La complexité d’un terme

Ne pas rester dans le doute

Une des missions du traducteur est de transmettre du sens. S’il se retrouve face à un terme sur lequel il doute, il doit demander au client des explications. En traduction, la difficulté réside dans le fait de trouver dans la langue cible un équivalent au sens similaire à celui qui se trouve dans le document source.

La traduction de termes techniques comporte des termes qui sont propres à un domaine. Il est donc plus aisé de traduire un terme technique propre à un domaine, plutôt qu’un terme utilisé dans divers contextes. Ce dernier peut avoir plusieurs sens.

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Traduction culinaire : quand on doit choisir entre exotisation et naturalisation

La traduction est un processus par lequel un traducteur transpose un texte source dans une langue cible. Tout le monde sait que c’est un exercice difficile parce qu’il n’existe pas toujours un équivalent pour chaque mot à traduire. Le traducteur est donc souvent amené à faire des choix. En traduction culinaire, il s’agit souvent de choisir entre exotisation et naturalisation. Continuer la lecture de Traduction culinaire  : quand on doit choisir entre exotisation et naturalisation

Ressources utiles aux traducteurs : les dictionnaires thématiques

Tout d’abord, qu’est ce qu’un dictionnaire thématique ? Un dictionnaire thématique regroupe toutes les expressions et termes liés à un thème particulier, comme par exemple la médecine, la littérature, le droit, la mécanique, etc. Trouver un dictionnaire thématique sur le web est simple, mais attention : la qualité ne sera peut être pas au rendez-vous. On trouve en effet sur le web le meilleur comme le pire. Il est difficile de recenser toutes les meilleures ressources, mais en voici un petit échantillon : Continuer la lecture de Ressources utiles aux traducteurs  : les dictionnaires thématiques

Les enjeux de la traduction automatique

Les entreprises conçoivent de nouveaux produits dans un but précis. Il s’agit le plus souvent d’être plus compétitif que les concurrents. Pour qu’un nouveau produit se vende, les entreprises doivent tout d’abord communiquer les valeurs du produit et l’intérêt procuré au client. Elles doivent également s’assurer que cet intérêt distingue le produit des autres, si ce n’est le rendre unique, et ne peuvent donc se permettre de simplement répéter ou paraphraser ce qui a pu être dit auparavant. Continuer la lecture de Les enjeux de la traduction automatique

La néologie, ou la création de mots nouveaux

Qu’est-ce qui se cache derrière ce terme barbare : « néologisme » ? Un néologisme est un mot nouveau, et la néologie désigne le phénomène de création de nouveaux mots. Les néologismes ne sont pas créés de manière aléatoire mais répondent à des règles de formation très précises. Continuer la lecture de La néologie, ou la création de mots nouveaux

L’Engrish, vous connaissez ?

L’engrish est une traduction de la langue anglaise vers la langue japonaise, la première étant souvent mal transmise. Ce phénomène de langue constitué de néologismes japonais créés à partir de mots anglais n’est pas si récent. En effet, depuis la fin de la seconde Guerre mondiale et avec l’occupation des Américains pendant sept ans, la langue anglaise s’est intégrée dans la langue japonaise et en fait désormais partie. Bien sûr, elle ne prend pas le pas sur cette dernière, mais l’influence fortement. Continuer la lecture de L’Engrish, vous connaissez  ?

Choisissez bien vos amis

Même les novices en langues en ont déjà entendu parler. Ils nous disent quelque chose, ont l’air de nous aider, ressemblent à des mots que l’on connaît. Qu’ils sont fourbes ces « faux amis » ! Enfin au cas où, voici un petit rappel : un faux ami est un mot trompeur qui ressemble à un mot d’une autre langue mais qui n’a absolument pas le même sens.

Malgré une bonne connaissance des mots et de leur signification, il arrive que, par manque de temps, les traducteurs ne vérifient pas le sens de certains mots. Résultat, le pire peut arriver. Mauvaise traduction, manque de cohérence, contre-sens… Les conséquences de telles erreurs sont plus ou moins graves. Le ridicule ne tue pas mais une erreur comme celle-ci peut fermer des portes aux traducteurs et effrayer les clients.

Il existe des faux amis dans de nombreuses langues et dans de nombreux domaines, que ce soit dans la cuisine, le sport, la musique, ou dans les domaines plus techniques. Lorsque l’on commence à apprendre l’espagnol par exemple, il arrive souvent qu’on se risque à utiliser le mot bizarro qui certes, ressemble fortement au français, mais qui n’a pas du tout le même sens. En effet, cela signifie « courageux » et non « bizarre ». Si l’on utilise un faux ami lors d’une conversation avec une personne native d’une langue étrangère à la nôtre, on peut parfois se retrouver dans une situation assez cocasse, mais attention quand même ! Par exemple, embarazada ne signifie pas « embarrassée » mais « enceinte », constipado ne signifie pas « constipé » mais « enrhumé » ! Dans ces cas-là, cela reste amusant mais gare aux quiproquos.

En anglais, quelques faux amis sont bien connus des linguistes tels que prejudice, qui signifie « préjugé », competition qui veut dire « concurrence » ou encore eventually, « finalement ». Il en existe beaucoup d’autres qui ne sont pas forcément connus, comme comtemplate qui est l’équivalent d’ « envisager » ou hazard qui veut dire « danger ».

Une leçon à tirer pour les traducteurs ou pour toute personne qui, à l’occasion, doit faire une traduction : s’y jeter sans crainte, certes, mais en vérifiant le sens des mots et en se posant les bonnes questions. Pour tout traducteur, c’est même une obligation !

Éva Mygardon

  

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L’argot : un problème majeur en traduction

L’argot, surtout présent en littérature, se révèle très difficile à retranscrire d’une langue à une autre. C’est une des raisons pour lesquelles la traduction littéraire est une forme de traduction spécialisée : il s’agit de retranscrire et non de traduire une expression pour conserver le sens.

L’argot désigne plus particulièrement un vocabulaire particulier à un groupe, à une profession, ou encore à une classe sociale. Certains traducteurs ont fait part de leurs difficultés de traduction à l’encontre de l’argot. C’est le cas par exemple du poète et traducteur italien Giorgio Caproni qui a qualifié sa traduction de l’argot d’une œuvre de Céline comme un « effort épouvantable ». Serge Quadruppani, un des traducteurs du Montalbano d’Andrea Camilleri, a lui aussi fait part de ses difficultés à résoudre les régionalismes de Sicile.

L’argot pose donc des problèmes de traduction aussi bien sur le plan inter-linguistique, c’est-à-dire entre les langues, que sur le plan intra-linguistique. Par exemple, certaines expressions issues de l’argot français sont difficiles à retranscrire dans la même langue. Ainsi, la rédaction des dictionnaires spécialisés dans l’argot français s’est révélée être une tâche complexe, l’argot étant tout d’abord un registre linguistique.

Il est possible de définir l’argot comme le jargon identitaire d’un groupe. L’argot se distingue d’autres notions similaires comme la « langue populaire », qui est questionnée par les traducteurs littéraires au moment de la retranscription des régionalismes.

L’argot constitue donc un problème de traduction qui prouve une fois de plus que la traduction littéraire est une forme de traduction spécialisée et qu’elle ne doit pas être retranscrite de manière littérale. Pour parvenir à conserver le sens des expressions propres à tel ou tel groupe social, il faut prendre en compte l’environnement sociolinguistique, lexicographique et didactique de la langue et/ou de la culture en question.

Ezanno Kévin

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Le statut des dialectes en France

Selon l´UNESCO, 120 langues seraient menacées d´extinction dans le monde et une langue disparaît toutes les deux semaines.

La définition des termes « langue » et « dialecte » n´est pas toujours très claire. Voici les définitions données par le Trésor de la langue française :

Langue : « Système de signes vocaux et/ou graphiques, conventionnels, utilisé par un groupe d’individus pour l’expression du mental et la communication. »

Dialecte : « Forme particulière d’une langue, intermédiaire entre cette langue et le patois, parlée et écrite dans une région d’étendue variable et parfois instable ou confuse, sans le statut culturel ni le plus souvent social de cette langue, à l’intérieur ou en marge de laquelle elle s’est développée sous l’influence de divers facteurs sociaux, politiques, religieux, etc. »

Si l’on s’en tient à la définition du dictionnaire et à l’usage qu’en font de nombreux linguistes, les dialectes sont donc des formes particulières d’une langue. Néanmoins, dans de nombreux cas, les deux termes sont utilisés indifféremment et on rencontre souvent le terme « dialecte » pour parler des langues régionales, aussi appelées langues minoritaires.

Ce dédale de définitions maintenant surmonté, qu’en est-il du statut officiel des langues régionales ou minoritaires, et des dialectes en France ?

L’article 2 de la Constitution spécifie que le français est la seule langue officielle de la France. En 2008, un article a été rajouté pour que les langues régionales soient reconnues comme faisant parties du patrimoine de la France. En 1951, une loi introduit le basque, le breton, le catalan et l’occitan dans l’enseignement, puis c’est au tour du corse en 1974, du tahitien en 1981, de l’ajië, du drehu, du negone, du paicî (langues parlées en Nouvelle-Calédonie), du gallo, du francique et de l’alsacien en 1992. Cette même année, le Conseil de l’Europe adopte la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Celle-ci, ratifiée à ce jour par 25 pays, ne l’a pas été par la France, principalement car elle implique un changement dans la Constitution. François Hollande avait fait de la ratification de cette charte, qui fait débat, une promesse de campagne en 2012. La ratification sera soumise au Parlement et une proposition de loi constitutionnelle sera examinée à l’Assemblée nationale le 22 janvier 2014.

Maintenant, si nous mettons à part le côté reconnaissance officielle de ces langues et de leurs dialectes, nous constatons au quotidien que des gens se battent pour la survie et la transmission de leur patrimoine culturel et que cela passe aussi par la traduction !

Illustration avec ma culture personnelle. Je suis originaire du Pas-de-Calais et plus précisément du bassin minier où l’on parle un patois (ou dialecte) connu sous le nom de « chtimi ». Vous n’avez pas pu passer à côté de sa popularisation en 2008, à moins d’avoir vécu dans une grotte, par le biais du film de Dany Boon (ayant quasiment le statut de saint chez nous pour avoir valorisé notre patrimoine, inconnu de la plupart des gens et souvent moqué), Bienvenue chez les Ch’tis. Comme beaucoup d’autres, ce dialecte est menacé car la majorité des gens qui le parlent sont des personnes âgées et il a longtemps été considéré comme une façon de « mal parler français ».

Combien de fois, étant petite, mes camarades et moi avons entendu de la bouche des instituteurs « Surveille ton langage, à l’école on parle français, pas patois ! ». Mais moi, je suis fière de mes origines et j’aime transmettre cette culture, ce qui ne m’empêche pas de parler un français correct !

Le milieu artistique met souvent en lumière les langues régionales et les dialectes, que ce soit la littérature, le théâtre, le cinéma, la bande dessinée. Cela donne du travail aux traducteurs qui jouent donc un rôle dans la transmission de ce patrimoine !

Lucie DUBREUCQ

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Importance de la mise à jour des glossaires et des mémoires de traduction

Dans le processus de traduction, les traducteurs, qu´ils soient salariés ou indépendants, utilisent des glossaires et des mémoires de traduction que peuvent leur fournir certains clients ou qu´ils produisent eux-mêmes. Et en agence, l´une des tâches du chef de projet consiste à mettre à jour ces mémoires et ces glossaires.

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