Le genre au-delà des langues

À l’heure où l’écriture inclusive fait débat aux quatre coins de la France, laissez-moi donc vous parler du genre dans le domaine linguistique. Une aventure au cœur des mystères de nos langues et de notre inconscient vous attend.

Je tâcherai de répondre à trois questions essentielles : comment attribue-t-on le genre ? Le genre influence t-il notre façon de penser ? Quelles en sont les répercussions actuelles ?

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Tout d’abord, revoyons les bases : qu’est-ce que le genre ? Il peut être de deux types : naturel et grammatical. Nous évoquerons au cours de cet article le genre grammatical, qui désigne la catégorisation de mots en différents genres, la plupart du temps masculin et féminin mais aussi parfois neutre. Dans certaines langues, comme le français, le genre grammatical est égal au genre sexuel, lorsque celui-ci est connu. Par exemple, le mot « fille », en français, est féminin tout comme ce qu’il définit. Cependant, ce ne sera pas le cas dans d’autres langues comme l’allemand pour laquelle le mot fille sera neutre « das Mädchen ».

Certains langages n’ont aucun genre grammatical pour les mots, comme l’anglais ou bien les langues scandinaves qui, elles, séparent les mots en deux catégories : les êtres animés et inanimés. Enfin, certains langages ont une façon bien à eux d’attribuer le genre aux mots : en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en alamblak, le masculin est tout simplement attribué aux objets longs, grands ou bien étroits… Mais alors, me direz-vous, quelles conséquences ces particularités linguistiques peuvent-elle bien avoir ?

Si je vous dis « pont », quels adjectifs vous viennent à l’esprit ? Laissez-moi deviner. Ne serait-ce pas « fort », « résistant », « gros » ? Et pourtant si je pose cette même question à des locuteurs allemands. Leur réponse sera tout autre : « joli », « fragile », « délicat ». Cette expérience fut réalisée en 2002 sur des locuteurs allemands et espagnols. Ainsi, le mot « clé », féminin en espagnol, évoquait, pour les hispanophones les notions de petitesse, de complexité. En allemand, le mot clé est masculin et évoquait en premier lieu des mots comme « métal » ou « froid ». Selon notre langue maternelle et la « genrification » ou non des mots, notre perception des objets changent.

La langue française, tout comme l’allemand, l’espagnol, l’italien, le portugais ainsi que bien d’autres langues ont comme particularité donc de « genrifier » les mots. Exemple plus concret : lors d’une expérience, on a demandé à des locuteurs russes de personnifier les jours de la semaine. Ainsi, pour eux, les jours féminins étaient des femmes et les jours masculins des hommes, de la même manière que si l’on nous demandait de nommer notre ours en peluche préféré, grandes sont les probabilités que nous options pour un nom masculin. Le plus étonnant fut que lorsqu’on leur demanda les raisons de ces choix, ils furent tout simplement incapables de se justifier ! Cependant, il faut garder à l’esprit que cette façon de penser est tout simplement inexistante chez les locuteurs anglophones ou bien scandinaves !

Cette petite différence dans notre langage engendre ainsi une différence dans notre façon de voir les choses et de percevoir le monde qui nous entoure. Une autre étude va encore plus loin. Jennifer L. Prewitt-Freilino a établi une corrélation entre la genrification des mots dans un langage et la place qu’ont les femmes dans la société du pays où est parlé celui-ci. Dans une première expérience, on a demandé à des élèves de lire un passage en anglais, français et espagnol puis de répondre à un questionnaire.

Les résultats ont démontrés que les élèves répondaient aux questions de manière plus sexiste lorsque le langage était genré. Prewitt-Freilino et ses collègues ont poussé la recherche plus loin en consultant le Gender Gap Index du World Economic Forum qui recense les inégalités homme-femme dans plusieurs domaines, ils ont ainsi découvert que 54 % des pays présents dans l’index étaient des pays où le langage était genré alors que seulement 19,4 % des pays de l’index était des pays au langage neutre. Cependant, comme rien n’est jamais tout blanc ou tout noir, les recherches de Prewitt-Freilino ont aussi démontré que les locuteurs au langage neutre ont tendance à choisir, par défaut, lorsqu’on leur demande, le genre masculin. Le féminisme a la vie dure.

Il est important de souligner que ces recherches ont aussi mis au jour des langages neutres très sexistes comme en Iran. Des exceptions existent. Cette expérience nous incitera plus, espérons-le, à nous questionner sur les mots que nous employons chaque jour. Enfin, elle ouvre la voie à une prise de conscience et, peut-être, à de futures évolutions dans nos langages.

Anaëlle Edon

La traduction : une passerelle interculturelle

De tout temps, la traduction a servi à des individus de cultures et d’origines différentes à communiquer. Cependant, la traduction n’est pas utile uniquement à cet usage : elle permet également de créer une relation entre les cultures dans un monde cosmopolite. En effet, il relève du traducteur d’effectuer le passage d’une culture à l’autre tout en enrichissant sa traduction de repères et de contexte, lui donnant ainsi une qualité et une pertinence forte.

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Le traducteur : un agent culturel

Dans cette pratique, le traducteur est considéré comme un agent culturel puisqu’il est comme un médiateur entre les cultures. En effet, c’est à lui que revient la lourde tâche de retranscrire les références culturelles le mieux possible en les adaptant et en employant des détours lorsque celles-ci sont impossibles à traduire dans la langue cible.

Pour cet exercice, cet agent culturel doit tenir compte des pratiques et des normes sociales, des identités nationales ou des institutions, des mœurs et des pratiques de chaque pays, des rapports de pouvoir ainsi que des politiques qui influencent la traduction d’une manière ou d’une autre.

Le traducteur établit donc un pont important entre les deux langues dont le but est de défendre la diversité culturelle. Celui-ci est par conséquent indispensable car sans traduction, nous serions plongés dans un monde d’incompréhension, de peur de « l’autre » et de conflits.

La traduction des termes à fort contenu culturel

Il ne s’agit pas simplement de traduire des mots mais plutôt des concepts propres à des civilisations qui possèdent leurs propres manières de penser. Ces mots « à fort contenu culturel » ou « culture-bound terms » en anglais sont très difficiles à traduire puisqu’il s’agit de préserver leur identité en gardant à l’esprit qu’il ne sera pas forcément possible de conserver l’ensemble du concept.

Ces termes illustrent la plupart du temps : une culture matérielle différente telle que l’architecture, les vêtements, la gastronomie, les unités de mesures ; un système socioculturel bien défini comme la religion, les coutumes, les systèmes scolaires et administratifs, la politique et le domaine militaire. On retrouve généralement ce type de contenu dans le domaine juridique et des sciences humaines.

Comment s’y prendra alors notre agent culturel pour traduire ce genre de texte ? Ce dernier aura le choix parmi les quatre options suivantes qui s’offrent à lui : l’emprunt, la traduction littérale que l’on pourrait également qualifier de calque, l’équivalence culturelle puis la périphrase autrement désignée par traduction explicative. Chacun de ces procédés a ses spécificités et doit être choisi en fonction du public ciblé, du domaine du texte ainsi que de son style.

Le traducteur devra donc se heurter à un dilemme souvent rencontré avec ce genre de contenu qui n’est autre que faire un choix entre traduire ou expliquer. Quel que soit son choix, il devra y avoir réfléchi avec considération puisque la moindre erreur pourrait entraîner une mauvaise compréhension du texte et ainsi, le passage de relais entre les deux cultures ne pourra s’opérer correctement.

Rédigé par Ellenita Gomez
Révisé par Perrine Bourdeau

Source : http ://blog.bilis.com/traduction-culture-constructive-interdependance/

Traduire les sports américains

En tant qu’Européen, traduire le football, ce n’est pas non plus la mer à boire. Bon, certes, comme tout domaine de la traduction, si on n’y connait rien, on court au désastre. Mais en Europe, on s’y connait et, fait important, les lecteurs s’y connaissent. Un minimum quoi. Au moins histoire de râler quand on parle des salaires des footballeurs pendant le repas du dimanche midi. Tiens, en parlant de football, saviez-vous que les Américains appellent ce sport le soccer ?

Non, pas le « saucer » mais le /ˈsɒ :.kɚ/. Bref. Les Américains ont donc décidé que football se référait à un sport joué à la main et que les Européens avaient tort. Oui, bon.

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En parlant d’Américains, on a beau dire, leurs sports sont vachement bien, non ? Tout ce spectacle, ces stades de football américain (oui, américain) de cent mille places remplis de supporters en folie, ces feux d’artifice au moindre homerun ou touchdown, cette sensation vertigineuse d’appartenance quand le palet passe dans le filet et que la foule rugit… Ils ont l’entertainment dans le sang, ça, on ne peut pas leur enlever.

Waouh, deux paragraphes et on ne parle toujours pas de la traduction des sports américains ? Bon. Voici ce qu’il en est : que ce soit le baseball, le football américain ou le hockey sur glace, on ne le pratique pas beaucoup en France. Ne parlons même pas de lacrosse. Je vais prendre comme exemple le softball que je pratique depuis six ans. Ce sport est un cousin du baseball. On utilise pratiquement le même vocabulaire et au lieu de tenter de prouver qui frappe le plus loin, le softball, c’est plus de la tactique. Bref, je me suis souvent demandé comment je ferais pour traduire le softball. Les Québécois ont traduit les règles depuis l’anglais en n’épargnant aucun mot mais, en France, où ce sport est encore moins connu que le dernier gagnant de la Nouvelle Star, ne serait-il pas judicieux de garder les termes spécifiques au softball, tels que shortstop, strike, catcher, en anglais ? Ainsi, le grand public pourra, s’il le souhaite, trouver une littérature plus développée avec les mêmes termes sur des sites américains. D’un côté, l’amateur de sport américain aura moins de mal à comprendre un article en anglais sur son sport favori puisqu’il comprendra les termes. D’un autre côté, les non-amateurs, ceux qui pourraient éventuellement se laisser séduire par un sport, pourraient se fatiguer d’une surabondance de termes en anglais et abandonner trop rapidement.

Peut-être est-ce seulement une question de période ? Dans trente ans, les sports américains seront probablement plus connus et compris en anglais ou alors tous les termes seront traduits en français et « arrêt-court », « prise » et « receveur » feront partie de notre vocabulaire. Le problème principal que je vois avec la traduction de tous les termes est qu’au niveau des clubs, le recrutement des jeunes se fait en partie grâce à l’aspect « cool » que porte un sport américain. Certains termes, tels que « première base » ou « champs extérieurs », sont traduits au quotidien mais d’autres, tels que « outfield », « pop up » et « fly ball », le sont moins souvent et je trouve, personnellement, que ce sont ces termes qui font un peu rêver de ce stade rempli aux États-Unis.

En attendant, je vous laisse, j’ai entrainement de balle-molle (ce qui d’ailleurs n’est pas logique puisqu’on joue avec des balles dures. Je pourrais vous en parler pendant des heures. Saviez-vous qu’en plus de cela, on fait la différence entre balle lente et balle rapide ? Bref, je vous laisse).

Léa Pigeau

Révisé par Camille Le Corre et Virginie Le Diagon

Source : http ://www.anothertranslator.eu/tradsportive

Êtes-vous sourcier ou cibliste ?

Dans tout domaine, les avis divergent, les points de vue s’affrontent et les portraits sont dépeints de façon bien différente. C’est d’ailleurs cette diversité de pensées qui permet aux cultures d’être aussi riches et passionnantes. Et cette bataille concerne également la traduction qui ne fait pas toujours l’unanimité car à l’heure de transposer un concept d’une langue à l’autre vient une question primordiale que tout bon traducteur doit se poser avant de poser sa plume sur le papier : suis-je un cibliste ou un sourcier ?

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Mais que cela veut-il bien dire… ? La réponse réside dans une vieille querelle qui a pris racine au siècle dernier. Traditionnellement, la traduction se doit de suivre et de se construire selon les briques qui ont permis de façonner le texte source afin de refaire ressortir le sens quasi-exact de tous les concepts communiqués dans la source. Mais par-delà des absolus de cette barrière à l’interprétation au sens large, traducteurs et autres linguistes commencèrent au XXe siècle à privilégier une approche plus personnelle et peut-être plus compréhensive de la traduction en laissant derrière eux leur baguette de sourcier pour trouver d’autres eaux où pouvait voguer leur imagination débordante.

En s’éloignant du texte source, ces révolutionnaires, appelés « ciblistes » prirent une liberté presque prohibée dans le monde de la traduction et embrassèrent complètement le fameux dicton « traduire, c’est trahir un peu ».

Loin de l’idée de vouloir trahir les originaux, les ciblistes remodèlent le sens dans leur esprit pour parvenir à rendre émotion, compréhension et satisfaction. Mais peu furent ravis de la tournure que prenait le navire linguistique. Ainsi, celui-ci fut interrompu dans sa folle course par de nombreux experts du domaine afin de le ramener à bon port.

Pour un « sourcier », chaque texte source est un original qui ne peut être altéré. Les mots choisis par l’auteur n’ont pas été sélectionnés au hasard. S’accorder trop de loisirs reviendrait à détruire le travail acharné de l’esprit derrière le texte. Inquiété par une telle trahison, l’argument clé pour ces puristes était qu’une traduction ne peut permettre l’« équivalence dynamique » au détriment du sens premier. Existe-t-il vraiment un juste milieu ? Doit-on rendre transparent un texte pour qu’il ne paraisse pas avoir été traduit ? Ou est-il crucial de laisser des indices de l’authenticité de l’auteur ? Qui peut le dire ?

De nos jours, bien qu’il soit rare d’entendre les termes « cibliste » ou « sourcier », il n’en demeure pas moins qu’en chaque traducteur réside une flamme. Qu’elle puisse brûler pour l’imagination ou briller pour la rigueur, cela reste un choix personnel. Mais peut-être peut-on percevoir un vainqueur sortant de cette bataille lorsqu’arrive la transcréation ?

Gildas Mergny
Révisé par Élodie Clomenil et Virginie Le Diagon

Entre localisation et traduction

La frontière entre la localisation et la traduction est assez subtile, mais par définition, ces deux activités sont différentes. Traduire, c’est le fait de transposer un texte en langue source dans une autre langue, la langue cible. La localisation d’un document est, elle, plus poussée. Il s’agit d’aller au-delà de la traduction pure et simple en y impliquant une dimension culturelle afin d’adapter le produit aux besoins locaux de la manière la plus appropriée.

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La localisation est souvent confondue avec la traduction. La différence entre ces deux concepts n’est pas bien intégrée et par conséquent, on sous-estime l’importance et la complexité des processus de localisation, qui comprend généralement d’importantes composantes non textuelles d’un produit ou d’un service. Donnons comme exemple l’adaptation de graphiques, l’adoption des monnaies locales, l’utilisation de formats spécifiques pour la date, l’adresse ou le numéro de téléphone, le choix des couleurs et de nombreux autres détails. Ces modifications peuvent aller jusqu’à la complète restructuration physique d’un projet. Le but de tous ces changements, c’est de prendre en compte les sensibilités locales, d’éviter d’entrer en conflit avec les cultures et les coutumes locales et d’arriver sur un marché étranger en adoptant les besoins et les désirs spécifiques à cette population.

Ce service de localisation est une conséquence directe de l’internationalisation du commerce mondial. C’est pourquoi de nombreuses agences de traduction sont sollicitées par leurs clients pour s’occuper de la localisation de produits. Majoritairement, il s’agira de la localisation de produits informatiques, comme par exemple la traduction d’un logiciel et de sa documentation, ainsi que la traduction de sites internet, ou alors de documents plus classiques, comme des brochures, des emballages, des images, etc.

La localisation est un processus dans lequel la culture du pays concerné prend forme. Le traducteur est habitué aux coutumes et aux traditions de la langue vers laquelle il traduit et est donc capable d’en percevoir les nuances. Cela impose donc une compréhension poussée des dispositifs qui régissent les deux cultures source et cible. Dans ce sens, on pourrait considérer le processus de localisation comme une version plus poussée et plus aboutie de la traduction.

Mais attention, la traduction est une étape indispensable qui reste au cœur du processus de localisation.

Anne-Laure ZAMARRENO

Révisé par Blandine FOURCHET et Rachel RENOUF

Source : http ://culturesconnection.com/fr/localisation-traduction-differences/

La qualité avant tout  !

Traduire c’est faire passer un texte rédigé dans une langue source dans une langue cible.

Cependant, fournir une traduction de qualité n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Et ce ne sont pas les traducteurs automatiques en ligne qui vous aideront, croyez-moi !

Je vais donc vous proposer cinq points clés qui pourront vous aider à juger de la bonne qualité d’une traduction.

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Français-anglais et anglais-français, c’est la même chose !

L’une des premières erreurs que l’on commet souvent en traduction, c’est de croire que l’on peut traduire vers n’importe quelle langue. FAUX ! Un vrai traducteur ne traduit que vers sa langue maternelle. Il doit avoir une connaissance parfaitement parfaite de sa langue d’origine.

À chacun ses compétences !

Tel le professeur de français qui enseigne le français et non les mathématiques, un traducteur est spécialisé dans un (ou des) domaine(s) bien précis. Ainsi, un traducteur spécialisé dans le domaine médical ne peut pas accepter une traduction juridique.

Les exigences de M. Le Client

Un traducteur se doit de respecter les exigences du client. Si des doutes persistent, il ne doit pas hésiter à revenir vers le client pour demander plus de détails et avoir toutes les informations qu’il juge nécessaires à la bonne traduction de son texte.

Respect et fidélité !

Comme en amour, certaines règles de base (évidentes ou non) sont primordiales pour le bon déroulement de votre traduction. Le respect du sens est de mise : il faut savoir restituer le contenu sans en oublier, ni en ajouter. Un bon traducteur sait éviter les faux-sens et les contre-sens. Il manie la langue avec une justesse juste par-faite.

Pertinence de la fluidité

La lecture du document traduit doit être naturelle et sans accroc (fluide !). On ne doit pas se rendre compte qu’il s’agit d’une traduction (fluidité !). C’est pour cela que le travail du traducteur est en réalité bien plus profond que la simple transposition d’un contenu linguistique dans une autre langue. « Adaptation » est son mot d’ordre : traduire c’est donc aussi adapter les éléments culturels au lecteur cible pour être sûr de transmettre l’intégralité du message.

Ainsi soit-il !

Anne-Laure Zamarreno
Révisé par Élodie Clomenil et Virginie Le Diagon

Source : http ://content.lionbridge.com/10-ways-to-ensure-quality-translations/

À la recherche d’une agence de traduction ?

Vous souhaitez localiser/traduire le site web ou les documents administratifs de votre entreprise ? Vous êtes à la quête d’une agence de traduction ou d’un traducteur ? Voici la bonne méthode pour orienter votre recherche et éviter les désagréments liés aux erreurs des prestataires.

Vous tomberez forcément sur une multitude d’offres de services de traduction après avoir saisi votre recherche. En effet, l’internationalisation des contenus est en vogue et ne concerne pas uniquement les entreprises internationales. Pour répondre à cette demande croissante, tout traducteur confondu se déclare polyvalent.

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Connaissez-vous votre projet ?

Renseignez-vous sur la quantité des contenus à traduire, leur technicité et leur complexité, puis estimez votre délai. Il s’agit des paramètres les plus importants à prendre en compte pour trouver le prestataire adéquat (les services varient d’une agence à l’autre).

N’hésitez pas à vous informer sur quelques guides, blogs de traducteurs pour mieux connaître les exigences de la traduction. Certains avis sur les entreprises ou des listes d’anciens clients ou de fidèles aux entreprises sont une garantie sur la qualité des livrables.

Qu’est-ce qu’une agence de traduction fiable ?

Une agence de traduction responsable qui effectue un travail de qualité contrôle la qualité de son travail. Sachez que le contrôle qualité est une prestation indispensable dans un processus de traduction. Votre traducteur vous l’expliquera s’il est digne de confiance. Une agence de traduction se doit aussi de porter une attention particulière à chaque client. Il est de votre intérêt et de celui de l’entreprise de traduction de prolonger votre collaboration. Il n’y a rien de tel qu’une entreprise qui connaît par cœur son client et qui maîtrise le domaine dans lequel elle traduit. Vous aurez ainsi la certitude que vos textes mis à jour seront bien traduits. Vous remarquerez que la spécialisation de l’entreprise et le niveau des linguistes qu’elle compte sont très importants. Certains établissements vous annoncent d’emblée que la plupart de leurs traducteurs sont natifs ou spécialistes dans une discipline par exemple.

Si vous n’êtes toujours pas convaincu après vos recherches, n’hésitez pas à contacter les établissements que vous avez recensés puis testez-les en fonction des critères cités plus haut. Les devis et les échantillons de traduction vous guideront également vers le meilleur traducteur.

Avatar Ornella Andriamanantsoa

Source :http ://alphaomegatranslations.com/2016/12/13/como-y-por-que-contratar-la-mejor-agencia-de-traduccion/

Cinq conseils pour optimiser la qualité de votre traduction

Souvent, la pression pèse sur les traducteurs pour qu’ils rendent un travail le plus rapidement possible. Le problème repose sur la qualité d’une traduction rendue dans des délais trop serrés. Lorsque vous voulez faire traduire votre site, il est vital de penser à la qualité de votre contenu quelle que soit la langue. Pour contrer ce problème, voici cinq conseils pour faciliter le travail des traducteurs de votre contenu.

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Localisation, localisation et localisation !

Si vous savez à l’avance que l’un des projets que vous allez traduire va être localisé, il est conseillé de traduire en pensant localisation. En effet, si vous évitez les images avec du texte ancré, utilisez des logiciels d’écriture, adoptez une rédaction concise et précise, votre contenu n’en sera que plus simple et rapide à traduire, ce qui vous fera faire des économies sur la traduction.

Bien choisir ses traducteurs

Il va de soi que plus les traducteurs sont performants, plus la traduction sera de bonne qualité. Pour commencer, un traducteur doit TOUJOURS avoir pour langue cible sa langue natale pour un résultat réellement professionnel et naturel, avec le moins de fautes possibles. Bien entendu, plus le traducteur a d’expérience, meilleur sera le résultat de sa traduction, mais si vous devez travailler avec un traducteur sans expérience, assurez-vous qu’il connaît la terminologie avec laquelle il va travailler.

Faites une base terminologique

Si vous donnez une base terminologique à votre traducteur/agence de traduction, sa durée de travail sera considérablement réduite et il n’en sera que plus efficace. De plus, vous serez sûr que les termes utilisés seront justes.

Utilisez des mémoires de traduction

La mémoire de traduction permet aux traducteurs d’économiser du temps en traduisant automatiquement des termes récurrents et spécifiques à certains domaines. Plus vous la nourrissez, plus elle est efficace et permet de gagner du temps et de l’argent sur la traduction, quel que soit le traducteur qui l’utilise.

Relecture et contrôle d’assurance qualité

Une fois le travail terminé, la traduction passe par une phase de relecture et d’assurance qualité qui permet au traducteur de vérifier si les termes ont bien été utilisés dans le bon contexte. En effet, certains termes apparaissent hors contexte dans la mémoire de traduction et peuvent donc varier en fonction de la phrase.

Camille Rigaud

Source  : https ://www.net-translators.com/blog/5-easy-ways-to-improve-translation-quality/

Les questions à poser aux clients avant d’accepter un projet

Toutes les traductions sont différentes : nombre de mots, niveau de technicité, niveau rédactionnel, thèmes abordés, format à traiter, etc. Autant de possibilités soulèvent forcément des questions auxquelles les réponses sont indispensables. Lorsqu’un client vous demande un devis, il faut impérativement lui poser un certain nombre de questions nécessaires à votre organisation pour le projet.

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On pense souvent qu’un mot équivaut à un prix fixe, pourtant ce prix est très variable en fonction de différents facteurs : la langue source, la technicité du texte, le délai imparti, etc. Plus la langue source sera rare, le texte technique et le délai court, plus la traduction sera chère. Certains projets n’en valent pas la peine et ne feront que vous faire perdre votre temps. C’est pourquoi, avant d’accepter un projet, parce que les temps sont durs, des questions essentielles s’imposent :

  • quel est le nombre de mots ?

  • quel délai le client souhaite-t-il ?

  • quelle est la technicité du texte ?

  • quel est le format du document source ?

  • est-ce un document écrit ou audio ? Faut-il une transcription ?

En fonction des réponses à ces questions, vous pouvez alors savoir si le projet en vaut la chandelle et, surtout, combien le facturer. Souvent, un client essaiera de négocier ou de vous imposer son prix. Beaucoup de personnes ne prennent pas en compte le temps et le travail que peut représenter une traduction. Mais demandez-vous si vous considérez que ce prix est juste. Ne vous laissez pas dicter un prix trop bas, qui pourrait non seulement vous faire travailler à perte, ou pour une somme dérisoire, mais également vous mettre tous vos confrères à dos ! Il est important d’« éduquer » votre client à vous respecter non seulement en tant que professionnel, qui n’utilise pas seulement ses connaissances linguistiques, mais aussi en tant qu’être humain, qui a des besoins (comme le sommeil, entre autres) et des envies. Cependant, il est important de fidéliser votre clientèle : si vous devez accepter un projet contraignant (dans une mesure respectable) de la part d’un client pouvant vous fournir régulièrement des traductions intéressantes, n’hésitez pas trop.

Si les affaires marchent bien, vous pouvez également prendre d’autres facteurs plus personnels en compte : avez-vous plus besoin (ou envie) d’une vie personnelle que de vous acheter le dernier iPhone ? Cette traduction vous intéresse-t-elle ? Le client est-il reconnu ? Peut-il vous fournir un véritable volume de travail par la suite et ainsi devenir rentable ? Poser les bonnes questions peut vous apporter une tranquillité d’esprit non négligeable !

Camille Rigaud

Source : https ://enlalunadebabel.com/2016/12/07/el-encargo-de-traduccion-que-preguntar-antes-de-aceptar/

Super Translation Bros. : comment traduire et localiser un jeu vidéo

La localisation est une branche à part entière de la traduction. Son maître-mot est l’accessibilité : permettre au plus grand nombre de comprendre le fond et la forme du texte source. Cependant, cette branche en possède de nombreuses autres, car chaque domaine à localiser possède ses propres spécificités. Dans le cas présent, nous passerons au crible les facettes uniques en matière de traduction et de localisation dans le domaine des jeux vidéo.

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Un vocabulaire très riche

Avant toute chose, bien qu’il s’agisse techniquement d’un texte comme un autre, il existe de nombreuses spécificités exclusives à la traduction de jeux vidéo. Tout d’abord, celle qui semble la plus évidente est le vocabulaire et sa diversité. En effet, les jeux vidéo touchent à un nombre extrêmement varié de domaines, allant des termes de combat utilisés par Street Fighter au lexique de l’automobile dans Forza, en passant par la chirurgie dans Trauma Center ou encore simplement les races canines de Nintendogs.

Bien sûr, il existe également des mots communs propres au domaine du jeu vidéo, tels que ceux que l’on retrouve dans les interfaces utilisateur de la plupart de ces jeux : « menu », « options » ou encore « sauvegarder » sont régulièrement de mise.

« To localize or not to localize » : faire de la fidélité une priorité…

Cependant, au-delà d’une simple traduction, c’est lors de la localisation qu’un dilemme se pose. En effet, c’est au cours de cette dernière que le traducteur/localisateur se retrouve à faire un choix entre rapporter l’œuvre originale dans la plus totale fidélité, ou transmettre l’expérience de jeu la plus similaire possible au joueur en prenant en compte son environnement. Cette différence peut paraître abstraite, c’est pourquoi nous l’expliquerons avec des exemples précis.

Si le traducteur/localisateur fait le choix de ne pas localiser, c’est-à-dire de ne pas adapter l’œuvre de base à l’utilisateur, c’est parce qu’il juge que cette dernière serait dénaturée si l’on venait à changer ses éléments ou tout simplement parce qu’il pense l’utilisateur capable de se transposer sans problème. Un bon exemple de ce cas de figure pourrait être la série des Shenmue, jeux vidéo d’aventure, où tous les personnages portent des noms asiatiques puisque l’environnement est profondément ancré dans une inspiration chinoise. Modifier le design et le nom des personnages, ainsi que transporter l’action ailleurs, serait un travail colossal et une perte de temps monumentale, puisque l’histoire en perdrait son sens.

…ou favoriser le ressenti du joueur

Cependant, le traducteur/localisateur peut parfois choisir de localiser le jeu, et donc de privilégier l’expérience et le ressenti de l’utilisateur (sans perdre pour autant en qualité de jeu !). C’est souvent le cas lorsque l’histoire ou la cohésion du jeu n’est pas affectée et que l’environnement est secondaire, dans le but de permettre à l’utilisateur d’être plus proche des personnages et de s’approprier réellement l’action. L’exemple parfait pour illustrer cela est la série des Ace Attorney, jeux vidéo d’aventure textuels vous plaçant dans la peau d’un avocat, où l’action a été transportée du Japon à Los Angeles, Paris ou autres grandes métropoles en fonction de la version du jeu. Plus encore, les noms des personnages étant souvent des calembours et certains tics de langage apportant beaucoup à l’humour du jeu, il était nécessaire de ne pas simplement laisser leur transcription du japonais à l’anglais ou au français, mais de les adapter afin que le public international puisse comprendre les subtilités et rire lorsque le public japonais était censé rire. C’est pourquoi, entre autres, un personnage au fort accent d’Hokkaido (région située au nord du Japon) se retrouve doté d’un accent marseillais à couper au couteau dans la version française ! Cependant, lorsque des éléments très japonais (tels que les « yokaïs », monstres typiques du folklore japonais) se retrouvent au cœur de certaines affaires, la localisation peut parfois être un véritable travail d’équilibriste… Vous pouvez d’ailleurs retrouver l’artiste AwkwardZombie se moquant de certaines incohérences auxquelles l’équipe de localisation a parfois pu se confronter dans une planche qu’il a dessinée.

La localisation est donc un art plus que subtil dans l’univers du jeu vidéo, avec autant de possibilités qu’il existe de jeux. Il appartient donc au traducteur/localisateur de faire le choix qui lui semble juste et de décider si, oui ou non, il faudrait remplacer de traditionnelles ramen japonaises par un hamburger bien américain.

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Source : https ://www.gala-global.org/blog/localization-considerations-game-and-mobile-app-glossaries