Quelles sont les langues les plus prisées par les recruteurs ?

N’entretenons pas le suspens plus longtemps, la langue la plus exigée par les recruteurs français est bien sûr l’anglais. Les raisons en sont évidentes : de nos jours, l’anglais s’est imposé comme langue internationale. Apprendre l’anglais est presque devenu une exigence de base dans le monde du travail, avec 87 % des offres d’emploi demandant une bonne maîtrise de cette langue.

Ce qui peut interloquer, c’est que l’anglais n’est pas la langue la plus répandue dans le monde en termes de nombres de personnes qui savent l’utiliser. Par contre, d’après l’étude de Seth Dixon, professeur de géographie à l’université de Rhode Island, elle est la plus apprise (1,5 milliards d’apprenants) et la plus répandue en termes de nombres de pays dans lesquels on l’utilise.

Bon, cela étant posé, quelles sont alors les autres langues prisées par les recruteurs ?

suite

Le jobboard Adzuna a fait une recherche en se basant sur quelques 700 000 offres d’emploi et en a tiré des conclusions : juste après l’anglais, vient l’allemand. Pourquoi ? Parce que l’Allemagne est un pays industriel riche qui s’étend à travers le monde. Quand une entreprise travaille à l’internationale, elle a de fortes chances de rencontrer un interlocuteur parlant anglais, allemand ou espagnol. C’est la troisième langue la plus demandée par les recruteurs français, suivie de près par l’italien.

Il y a une explication toute simple au choix de ces quatre langues : observez les frontières de la France. Évidemment, quand on se lance à l’internationale, on commence par toquer à la porte des voisins les plus proches. Nous sommes encerclés par ces langues et c’est une chance : nous avons quatre fois plus d’opportunités de nous démarquer en compétences linguistiques que d’autres pays encerclés par d’autres parlant la même langue. Bien sûr, l’espagnol vient avant l’italien, car n’oublions pas que cette langue est parlée sur presque tout un continent.

Mais gardons bien à l’esprit que toute compétence linguistique est véritablement prisée par les recruteurs de n’importe quel pays. Vous avez préféré apprendre le chinois ou le coréen que l’espagnol ou l’italien ? Vous avez tout compris. Vous avez décidé de combiner l’espagnol et le chinois ? Vous êtes encore plus malin : vous avez comme atout de parler une langue répandue et une langue plus « rare » (gardons à l’esprit qu’en nombres de personnes le parlant, le chinois bat toutes les autres langues à plate couture, mais plus rarement en dehors du continent asiatique). Ce qui est rare et précieux, et vous trouverez forcément une opportunité pour exploiter vos connaissances.

Il est cependant un détail assez crucial à garder en tête. Lorsque vous annoncez à un recruteur, par le biais de votre CV ou d’un entretien, que vous maîtrisez une langue, il est important d’être honnête. D’une, pour ne pas se trouver dans une situation inextricable au moment d’appliquer ce que vous clamez maîtriser sans fondement, de deux parce que ce qu’un recruteur a en tête lorsqu’il exige une maîtrise de la langue, ce n’est pas juste pouvoir réciter les leçons apprises à l’école, mais de connaître la culture de votre interlocuteur étranger, de savoir engager la conversation, de savoir sociabiliser, de pouvoir rire de ses jeux de mots car vous connaissez la référence. C’est très important dans le domaine de la rédaction et de la traduction, certes, mais dans beaucoup plus de métiers qu’on ne veut bien le croire, de nos jours. Imaginez, 87 % des offres d’emploi en France demande la maîtrise d’une langue étrangère ! Et beaucoup de ces offres proposent une meilleure rémunération, à hauteur de 19 %.

Mais que faire lorsqu’on est « nul en langues » ? Quand votre moyenne d’anglais n’atteignait justement pas la moyenne à l’école ? Rien n’est perdu, il existe de nombreux organismes en France et à l’étranger proposant des formations en langue étrangère avec différentes méthodes d’enseignement et différents degrés de maîtrise. Il y a fort à parier que vous pourrez trouver votre compte auprès de l’un de ces organismes. Ça peut aller de la grosse entreprise connue à travers le monde jusqu’à la petite association de village. Et si vous préférez apprendre seul, vous trouverez en librairie de très bons ouvrages et sur internet de très bons sites pour aller à votre propre rythme. Vous pouvez également faire appel à des étudiants étrangers qui seront ravis de vous proposer ce service.

Il n’est jamais trop tard pour apprendre une nouvelle langue, que ce soit à des fins professionnelles ou par simple curiosité.

Kim Condron
Révisé par Virginie Le Diagon

Source : http ://www.tradonline.fr/langues-plus-prisees-recruteurs/

Les crèches bilingues  : une bonne chose pour vous et vos enfants  ?

C’est bien à nos parents que nous devons, en général, notre capacité à nous exprimer. Leurs douces paroles que nous entendons depuis le berceau alors que nos sens s’éveillent jour après jour. Il est donc bien normal de les remercier dès le plus jeune âge en balbutiant nos premiers mots  : « Papa » et « Maman ». Un élan de fierté pour le paternel, une teinte de mélancolie pour celle qui nous a porté dans son ventre.

suite

Et pourtant, certains parents ont préféré prendre le risque de ne pas comprendre les premiers mots de leur enfants en les inscrivant aux crèches bilingues. « Mum » et « Dad » : des mots pourtant lourds de sens qui sonnent vides si on ne les comprend pas. Sans pour autant donner des exemples aussi extrêmes, la question des crèches bilingues se doit d’être soulevée.

Il est important de rappeler que « bilingue » désigne une personne ayant deux langues maternelles. C’est un mécanisme linguistique, mental et cérébral, qui apporte de nombreux avantages pour l’avenir ! Nul ne peut se prétendre bilingue en balbutiant correctement quelques mots dans une langue étrangère. Mais bien que l’apprentissage des langues fasse partie intégrante de l’éducation en France, beaucoup s’accordent à dire qu’« en France, on parle français ». Mais alors, pourquoi les crèches « bilingues » ont-elles la cote de nos jours ?

Les jeunes parents de la génération Y ont souffert de leur manque de connaissances en langues étrangères, notamment de l’anglais, et souhaitent un avenir plus brillant pour leur progéniture. Avec la propagation des anglicismes et du marché international dont la langue est l’anglais, il n’est pas dur de comprendre l’envie de ces parents d’offrir plus d’opportunités à leurs enfants. La soif de voyage des enfants de 80 à 2000 se traduit par le désir de découvrir de l’exotisme chez leur propre bambin. Un argument valide, peut-être, mais pas pour le moins réfutable.

En effet, quand on regarde les principaux intéressés de plus près, il a été démontré qu’un enfant bilingue aura peut-être des difficultés à prononcer ses premiers mots autant dans une langue que dans une autre. Il arrive même que la langue sociale (parlée en dehors du foyer) prenne le dessus. De manière générale, ce cas de figure ne pose pas de problème, puisqu’au moins un des parents de l’enfant bilingue parle la langue sociale. Que se passe-t-il alors si aucun des deux parents ne connaît la langue de son enfant ?

Un cas de figure peu probable chez les petits Français, et pourtant devenu possible depuis la création des crèches bilingues.

Français à la maison, anglais à l’extérieur. L’esprit de l’enfant étant tourné vers la découverte ou l’inconnu, un bambin apprend les concepts les plus fondamentaux de la société en dehors de la maison. Apprendre les préceptes du respect dans deux langues différentes peut s’avérer difficile… surtout si la communication entre les deux générations est bloquée par la barrière de la langue.

« Awright », me direz-vous, « It’s all about communication ». Et, oui, c’est vrai. La communication, c’est important. La compréhension, c’est encore mieux. Finalement, une seule question se pose alors que l’on choisit la crèche de son nouveau-né. Êtes-vous prêt à ce que l’on vous appelle « Mummy and Daddy » ?

 

Gildas Mergny

Révisé par Blandine Fourchet et Virginie Le Diagon

Source : http ://www.tradonline.fr/creches-bilingues-vraie-bonne-idee-nos-bambins/

Traduire c’est adapter

Il est évident que pour traduire, il faut percevoir le sens d’un mot. Mais pour atteindre la perfection, des techniques de traduction permettent d’aller plus loin. L’adaptation est une technique de traduction qui prend en compte le contexte culturel, le public cible et le type d’un document.

Continuer la lecture de Traduire c’est adapter

Plusieurs langues, plusieurs identités ?

La langue est le marqueur d’identité d’une personne. C’est avec notre langue maternelle que nous avons grandi, que nous nous sommes construits. Par conséquent, elle détermine notre appartenance à une nation,  à un groupe social. Elle nous permet d’exprimer nos opinions, nos sentiments, notre personnalité. Parler couramment plusieurs langues, c’est donc être plongé dans différentes cultures, qui expriment tous ces sentiments de manière très différente. Parler plusieurs langues reviendrait alors à posséder plusieurs identités ?

Des études scientifiques ont démontré la relation entre la langue et l’identité d’une personne. On observe chez les personnes bilingues ou polyglottes, des changements de comportement en fonction des langues dans lesquelles elles s’expriment. Une expérience a été réalisée en Amérique : il a été demandé à des étudiantes hispano-américaines, parfaitement bilingues, de tourner deux spots publicitaires à six mois d’intervalle. Elles devaient tourner le premier spot en espagnol et le second en anglais. Les meneurs de cette expérience ont pu clairement observer que les filles adoptaient un comportement différent sur le tournage des deux spots : dans celui tourné en espagnol, elles ont l’air plus sûres d’elles, plus extraverties alors que dans celui en anglais elles adoptent un comportement plus traditionnel, plus discret.

Ce changement de comportement peut surtout être observé chez les personnes immergées dans une culture autre que celle de leur langue maternelle. Ces personnes d’origines étrangères imitent et s’approprient petit à petit certaines caractéristiques de la langue du pays d’accueil. En Italie, un étranger prendra le réflexe de s’exprimer avec l’aide de ses mains ; aux États-Unis, il adoptera certains tics de langage, comme par exemple l’habitude de ponctuer la plupart de ses phrases avec des petits mots tels que freaking, kind of, sort of… Il s’agit bien d’un phénomène qui s’opère de manière involontaire et qui s’installe automatiquement.

Chez les personnes plurilingues, les langues correspondent souvent à des domaines spécifiques dans lesquelles la langue est parlée. Par exemple, dans le cadre de la vie professionnelle, universitaire et privée, certaines personnes n’utiliseront pas forcément la même langue. Un cadre supérieur peut ainsi être amené à parler anglais sur son lieu de travail, où il adoptera l’attitude de la culture anglaise mais parlera italien le soir avec sa famille. Autrement dit, il n’adoptera pas du tout le même comportement d’une langue à l’autre. Mais alors, comment se forger une identité, une personnalité propre avec tous ces changements involontaires de personnalité ? Apparemment, une personne multilingue pourrait trouver son identité personnelle dans les points communs existants entre les langues et les cultures qu’elle côtoie au quotidien.

Un phénomène intéressant à observer est également la diglossie. Ce phénomène consiste à utiliser une langue plus qu’une autre, et s’applique souvent aux émigrés devant parler la langue dominante de leur pays d’accueil. Ils l’utilisent tout d’abord pour toutes les démarches administratives, pour trouver un emploi et pour communiquer au travail. On observe alors chez ces personnes, un problème dans l’expression des sentiments et des états d’âme dans cette langue d’accueil. Il s’agit aussi très souvent d’une langue « forcée », non choisie pour les émigrés ; ils auront alors du mal à utiliser cette langue sur le plan émotionnel, pour parler de choses intimes, qui touchent le plus profond de leur être.

Mais cette « quête identitaire » peut conduire à une véritable crise d’identité. Certaines personnes choisissent de se plonger dans l’écriture dans une autre langue que celle de leur langue maternelle. Le fait d’écrire dans une autre langue serait alors une analyse personnelle, une remise en question, la recherche d’un « autre moi ». Mais cela provoque de vraies crises d’identité et l’écrivain souffre de ne plus savoir à quelle culture il appartient réellement.

Il est parfois difficile d’évoluer entre plusieurs cultures. Mais cette situation offre un grand avantage : elle permet de construire son identité à partir de plusieurs repères, références linguistiques et culturelles.

Carole RIGONI

 

http ://feedly.com/index.html#subscription %2Ffeed %2Fhttp %3A %2F %2Fwww.traductionsettraducteurs.fr %2Ffeed %2F

Le français des médias contre le français académique : vers un nouveau bilinguisme

Je facebookerai, tu skypes, il twittera… Les médias sociaux requièrent une façon de communiquer rapide, brève, voire tronquée. Les jeunes l’utilisent sans modération, adoptant franglais et langage sms. Mais si les critiques sur cette nouvelle génération qui ne saurait plus écrire sans faire de faute d’orthographe vont bon train, il semblerait que ces jeunes arrivent, au contraire, à faire la part des choses entre la langue des médias et le « vrai français ». Une petite enquête positive sur ce nouveau bilinguisme.

L’ordinateur, la tablette et le téléphone intelligent (ndlr le Smartphone) sont utilisés au quotidien par la génération actuelle des 12 – 35 ans. Ces nouveaux moyens de communication permettent de communiquer toujours plus vite, les jeunes étant particulièrement friands de la messagerie texte instantanée. Les sms ont pratiquement supplanté le téléphone, et ces messages courts ont favorisé l’adoption d’abréviation, du franglais et de raccourcis linguistiques.

Dans la publicité

La peur de voir la langue française se dénaturer est omniprésente. Ainsi, les français sont des grands instigateurs de règles édictées afin de défendre leur langue de la progression de l’anglais, notamment dans la publicité. La loi française demande notamment à ce que tout slogan anglais d’une marque soit traduit par un sous-titre en français, comme le « What else » de Nespresso, devenant « Quoi d’Autre ? » en français. Les annonceurs s’amusent de ces règles en utilisant des polices minuscules pour la traduction ou en inventant des logos au français un peu douteux comme « Very irrésistible », un parfum de la marque Givenchy. Les magazines de mode ne se privent aucunement des références au « must », au « look » et au « street style ».

Twitter

Comme le français est plus prolixe que l’anglais, la limite de 140 caractères imposée par Twitter pour chaque Tweet engendre une compression supplémentaire. Les tweets français sont à l’image des sms, semés d’abréviations, telles que « koi » pour « quoi », « c » pour « c’est », « pk » pour « pourquoi ». Le verbe « twitter » provient lui-même d’un nom anglais, et un fonctionnaire a récemment tweeté : « nous live-twitterons le discours [d’un ministre] ». Les mélanges et les emprunts sont partout, et avouons-le, ils sont bien pratiques. Les organismes français officiels développent des alternatives à certains mots anglais qui prennent racines dans la langue française, mais la plupart ne connaîtront pas le succès. On y trouve « informatique en nuage » pour « cloud computing », « mot dièse » pour « hastag », « clavarder » pour « chatter »… Et j’en passe. Et pourtant, le tweet, obligé d’être court et succinct, appelle à la créativité et à l’ingéniosité afin de faire passer un message  accrocheur et rédigé en bon français. M. Pivot, critique littéraire, fait remarquer que le premier article de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 contient 136 caractères : la longueur parfaite pour un tweet !

Le sms force la création

Plusieurs spécialistes s’accordent à dire que le sms force les jeunes à être créatifs et à contourner les difficultés de la langue française. Un élève explique que « lorsque je ne sais pas si un mot prend deux « p » ou un autre deux « t », je vais essayer de trouver un synonyme pour justement tenter d’avoir un mot correct et de bien l’écrire ». Contrairement à beaucoup de parents, les spécialistes de la langue ne s’inquiètent pas pour l’orthographe des enfants. Les jeunes contournent les règles de français parce qu’ils veulent faire plus court. C’est une stratégie volontaire de « déconjuguer » les verbes, de mettre « é » à la place de « er » par exemple.

Les jeunes sont appelés à jouer avec l’anglais, en insérant l’anglais dans leurs messages et dans leur façon de parler ou en les « francisant ». Une jeune explique : « Des fois, je vais accorder des verbes en anglais que je vais traduire en français. Par exemple quand on dit :  » J’ai screw up « , moi je vais dire :  » J’ai screwé up  » ». Cela montre une maîtrise de la langue assez intéressante et inédite. Les jeunes vont également adapter leur façon d’écrire à la plateforme utilisée. Lorsqu’ils utilisent Twitter ou Facebook, ils prennent plus de soin à écrire et à composer des messages car ceux-ci sont publics.

Les jeunes ne mélangent pas les torchons et les serviettes

Il faut également prendre en compte un phénomène important : les jeunes d’aujourd’hui savent faire  la différence. Ils utilisent librement la langue 2.0, tronquée, anglicisée, sur les plateformes sociales, et observent une utilisation correcte de la langue française là où elle est requise. Ils savent faire la différence entre le langage Internet et le français utilisé dans un cadre scolaire. Plusieurs professeurs expliquent qu’ils observent très clairement chez leurs élèvent qu’ils ont très bien compris que la langue du web 2.0 n’a pas sa place dans les travaux scolaires. Un professeur explique : « On dirait vraiment que ce sont deux mondes séparés. Je ne vois jamais le langage du chat dans l’écriture. Jamais un élève ne m’écrit « pk ». Il peut m’écrire « pourquoi » avec une faute,  erreur d’orthographe normale d’élève de 4ème, mais il ne va jamais écrire en langage sms ».

Les plus jeunes aussi font la distinction et voient dans ce nouveau langage une manière de communiquer tout en se relaxant, sans devoir trop se concentrer sur certains mots pour communiquer plus vite. On peut apparenter ceci à la création d’une nouvelle langue, une sorte d’espéranto ou bien une espèce de créole écrit dérivé du français et de l’anglais qui sert pour la communication entre jeunes. Le contexte est bien défini : communication informelle entre jeunes de leur âge, et utilisation de la langue académique dans le contexte formel en classe, en présentation orale. Ces nouvelles technologies n’ont alors eu aucune répercussion sur le français oral des élèves. Les tics de langue orale seraient sensiblement les mêmes, comme « tsé, pis, genre ». Selon plusieurs professeurs, les inquiétudes quant à la menace du cyberlangage sur la qualité du français écrit et oral des élèves ne seraient alors pas vraiment justifiées.

Carole Rigoni

Source : http ://filogis.me/2013/08/21/la-langue-francaise-malmenee-sur-les-medias-sociaux/

Bilingue, trilingue, hyperpolyglotte, polyglotte, késako ?

Être bilingue c´est parler une langue étrangère, couramment, (il faut le souligner !) en plus de sa langue maternelle ; en parler deux, c´est être trilingue et en parler plus de six, c´est être hyperpolyglotte. Polyglotte, comme l´étymologie du mot l´indique, c´est plus simplement parler plusieurs langues. Continuer la lecture de Bilingue, trilingue, hyperpolyglotte, polyglotte, késako  ?

La question du bilinguisme des juges à la Cour Suprême au Canada

Le projet de loi visant à imposer une nouvelle condition de nomination des juges à la Cour Suprême, selon laquelle ceux-ci devront être bilingues anglais – français, refait surface dans les débats parlementaires au Canada. Députés et sénateurs canadiens se sont divisés en deux camps. Voici les sujets de discorde que soulève la question du bilinguisme des juges canadiens de la plus haute instance.

Continuer la lecture de La question du bilinguisme des juges à la Cour Suprême au Canada

Quelles combinaisons linguistiques pour réussir en tant qu’interprète ?

Beaucoup d’étudiants en interprétariat se demandent quelles langues sont les plus susceptibles de leur fournir une quantité de travail suffisante pour pouvoir vivre de leur futur métier.

Il est bien connu que certaines combinaisons de langues offrent moins de chances de succès professionnel que d’autres considérées comme plus exotiques. En effet, certaines langues romanes telles que l’espagnol, l’italien ou le français, parlées par un grand nombre de personnes, sont très courantes en Europe et de fait moins recherchées que des langues comme l’islandais ou l’estonien. Ces langues possèdent moins de locuteurs mais sont en comparaison plus recherchées parce que moins communes.

Devrions-nous laisser d’autres personnes nous influencer quant à choisir quelles langues nous devrions apprendre ?

Quelqu’un pourrait vous inciter à apprendre une nouvelle langue et vous pourriez relever le défi et tomber amoureux d’une culture alors inconnue. Ou bien vous pourriez vous fixer des objectifs irréalisables et échouer dans cette nouvelle entreprise pour finir déçu que quelqu’un vous ait un jour insufflé cette idée.

La vérité est que l’apprentissage d’une langue est une décision qui n’appartient qu’à vous. Il ne s’agit pas uniquement de grammaire ou d’orthographe, il s’agit aussi d’une culture, d’un peuple, c’est pourquoi le choix d’une langue doit aussi être motivé par un sentiment d’appartenance à une certaine mentalité ou façon de penser. Vous devez être curieux de découvrir les pays dans lesquels la langue que vous avez choisie d’apprendre est parlée, et pouvoir vous sentir proche de ces pays. Ainsi, si vous décidiez d’apprendre l’islandais ou l’estonien simplement parce que vous savez que ces langues pourraient vous fournir du travail en tant qu’interprète, mais que vous ne vous sentiez pas en accord avec ces cultures, il se pourrait que vous abandonniez vite l’apprentissage de ces langues.

La page Facebook du service interprétariat de l’Union Européenne informe les (futurs) interprètes des combinaisons de langues les plus recherchées par les employeurs, mais il est évident que la décision finale d’apprendre une langue ou non revient à chacun.

Amélie Wadoux

Source : http ://theinterpreterdiaries.com/category/languages/