L’interprétariat téléphonique : le meilleur outil pour gagner du temps et éviter les malentendus

L’e-mail n’est pas le moyen de communication le plus efficace… Vous avez sûrement déjà connu cette expérience agaçante où l’on échange de nombreux e-mails avant que le message ne passe correctement.

Ce problème est encore plus important dans le domaine de la traduction.

En effet, si vous échangez avec une personne qui ne parle pas la même langue que vous, le dialogue peut vite devenir compliqué. Continuer la lecture de L’interprétariat téléphonique  : le meilleur outil pour gagner du temps et éviter les malentendus

Mondialisation ou localisation ? Comment IKEA a trouvé l’équilibre

Aujourd’hui, les entreprises à rayonnement international rencontrent toutes le même problème : comment conserver son image mondiale tout en s’adaptant aux coutumes d’un pays donné ?

Les habitudes de consommation changent évidemment d’un pays à l’autre, obligeant les entreprises à s’adapter à différentes cultures pour toucher une majorité de la population. Les couleurs du logo transmettent-elles le même message partout dans le monde ? Le slogan est-il compris de la même façon sur un marché différent ? Les services proposés dans le pays d’origine sont-ils utiles à l’étranger ? Tant de questions auxquelles la plupart des entreprises doivent répondre de nos jours, dans un monde où les frontières s’effacent. Continuer la lecture de Mondialisation ou localisation  ? Comment IKEA a trouvé l’équilibre

Quand il est difficile de traduire des mots simples

Lorsqu’on traduit, il y a toujours des mots qui nous posent problèmes. On pense d’abord à ceux que l’on ne connaît pas, ou dont le sens nous échappe totalement car ils sont spécifiques à un certain domaine. Il y a aussi les mots qui sont spécifiques à la langue source, et dont l’équivalence directe n’existe pas dans la langue cible.

Cependant, il y a aussi ceux dont le sens nous semble évident à la lecture, mais au moment de traduire c’est le drame : on n’arrive pas à se décider sur quel mot utiliser pour la traduction. Continuer la lecture de Quand il est difficile de traduire des mots simples

Les langues reflètent-elles notre perception du monde ?

C’est une question que les traducteurs peuvent se poser quand ils analysent les différences entre leur propre langue et la langue depuis laquelle ils traduisent. Il arrive souvent qu’il faille changer la catégorie grammaticale d’un mot lorsque l’on passe d’une langue à une autre ; c’est ce que l’on appelle la transposition. Quand les anglais utilisent un verbe pour dire « He strode into the house. », les français préfèrent utiliser un adverbe « Il entra à grand pas dans la maison. ». Continuer la lecture de Les langues reflètent-elles notre perception du monde  ?

L’Engrish, vous connaissez ?

L’engrish est une traduction de la langue anglaise vers la langue japonaise, la première étant souvent mal transmise. Ce phénomène de langue constitué de néologismes japonais créés à partir de mots anglais n’est pas si récent. En effet, depuis la fin de la seconde Guerre mondiale et avec l’occupation des Américains pendant sept ans, la langue anglaise s’est intégrée dans la langue japonaise et en fait désormais partie. Bien sûr, elle ne prend pas le pas sur cette dernière, mais l’influence fortement. Continuer la lecture de L’Engrish, vous connaissez  ?

El Hombre Araña, ça vous dit quelque chose ?

Les super-héros ont toujours eu la côte, et c’est encore plus vrai aujourd’hui, comme le démontre l’explosion de films de super-héros ces dernières années. Mais comment sont dénommés Batman et les autres au-delà de nos frontières ? Dans certains pays leurs noms sont traduits, dans d’autres non. Dans tous les cas, il est intéressant d’en connaître quelques-uns ! Continuer la lecture de El Hombre Araña, ça vous dit quelque chose  ?

Les réalités du marché de la traduction audiovisuelle

S’il est difficile de trouver un poste dans la traduction audiovisuelle, il l’est encore plus quand il s’agit du sous-titrage et du doublage de vidéos issues de l’industrie cinématographique.

En effet, l’apparition des chaînes du câble et du DVD il y a 20 ans était censée relancer la profession, mais les traducteurs désirant travailler dans ce domaine se sont retrouvés trop nombreux, diminuant ainsi la demande. De plus, la traduction audiovisuelle est un secteur dans lequel l’offre et la demande sont instables et, par conséquent, les rémunérations baissent considérablement.

Les nouvelles technologies ont aussi un impact sur l’emploi dans le secteur. C’est le cas, par exemple, des logiciels de doublage virtuel apparus il y a quelques années. C’est aussi le cas des catalogues de programmes qui sont désormais déjà traduits.

Avec la généralisation de la Télévision Numérique pour Tous (TNT), la demande en traduction aurait dû augmenter. Néanmoins, les nouveaux diffuseurs réutilisent, grâce au numérique, des fichiers de sous-titres qui existent déjà, et ce quelle que soit la qualité des sous-titres.

Actuellement, les traducteurs spécialisés dans le domaine audiovisuel travaillent plus sur l’adaptation des sous-titres que sur leur traduction. Du fait du déséquilibre entre l’offre et la demande, la traduction est de plus en plus réalisée par les sociétés de postproduction spécialisées dans le doublage et le sous-titrage, ce qui leur permet d’exercer une pression sur les tarifs.

En outre, à cause de la mondialisation, ce sont maintenant les grands groupes de traduction présents dans le monde entier qui ont le contrôle sur une partie du marché de la traduction audiovisuelle. Par conséquent, dans de nombreux pays comme l’Angleterre, les pays scandinaves et les États-Unis, la traduction dans ce domaine n’est plus reconnue comme un métier en tant que tel.

Quant au sous-titrage pour sourds et malentendants, certaines entreprises obligent les adaptateurs à accepter d’être payés en droits d’auteurs, contrairement à la loi.

Bien qu’il y ait encore quelques débouchés dans la traduction audiovisuelle, le sous-titrage et le doublage d’œuvres cinématographiques se font de plus en plus rares.

 

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Ezanno Kévin

Une revue consacrée à la traduction/adaptation audiovisuelle ?

Le 23 octobre 2012, l’Ataa (Association des Traducteurs/Adaptateurs de l’Audiovisuel) a organisé une réunion publique qui s’est tenue à la Scam afin d’annoncer la création d’une revue consacrée à la traduction/adaptation audiovisuelle.

En 2009, l’Ataa a décidé de créer un blog afin de publier des billets d’actualité relativement courts, des communiqués, des informations pratiques sur la vie de l’association, etc… Comme il est parfois difficile de trouver un équilibre entre les « brèves » et les articles plus approfondis, l’idée d’une revue spécialisée a vue le jour. Ainsi, les articles courts, les brèves d’actualité, les revues de presse, ainsi que les billets qui concernent la vie de l’association proprement dite, resteront sur le blog. La revue, elle, accueillera les autres types d’articles et permettra de mieux les mettre en valeur. Continuer la lecture de Une revue consacrée à la traduction/adaptation audiovisuelle  ?

L’implacable réalité sur le secteur de l’audiovisuel

Les mordus de cinéma et les aficionados de séries voient dans la traduction audiovisuelle l’occasion de fusionner leur plaisir avec l’activité professionnelle. Participer, dans le cadre de son métier, à un projet dont nous serions nous-même le premier fan, ne serait-il pas le travail idéal ? L’Association des Traducteurs et Adaptateurs de l’Audiovisuel (ATAA) tient à montrer la réalité du métier derrière le fantasme et en profite pour tirer la sonnette d’alarme sur ce secteur en crise.

Dans un article éloquent, aussi pessimiste que réaliste, adressé aux étudiants envisageant de travailler dans ce domaine, l’ATAA dresse le tableau des difficultés du secteur audiovisuel. Il évoque, dans un premier temps, la situation du traducteur-adaptateur, rangé au statut d’auteur qui l’oblige à accepter des conditions précaires (pas de contrat de travail, pas de congés payés ni d’assurance chômage). Les courts délais et les rémunérations dérisoires par rapport à un temps de travail énorme sont les quotidiens des métiers de l’adaptation.

Tout en ayant pour objet de défendre les intérêts des professionnels, l’association présente le marché actuel de l’audiovisuel, empoisonné par le déséquilibre entre l’offre et la demande d’adaptation. Subissant un effondrement des rémunérations depuis plusieurs années, les traducteurs n’ont plus que la qualité de leur prestation à faire valoir (contrairement à un fansubber) dans un marché international qui mise sur l’économie au détriment de la qualité. Un marché saturé où tout traducteur est facilement remplaçable s’il n’est pas prêt à accepter les conditions qu’on lui propose. Dans ce contexte bouché et à l’avenir incertain, un diplôme de traduction audiovisuelle n’offre pas la garantie de conditions de travail décentes.

Un tableau réaliste dans lequel l’ATAA met en garde les futurs traducteurs qui, s’ils acceptent de se lancer dans ce métier, devront s’armer d’une grande détermination. D’une part, pour travailler sur des œuvres aux antipodes des grands classiques du cinéma et d’autre part, pour s’imposer face aux clients dans le démarchage et la négociation.

L’ATAA tient à dissiper les mirages et prévient les étudiants quant aux illusions que fait miroiter le glamour d’un secteur artistique précaire.

Simon Thepaut

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