Perles de traduction

Chaque année comporte son lot d’erreurs de traduction et les années 2016-2017 n’ont pas échappées à la règle. En ce début d’année 2018, je vous propose de revenir sur quelques pépites.

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Tout d’abord, force est de constater que certaines erreurs de traduction auront des répercussions plus graves que d’autres. Certaines viendront gâcher la campagne marketing d’une entreprise. Ça a été le cas de la chaîne de restauration rapide américaine Kentucky Fried Chicken. En 2016, le slogan de l’entreprise « Finger licking good » (« Bon à s’en lécher les doigts ») avait été traduit par « Dévorez vos doigts ». Bien heureusement, cela n’a pas empêché la chaîne de fast-food de devenir très populaire en Chine par la suite.

En Italie, le Schweppes Tonic Water n’a pas non plus rencontré le succès escompté, on peut même parler d’échec commercial. Il faut dire que la traduction « Schweppes eau des toilettes » n’est pas des plus alléchantes.

Avoir recours aux outils de traduction automatique peut réserver quelques surprises, l’histoire suivante en est le parfait exemple : Un Palestinien avait posté une photo de lui sur Facebook en octobre 2017 où il posait près d’un bulldozer. Sa photo avait pour légende « Bonjour à tous » écrit en arabe. Petit problème, la traduction automatique de Facebook l’a traduit par « Attaquez-les » en hébreu, ajoutez à cela le fait que des bulldozers avaient déjà été utilisés lors des précédentes attaques terroristes… et direction le poste de police. Mais tout cela s’est vite arrangé, l’homme a pu rentrer chez lui tranquillement après quelques explications avec les forces de l’ordre.

Une erreur qui concerne un peu plus la sphère politique cette fois-ci : avec tous ses idées anti-immigration, les Latino-Américains n’ont jamais porté Donald Trump dans leur cœur, mais cela n’a pas décourager Trump qui a tout de même tenté de gagner quelques électeurs. Cependant, cette stratégie n’a pas été très concluante : durant la convention nationale républicaine, on a pu remarquer des pancartes pour le moins surprenantes. En effet, certaines comportaient les inscriptions : « Hispanics para Trump » et « Latinos para Trump ». Ces inscriptions ont fait le tour du web car leurs traductions espagnoles sont catastrophiques : il n’y a presque que le nom de Trump qui ne contient pas d’erreurs. Ainsi, « Hispanics » aurait dû se traduire par « Hispanos » et « para » aurait dû être remplacé par « por », car si ces deux termes signifient « pour », ils ne s’utilisent pas de la même façon. Un bon moyen pour gagner en crédibilité pendant les élections, en somme.

Pour éviter tous ces problèmes, une seule solution : faire appel aux étudiants du CFFTR !

Déborah Rivallain

Les robots, successeurs des professionnels de la traduction ?

Avec les avancées technologiques, la demande de traduction est en constant déclin car la traduction automatique se fait de plus en plus précise et fiable. Mais la traduction humaine est-elle réellement une activité amenée à disparaître dans les années à venir ?

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On parle de plus en plus d’Intelligence Artificielle et de « robotique avancée », des notions qui semblent menacer de nombreuses professions comme celles de journaliste, de conseiller financier ou de traducteur par exemple.
La traduction automatique sur Internet est une avancée technologique qui est en développement continuel et qui prend de plus en plus d’ampleur au sein de notre société, surtout quand on sait que la traduction est à la croisée des échanges commerciaux internationaux. Le traducteur automatique possède des capacités grandissantes à pouvoir traduire des segments entiers sans fautes grâce à une base terminologique en constante assimilation de nouveaux termes. Google, notamment, progresse dans la recherche technologique d’un traducteur qui pourrait surpasser le traducteur humain. Mais cela ne reste qu’hypothétique et peut-être même irréealisable…

De nombreux linguistes l’affirment, les robots ne pourront pas remplacer les humains en matière de traduction. Bien que les traducteurs se servent de nombreux outils informatiques pour améliorer l’efficacité et la rapidité de leurs projets, la compréhension d’un texte reste avant tout une qualité irremplaçable. De plus, la langue évolue et intègre de nouveaux mots tous les jours, dans de nombreuses langues (si ce n’est dans toutes les langues), et si l’activité cérébrale peut-être reproduite par des ordinateurs, la sensibilité du traducteur, ses connaissances, son bon sens et sa perception restent finalement inimitables.

Néanmoins la traduction automatique a ses avantages que nul ne peut nier, notamment en ce qui concerne la traduction de messagerie instantanée par exemple, utilisée après le séisme qui avait touché Haïti en 2009, et qui a permis aux victimes de communiquer avec l’étranger depuis leur langue natale. Il n’est donc pas étonnant de penser que la traduction humaine est en voie de disparition.
Cependant cette pensée reste quasi-utopique, et le métier de traducteur, l’un des plus vieux au monde, ne risque pas de succomber de sitôt.Avatar Melody Launay

Source : http ://blog-de-traduccion.trustedtranslations.com/futuro-la-traduccion-asunto-patrones-arte-delicado-2016-11-27.html

Comment évaluer un programme de traduction automatique ?

La traduction automatique est une méthode de traduction moderne de plus en plus employée, notamment quand il est question de traduire des contenus volumineux. L’avantage de cette méthode se trouve dans la rapidité du traitement d’une phase de traduction. Les entreprises de services linguistiques entament plus rapidement l’étape de relecture. Cela permet aussi de réduire les coûts et la charge de travail nécessaires.

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Les critères d’évaluation

Il convient tout de même de garder un esprit critique car la traduction automatique possède des inconvénients. Fort heureusement, celle-ci reste dépendante du travail humain et est uniquement conçue pour lui épargner les lourdes tâches de traduction sur de gros volumes. Si ses outputs requièrent une relecture ou un contrôle qualité, elle ne devrait pas impliquer de travail de révision. Un programme de traduction automatique doit idéalement transposer le document source vers la langue cible en utilisant le complexe sémantique adéquat pour chaque segment.

Chaque logiciel de traduction automatique subit un examen qui comprend plusieurs critères : l’adaptation, la fluidité, la notation (elle correspond à la qualité d’une traduction propre à un segment), l’évaluation par classification, l’analyse des erreurs. Cette analyse se fait régulièrement sur un certain nombre de documents avec différents logiciels de traduction automatique, ce qui donne un ordre d’idée aux évaluateurs quant à la qualité de chaque logiciel. Dans le cas où la quantité de contenu à traduire serait élevée, comme c’est souvent le cas en e-commerce ou en traduction de données, les évaluateurs font appel à d’autres méthodes. Cette vérification est plutôt axée sur la traduction technique, les noms des produits et l’exactitude de traduction des termes techniques sont scrupuleusement contrôlés. Étant donné la grande quantité de datas à traiter, les entreprises effectuent cette opération sur un petit échantillon.

Les limites de l’homme et des logiciels

Comme nous l’avons constaté plus haut, certaines traductions demandent un travail exhaustif, et ce, malgré une traduction préalable d’un logiciel. L’utilisation de la traduction automatique comprend un enjeu économique important. C’est la raison pour laquelle chaque programme de traduction ou de rédaction automatique doit être analysé par l’être humain. Nous ne pouvons cependant pas évaluer l’adéquation de chaque traduction de segment, notamment quand le contenu à traduire contient une terminologie très complexe. Le logiciel est souvent amené à générer des complexes sémantiques non-équivalents après avoir intégré différentes traductions possibles pour un seul terme par exemple. L’évaluation devient alors un obstacle à l’application de ce nouveau type de traduction puisqu’elle nécessite trop de travail de vérification. Cela peut être coûteux et empêcher un bon nombre d’entreprises d’y accéder. Par son mode de conception et son évaluation, la traduction automatique demeure un grand investissement et pourrait, dans le pire des cas, être un risque du fait de son efficacité.

Avatar Ornella Andriamanantsoa

Source : https ://www.gala-global.org/blog/human-evaluation-machine-translation#sthash.YCLYqL5H.dpbs

Retour sur l’évolution naturelle d’un outil technologique

Au cours des 30 dernières années, la TAO a grandement changé au point d’atteindre la forme que nous connaissons aujourd’hui. De ce fait, il convient d’admettre que comme toute technologie liée à l’ordinateur, elle a subi de nombreuses améliorations, profitant des vastes découvertes qui ont permis par la suite de favoriser son développement. Si le but original était de mettre en place la Traduction Automatique, c’est bien la Traduction Assistée par Ordinateur qui s’est dégagée des évolutions technologiques. Retour sur 60 ans de progrès.

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De la genèse aux premières ébauches

Après la Seconde Guerre Mondiale, et sur fond de Guerre Froide, la Traduction Automatique a commencé à se développer. Principalement dans un but politique et militaire, la première démonstration de traduction sur ordinateur se fait aux Etats-Unis d’Amérique en 1954 et, bien entendu, en traduisant du russe à l’anglais. En France il faut attendre 1959 avec la création du CETA (Centre d’étude pour la traduction automatique) par le CNRS. Même si le mouvement est juste initié, les idées sont présentes pour mettre en place une TA fonctionnelle comme par exemple les analyseurs syntaxiques automatiques. Néanmoins le rapport ALPAC de 1966 imposa un arrêt brutal des recherches mondiales autour de la traduction.

Vers la fin des années 70 et le début des années 80, l’attention se porte à nouveau sur la TA en se concentrant, entres autres, sur le développement du dictionnaire automatique EURODI CAUTUM en 9 langues et du système SYSTRAN (SYStem TRANslation). Cette période voit aussi le développement de systèmes de traduction partiellement automatique. Les entreprises Systran et Metal (pour ne citer que ces deux-là) mettent en place et commercialisent des produits de TA se basant sur différent principes : le contrôle du texte source, la traduction interactive, etc.

Développement des différents outils de la TAO

A partir des années 90 les possibilités de Traduction Assistée par Ordinateur prennent de plus en plus forme et les premiers logiciels de mémoires de traduction font leur apparition. On peut citer comme exemple la société TRADOS avec son produit MultiTerm. Par la suite de nombreux outils liés à la TAO prennent forme et s’ajoutent aux différents logiciels de traduction présents sur le marché. On y retrouve ainsi des outils tels que l’alignement d’un texte source et de sa traduction, proposant des suggestions de traduction grâce à des logiciels de concordances ; les bases de données terminologiques (sur l’ordinateur hôte ou accessibles par Internet) telles que TERMIUM Plus, etc. Les nouvelles versions de logiciels de traductions ne cessent d’apporter de nouveaux outils afin d’optimiser le travail du traducteur.

L’histoire de la TAO se mêle à celle de la TA, il n’y a aucun doute là-dessus. Cela étant dit, il est nécessaire d’admettre certains points : oui, la Traduction Automatique a été développée dans le but d’accélérer les traductions et par conséquent de remplacer les traducteurs, et c’est d’une certaine manière toujours le cas. En revanche cette volonté a permis dans un même temps de modeler le métier de traducteur en y ajoutant un nouveau support technologique. Au-delà de la crainte de l’évolution de la machine, il est important de s’adapter et, en prenant en considération qu’il s’agit d’un des plus vieux métiers du monde, d’en profiter ; ce que le monde de la traduction devrait être en mesure de faire sans trop s’en soucier.

Mathieu Hergas

Source : https ://signsandsymptomsoftranslation.com/2016/10/10/studio-features-by-version/

De l’importance d’avoir une base terminologique

Lors du processus de traduction, il est important de savoir comment traduire les termes et expressions correspondant à un domaine donné. De ce fait, il est recommandé d’élaborer une base terminologique afin d’avoir un outil fiable auquel se reporter en cas de doute sur la signification d’un terme.
Créer une base terminologique est peut-être long et fastidieux, mais cet outil est fortement recommandé et réellement pratique pour traduire tous types de documents. En effet, il permet de gagner du temps et ainsi d’être plus efficace, que l’on travaille seul ou en équipe.

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Documentez-vous

Avant de commencer à remplir votre base, il est important d’avoir une idée des termes et phrases que vous allez devoir y ajouter. Pour ce faire, renseignez-vous sur tout ce qui peut vous sembler utile en premier lieu, qu’il s’agisse de termes utilisés pour communiquer avec vos clients ou de termes relatifs au domaine dans lequel vous vous spécialisez.
Vous pouvez chercher des informations sur Internet et lire tous types de documents imprimés ; toute source fiable est bonne pour enrichir votre base terminologique et approfondir vos connaissances. Cela vous permettra d’assimiler pleinement le vocabulaire et, par la suite, d’améliorer vos traductions.

Respectez les noms propres

Pensez à lister les noms de marques, d’entreprises et de produits que vous aurez peut-être à traduire, ainsi que ceux que vous devrez laisser en langue source. Pour être sûr de savoir ce que vous devez traduire ou non, n’hésitez pas à communiquer avec votre équipe et à rechercher les noms de produits qui doivent être traduits et, surtout, comment les traduire pour conserver la cohérence tout au long traduction du document. Il ne faut pas oublier que traduire ce qui ne doit pas l’être ou mal traduire ce qui doit être traduit nuit grandement à la qualité de la traduction et donc à la réputation des traducteurs.

Concertez-vous sur les mots clés

La communication avec votre équipe s’applique également aux termes clés. En effet, les termes et expressions spécifiques à un domaine doivent être traduits avec autant de précision que possible et toute l’équipe doit s’accorder sur leur traduction. En ce qui concerne les acronymes, vous devez toujours chercher s’il en existe une traduction : s’il y en a une, insérez tout simplement la traduction et la signification de l’acronyme dans votre base terminologique. S’il n’y en a pas, vous devrez conserver l’acronyme original et expliquer clairement et précisément sa signification.

Phraséologie et communication

Enfin, votre base terminologique ne sera pas complète si vous n’y ajoutez pas les phrases qui concernent la manière dont les clients doivent solliciter votre aide dans la partie phraséologie. Ainsi, votre base doit non seulement inclure les phrases relatives au domaine du document à traduire, mais elle doit également inclure les phrases qui concernent votre propre entreprise, c’est-à-dire comment vos clients doivent vous contacter, comment peuvent-ils trouver le site de votre entreprise, etc.

N’oubliez pas que la communication avec vos clients est un atout à ne pas négliger sur le marché de la traduction. De ce fait, la traduction de ces phrases doit toujours respecter les mœurs dans la langue cible et la cohérence doit être conservée, que cela concerne les réponses aux courriers électroniques ou les réponses aux appels téléphoniques des entreprises qui font appel à vos services.

Ainsi, bien que le processus de création d’une base terminologique claire et riche soit laborieux, il faut malgré cela s’en occuper sérieusement et dès que possible, sachant qu’une base complète qui contient les termes et phrases nécessaires vous fera gagner un temps précieux lors de vos futurs travaux. Ce gain de temps n’est pas négligeable si vous voulez être efficace et, par la suite, vous faire connaître davantage pour la qualité de votre travail.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://blog.vengaglobal.com/why-you-should-start-working-on-your-translation-glossary-now

Mémoire de traduction ou base terminologique ? Faites vos jeux !

Avec l’avancée technologique rencontrée durant les dernières décennies, les traducteurs eux aussi ont eu droit à une petite mise à jour concernant les supports de traduction. Finis les dictionnaires unilingue, monolingue ou les glossaires qui pèsent une tonne, bienvenue dans l’ère des bases terminologiques et des mémoires de traduction.

Ces merveilleuses jumelles appartiennent à la famille de la Traduction Assistée par Ordinateur (ou TAO). Ainsi, outre l’allègement considérable dû au remplacement des dictionnaires et glossaires par l’ordinateur, ces outils permettent un réel gain de temps dans la recherche de termes lors d’une traduction. Continuer la lecture de Mémoire de traduction ou base terminologique  ? Faites vos jeux  !

Outils d’aide à la traduction et expérience utilisateur

SDL Trados Studio 2015 inclut une nouvelle fonction permettant d’importer un document cible révisé dans un nouveau projet de traduction afin de mettre à jour la mémoire de traduction. En vérité, si cette fonction est nouvelle sur Trados, elle est loin de l’être sur le marché des outils d’aide à la traduction  Continuer la lecture de Outils d’aide à la traduction et expérience utilisateur

Pourquoi utiliser memoQ  ?

Les outils de TAO (traduction assistée par ordinateur) facilitent le travail du traducteur. Ils permettent d’améliorer la qualité de son travail tout en augmentant sa productivité.

MemoQ fait partie de ces outils. Ce logiciel payant a été créé en 2005. Il compte parmi les logiciels de TAO les plus utilisés dans le monde de la traduction.

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Clients de traducteurs : comprendre votre facture

Vous avez besoin d’une traduction, mais vous trouvez les tarifs trop élevés ? Vous faites régulièrement appel à un traducteur et aimeriez comprendre comment se fixent les prix ? Lisez ces quelques conseils pour y voir plus clair. Continuer la lecture de Clients de traducteurs  : comprendre votre facture

Les différents formats de fichier dans le monde de la traduction

Les formats de base

Très souvent, les agences de traduction reçoivent des fichiers dans des formats basiques, connus de tous et faciles d’utilisation. Par exemple, le format Microsoft Word est le type de fichier à traiter que les clients envoient le plus. Continuer la lecture de Les différents formats de fichier dans le monde de la traduction