Cinq conseils pour optimiser la qualité de votre traduction

Souvent, la pression pèse sur les traducteurs pour qu’ils rendent un travail le plus rapidement possible. Le problème repose sur la qualité d’une traduction rendue dans des délais trop serrés. Lorsque vous voulez faire traduire votre site, il est vital de penser à la qualité de votre contenu quelle que soit la langue. Pour contrer ce problème, voici cinq conseils pour faciliter le travail des traducteurs de votre contenu.

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Localisation, localisation et localisation !

Si vous savez à l’avance que l’un des projets que vous allez traduire va être localisé, il est conseillé de traduire en pensant localisation. En effet, si vous évitez les images avec du texte ancré, utilisez des logiciels d’écriture, adoptez une rédaction concise et précise, votre contenu n’en sera que plus simple et rapide à traduire, ce qui vous fera faire des économies sur la traduction.

Bien choisir ses traducteurs

Il va de soi que plus les traducteurs sont performants, plus la traduction sera de bonne qualité. Pour commencer, un traducteur doit TOUJOURS avoir pour langue cible sa langue natale pour un résultat réellement professionnel et naturel, avec le moins de fautes possibles. Bien entendu, plus le traducteur a d’expérience, meilleur sera le résultat de sa traduction, mais si vous devez travailler avec un traducteur sans expérience, assurez-vous qu’il connaît la terminologie avec laquelle il va travailler.

Faites une base terminologique

Si vous donnez une base terminologique à votre traducteur/agence de traduction, sa durée de travail sera considérablement réduite et il n’en sera que plus efficace. De plus, vous serez sûr que les termes utilisés seront justes.

Utilisez des mémoires de traduction

La mémoire de traduction permet aux traducteurs d’économiser du temps en traduisant automatiquement des termes récurrents et spécifiques à certains domaines. Plus vous la nourrissez, plus elle est efficace et permet de gagner du temps et de l’argent sur la traduction, quel que soit le traducteur qui l’utilise.

Relecture et contrôle d’assurance qualité

Une fois le travail terminé, la traduction passe par une phase de relecture et d’assurance qualité qui permet au traducteur de vérifier si les termes ont bien été utilisés dans le bon contexte. En effet, certains termes apparaissent hors contexte dans la mémoire de traduction et peuvent donc varier en fonction de la phrase.

Camille Rigaud

Source  : https ://www.net-translators.com/blog/5-easy-ways-to-improve-translation-quality/

Les questions à poser aux clients avant d’accepter un projet

Toutes les traductions sont différentes : nombre de mots, niveau de technicité, niveau rédactionnel, thèmes abordés, format à traiter, etc. Autant de possibilités soulèvent forcément des questions auxquelles les réponses sont indispensables. Lorsqu’un client vous demande un devis, il faut impérativement lui poser un certain nombre de questions nécessaires à votre organisation pour le projet.

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On pense souvent qu’un mot équivaut à un prix fixe, pourtant ce prix est très variable en fonction de différents facteurs : la langue source, la technicité du texte, le délai imparti, etc. Plus la langue source sera rare, le texte technique et le délai court, plus la traduction sera chère. Certains projets n’en valent pas la peine et ne feront que vous faire perdre votre temps. C’est pourquoi, avant d’accepter un projet, parce que les temps sont durs, des questions essentielles s’imposent :

  • quel est le nombre de mots ?

  • quel délai le client souhaite-t-il ?

  • quelle est la technicité du texte ?

  • quel est le format du document source ?

  • est-ce un document écrit ou audio ? Faut-il une transcription ?

En fonction des réponses à ces questions, vous pouvez alors savoir si le projet en vaut la chandelle et, surtout, combien le facturer. Souvent, un client essaiera de négocier ou de vous imposer son prix. Beaucoup de personnes ne prennent pas en compte le temps et le travail que peut représenter une traduction. Mais demandez-vous si vous considérez que ce prix est juste. Ne vous laissez pas dicter un prix trop bas, qui pourrait non seulement vous faire travailler à perte, ou pour une somme dérisoire, mais également vous mettre tous vos confrères à dos ! Il est important d’« éduquer » votre client à vous respecter non seulement en tant que professionnel, qui n’utilise pas seulement ses connaissances linguistiques, mais aussi en tant qu’être humain, qui a des besoins (comme le sommeil, entre autres) et des envies. Cependant, il est important de fidéliser votre clientèle : si vous devez accepter un projet contraignant (dans une mesure respectable) de la part d’un client pouvant vous fournir régulièrement des traductions intéressantes, n’hésitez pas trop.

Si les affaires marchent bien, vous pouvez également prendre d’autres facteurs plus personnels en compte : avez-vous plus besoin (ou envie) d’une vie personnelle que de vous acheter le dernier iPhone ? Cette traduction vous intéresse-t-elle ? Le client est-il reconnu ? Peut-il vous fournir un véritable volume de travail par la suite et ainsi devenir rentable ? Poser les bonnes questions peut vous apporter une tranquillité d’esprit non négligeable !

Camille Rigaud

Source : https ://enlalunadebabel.com/2016/12/07/el-encargo-de-traduccion-que-preguntar-antes-de-aceptar/

Super Translation Bros. : comment traduire et localiser un jeu vidéo

La localisation est une branche à part entière de la traduction. Son maître-mot est l’accessibilité : permettre au plus grand nombre de comprendre le fond et la forme du texte source. Cependant, cette branche en possède de nombreuses autres, car chaque domaine à localiser possède ses propres spécificités. Dans le cas présent, nous passerons au crible les facettes uniques en matière de traduction et de localisation dans le domaine des jeux vidéo.

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Un vocabulaire très riche

Avant toute chose, bien qu’il s’agisse techniquement d’un texte comme un autre, il existe de nombreuses spécificités exclusives à la traduction de jeux vidéo. Tout d’abord, celle qui semble la plus évidente est le vocabulaire et sa diversité. En effet, les jeux vidéo touchent à un nombre extrêmement varié de domaines, allant des termes de combat utilisés par Street Fighter au lexique de l’automobile dans Forza, en passant par la chirurgie dans Trauma Center ou encore simplement les races canines de Nintendogs.

Bien sûr, il existe également des mots communs propres au domaine du jeu vidéo, tels que ceux que l’on retrouve dans les interfaces utilisateur de la plupart de ces jeux : « menu », « options » ou encore « sauvegarder » sont régulièrement de mise.

« To localize or not to localize » : faire de la fidélité une priorité…

Cependant, au-delà d’une simple traduction, c’est lors de la localisation qu’un dilemme se pose. En effet, c’est au cours de cette dernière que le traducteur/localisateur se retrouve à faire un choix entre rapporter l’œuvre originale dans la plus totale fidélité, ou transmettre l’expérience de jeu la plus similaire possible au joueur en prenant en compte son environnement. Cette différence peut paraître abstraite, c’est pourquoi nous l’expliquerons avec des exemples précis.

Si le traducteur/localisateur fait le choix de ne pas localiser, c’est-à-dire de ne pas adapter l’œuvre de base à l’utilisateur, c’est parce qu’il juge que cette dernière serait dénaturée si l’on venait à changer ses éléments ou tout simplement parce qu’il pense l’utilisateur capable de se transposer sans problème. Un bon exemple de ce cas de figure pourrait être la série des Shenmue, jeux vidéo d’aventure, où tous les personnages portent des noms asiatiques puisque l’environnement est profondément ancré dans une inspiration chinoise. Modifier le design et le nom des personnages, ainsi que transporter l’action ailleurs, serait un travail colossal et une perte de temps monumentale, puisque l’histoire en perdrait son sens.

…ou favoriser le ressenti du joueur

Cependant, le traducteur/localisateur peut parfois choisir de localiser le jeu, et donc de privilégier l’expérience et le ressenti de l’utilisateur (sans perdre pour autant en qualité de jeu !). C’est souvent le cas lorsque l’histoire ou la cohésion du jeu n’est pas affectée et que l’environnement est secondaire, dans le but de permettre à l’utilisateur d’être plus proche des personnages et de s’approprier réellement l’action. L’exemple parfait pour illustrer cela est la série des Ace Attorney, jeux vidéo d’aventure textuels vous plaçant dans la peau d’un avocat, où l’action a été transportée du Japon à Los Angeles, Paris ou autres grandes métropoles en fonction de la version du jeu. Plus encore, les noms des personnages étant souvent des calembours et certains tics de langage apportant beaucoup à l’humour du jeu, il était nécessaire de ne pas simplement laisser leur transcription du japonais à l’anglais ou au français, mais de les adapter afin que le public international puisse comprendre les subtilités et rire lorsque le public japonais était censé rire. C’est pourquoi, entre autres, un personnage au fort accent d’Hokkaido (région située au nord du Japon) se retrouve doté d’un accent marseillais à couper au couteau dans la version française ! Cependant, lorsque des éléments très japonais (tels que les « yokaïs », monstres typiques du folklore japonais) se retrouvent au cœur de certaines affaires, la localisation peut parfois être un véritable travail d’équilibriste… Vous pouvez d’ailleurs retrouver l’artiste AwkwardZombie se moquant de certaines incohérences auxquelles l’équipe de localisation a parfois pu se confronter dans une planche qu’il a dessinée.

La localisation est donc un art plus que subtil dans l’univers du jeu vidéo, avec autant de possibilités qu’il existe de jeux. Il appartient donc au traducteur/localisateur de faire le choix qui lui semble juste et de décider si, oui ou non, il faudrait remplacer de traditionnelles ramen japonaises par un hamburger bien américain.

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Source : https ://www.gala-global.org/blog/localization-considerations-game-and-mobile-app-glossaries

Minimale

Localiser un site web. La tâche peut s’avérer colossale… Ou très coûteuse… Ou les deux à la fois dans certains cas. Mais plutôt que de renoncer lâchement et partir la queue entre les jambes, de petits génies du marketing ont trouvé un moyen de contourner la difficulté, ou plutôt de l’étaler.

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Pour ce faire, certains entrepreneurs américains font appel à une stratégie mise au point par l’un d’entre eux, Eric Ries : le minimum viable product ou minimum viable content (comprenez respectivement produit minimum viable et contenu minimum viable). Un MVP désigne, dans le monde du développement logiciel, une solution qui comporte le minimum de fonctionnalités possible tout en produisant une expérience utilisateur optimale. Cela permet de tester rapidement la pertinence de la mise sur le marché d’un produit ou d’une fonctionnalité, et le retour des utilisateurs permet d’en améliorer l’efficacité par la suite.

Magnifique ! Mais rien à voir avec la localisation de sites web… Vous ne pourriez commettre plus grossière erreur ! En effet, en déformant légèrement cette stratégie et en l’appliquant aux besoins du jour, le MVP peut désigner l’éventail de fonctionnalités minimum pour que votre site web soit viable dans une autre langue. La quantité totale de travail à réaliser se trouve étalée dans le temps, ce qui permet d’en assumer plus confortablement les coûts. Cette méthode vous octroiera en outre plus de souplesse pour la traduction des éléments non compris dans le MVP de votre site web puisque ce dernier étant fonctionnel, la pression ne sera plus la même.

Voici maintenant le cœur du problème : la définition de son MVP. Que faut-il considérer comme fonctionnalité cruciale, et que faut-il laisser de côté ? Des questions simples, telles que « Dans quel but les utilisateurs fréquentent mon site ? » et « Quelles fonctionnalités leur permettent d’accomplir ce but ? » vous aideront à définir efficacement votre MVP. Il apparaitra ainsi clairement au propriétaire d’un site de commerce en ligne qu’il lui faudra inclure dans son contenu minimum les interfaces de navigation et d’achat de son site ainsi que la description de ses produits. Une fois votre contenu minimum isolé, lancez-vous !

Il est toutefois judicieux de considérer le MVP comme une « stratégie d’urgence », afin de garder à l’esprit que la localisation du reste des fonctionnalités est d’importance égale, pour des raisons de crédibilité. Le propriétaire de site de commerce en ligne du paragraphe précédent aura grand intérêt à traduire dans les plus brefs délais sa page « Qui sommes-nous ? » ainsi que ses commentaires clients, par exemple, pour plus de confiance et de transparence.

Le produit minimum viable présente un ultime avantage : comme il s’agit d’une traduction partielle, l’éventuel succès de l’opération sera votre tremplin vers la gloire, mais si vous vous cassez les dents à la manière de Napoléon sur le front Russe, ce sera à moindre coût. Il n’y a donc aucune raison de ne pas se laisser tenter.

En un mot comme en cent, le sujet de la localisation de site web par contenu minimum viable ne se résume pas seulement à un coup d’épée dans le cœur du poète-rédacteur, dont la performance est ici comme le produit viable : minimale ; mais s’avère également être pour les entrepreneurs une sage stratégie limitant les risques, les coûts, et optimisant l’exploitation des opportunités.

F. HUYNH-TAN

Source : https ://www.smartling.com/blog/localize-websites-faster-minimum-viable-content/

Traduire vers l’espagnol en tenant compte des variantes régionales

Disposant d’un nombre important de locuteurs sur le continent américain et dans les Caraïbes, la langue espagnole est présente bien au-delà de la péninsule ibérique. Cependant, sur le plan du vocabulaire comme sur celui de la prononciation, les variantes de l’espagnol parlées en Amérique latine, aux Etats-Unis et dans les pays hispanophones des Caraïbes se distinguent plus ou moins du castillan d’Espagne. Dans ce contexte, découvrons quelles sont les précautions à prendre avant de débuter un projet de traduction vers l’espagnol.

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Identifier le public cible

Avant toute chose, il est indispensable d’identifier le public auquel on va s’adresser, afin de proposer la meilleure traduction possible, que ce soit pour un document à caractère juridique, pour la localisation d’un site web ou pour une interprétation par visioconférence.

Néanmoins, l’identification du public cible ne doit pas se limiter à faire le choix entre traduire pour un public espagnol ou traduire pour un public américain. En effet, on retrouve de nombreuses variantes de la langue espagnole sur le continent américain. Par ailleurs, on observe des différences entre celles parlées dans les régions de plaines et les régions de plateaux.

De plus, à l’échelle d’un même pays, peuvent coexister des variantes de la langue espagnole. C’est le cas des Etats-Unis, où l’on remarque des différences entre l’espagnol parlé par les populations latino-américaines installées depuis plusieurs générations et celui parlé par les nouveaux immigrés.

Identifier les différences de vocabulaire et de prononciation

Après avoir bien identifié le public cible, il est nécessaire d’analyser les différences liées au vocabulaire et à la prononciation.

Le vocabulaire de la langue source devra être adapté au public cible en recherchant les équivalents utilisés dans le pays. Ainsi, le mot « cuisinière » sera traduit par « estufa » pour un public colombien, guatémaltèque ou mexicain. Cette adaptation est utile afin d’éviter les erreurs de sens : par exemple le mot « voiture » qui peut être traduit par « coche » dans certains pays d’Amérique latine, devra être traduit par « automóvil » au Guatemala, où le mot « coche » désigne un animal.

La prononciation des mots devra aussi être prise en compte pour la traduction audiovisuelle. Il faudra par exemple veiller à mettre l’accent tonique sur les déterminants possessifs si l’on s’adresse à un public mexicain.

En conclusion, on ne peut pas traduire exactement de la même façon selon que l’on s’adresse à un locuteur vivant sur la côte Est du Mexique, dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, ou dans le Nord-Ouest de l’Argentine.

Stéphane Bagassien–Catalan

Source : http ://www.languagescientific.com/comprende-why-you-cant-just-translate-into-spanish/

Quatre astuces pour déjouer les complexités de la traduction spécialisée

De nos jours, on aurait une fâcheuse tendance à penser que la magie de l’informatique peut réduire toutes les barrières de la langue pour traduire nos textes, grâce aux traducteurs automatiques en ligne. Or la traduction requiert une logique bien plus complexe qui ne peut être appliquée que par des humains. Cela concerne notamment les traductions spécialisées, dans le domaine de l’ingénierie par exemple.

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Voici quatre astuces pour déjouer les complexités de la traduction spécialisée :

Déterminer le domaine de spécialisation

Il est primordial de définir au préalable le secteur précis dans lequel le texte est écrit, et également pour quel type de document (manuel d’utilisation, etc.). Il faut par la suite faire des recherches sur ce domaine afin de ne pas partir sur de mauvaises bases. Pour cela, il est important de consulter les documents de référence, mais également de se renseigner sur internet. Si le traducteur n’est pas spécialisé dans un domaine, il est nécessaire de consulter un expert qui pourra apporter ses connaissances, comme un ingénieur par exemple.

Écarter toute ambiguïté

Un mot ou une expression sont susceptibles d’avoir différentes significations dans la langue source, en fonction du domaine de spécialisation. Mais il faut se méfier de la langue cible qui est susceptible d’avoir plusieurs significations également pour une même traduction. Il faut alors clarifier les ambiguïtés et positionner le mot dans son contexte, afin d’en comprendre tout son sens et de trouver la traduction adaptée.

Être clair et précis dans la rédaction

Même si la rédaction technique est un métier à part entière, lors de la traduction il est important de pouvoir expliciter certains termes, parfois incompris. En effet, bien qu’on ne comprenne pas toujours le sens des phrases en langue cible, il est nécessaire de démêler le contexte lors de la traduction afin de rendre la compréhension la plus claire possible pour le lecteur.
En revanche, contrairement à la rédaction technique, il faut faire attention à conserver les mêmes tournures stylistiques afin de ne pas dénaturer le document. Par exemple, dans le cas d’une notice d’utilisation, il faut conserver le ton explicatif et neutre du document.

Utiliser les outils de TAO

La traduction a évolué en même temps que les nouvelles technologies, et l’utilisation des outils d’aide à la traduction est désormais inestimable dans le métier. À ne pas surtout pas confondre avec les traducteurs automatiques qui ne remplissent pas leur « fonction » de traducteur, les outils de TAO sont bien utiles aux traducteurs puisqu’ils permettent un gain de temps et d’énergie conséquent.

Enfin, un traducteur, de par ses nombreux travaux, retient un grand nombre d’informations et acquiert une certaine méthodologie qui lui est propre. Il développe sa mémoire de travail, ainsi que sa mémoire à long terme et c’est grâce à ceux-ci qu’il parvient à travailler de manière efficace et qualitative. Ses recherches et ses traductions lui permettent d’acquérir de nouvelles connaissances et de pouvoir par la suite se spécialiser s’il le souhaite.

Avatar Mélody Launay

Source : http ://translatorthoughts.com/2015/07/engineering-translation-techniques/

Traduction vers une ou plusieurs langues : un choix personnel

Lorsque l’on entre dans le monde professionnel, se présente alors le choix de nos langues de travail et c’est pourquoi le traducteur natif domine aujourd’hui majoritairement le marché de la traduction, comparativement au professionnel traduisant vers une langue étrangère. Doit-on cependant uniquement traduire vers sa langue maternelle ?

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En matière de formation

Un traducteur diplômé ou en cours de formation doit, tôt ou tard, choisir sa ou ses langues de travail ; c’est-à-dire choisir de traduire uniquement vers sa langue maternelle ou vers une langue étrangère.

Les cours dispensés, dans une formation de traducteur, permettent à l’étudiant de développer ses connaissances et de se familiariser progressivement aux différents domaines. Qu’ils soient traduits vers la langue maternelle ou la langue étrangère, la traduction continuelle de textes permet à un étudiant de mieux se définir en tant qu’auteur et traducteur. De nos jours, les langues étrangères et le métier de traducteur sont deux points indissociables. C’est pour cela que maîtriser, au minimum et en dehors de sa langue maternelle, une langue étrangère voire deux, est essentiel.

Lors de l’apprentissage du métier de traducteur, différents domaines de spécialisation peuvent être abordés dans les textes, et ce pour des raisons bien précises. Un traducteur professionnel se doit non seulement de maîtriser des langues étrangères, mais également de se spécialiser dans un ou plusieurs domaines comme par exemple le domaine juridique, commercial, médical, etc.

Dans le processus d’apprentissage, certains cours et expériences permettent de se préparer quant à son entrée dans le monde professionnel. Malheureusement, un traducteur débutant peut parfois se retrouver dans une situation inconnue, ce qui peut le déstabiliser. C’est pourquoi, en tant que professionnel, le traducteur doit parfois s’adapter aux divers projets qui peuvent lui être confiés.

En matière de profession

Le monde professionnel dans le domaine de la traduction nécessite de faire des choix. N’ayant pas forcément le budget pour employer des traducteurs natifs dans chaque langue cible, une agence peut exiger d’un traducteur qu’il maîtrise plusieurs langues et traduise donc dans un sens comme dans l’autre. Tout est une question de moyen, d’une première part, mais également de qualité. Une personne traduisant uniquement vers sa langue maternelle fournira, en règle générale, une traduction de plus haute qualité qu’une autre personne devant exploiter plusieurs langues.

Néanmoins, quel que soit le choix du traducteur professionnel, il y aura toujours une place sur le marché du travail autant pour les traducteurs natifs que pour les professionnels traduisant dans les deux sens.

Avantages de la langue maternelle

D’après le SFT (Syndicat national des traducteurs professionnels) :

 « Les « bons » traducteurs professionnels sont de véritables auteurs […] Mais le plus important est leur aptitude à établir les bonnes passerelles entre les langues, à restituer l’essence du message dans leur propre langue, avec la terminologie et le style qui conviennent. »

En effet, une traduction doit non seulement être correcte linguistiquement et grammaticalement, mais doit aussi obligatoirement véhiculer le message de départ. Pour ce faire, le traducteur se doit de connaître les références culturelles et linguistiques provenant du pays de la langue cible.

Pour véhiculer le message initial donné, un traducteur peut s’inspirer de sa langue maternelle et ses divers styles de langue (jeux de mots, expressions, nuances, synonymes, etc.). Le texte produit permet donc d’apporter une touche personnelle, tout en conservant le message et la qualité du texte. Malgré un niveau élevé dans la langue cible, un traducteur natif, ayant baigné dans la culture de la langue, est par défaut plus apte à se nourrir de la richesse de sa langue maternelle, qu’un traducteur non natif.

Un choix personnel

Suite à ses études, un étudiant en traduction se doit d’effectuer des choix concernant son parcours professionnel. Très souvent vient la question des langues et de la volonté ou non de traduire uniquement vers sa langue maternelle ou dans les deux sens.

Ce choix, souvent difficile, doit essentiellement se fonder sur vos compétences et votre vision personnelle. C’est donc à vous de vous baser sur votre perception du monde du travail, et de vous frayer le chemin que vous souhaitez emprunter. Quoi qu’il en soit, chaque personne, aussi unique soit-elle, a sa place dans l’industrie de la traduction.

Avatar Christelle Dilling

Sources :

https ://karenrueckert.wordpress.com/2016/09/20/translating-in-one-direction-or-both-your-choice-to-make/

http ://pcollustraductions.com/pourquoi-le-traducteur-traduit-il-vers-sa-langue-maternelle/ 

De l’importance d’avoir une base terminologique

Lors du processus de traduction, il est important de savoir comment traduire les termes et expressions correspondant à un domaine donné. De ce fait, il est recommandé d’élaborer une base terminologique afin d’avoir un outil fiable auquel se reporter en cas de doute sur la signification d’un terme.
Créer une base terminologique est peut-être long et fastidieux, mais cet outil est fortement recommandé et réellement pratique pour traduire tous types de documents. En effet, il permet de gagner du temps et ainsi d’être plus efficace, que l’on travaille seul ou en équipe.

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Documentez-vous

Avant de commencer à remplir votre base, il est important d’avoir une idée des termes et phrases que vous allez devoir y ajouter. Pour ce faire, renseignez-vous sur tout ce qui peut vous sembler utile en premier lieu, qu’il s’agisse de termes utilisés pour communiquer avec vos clients ou de termes relatifs au domaine dans lequel vous vous spécialisez.
Vous pouvez chercher des informations sur Internet et lire tous types de documents imprimés ; toute source fiable est bonne pour enrichir votre base terminologique et approfondir vos connaissances. Cela vous permettra d’assimiler pleinement le vocabulaire et, par la suite, d’améliorer vos traductions.

Respectez les noms propres

Pensez à lister les noms de marques, d’entreprises et de produits que vous aurez peut-être à traduire, ainsi que ceux que vous devrez laisser en langue source. Pour être sûr de savoir ce que vous devez traduire ou non, n’hésitez pas à communiquer avec votre équipe et à rechercher les noms de produits qui doivent être traduits et, surtout, comment les traduire pour conserver la cohérence tout au long traduction du document. Il ne faut pas oublier que traduire ce qui ne doit pas l’être ou mal traduire ce qui doit être traduit nuit grandement à la qualité de la traduction et donc à la réputation des traducteurs.

Concertez-vous sur les mots clés

La communication avec votre équipe s’applique également aux termes clés. En effet, les termes et expressions spécifiques à un domaine doivent être traduits avec autant de précision que possible et toute l’équipe doit s’accorder sur leur traduction. En ce qui concerne les acronymes, vous devez toujours chercher s’il en existe une traduction : s’il y en a une, insérez tout simplement la traduction et la signification de l’acronyme dans votre base terminologique. S’il n’y en a pas, vous devrez conserver l’acronyme original et expliquer clairement et précisément sa signification.

Phraséologie et communication

Enfin, votre base terminologique ne sera pas complète si vous n’y ajoutez pas les phrases qui concernent la manière dont les clients doivent solliciter votre aide dans la partie phraséologie. Ainsi, votre base doit non seulement inclure les phrases relatives au domaine du document à traduire, mais elle doit également inclure les phrases qui concernent votre propre entreprise, c’est-à-dire comment vos clients doivent vous contacter, comment peuvent-ils trouver le site de votre entreprise, etc.

N’oubliez pas que la communication avec vos clients est un atout à ne pas négliger sur le marché de la traduction. De ce fait, la traduction de ces phrases doit toujours respecter les mœurs dans la langue cible et la cohérence doit être conservée, que cela concerne les réponses aux courriers électroniques ou les réponses aux appels téléphoniques des entreprises qui font appel à vos services.

Ainsi, bien que le processus de création d’une base terminologique claire et riche soit laborieux, il faut malgré cela s’en occuper sérieusement et dès que possible, sachant qu’une base complète qui contient les termes et phrases nécessaires vous fera gagner un temps précieux lors de vos futurs travaux. Ce gain de temps n’est pas négligeable si vous voulez être efficace et, par la suite, vous faire connaître davantage pour la qualité de votre travail.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://blog.vengaglobal.com/why-you-should-start-working-on-your-translation-glossary-now

La traduction au service de la communication pour notre santé

La population mondiale fait régulièrement face à des crises sanitaires, comme en témoigne l’épidémie de Zika, qui menace de nombreux habitants dans les pays d’Amérique, du Pacifique et d’Asie du Sud-Est. Pour nous prémunir de ces risques, les 194 États membres de l’Organisation mondiale de la Santé collaborent étroitement dans les domaines de la surveillance et de la recherche. Afin d’assurer le bon déroulement de ces étapes, une bonne communication entre les différents acteurs est nécessaire.

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Le rôle de la traduction dans la stratégie de communication de l’OMS

La traduction joue un rôle essentiel dans la stratégie de communication de l’OMS. Elle concerne à la fois son personnel, ses collaborateurs et le public auquel elle s’adresse.
Pour commencer, la traduction intervient à l’intérieur de l’organisation, laquelle travaille à partir de six langues officielles depuis 1978. De fait, l’intégralité de ses publications sont traduites en l’anglais, en arabe, en chinois, en espagnol, en français et en russe. Il en est de même pour son site internet depuis 2005.
Elle intervient ensuite au niveau de la surveillance et de la recherche entre les différents États membres. En effet, l’OMS veille à ce que l’ensemble des acteurs impliqués dans ces étapes (gouvernements, chercheurs, etc.) soient en mesure de se comprendre en dépit des barrières linguistiques.
Enfin, la traduction intervient lorsqu’il faut transmettre des consignes de prévention à des populations confrontées à une même crise sanitaire dans plusieurs pays. Elle est diffusée par le biais de différents supports de communication, (brochures, affiches, annonces diffusées par les radios et chaînes de télévisions, sites internet etc.) et elle doit respecter des normes de qualité.

Les facteurs pris en compte pour la traduction

Afin de minimiser les risques de décès liés à une épidémie, la traduction doit être intégrée dans une stratégie de communication qui tienne compte de l’usage d’Internet, du taux d’alphabétisation et du multilinguisme.

Premièrement, la prise en compte de l’usage d’Internet dans les pays concernés par la crise sanitaire permet de déterminer le nombre d’habitants pouvant être informés en ligne. Dans les pays où l’on recense une forte proportion d’internautes, la diffusion de messages de prévention sous la forme de vidéos en ligne a un impact élevé. En revanche, dans les pays les moins avancés, la portée de ces messages est plus faible.

Deuxièmement, la prise en compte du taux d’alphabétisation des pays permet de déterminer la proportion d’habitants devant être informés par des messages à l’oral. Le taux d’alphabétisation ne dépasse pas 50 % dans certains pays, c’est pourquoi il est indispensable d’associer les messages radiophoniques et les annonces télévisées aux messages écrits.

Troisièmement, la prise en compte du multilinguisme permet de s’assurer que tous les habitants d’un même pays aient accès aux informations de prévention. Les dialectes locaux peuvent être à l’origine de ce multilinguisme.

En conclusion, la traduction d’un message préventif ne doit pas être une simple copie du message original mais doit être adaptée dans l’urgence pour le bien-être des habitants.

Stéphane Bagassien—Catalan

Source : https ://www.sajan.com/know-translation-affects-communicating-global-health-issues/

Le double-sens : le fléau de l’existence d’un traducteur

La langue est la manière par laquelle nous comprenons tout ce qui se passe autour de nous. C’est un ensemble de symboles qui représente les réalités d’une société et de sa culture. Elle est dynamique, et selon la société, la région, ou le pays, il y a toujours des différences,  subtiles ou non dans la manière de s’exprimer. Elle est donc un produit de la société où elle se développe et diffère d’un pays à l’autre. Le problème, c’est que dans la traduction d’une langue à une autre, il n’est pas toujours possible qu’un mot soit traduit de façon exacte pour donner la même signification que dans la langue source. Et donc voilà, le problème qui n’aura jamais de solution : le double-sens dans une traduction.

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Qu’est-ce que le double-sens ?

On parle de double-sens quand un mot ou une phrase peut avoir des interprétations différentes. Il peut être intentionnel ou non : un jeu de mots qui s’emploie en faisant une blague, une métaphore habilement conçue par un poète, ou juste un fait qui n’était pas du tout prévu. Quoi qu’il en soit, c’est rarement simple de traduire un mot ou une phrase avec un double-sens.

Le double-sens non intentionnel

Parfois dans la traduction, on se retrouve avec un texte qui contient un double-sens non intentionnel. Mais que faut-il faire dans cette situation ? En général, si la signification du double-sens est claire, il faut simplement faire en sorte que la traduction la transmette. Si le double-sens est trop ambigu, il vaut mieux en parler avec le client pour le prévenir du problème et lui demander une clarification pour pouvoir traduire le sens voulu. Il existe encore des mots ou des phrases dans une langue qui ont un double-sens selon le pays. En espagnol, le mot « chambear » s’utilise au Mexique, en Équateur et au Pérou pour « travailler, » mais en République dominicaine, cela signifie « inhaler de la cocaïne ». Il est donc très important de prendre en compte les double-sens possibles selon les pays et de s’assurer que la traduction est bien localisée pour les éviter.

Le double-sens intentionnel

Lorsqu’il est nécessaire de traduire vers plusieurs langues, il est beaucoup plus compliqué de traduire des ambiguïtés qui sont intentionnelles de la part du client. Pour quelques combinaisons de langues, il est bien possible de maintenir le double-sens, mais impossible pour d’autres. Par exemple, dans la blague suivante, la traduction de « purgatoire » fait toujours référence à un chat en anglais et en espagnol, mais en français, ce n’est pas le cas.

Where do cats go when they die ? – Purrgatory.

¿A dónde van los gatos cuando mueren ? – Purgatorio.

Par conséquent, s’il n’est pas possible de maintenir le double-sens, il faut prévenir le client et proposer une autre solution, telle qu’une reformulation complète ou un jeu de mots différent mais qui fonctionne dans la langue cible.

En tant que traducteur, les défis sont inévitables et la traduction des double-sens en fait partie. Parfois, ce double-sens peut être le fléau de votre existence sachant qu’il est difficile de traduire le sens dans sa totalité. Néanmoins, ce n’est pas toujours une situation impossible à gérer. Faîtes appel à votre créativité ! Vous pouvez y arriver !

Giselle Dunbar

Source : http ://traduccionexperta.com/doble-sentido-en-las-traducciones/