De plus, vous pourrez être sûr d’avoir une traduction cohérente, dans la mesure où vous aurez corrigé les possibles fautes de sens.

Ainsi, alors que beaucoup utilisent Google Traduction et lui font presque aveuglément confiance, il ne faut pas oublier que cet outil n’est pas réellement fiable pour traduire des documents dans leur intégralité, puisqu’il ne s’améliore pas au fur et à mesure que vous l’utilisez. Se servir d’un outil de traduction automatique personnalisée est une solution viable et rentable pour vos besoins dans ce domaine, qu’il faille ou non effectuer une étape de post-édition après la traduction du document, selon votre utilisation de cet outil.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://www.brightlines.co.uk/en-gb/brightlines/blog-and-news/2016/7/19/machine-translation-so-much-more-than-google-translate/

Les livres numériques : opportunités et inconvénients

La démocratisation de l’usage de l’internet depuis le milieu des années 1990 entraîne de nouvelles habitudes de consommation culturelle. Les livres numériques, ouvrages destinés à être lus sur un écran, en sont un exemple.

C’est à l’occasion du lancement du Projet Gutenberg par l’écrivain américain Michael S. Hart le 1er décembre 1971, qu’a été publié le premier livre numérique. Il s’agissait de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, rédigée par Thomas Jefferson en 1776.

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Aujourd’hui, les livres numériques coexistent avec les livres imprimés et sont très appréciés par les lecteurs de moins de 25 ans. Cependant, alors que les livres imprimés ont permis de démocratiser la lecture, doit-on considérer l’apparition des livres numériques comme une étape importante de l’histoire du livre ?

Les nouvelles opportunités offertes par les livres numériques

Un grand nombre de contraintes propres aux livres imprimés sont levées grâce aux livres numériques.

Pour commencer, les problèmes liés à la conservation et à la transmission des ouvrages aux générations futures sont presque inexistants dans le cas des livres numériques. En effet, ceux-ci sont stockés dans des bibliothèques virtuelles qui les protègent de la détérioration.

Ensuite, les librairies de livres numériques proposent aux lecteurs d’accéder rapidement à une immense sélection d’ouvrages. Certains de ces ouvrages sont libres de droit, ce qui permet aux lecteurs de les lire gratuitement.

Enfin, les écrivains peuvent profiter du coût moins important des livres numériques par rapport à l’édition des livres imprimés pour faire connaître leurs œuvres au grand public. Les livres numériques auto-édités sont très populaires aux États-Unis, et représentent plus de 40 % des ventes de livres numériques sur le site Amazon.com.

Toutefois, malgré leurs nombreuses qualités, les livres numériques ne parviennent pas encore à s’imposer face aux livres imprimés pour de nombreuses raisons.

Les inconvénients des livres numériques

Premièrement, les supports permettant la lecture de livres numériques (ordinateurs, tablettes tactiles, liseuses, smartphones, etc.) sont des sources émettrices de lumière qui peuvent retarder et réduire le sommeil. Par conséquent, la lecture d’un livre électronique durant la soirée peut présenter des risques pour la santé.

Deuxièmement, la dépendance de ces supports à l’électricité est un problème majeur qui empêche aux lecteurs de profiter de leurs livres en cas de batterie faible ou de coupure de courant. Par ailleurs, la consommation électrique de ces appareils représente un coût supplémentaire pour le lecteur et participe au réchauffement climatique.

Pour finir, la problématique de la compatibilité des liseuses avec les différents formats de livres numériques (EPUB, KF8, ibooks, etc.) reste toujours d’actualité. En effet, les librairies de livres numériques peuvent protéger les ouvrages de leurs bibliothèques virtuelles de façon à ce qu’ils puissent être lus uniquement par certaines liseuses.

En conclusion, les livres numériques constituent une étape importante dans l’histoire du livre mais doivent coexister avec les livres imprimés, qui sont toujours très appréciés par les lecteurs.

Stéphane Bagassien – Catalan

Comment faciliter la localisation de votre contenu ?

La localisation est une étape importante pour pouvoir toucher un marché plus grand. Il s’agit d’adapter un message ou un produit en fonction de la langue et de la culture du public cible. Jusqu’ici, l’anglais est la langue dominante du contenu sur internet, mais de plus en plus d’entreprises reconnaissent le besoin de la création d’un contenu multilingue. Malheureusement, cela peut prendre du temps et coûter cher, ce qui dissuade donc de commencer l’étape de traduction. Cependant, il existe certaines choses à prendre en compte qui peuvent faciliter la localisation de votre contenu et vous permettre d’économiser à la fois du temps et de l’argent.

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Une première étape pour créer un contenu facile à traduire est de penser aux traductions éventuelles dès la conception du contenu. Un contenu qui n’était pas rédigé depuis le début en prenant en compte le processus de traduction sera probablement plus difficile à localiser. Pour cette raison, il faut faire en sorte que le contenu soit déjà rédigé d’une manière qui facilite la traduction, en évitant des phrases trop longues et trop complexes. Il faut aussi penser à la manière dont le message doit être exprimé. Votre entreprise a-t-elle une personnalité ? Qui est le public cible et quel est le ton que vous devrez utiliser pour lui communiquer votre message ? Ces questions peuvent vous aider à mieux construire un message qui sera plus facile à traduire et à adapter.

Une deuxième étape consiste à faire votre recherche marketing. Cette recherche peut être un outil clé qui vous indique des adaptations à faire selon votre public. Une simple traduction ne suffit pas quand il s’agit d’un produit ou logiciel fait pour deux clientèles très différentes culturellement. Il faut alors penser à connaître votre public cible et à adapter votre contenu pour que cela corresponde mieux à ses attentes. En étudiant le marché et le potentiel de votre produit, n’oubliez pas d’utiliser toutes les ressources à votre disposition pour mieux vous informer du comportement des consommateurs, leurs habitudes, et tous les renseignements utiles afin de mieux cibler le nouveau marché. Soyez imaginatif et utilisez plusieurs outils d’analyse pour arriver à votre décision.

La troisième étape est de faire une relecture de votre contenu source afin d’assurer la clarté de celui-ci. Cette étape est très importante parce qu’elle permet d’identifier les fautes ou ambiguïtés, de les corriger et d’éviter leur reproduction dans la langue cible. Il faut aussi penser aux langues qui seront les plus utiles étant donné votre clientèle ou objectifs futurs. Avoir une idée des langues éventuelles vous donnera l’occasion de planifier bien à l’avance le lancement de la phase de traduction

Finalement, vous pouvez aussi faciliter le processus de localisation ou de traduction de votre contenu en fournissant des ressources utiles à votre traducteur. Prenez en compte que la personne chargée de la localisation de votre contenu puisse mal interpréter le message rédigé de manière imprécise. Il faut alors que vous restiez à la disposition de votre traducteur pour répondre à toute question ou pour fournir des informations supplémentaires pour contextualiser le message. Des traductions déjà existantes sont également très utiles pour la localisation de tout type de contenu parce qu’elles peuvent faire gagner un temps précieux sur la traduction. Avec l’utilisation de bons outils comme les outils de TAO, les mémoires de traduction ainsi qu’une base terminologique assez complète, le temps de traduction peut être réduit selon les taux de correspondance reçus. Il s’agit d’une aide précieuse dans la mesure où elle vous permettra d’économiser du temps et de l’argent.

Même si la localisation du contenu peut vous sembler une étape difficile à entreprendre, ne la négligez pas pour autant. Prévoir des mesures nécessaires vous facilitera la localisation ou la traduction de votre contenu. Soyez clair dans votre message, essayez de connaître votre public cible et finalement, utilisez toutes les ressources et tous les outils mis à votre disposition pour faciliter la traduction ou la localisation tout en économisant du temps et de l’argent.

Giselle Dunbar

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/11/create-content-multilingual-software/

Traduire vers l’espagnol en tenant compte des variantes régionales

Disposant d’un nombre important de locuteurs sur le continent américain et dans les Caraïbes, la langue espagnole est présente bien au-delà de la péninsule ibérique. Cependant, sur le plan du vocabulaire comme sur celui de la prononciation, les variantes de l’espagnol parlées en Amérique latine, aux Etats-Unis et dans les pays hispanophones des Caraïbes se distinguent plus ou moins du castillan d’Espagne. Dans ce contexte, découvrons quelles sont les précautions à prendre avant de débuter un projet de traduction vers l’espagnol.

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Identifier le public cible

Avant toute chose, il est indispensable d’identifier le public auquel on va s’adresser, afin de proposer la meilleure traduction possible, que ce soit pour un document à caractère juridique, pour la localisation d’un site web ou pour une interprétation par visioconférence.

Néanmoins, l’identification du public cible ne doit pas se limiter à faire le choix entre traduire pour un public espagnol ou traduire pour un public américain. En effet, on retrouve de nombreuses variantes de la langue espagnole sur le continent américain. Par ailleurs, on observe des différences entre celles parlées dans les régions de plaines et les régions de plateaux.

De plus, à l’échelle d’un même pays, peuvent coexister des variantes de la langue espagnole. C’est le cas des Etats-Unis, où l’on remarque des différences entre l’espagnol parlé par les populations latino-américaines installées depuis plusieurs générations et celui parlé par les nouveaux immigrés.

Identifier les différences de vocabulaire et de prononciation

Après avoir bien identifié le public cible, il est nécessaire d’analyser les différences liées au vocabulaire et à la prononciation.

Le vocabulaire de la langue source devra être adapté au public cible en recherchant les équivalents utilisés dans le pays. Ainsi, le mot « cuisinière » sera traduit par « estufa » pour un public colombien, guatémaltèque ou mexicain. Cette adaptation est utile afin d’éviter les erreurs de sens : par exemple le mot « voiture » qui peut être traduit par « coche » dans certains pays d’Amérique latine, devra être traduit par « automóvil » au Guatemala, où le mot « coche » désigne un animal.

La prononciation des mots devra aussi être prise en compte pour la traduction audiovisuelle. Il faudra par exemple veiller à mettre l’accent tonique sur les déterminants possessifs si l’on s’adresse à un public mexicain.

En conclusion, on ne peut pas traduire exactement de la même façon selon que l’on s’adresse à un locuteur vivant sur la côte Est du Mexique, dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, ou dans le Nord-Ouest de l’Argentine.

Stéphane Bagassien–Catalan

Source : http ://www.languagescientific.com/comprende-why-you-cant-just-translate-into-spanish/

Retour sur l’évolution naturelle d’un outil technologique

Au cours des 30 dernières années, la TAO a grandement changé au point d’atteindre la forme que nous connaissons aujourd’hui. De ce fait, il convient d’admettre que comme toute technologie liée à l’ordinateur, elle a subi de nombreuses améliorations, profitant des vastes découvertes qui ont permis par la suite de favoriser son développement. Si le but original était de mettre en place la Traduction Automatique, c’est bien la Traduction Assistée par Ordinateur qui s’est dégagée des évolutions technologiques. Retour sur 60 ans de progrès.

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De la genèse aux premières ébauches

Après la Seconde Guerre Mondiale, et sur fond de Guerre Froide, la Traduction Automatique a commencé à se développer. Principalement dans un but politique et militaire, la première démonstration de traduction sur ordinateur se fait aux Etats-Unis d’Amérique en 1954 et, bien entendu, en traduisant du russe à l’anglais. En France il faut attendre 1959 avec la création du CETA (Centre d’étude pour la traduction automatique) par le CNRS. Même si le mouvement est juste initié, les idées sont présentes pour mettre en place une TA fonctionnelle comme par exemple les analyseurs syntaxiques automatiques. Néanmoins le rapport ALPAC de 1966 imposa un arrêt brutal des recherches mondiales autour de la traduction.

Vers la fin des années 70 et le début des années 80, l’attention se porte à nouveau sur la TA en se concentrant, entres autres, sur le développement du dictionnaire automatique EURODI CAUTUM en 9 langues et du système SYSTRAN (SYStem TRANslation). Cette période voit aussi le développement de systèmes de traduction partiellement automatique. Les entreprises Systran et Metal (pour ne citer que ces deux-là) mettent en place et commercialisent des produits de TA se basant sur différent principes : le contrôle du texte source, la traduction interactive, etc.

Développement des différents outils de la TAO

A partir des années 90 les possibilités de Traduction Assistée par Ordinateur prennent de plus en plus forme et les premiers logiciels de mémoires de traduction font leur apparition. On peut citer comme exemple la société TRADOS avec son produit MultiTerm. Par la suite de nombreux outils liés à la TAO prennent forme et s’ajoutent aux différents logiciels de traduction présents sur le marché. On y retrouve ainsi des outils tels que l’alignement d’un texte source et de sa traduction, proposant des suggestions de traduction grâce à des logiciels de concordances ; les bases de données terminologiques (sur l’ordinateur hôte ou accessibles par Internet) telles que TERMIUM Plus, etc. Les nouvelles versions de logiciels de traductions ne cessent d’apporter de nouveaux outils afin d’optimiser le travail du traducteur.

L’histoire de la TAO se mêle à celle de la TA, il n’y a aucun doute là-dessus. Cela étant dit, il est nécessaire d’admettre certains points : oui, la Traduction Automatique a été développée dans le but d’accélérer les traductions et par conséquent de remplacer les traducteurs, et c’est d’une certaine manière toujours le cas. En revanche cette volonté a permis dans un même temps de modeler le métier de traducteur en y ajoutant un nouveau support technologique. Au-delà de la crainte de l’évolution de la machine, il est important de s’adapter et, en prenant en considération qu’il s’agit d’un des plus vieux métiers du monde, d’en profiter ; ce que le monde de la traduction devrait être en mesure de faire sans trop s’en soucier.

Mathieu Hergas

Source : https ://signsandsymptomsoftranslation.com/2016/10/10/studio-features-by-version/