Comment faire de bons sous-titres  ?

Au-delà des compétences nécessaires liées à la traduction, un traducteur doit répondre à d’autres critères pour réaliser une bonne traduction audiovisuelle.

Le sous-titrage est un médium particulier de la traduction puisqu’il s’agit d’un intermédiaire entre la traduction écrite et orale. Devoir traduire des discours oraux à l’écrit, sur format réduit, induit une longue liste de règles à ne pas négliger.

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Cet article se centre sur une méthode de sous-titrage élaborée par mes soins. Étant novice, je cherche à éclaircir les étapes qui permettent de réaliser des sous-titres de façon simple et sans encombre. Tous ces conseils ne s’appliquent pas forcément aux ambassadeurs du sous-titrage, et après quelques traductions audiovisuelles vous irez sûrement plus vite et donc pourrez passer certaines étapes. Toutefois, cette méthode reste utile face à des traductions d’œuvres compliquées voire spécialisées (documentaires, conférences, etc.). L’avant-dernière étape concernant la mise en forme et les paramètres des sous-titres dans le logiciel reste concise et nécessite la consultation de méthodes annexes pour sa parfaite réalisation.

Les étapes de la traduction audiovisuelle :

  • La découverte du document :

Commencez par visionner la vidéo que vous devez traduire. Prenez connaissance de tous les éléments la composant :

    1. Le thème abordé
    2. Les différents locuteurs et leur point de vue
    3. Le public cible de la vidéo

Une fois familiarisé avec tout cela, assurez-vous de bien comprendre les tenants et les aboutissants des interjections. Si vous n’avez qu’un extrait d’une œuvre plus grande à traduire, vous pouvez faire des recherches complémentaires pour saisir les moindres éléments dont vous avez besoin pour le traduire.

Il m’est arrivé de constater de belles erreurs dans les sous-titres d’une série (bien qu’effectués non professionnellement, cela fait toujours tache de voir écrit à plusieurs reprises « vous n’êtes qu’un singe Athelstan » en entendant « You’re only a monk Athelstan ». Il s’agissait bien évidemment d’un moine, qui plus est un personnage récurrent dans Vikings). Preuve en est de la nécessité de ne pas traduire ce que notre oreille entend, mais plutôt ce que nous comprenons en contexte. Faire du sous-titrage, c’est d’abord être un bon téléspectateur et analyser chaque geste et paroles des acteurs dans les moindres détails pour bien comprendre l’œuvre.

  • La transcription :

Il n’est pas toujours nécessaire de devoir retranscrire le texte de la vidéo, du film ou du documentaire à sous-titrer. Vous pourrez parfois en trouver le script, s’il ne vous est pas déjà fourni. Quoi qu’il en soit, veillez toujours à bien relire ce script en écoutant la piste audio de votre support à traduire afin de vérifier qu’aucun élément n’ait été omis ou mal retranscrit. Il est plus astucieux de disposer du script de la vidéo avant de traduire puisque cela vous permet d’avoir le texte sous les yeux sans devoir réécouter incessamment le passage sur lequel vous travaillez.

  • La recherche :

Cette étape intermédiaire préparatoire à la traduction ne diffère pas de la recherche terminologique habituelle pour une traduction écrite spécialisée, bien qu’elle puisse inclure de localiser ou de transcréer certains éléments.

Faites une liste des éléments culturels de la langue source qui ne peuvent pas être traduits tels quels, et adaptez-les de manière à ce que votre public cible en saisisse l’essence. Le but étant d’adapter la traduction aux us et coutumes de la culture cible. Vous n’aurez parfois qu’à trouver l’équivalent (par exemple pour « príncipe azul » on ne traduira pas « prince bleu » mais « prince charmant »), c’est ce qu’on appelle la localisation.  Il faudra parfois inventer une correspondance culturelle (par exemple Tempête de boulettes géantes est traduit par « Il pleut des falafels » en Israël), c’est ce qu’on appelle la transcréation. Pour plus d’informations, vous pouvez d’ailleurs vous référer à mon précédent article portant ce nom sur ce site.

  • La traduction :

Pour commencer, il me semble judicieux de traduire le texte en amont sur un traitement de texte. Traduire à l’aide de la transcription et sans la piste audio permet de visualiser l’œuvre dans son ensemble pour mieux l’appréhender. Toutefois, utiliser un traitement de texte vous permettra surtout de favoriser la qualité de la traduction (le fond) et non la taille des sous-titres (la forme).

Je m’explique : lorsque l’on traduit directement sur un logiciel de sous-titrage quel qu’il soit, on se retrouve souvent confronté à un besoin de réduire la taille de notre phrase. Puisqu’il est nécessaire de respecter la taille maximale des sous-titres, le nombre de caractères par sous-titre, le temps d’affichage, etc., il faut reformuler nos idées, et les avoir traduites avant permet d’en dégager l’essentiel du message. De cette manière, l’étape de traduction s’effectue dans son but primaire : traduire. Ne pas mélanger les deux étapes peut, dans nos débuts en sous-titrage, être d’une grande aide.

  • La mise en forme :

  1. Effectuez votre « time code », c’est-à-dire déterminez où se placeront les sous-titres en fonction des interactions. Vous pouvez demander au logiciel de le faire, ce qui vous mâche le travail, même si vous devrez en général rectifier le découpage en fonction des paramètres énumérés ci-après.
  2. Pour réaliser le sous-titrage de votre vidéo, vous devrez vous référer aux standards concernant les paramètres des sous-titres : le nombre de caractères maximum par ligne et par sous-titre, la durée d’affichage et la durée entre chacun d’entre-eux. Ces éléments sont généralement imposés par le client, la boîte de production, ou plus largement par les normes de la traduction audiovisuelle. En général, une période de deux secondes doit séparer chaque sous-titre. Ceux-ci ne peuvent contenir que deux lignes de texte, en moyenne composées chacune de 30 à 40 caractères maximum (espaces incluses). Vous devrez veiller à ce que chaque sous-titre reste affiché suffisamment longtemps à l’écran pour que l’on puisse le lire sans que cela ne devienne trop contraignant pour les yeux. Il est possible de demander au logiciel de vous signaler lorsque vous excédez le maximum fixé, en paramétrant ces éléments.
  3. Vous pourrez ensuite passer au remplissage de vos segments de traduction. Vous avez pour but que chaque phrase occupe un sous-titre qui commence à la première ou seconde image où elle est énoncée, sans dépasser de trop dans le temps le moment où elle s’arrête, surtout si les interjections suivent rapidement. Il faudra également faire le nécessaire pour respecter le découpage des phrases au sein d’un même sous-titre en plusieurs lignes, pour ne pas entacher la compréhension. Par exemple, la phrase « Je ne dois pas mal découper mon sous-titre » devrait s’articuler ainsi sur deux lignes : « Je ne dois pas/mal découper mon sous-titre », et non pas « Je ne dois/pas mal découper mon sous-titre ». En réfléchissant bien, ce procédé s’effectue naturellement.
  4. Les normes de traduction audiovisuelle interdisent l’affichage des interjections et onomatopées inutiles à la compréhension, de manière à fluidifier la lecture et à raccourcir la durée des sous-titres. Évitez donc tout superflu tel que : « Bah, ce n’est pas grave », et favorisez seulement le « Ce n’est pas grave ».
  5. Pour respecter les paramètres de durée et de taille, essayez au maximum de réduire vos phrases. Cela vous permettra de faciliter votre découpage. Par exemple, la phrase « Je ne suis pas certain qu’il s’agissait de cet élément » pourrait se sous-titrer « Je ne crois pas que c’était cela ».
  6. Les normes de sous-titrage concernant la ponctuation varient selon le type de discours à traduire et s’adaptent toujours au cas par cas. Par exemple, pour certains dialogues à plusieurs interlocuteurs, vous devrez utiliser les tirets. Les guillemets ne servent que pour les discours, les lettres lues, etc. En fonction du type de sous-titrage, par exemple pour les malvoyants/malentendants, vous devrez insérer des balises de style pour les codes couleurs, entre autres.

Pour tous ces éléments techniques, vous pouvez vous référer à cette méthode : « http ://lingalog.net/dokuwiki/_media/cours/sg/trad/methodest.pdf »

  • La simulation :

La dernière étape consiste à lire vos sous-titres en même temps que la vidéo pour vérifier que tout s’articule correctement. Vous pourrez alors y apporter vos dernières modifications.

J’espère que cet article vous a été utile et qu’il vous a simplifié la tâche. Ce médium paraît inaccessible de par sa complexité, mais l’expérience vient naturellement grâce à la pratique.

Zohra Lepeigneul

Sources : http ://tavargentina.com/2018/05/pruebas-de-traduccion-audiovisual-que-errores-debemos-evitar/

Titres d’œuvres et choix de traduction

Autour de nous, tout porte la marque de la traduction. Qu’il s’agisse d’un produit alimentaire dont l’emballage est traduit en plusieurs langues afin d’être exporté le plus possible, d’un texte religieux transmis aux quatre coins du globe ou encore d’un site internet disponible en plusieurs langues dans le but d’en faciliter l’accès.

On pourrait considérer que la nature même de la traduction est volatile tant elle est modelée par l’évolution des langages et par les choix des traducteurs au cours de leurs travaux. C’est cet aspect que nous allons ici mettre en avant : les choix de traductions dans la culture. Parfois farfelus, ils ont en général un but précis déterminé par le traducteur et son client : rendre le produit plus compréhensible, plus commercial, etc. Nous nous attarderons plus précisément sur les titres d’œuvres de cinéma, de bandes dessinées ainsi que de romans.

Commençons donc par le cinéma ! Rien que sur les 50 meilleurs films jamais réalisés1, on constate différents styles de traductions pour les titres :

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  • Les traductions que l’on pourrait qualifier de fidèles, comme par exemple Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs), Le Seigneur des anneaux (The Lord of the Rings) ou Le Loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street).

  • Les titres inchangés : Fight Club, Reservoir Dogs, Into the Wild.

  • Les titres adaptés : Les Affranchis (The Goodfellas), Les Évadés (The Shawshank Redemption).

On notera également que nos cousins québécois font généralement d’autres choix de traduction, voire traduisent littéralement le titre. Ainsi, en prenant un nouvel exemple du classement, on remarque pour le film Phone Booth que le traducteur français a choisi Phone Game tandis que le traducteur québécois a traduit La Cabine. Ce choix du traducteur français a dû être fait dans l’esprit de mieux promouvoir le film en gardant un titre accrocheur.

Du côté de la littérature, on retrouve aussi différentes traductions dont des modifications par rapport au titre original. Prenons comme exemple le premier tome de la saga Harry Potter : Harry Potter and the Philosopher’s Stone est devenu Harry Potter and the Sorcerer’s Stone aux États-Unis. La modification la plus importante reste pour la traduction française : on se débarrasse de l’idée même de pierre pour garder Harry Potter à l’école des sorciers qui, semblerait-il, a un impact marketing bien plus important.

Pour terminer, intéressons-nous à la bande dessinée et au petit Gaulois nommé Astérix. En effet, si la plupart des titres sont traduits fidèlement, on notera certaines variations intéressantes lorsque les titres comportent des éléments d’une culture spécifique :

  • Le Bouclier arverne devient alors Asterix and the Chieftain’s Shield. L’implication géographique et historique du bouclier disparaît pour laisser place à son importance pour le chef gaulois.

  • D’un autre côté, on peut supposer qu’Astérix chez Rahàzade est devenu Asterix and the Magic Carpet car le traducteur n’arrivait pas à trouver un jeu de mot équivalent à celui avec Shéhérazade des contes des Mille et Une Nuits.

La traduction fait partie de notre environnement qu’il soit culturel ou économique. En ce qui concerne la culture, il est possible d’apprécier ou non les choix faits par le traducteur. Si ce n’est pas le cas… Eh bien, il ne reste qu’à profiter de l’œuvre dans sa version originale.

Mathieu HERGAS

1Classement établi par le site IMDb.

Source : http ://tavargentina.com/2016/10/lost-in-translation/

 

Doublage calamiteux : quels sont les risques pour la profession de doubleur ?

Dumbbells : le meilleur pire exemple

Le doublage d’un film permet aux téléspectateurs d’apprécier une œuvre originale dans une langue qu’ils comprennent. Pour ce faire, un doublage de qualité est essentiel pour respecter au mieux les émotions et les idées d’origine. Or, le doublage de Dumbbells est à l’opposé de la qualité. Continuer la lecture de Doublage calamiteux  : quels sont les risques pour la profession de doubleur  ?

Le pawnee à l’honneur au cinéma dans The Revenant

Le domaine de la traduction se base sur l’apprentissage des langues ; nous traduisons les langues les plus utilisées, et de plus en plus certaines langues qui sont moins utilisées. Au CFTTR, nous nous intéressons donc aussi à toutes les langues, aussi diversifiées qu’elles soient. Continuer la lecture de Le pawnee à l’honneur au cinéma dans The Revenant

Les drôles de traductions dans la culture populaire

La traduction des produits de culture populaire peut devenir un véritable casse-tête pour le traducteur selon la langue et la culture dans laquelle il opère. Par exemple, le titre d’une œuvre est ce qu’il y a de plus difficile à traduire car ce sont dans ces quelques mots que se trouvent tout l’esprit de l’œuvre et comment le public en aura une première perception. Continuer la lecture de Les drôles de traductions dans la culture populaire

Les réalités du marché de la traduction audiovisuelle

S’il est difficile de trouver un poste dans la traduction audiovisuelle, il l’est encore plus quand il s’agit du sous-titrage et du doublage de vidéos issues de l’industrie cinématographique.

En effet, l’apparition des chaînes du câble et du DVD il y a 20 ans était censée relancer la profession, mais les traducteurs désirant travailler dans ce domaine se sont retrouvés trop nombreux, diminuant ainsi la demande. De plus, la traduction audiovisuelle est un secteur dans lequel l’offre et la demande sont instables et, par conséquent, les rémunérations baissent considérablement.

Les nouvelles technologies ont aussi un impact sur l’emploi dans le secteur. C’est le cas, par exemple, des logiciels de doublage virtuel apparus il y a quelques années. C’est aussi le cas des catalogues de programmes qui sont désormais déjà traduits.

Avec la généralisation de la Télévision Numérique pour Tous (TNT), la demande en traduction aurait dû augmenter. Néanmoins, les nouveaux diffuseurs réutilisent, grâce au numérique, des fichiers de sous-titres qui existent déjà, et ce quelle que soit la qualité des sous-titres.

Actuellement, les traducteurs spécialisés dans le domaine audiovisuel travaillent plus sur l’adaptation des sous-titres que sur leur traduction. Du fait du déséquilibre entre l’offre et la demande, la traduction est de plus en plus réalisée par les sociétés de postproduction spécialisées dans le doublage et le sous-titrage, ce qui leur permet d’exercer une pression sur les tarifs.

En outre, à cause de la mondialisation, ce sont maintenant les grands groupes de traduction présents dans le monde entier qui ont le contrôle sur une partie du marché de la traduction audiovisuelle. Par conséquent, dans de nombreux pays comme l’Angleterre, les pays scandinaves et les États-Unis, la traduction dans ce domaine n’est plus reconnue comme un métier en tant que tel.

Quant au sous-titrage pour sourds et malentendants, certaines entreprises obligent les adaptateurs à accepter d’être payés en droits d’auteurs, contrairement à la loi.

Bien qu’il y ait encore quelques débouchés dans la traduction audiovisuelle, le sous-titrage et le doublage d’œuvres cinématographiques se font de plus en plus rares.

 

Lien source de l’article

Ezanno Kévin

Une revue consacrée à la traduction/adaptation audiovisuelle ?

Le 23 octobre 2012, l’Ataa (Association des Traducteurs/Adaptateurs de l’Audiovisuel) a organisé une réunion publique qui s’est tenue à la Scam afin d’annoncer la création d’une revue consacrée à la traduction/adaptation audiovisuelle.

En 2009, l’Ataa a décidé de créer un blog afin de publier des billets d’actualité relativement courts, des communiqués, des informations pratiques sur la vie de l’association, etc… Comme il est parfois difficile de trouver un équilibre entre les « brèves » et les articles plus approfondis, l’idée d’une revue spécialisée a vue le jour. Ainsi, les articles courts, les brèves d’actualité, les revues de presse, ainsi que les billets qui concernent la vie de l’association proprement dite, resteront sur le blog. La revue, elle, accueillera les autres types d’articles et permettra de mieux les mettre en valeur. Continuer la lecture de Une revue consacrée à la traduction/adaptation audiovisuelle  ?

Édition 2012-2013 du Prix du sous-titrage et du doublage

Les récompenses pleuvent au cinéma et l’ATAA a donc décidé en 2010, de récompenser ceux qui agissent dans l’ombre du grand écran et de promouvoir les métiers représentés par l’association. Ainsi, nombre de traducteurs/adaptateurs dans les domaines du sous-titrage, doublage, voice-over et sous-titrage pour les sourds et les malentendants ont été récompensés. Continuer la lecture de Édition 2012-2013 du Prix du sous-titrage et du doublage

L’implacable réalité sur le secteur de l’audiovisuel

Les mordus de cinéma et les aficionados de séries voient dans la traduction audiovisuelle l’occasion de fusionner leur plaisir avec l’activité professionnelle. Participer, dans le cadre de son métier, à un projet dont nous serions nous-même le premier fan, ne serait-il pas le travail idéal ? L’Association des Traducteurs et Adaptateurs de l’Audiovisuel (ATAA) tient à montrer la réalité du métier derrière le fantasme et en profite pour tirer la sonnette d’alarme sur ce secteur en crise.

Dans un article éloquent, aussi pessimiste que réaliste, adressé aux étudiants envisageant de travailler dans ce domaine, l’ATAA dresse le tableau des difficultés du secteur audiovisuel. Il évoque, dans un premier temps, la situation du traducteur-adaptateur, rangé au statut d’auteur qui l’oblige à accepter des conditions précaires (pas de contrat de travail, pas de congés payés ni d’assurance chômage). Les courts délais et les rémunérations dérisoires par rapport à un temps de travail énorme sont les quotidiens des métiers de l’adaptation.

Tout en ayant pour objet de défendre les intérêts des professionnels, l’association présente le marché actuel de l’audiovisuel, empoisonné par le déséquilibre entre l’offre et la demande d’adaptation. Subissant un effondrement des rémunérations depuis plusieurs années, les traducteurs n’ont plus que la qualité de leur prestation à faire valoir (contrairement à un fansubber) dans un marché international qui mise sur l’économie au détriment de la qualité. Un marché saturé où tout traducteur est facilement remplaçable s’il n’est pas prêt à accepter les conditions qu’on lui propose. Dans ce contexte bouché et à l’avenir incertain, un diplôme de traduction audiovisuelle n’offre pas la garantie de conditions de travail décentes.

Un tableau réaliste dans lequel l’ATAA met en garde les futurs traducteurs qui, s’ils acceptent de se lancer dans ce métier, devront s’armer d’une grande détermination. D’une part, pour travailler sur des œuvres aux antipodes des grands classiques du cinéma et d’autre part, pour s’imposer face aux clients dans le démarchage et la négociation.

L’ATAA tient à dissiper les mirages et prévient les étudiants quant aux illusions que fait miroiter le glamour d’un secteur artistique précaire.

Simon Thepaut

Voir aussi :