Former les non-rédacteurs

De nombreux documents sont rédigés par les concepteurs du produit  : ingénieurs, développeurs, inventeurs, etc. Même si les rédacteurs techniques sont de plus en plus employés pour créer des documents, de multiples entreprises n’ont pas encore du personnel en interne formé à cette tâche.

Afin de rendre la rédaction et son résultat plus satisfaisants, des formations se développent pour aider ces professionnels.

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Le b.a.-ba de l’écriture technique

Si les rédacteurs professionnels utilisent des outils et des formats particuliers, auxquels il serait trop long de former les concepteurs, ces derniers ont des besoins plus basiques.

Brian Lanigan explique ainsi sur www.technicallywriteit.com que sa firme a développé un programme à destination des rédacteurs non professionnels.

Après plusieurs mois, les demandes les plus fréquentes concernaient  :

  • Le bon usage des listes à puces.
  • L’utilisation des modèles dans Word.
  • L’utilité des espacements de lignes et de paragraphes.
  • Les techniques d’écriture concise (écrire à la voie active, éviter les redondances, utiliser des formulations types).

Ces domaines de formation montrent bien qu’il n’y a rien d’inné dans la rédaction. Que les tâches à priori les plus simples demandent également une maîtrise technique et une stratégie particulière. Et que rédacteur est un vrai métier.

Former à la rédaction technique

Comme l’explique Brian Lanigan, former à la rédaction nécessite de s’adapter à chaque groupe. En effet, chaque employé a des compétences différentes, mais surtout, chaque entreprise a des besoins spécifiques. Et pour cause  : les documents s’adaptent au domaine, à la forme, au public visé et à l’objectif poursuivi.

Il n’existe pas d’outils ou de méthodes adaptés à tous les cas. Mais bien sûr, il existe des incontournables  : le respect des règles typographiques et de mise en page , la méthode KISS (Keep It Short and Simple), etc.

Si la demande croissante de formations de ce type montre d’une part l’importance grandissante de la communication pour les entreprises, et d’autre part leur reconnaissance des compétences spécifiques à ce domaine, cela éclaire également le rôle éducatif des rédacteurs.

Éduquer à la rédaction technique

Les rédacteurs techniques peuvent bien sûr aider les entreprises en proposant directement leurs compétences, mais également en les sensibilisant à l’importance d’une communication efficace et en formant les concepteurs. On pourrait penser que c’est potentiellement se priver de clients ou d’opportunités d’embauche, mais en réalité, il s’agit plutôt de former pour des compagnies qui n’ont pas les moyens d’augmenter leur masse salariale en embauchant un salarié dédié, ou qui ne sont pas encore convaincues de la nécessité de le faire. Instruire permet donc de promouvoir un métier.

N’est-ce pas finalement le rôle des rédacteurs de transmettre l’information la plus pertinente possible selon le public  ? D’expliquer des procédures  ?

Alexane Bébin

Source  : https ://www.technicallywriteit.com/delivering-technical-writing-training/

Monétiser son blog, c’est tout un métier

Vous avez peut-être déjà tenu un blog. À l’heure de l’émergence des réseaux sociaux, plus d’un étudiant d’aujourd’hui était alors un adolescent s’adonnant à l’expérience du blogging façon Skyblog, racontant en détail leur quotidien passionnant au travers de la rédaction d’articles, souvent illustrés par des photos (ces mêmes photos qu’on espère ne pas voir refaire surface aujourd’hui).

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Même si le blogging avait à l’origine cette fonction étrange de journal intime public, il a néanmoins rapidement évolué grâce à ceux qui ont vu le blog comme une opportunité de raconter quelque chose de plus passionnant que la vie quotidienne d’un collège. Les blogs spécialisés ont vu le jour, les professionnels et les amateurs de cinéma, de cuisine, de bricolage ou de marketing se sont mis à rédiger des articles par pure envie de partager.

Vu le succès rencontré par ces derniers, le blogging n’a pas pu échapper longtemps au capitalisme. De nombreuses personnes tiennent aujourd’hui un blog de façon professionnelle et en dégagent un revenu tout à fait correct. Certains ont même fait fortune comme Yaro Starak qui gagne 40 000 $ par mois en travaillant seulement deux heures par jour sur son blog destiné aux autoentrepreneurs.

Bien sûr, on ne devient pas Yaro Starak du jour au lendemain. Il lui a fallu des années avant de réussir à peaufiner le contenu et les stratégies commerciales de son blog. Mais si l’idée d’un travail à domicile centré sur vos centres d’intérêt vous séduit, effectuons ensemble un tour d’horizon des réalités concernant le blogging professionnel.

Quel est le profil idéal d’un blogueur ?

Le prérequis pour devenir blogueur est d’aimer écrire, écrire… et écrire encore. Si vous vous lancez dans l’activité par pur appât du gain, vous allez vite déchanter (on en reparle plus loin). Tout aussi important, le fait de savoir rédiger correctement n’est pas une compétence négligeable. Oui, je sais, nous n’avons pas tous eu la chance d’avoir été formés à la rédaction au sein du Master Traduction, Interprétation et Rédaction Technique du CFTTR. Rassurez-vous, il existe justement des blogs pour apprendre à rédiger et référencer correctement ses articles.

Idéalement, vous devriez posséder un minimum de compétences en informatique et en technologies du web, ainsi qu’en graphisme. Si vous n’êtes pas un expert dans ces domaines, entourez-vous des bonnes personnes et entraînez-vous grâce aux nombreux tutoriels disponibles en ligne. Pour la rédaction, inscrivez-vous sur WordPress. C’est le CMS (« content management system », ou « système de gestion de contenu ») le plus utilisé du web. Il vous permet d’intégrer vos articles directement sur votre blog. Un outil intégré vous donne également des conseils pour améliorer votre article. Et c’est gratuit.

Comment puis-je me lancer ?

Vous devriez tout d’abord vous focaliser sur la rédaction d’articles. Surprenant, n’est-ce pas ? La chose peut vous paraître évidente, mais je tiens à insister sur la nécessité de ne pas brûler les étapes. Si vous pensez à monétiser votre blog alors que vous n’avez que 10 articles en stock, et que vous êtes aussi productif qu’un dimanche matin en pyjama devant Netflix, vos revenus vous permettront au mieux de vous payer un verre en fin d’année, ce qui n’est déjà pas si mal.

Mais si vous souhaitez en dégager un revenu un peu plus conséquent, commencez par vous faire la main. Trouvez un sujet qui vous passionne et par lequel vous vous sentez concerné, un sujet sur lequel vous pourriez disserter pendant des heures avec vos proches.

Essayez également de dégager un thème précis pour votre blog, histoire de vous démarquer des autres. Vous êtes fan de films d’horreur ? N’ouvrez pas un blog sur « le cinéma » en général, car le thème est trop large. N’axez pas non plus tous vos articles sur un film en particulier, car le thème est trop restreint. Choisissez plutôt pour thème « Les monstres au cinéma ». Vous pourrez alors écrire en explorant différentes périodes (des premiers monstres du début du cinéma aux sorties actuelles), différents pays (avec le cinéma de monstre hollywoodien, coréen, ou japonais), les différents genres (horreur, gore, science-fiction, fantastique), les différentes techniques (maquillage, effets spéciaux numériques), et plus selon vos affinités.

Si vous souhaitez connaître les tendances liées à votre thème de rédaction, je vous conseille l’outil gratuit Google Trends, qui vous permet de suivre l’évolution du nombre de recherches liées à un terme ou à une expression.

Après avoir dégagé le plus d’idées d’articles possibles, lancez-vous et tâchez d’acquérir une certaine régularité. Prenez l’habitude d’archiver et de recouper les informations que vous trouvez intéressantes avec une rigueur journalistique.

Comment faire connaître mon blog ?

Vous avez pris le pli, vous sentez en vous l’âme d’un véritable blogueur ? Il est temps de faire vos premiers pas dans le marketing.

Avant de penser à faire une publicité agressive et de spammer tous les réseaux pour trouver de nouveaux lecteurs (outbound marketing), il va falloir trouver des moyens de les faire venir à vous plus naturellement (inbound marketing).

Travaillez vos titres, ajoutez des images pour les illustrer et trouvez-vous un style bien à vous, ce qui donnera une tonalité particulière à votre blog. Cela contribuera à fidéliser vos lecteurs. Incitez-les à commenter vos articles (c’est bon pour le référencement) et à vous retrouver sur les réseaux sociaux. Mettez en place une newsletter et faites-leur remplir un formulaire pour s’y inscrire, vous récolterez ainsi quelques données utiles sur leur profil (notamment pour cerner leurs attentes).

Et l’argent, dans tout ça ?

Patience est mère de profit. Maintenant que vous avez fidélisé vos lecteurs et que vous êtes mieux référencé, les internautes vont vous trouver plus facilement. Il est temps de penser monétisation. Pour ce faire, voici les stratégies à adopter :

  • La vente de liens et d’articles sponsorisés

En vous rendant sur les sites spécialisés dans cette pratique, vous pouvez proposer vos services et écrire un article sponsorisé, ou simplement publier un lien commercial. Vous pouvez gagner entre 50 € et 400 € le lien ou l’article, en fonction de la fréquentation et de la qualité de votre blog. Cependant, je vous conseille de ne pas sortir de votre champ d’étude afin de ne pas vous décrédibiliser auprès de vos lecteurs. Pour reprendre l’exemple du blog sur le cinéma de monstres, vous pourriez rédiger un article pour une entreprise française spécialisée dans le maquillage de cinéma d’horreur, ou ajouter un lien vers un site vendeur de déguisements à la fin de votre article spécial Halloween.

  • La publicité made-in Google

En installant Google Adsense, des bannières publicitaires apparaîtront sur votre blog. Chaque clic vous rapporte entre 0,05 € et 0,50 €. Ça paraît peu, mais les gains peuvent s’accumuler rapidement si votre blog est très fréquenté.

  • La vente de produits et de services

Vous pouvez ouvrir une boutique en ligne sur votre blog et y proposer une gamme de produits ou de services. Vous pouvez vendre les produits d’un tiers (comme une gamme de jouets inspirée des films d’horreur et destinée aux collectionneurs), ou vendre vos propres produits (par exemple, créez une gamme des porte-clés avec le logo de votre blog que vous produirez grâce à la découpeuse laser du Fab-Lab de votre ville). Vendre ses services est également possible. Vous êtes graphiste ? Proposez des artworks de monstres personnalisés. Vous êtes musicien ? Proposez des compositions qui sentent bon le film d’horreur aux éventuels lecteurs-cinéastes qui viendraient visiter votre blog. En tant qu’autoentrepreneur, votre seule limite est votre imagination… tant que vous déclarez vos revenus !

Et oui ! Comme tous les travailleurs, les blogueurs doivent choisir un statut juridique et payer leurs taxes. Vous devrez déclarer votre activité dès vos premiers revenus (vous pouvez faire la démarche en ligne sur un site dédié).

Que du bonheur !

On estime que, pour devenir rentable, un blog doit comporter au minimum entre 300 et 600 articles. De plus, il y a un véritable décalage entre votre travail et le retour sur investissement. Il faudra sûrement patienter entre 6 mois et 1 an avant que vous ne perceviez des revenus intéressants. Et malgré tous vos efforts, vous risquez de vous retrouver avec, au mieux, un revenu complémentaire histoire de mettre un peu de margarine dans vos coquillettes.

Le métier de blogueur n’est pas qu’un rêve en couleur. Alimenter et gérer votre blog est chronophage, et vous n’aurez pas forcément toujours le temps de vous y consacrer, surtout si êtes étudiant ou si vous exercez une activité professionnelle à temps complet. Internet est ouvert 24h/24, et vous risquez de perdre des lecteurs si vous prenez des vacances sans assurer le support client.

Alors non, la monétisation du blogging n’est pas le nouvel Eldorado, mais si vous aimez déjà écrire et souhaitez partager vos idées, mettez vos talents à profit et lancez-vous dans l’aventure.

Maxime Cicurel

Source : https ://www.redactorfreelance.com/2018/10/consejos-escribir-posts-patrocinados.html

Rédiger en anglais

« [Le traducteur s’engage] à traduire uniquement vers sa langue maternelle ou une langue cultivée, maniée avec précision et aisance. »

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Cette citation du code de déontologie de la Société Française des Traducteurs (SFT) est devenue l’une des règles d’or de tout bon traducteur. Cependant, si les métiers de la traduction et de l’interprétation appliquent cette règle convenue, qu’en est-il du métier de rédacteur technique ? La réponse est plus complexe qu’elle ne pourrait le sembler de prime abord. Comment choisir entre deux mots si je ne saisis pas les nuances subtiles dans leur sens ? Comment adapter mon discours à un public si j’éprouve des difficultés à saisir le registre d’une langue étrangère ? Est-ce que je devrais plutôt utiliser l’infinitif ou l’impératif pour donner des instructions ? Tant de questions qui mènent à une évidence : la rédaction ne devrait se faire que dans sa langue maternelle. Le fait d’avoir vécu avec les usages de la langue permet de faciliter la prise de position sur les réponses à ces questions.

Cependant, le marché actuel de la rédaction technique est tel que le rédacteur doit parfois écrire directement en anglais. Il s’agit souvent de documentations internes spécifiques ou de procédés propres à l’entreprise. Rédiger en anglais permet alors à l’entreprise d’économiser le prix d’une éventuelle traduction.

Mais alors, comment je rédige en anglais, moi ?

Tout d’abord, il faut commencer par éviter de traduire ses pensées avant de les mettre sur le papier. C’est un conseil qui concerne la rédaction dans une langue étrangère de manière générale. Ainsi, lorsque vous écrivez en anglais, pensez en anglais. Un texte écrit de cette manière sera plus naturel et mieux construit pour un locuteur natif. Et de cette façon, vous éviterez plusieurs pièges de formulations, qu’ils soient idiomatiques ou grammaticaux.

Une fois ce problème évité, vous devrez vous frotter aux nombreux écueils de la langue de Shakespeare. À titre d’exemple, il y a ce que l’on appelle les noun strings. Il s’agit d’une juxtaposition de noms destinés à qualifier un nom final. On estime généralement qu’à partir de cinq leur nombre nuit à la compréhension et ouvre aux interprétations. Par exemple, « Draft laboratory animal rights protection regulations » serait plus compréhensible écrit « Draft regulations to protect the rights of laboratory animals ».

Enfin, évitez les phrases longues et les formulations trop denses. Comme on dit dans le milieu de la rédaction technique, KISS (Keep It Short and Simple). Sachez rester simple et court, vous éviterez ainsi de vous perdre dans le fil de vos phrases.

David Loury

Source : https ://www.net-translators.com/knowledge-center/articles/writing-for-translation-10-tips-for-improving-your-documentation

Tuto broderie  : comment étoffer un texte  ?

Selon Wikipédia, la broderie est « un art de décoration des tissus qui consiste à ajouter sur un tissu un motif plat ou en relief fait de fils simples, parfois en intégrant des matériaux tels que paillettes, perles voire pierres précieuses ».

C’est exactement ce que je viens de faire en étoffant cette introduction maigrichonne grâce à une citation. Ce simple copier-coller me permet en effet de gagner quelques lignes, puis d’ajouter quelques mots en guise de commentaire.

Cependant, la stratégie d’étoffement ne doit pas être considérée comme un simple remplissage. Bien que la source puisse être plus fiable et plus intéressante que la page « Broderie » de Wikipédia, cet apport extérieur me permet à la fois d’établir une tentative de leçon par l’exemple, et d’imager mon propos en faisant une analogie entre l’art d’étoffer un texte et celui de la broderie. Ayant tous plus ou moins mis les pieds dans le système éducatif français, nombreux sont ceux qui se sont familiarisés à l’emploi polysémique de ce terme, lorsqu’au sortir d’un examen, ils se vantaient d’avoir réussi à « broder un peu ».

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Il est intéressant de noter qu’en français, le domaine de la couture s’associe volontiers au discours oral ou écrit. Nous disons bien : « un tissu de mensonges »  ; on peut parfois « perdre le fil » d’une conversation  ; et nous qualifions certains propos de « décousus » ou trouvons qu’ils sont « cousus de fils blancs ».

Une coïncidence  ? Pas tant que ça, si l’on en croit l’étymologie du mot « texte », à savoir le mot latin « textum », qui vient du verbe « textere », signifiant « tisser » (et dont on retrouve la racine dans « textile »). Si l’art de la rédaction partage sa rigueur et sa technicité avec celui de la couture, il est aisé de concevoir ce que le fait d’étoffer a en commun avec la définition de la broderie proposée en ouverture.

Aujourd’hui, je vous propose un tuto broderie afin de vous assurer que vos futures réalisations fassent leur plus bel effet.

  • La périphrase

Une première idée pour étoffer votre texte est de remplacer certains mots par une périphrase.

Exemple  : au lieu d’utiliser le terme « périphrase » ci-dessus, j’aurais pu écrire « courte phrase explicative reprenant les mêmes idées en les développant davantage ».

Attention toutefois à ne pas créer de lourdeurs, le but est d’expliquer plus en détail. Restez direct et pensez à ne pas perdre votre lecteur avec des imprécisions.

  • L’exemple

Ajoutez des exemples concrets et des données chiffrées, comme des statistiques. Cela permettra d’ajouter quelques mots à votre texte tout en aidant votre lecteur à mieux comprendre votre propos. L’exemple lui permettra aussi de mieux se souvenir de votre texte, surtout s’il est original et évocateur.

Exemple d’exemple  : dans le quatrième paragraphe, j’ai ajouté des expressions dans lesquelles le discours est assimilé au tissu ou à la couture.

  • La citation

Bien que non considérée comme un pur apport personnel, vous pouvez rebondir sur une citation pour l’expliciter, comme démontré en introduction de cet article.

  • Les sources

De la même manière, n’hésitez pas à citer des sources utiles à vos lecteurs et à les présenter brièvement.

  • L’introduction et la synthèse

Vous avez sûrement déjà pensé à écrire une introduction et une conclusion au début et à la fin de votre texte. Vous pouvez reprendre ce principe pour chacune de vos parties, grâce à des courtes phrases vous permettant d’articuler votre discours.

  • L’ouverture

En fin de rédaction, vous pouvez introduire une nouvelle idée pertinente permettant d’élargir les pistes de réflexion de votre lecteur.

Exemple  : pour conclure, je pourrais écrire une courte phrase annonçant à mes lecteurs la parution d’un futur « tuto cuisine » portant sur les ingrédients essentiels à une relecture visant à livrer un article sans coquilles.

  • Le point de vue

Pensez à changer d’angle lorsque vous exposez votre propos. Vous pouvez présenter un point de vue différent pour rallonger votre texte et ainsi toucher un public plus large. Une manière de procéder est d’énoncer les arguments favorables et défavorables relatifs à un point que vous venez d’exposer.

Exemple  : l’approche quelque peu humoristique de mon article permet de capter plus facilement l’attention de mes lecteurs, mais elle pourra également me discréditer auprès d’un certain public aux attentes plus conventionnelles.

  • La collaboration

Vous pouvez faire lire votre travail à un collègue rédacteur afin qu’il vous propose différentes approches et des idées pour étoffer. Vous pouvez trouver une personne ayant des connaissances relatives à votre domaine de rédaction et avec qui collaborer. Une fois que vous avez travaillé votre texte aux limites de vos capacités, envoyez-lui votre document afin qu’elle le retravaille en y apportant ses connaissances personnelles. Par la suite, vous lui rendrez la pareille. Vous pouvez également recueillir des données et des opinions en postant une question sur les réseaux sociaux.

Amis rédacteurs, il ne tient maintenant plus qu’à vous de vous pencher à nouveau sur votre ouvrage. « Croisons le fil, brodons avec bonheur, pour qu’au-delà du temps, les mots demeurent ».

Maxime Cicurel

Source : https ://www.redacteur.com/blog/comment-etoffer-texte-trop-court/

Les méthodes marketing au service de la rédaction technique

Les méthodes marketing au service de la rédaction technique

C’est un fait, lorsqu’il s’agit de vendre les produits de leur entreprise au grand public, les services marketing ont plus d’un tour dans leur sac. Les moyens de vous faire lire, regarder, partager leur contenu publicitaire peuvent vous agacer ou vous plaire, mais ce qui est indéniable c’est qu’ils fonctionnent, et plutôt bien.

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Il est rare de tomber sur une méthode innovante car, loi du business sur Internet oblige, tout nouveau format est immédiatement repris par tous. Toutefois, on peut certainement tirer quelque chose de bon de cette course à la popularité sur le web. Les enjeux financiers importants génèrent par exemple de la demande en recherche, et c’est ce qui nous intéresse aujourd’hui.

Le 10 novembre 2016, un article intitulé How does our brain processes different kinds of processes ? a été publié par le groupe MainPath Marketing. Le but de cet article est d’enseigner aux communicants des façons d’augmenter la visibilité de leur entreprise sur Internet. Mais ces informations servent également en rédaction technique : en effet, comprendre le fonctionnement du cerveau face à de nouvelles informations permet d’accroître l’efficacité des documentations techniques.

La première chose à prendre en compte, c’est ce que l’on veut que l’utilisateur retienne de la présentation. Pour cela, plusieurs facteurs entrent en jeu :

  • Ce n’est pas un secret, bien manier la langue est la clé de toute présentation réussie. Soigner le contenu écrit est donc vital. Fiabilité, professionnalisme, dynamisme, etc. Toutes les valeurs en accord avec l’image que l’entreprise veut renvoyer dépendent de cette communication écrite.

 

  • Toutefois, même un contenu rédigé par le plus grand écrivain du siècle ne saurait retenir l’attention de l’utilisateur si l’on néglige la présentation. Quant à demander à l’utilisateur de retenir quelque chose présenté sous la forme d’un pavé sans sauts de lignes ni mots-clés, c’est mission impossible. Les illustrations, les vidéos interactives ou encore les schémas sont donc capitaux en rédaction technique : ils permettent de stimuler l’activité cérébrale de l’utilisateur pour conserver son attention le temps nécessaire pour parcourir tout le contenu écrit, et favoriser son activité de mémorisation.

 

  • Selon que vous souhaitez que l’utilisateur cible comprenne un concept, retienne des données chiffrées, suive une procédure, ou apprenne à utiliser un logiciel, vous devez choisir le format et les éléments qui permettent de l’en rendre capable par lui-même, de la façon la plus simple et rapide possible.

 

En conclusion, si l’on en croit les méthodes marketing, le secret d’une bonne communication, c’est de s’interroger sur les réactions cérébrales de l’utilisateur face aux concepts et aux données que l’on veut lui faire retenir, pour construire le contenu en fonction des résultats.

 

https ://www.redacteur.com/blog/cerveau-types-de-contenus/

Antoine Lageat

Révisé par Perrine Bourdeau

Rédacteur web : un profil recherché

Qu’est-ce qu’un rédacteur web ?

Le rédacteur web est un professionnel chargé de fournir un contenu textuel pour les sites Internet. Le contenu écrit doit se plier aux standards de la communication sur Internet : en d’autres termes, il se doit d’être claire, concis, dynamique et il doit prendre en compte la dimension interactive du web. Les contenus produits par le rédacteur sont conformes aux exigences des moteurs de recherche et du commanditaire.

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Le rédacteur web peut travailler en agence ou en freelance, généralement en solo même s’il collabore parfois avec d’autres rédacteurs pour certaines demandes spécifiques. Pour rédiger il suit les consignes du client. La pertinence est de rigueur dans ce métier, le rédacteur web commence toujours par faire une recherche d’informations. Il fait ensuite en sorte de composer un texte véhiculant un message clair et optimisé pour le référencement naturel.

 

Un secteur en expansion

Cela fait plusieurs années que l’on entend que le « contenu est roi» sur le web, le métier de rédacteur web est de nos jours très recherché par de nombreux propriétaires de site internet. Le marché de la rédaction web a explosé en 2016 : selon une étude de Joblift le nombre de missions de rédaction web a connu une augmentation de 157 % en freelance.

En France il existe actuellement des millions de sites internet, dont des centaines de sites qui se créent chaque jour. Des milliers de propriétaires de sites web recherchent des rédacteurs web pour promouvoir leur site et écrire du contenu. À la fois recherché à plein de temps ou à temps partiel, le rédacteur web peut être appelé à rédiger divers type de contenus : articles de blog, d’actualités, du contenu corporate, des tutoriels, des e-books ou encore de communiqués de presse. Il y en a pour tous les goûts.

 

Dominic Dearlove

Ingénieur ou rédacteur technique ?

Tout d’abord, commençons en abordant le sujet avec la question suivante : le métier d’ingénieur, késako ?

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Le rôle d’un ingénieur, c’est de résoudre les problèmes de nature technologique liés à la conception, à la réalisation et à la mise en œuvre de produits, de systèmes ou de services. Des connaissances techniques, économiques, sociales et humaines, ainsi qu’une solide culture scientifique sont les principales compétences d’un ingénieur. Au sein des entreprises industrielles ou de services, des organismes publics, de collectivités ou encore de l’État, l’ingénieur occupe, bien souvent, un poste à hautes responsabilités. Pour cause, il est l’un des acteurs majeurs du progrès technique et du développement des connaissances techniques de la structure pour laquelle il travaille. Ses choix sont importants et peuvent avoir de lourdes conséquences pour l’entreprise. Autant dire que ce n’est pas n’importe qui.

 

Bien, maintenant que vous avez tous bien en tête le rôle et les compétences d’un ingénieur, nous allons pouvoir procéder de même pour le métier de la rédaction technique : le métier de rédacteur technique, késako ?

 

Le métier de rédacteur technique, c’est celui de concevoir et de réaliser, ou même de mettre à jour ou d’améliorer, une documentation technique pour qu’elle soit adaptée à son contexte d’utilisation et à la cible visée. Cette documentation se doit d’être claire et efficace, autrement dit, utile. Pour cela, l’utilisateur doit être capable de trouver et de comprendre une information rapidement. Le terme « documentation technique » englobe tout ce qui est de l’ordre des guides d’installation, des notices d’utilisation, des manuels d’utilisation ou de maintenance, des procédures, des cahiers des charges, des supports de formation, des aides en ligne, etc.

 

La mission d’un rédacteur technique, c’est donc d’expliquer clairement à l’utilisateur toutes les actions à effectuer pour pouvoir utiliser de manière optimale le produit qu’il a entre les mains et cela, sans perdre de temps. Le rédacteur technique doit donc permettre à l’utilisateur d’accéder très rapidement à l’information voulue. Il est l’interface entre les chercheurs/développeurs et l’utilisateur. Lorsqu’il rédige sa documentation technique, le rédacteur doit toujours garder à l’esprit que le contenu s’adresse aussi bien à de futurs utilisateurs (débutants) qu’à des personnes expérimentées. Cependant, peu importe le cas de figure, les principes fondamentaux à suivre dans la rédaction de sa documentation sont les mêmes : clarté, précision et exhaustivité.

 

La rédaction d’une documentation technique se fait en plusieurs étapes et nécessite la capacité d’exécution d’une grande variété de tâches, comme effectuer des recherches sur le terrain pour une compréhension parfaite du produit et de ses fonctionnalités. Pour cela, le rédacteur est en relation directe avec l’ingénieur du produit. C’est à ce moment-là que la capacité du rédacteur à vulgariser une information technique afin de la rendre accessible à tous devient indispensable. En effet, détaché de toute cette phase de conception du produit, il a le recul nécessaire pour une restitution simple, claire et précise de l’information.

 

Contrairement aux présupposés, un rédacteur technique n’a nullement besoin de maîtriser la technologie ou de connaître le domaine de spécialité dans lequel il travaille. Au contraire, puisqu’il est important de se poser les bonnes questions et de restituer une information compréhensible, il est finalement plus facile de ne pas avoir une tonne de connaissances dans le domaine. C’est pour cela que les concepteurs ne sont pas des professionnels de la communication écrite et que nos manuels d’utilisation, bien trop souvent, sont laissés de côté car jugés trop compliqués à comprendre. Le concepteur du produit n’a pas ce recul nécessaire pour restituer l’information simplement.

 

Ce n’est donc pas pour rien que les métiers d’ingénieur ET de rédacteur technique existent tous les deux ; la conception aux concepteurs et la rédaction aux rédacteurs et tout le monde y trouvera son compte.

 

Anne-Laure Zamarreno

Révisé par Élodie Clomenil

Source : http ://www.redacteur-technique.eu/2015/04/17/recruter-un-redacteur-technique-ingenieur-ou-redacteur/

 

Et donc tu fais quoi dans la vie ?

« Je ne comprends pas ce que tu fais comme métier… » Ce n’est pas la première fois que l’on vous dit cette phrase. Étrangement, la rédaction technique, qui demande de la concision et de la clarté, est un métier difficile à expliquer.

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La notion de rédaction technique est mal comprise au départ. Métier assez flou pour une personne totalement extérieure, la rédaction peut se porter à ses yeux sur un domaine plus littéraire que ça ne l’est réellement. L’idée de technique n’est quant à elle absolument pas comprise. Il faut donc savoir rester simple. On pourrait se contenter de dire que l’on rédige des notices, mais cela entraînerait probablement une réponse dénigrante telle que : « Comme celles des micro-ondes ? Celles que l’on ne lit jamais ? »

Oui, en effet, mais le métier demande plus que des simples capacités de rédaction. Il y a une phase de réflexion, pour que l’information soit facilement identifiable, ainsi qu’une phase de mise en page, pour que cette notice ne soit pas complètement illisible, entres autres.

« Finalement, c’est un métier que tout le monde peut faire ». Alors oui, mais non, sinon il n’existerait pas de formations pour ce métier et les entreprises ne se montreraient pas aussi exigeantes dans leur recrutement. Non, on ne vole pas le travail de l’ingénieur ; on collabore avec lui pour qu’il ne perde pas de temps à la rédaction.

Mais comment expliquer notre métier de façon claire ? C’est simple, il faut expliquer ce qu’est la rédaction de façon la plus simple possible en prenant en exemple des domaines qui intéressent son interlocuteur. « Je rédige des guides utilisateurs pour que tout le monde sache comment se servir d’un appareil ». C’est très réducteur, nous le savons, mais cela reste efficace.

Cela ne sert à rien de perdre du temps avec trop de détails tels que son utilisation sous différents langages informatiques complexes, ou encore de préciser que l’on publie en plusieurs formats (web, pdf…), et ceci dans plusieurs langues, ou bien encore de dire que nous collaborons avec les ingénieurs et le bureau d’études etc. Trop de détails tuent l’information.

Au final, comme dans notre travail, il faut savoir rester simple dans notre discours.

Julie Daval

Qu’est-ce qu’une stratégie de contenu ?

En rédaction technique, mettre en place une stratégie de contenu avant de commencer la rédaction de sa documentation est obligatoire. En effet, il est essentiel qu’un rédacteur technique se pose, avant toutes autres choses, quelques questions s’il veut créer une documentation pertinente et efficace. En se posant les bonnes questions, le rédacteur technique précise les objectifs de sa documentation :

– Quel est le but de cette documentation ?
– Quelle en est la finalité ?
– Quel est le public ciblé ?
– Où sera publié ce contenu ?

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1°) Rédiger un document technique, comme une notice ou un manuel d’utilisation, est nécessaire pour comprendre le processus de fonctionnement d’un produit. Mon but est de rendre accessible cette documentation à un public ciblé.

2°) Le contenu d’un document technique donne des informations sur les fonctionnalités et les marches à suivre pour paramétrer et pouvoir utiliser un produit. La finalité de mon produit est donc d’aider le client à se servir correctement et efficacement du produit.

3°) Définir la cible de sa documentation est très important car de nombreux éléments dans la rédaction du contenu vont s’articuler autour de ce critère. Par exemple, le niveau de langue et le type de langage utilisés seront différents si la cible visée est jeune ou plutôt âgée. Le but, ici, est d’essayer de se rapprocher au maximum de l’audience visée afin que la documentation créée corresponde le plus possible aux besoins de cette clientèle. De plus, la mise en page du document sera aussi un élément influencé selon le public ciblé. Effectivement, un rédacteur technique, suivant l’entreprise, peut aussi être amené à s’occuper de la mise en page de la documentation. Une fois encore, les graphismes, les couleurs, la typographie, etc. ne seront pas les mêmes au regard d’une audience de jeunes adolescents que d’une audience de personnes plus âgées.

4°) La documentation sera publiée en ligne ? Ou bien elle sera imprimée sur papier ? Suivant le type de produit pour lequel est créée la documentation, le support utilisé sera différent et surtout adapté au produit et à son emballage. Par exemple, pour un logiciel ou un site internet, un support en ligne sera plus logiquement utilisé, alors que pour un jeu de société, on utilisera plutôt un support papier.

Vous avez désormais entre vos mains un savoir de base qui vous permettra de créer une documentation technique pertinente. Cependant, n’oubliez pas qu’il s’agit seulement d’une des étapes précédant la rédaction d’un document technique. La prochaine étape, c’est l’apprentissage des techniques et méthodes de rédaction nécessaires à une documentation claire et efficace.

Anne-Laure Zamarreno

Révisé par Camille Le Corre

Les rédac’tech : personnes clés de l’entreprise

Parce qu’aujourd’hui on ne s’aventure pas sur les routes sans GPS ou sans carte, nous sommes également réticents à l’idée d’acheter un objet sans guide utilisateur. Comment sait-on que notre imprimante est bien connectée à l’ordinateur ? Où faut-il appuyer pour faire fonctionner notre autoradio ? Comment change-t-on la batterie de notre téléphone ? Que de questions auxquelles les rédacteurs techniques doivent pouvoir répondre.

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Ils sont les créateurs des machines que vous utilisez. Pas dans le sens où ils assemblent ou imaginent les pièces, mais ils vous permettent de comprendre pourquoi ces pièces existent. Ils se font les traducteurs et les interprètes des ingénieurs, ils créent les catalogues et les fiches techniques, ils réalisent même parfois des tutoriels vidéo pour que vous ayez accès à plus de détails et d’illustration. Bref, ils sont partout. Ils portent plusieurs casquettes ; on le les appelle pas forcement « rédacteur technique » et pourtant, grâce à eux, vous n’avez pas besoin de retourner dans le magasin pour avoir des explications quant à l’utilisation de votre machine à café.

Cependant, on ne s’improvise pas rédacteur. Des formations sont nécessaires pour, d’une part connaitre les logiciels les plus utilisés (et donc demandés) par les entreprises, et d’autre part, apprendre à structurer correctement l’information.

Il faut savoir être concis. L’utilisateur doit pouvoir trouver l’information qu’il cherche facilement et rapidement. En effet, déjà qu’il ne lit la notice que parce qu’il est coincé (pourquoi cette perceuse n’est pas plus intuitive ?), il ne veut pas perdre du temps à chercher la réponse dont il a besoin !

Avoir des connaissances techniques (industrielles notamment) est un plus pour ce métier si l’on s’oriente vers de la rédaction technique de machines ou dans la défense l’aéronautique, etc. Cependant pour de la documentation de logiciel (entre autres) ces connaissances ne seront pas nécessaires.

On distingue plusieurs types de documentation réalisable par le rédacteur : la documentation de logiciel (ou comment exploiter les fonctionnalités du logiciel ou les options du jeux vidéo), de matériel et d’équipement (description du produit, de son utilisation…), de programme d’entrainement (destiné à des formateurs sous la forme de power point, tutoriels vidéo…), de la documentation marketing (brochures, catalogues…), ou encore ce que l’on appelle de la Rédac’Tech 2.0 (aide en ligne, gestion des forums de questions et des wiki…).

Ainsi, les jeunes étudiants en rédaction technique de tous horizons n’auront pas la nécessité de connaitre par cœur un domaine précis pour trouver un travail, mais quelques connaissances dans chacun permettent d’avoir de nombreuses portes ouvertes. Le métier étant de plus en plus connu, les offres d’emplois ne manquent pas pour le moment. Des perspectives de carrières dans de grandes entreprises de l’aéronautique ou même dans l’armée, comme dans des PME sont tout à fait envisageables selon les goûts des candidats.

En France, le marché s’ouvre toujours plus, mais à l’étranger, le métier est déjà bien reconnu et des offres intéressantes sont disponibles (sous réserve d’être à l’aise avec l’anglais principalement, mais aussi d’autres langues étrangères, comme l’allemand ou l’espagnol).

Pour conclure sur cet « awesome job », il faut retenir que : « La rédaction technique c’est l’art et la science de traduire des informations techniques de manière lisible et compréhensible pour un public non initié. » (Universal class).

Julie Daval

 

Source : https ://www.universalclass.com/articles/writing/technical-writing/business-writing/the-art-and-science-of-technical-writing.htm