Les questions à poser aux clients avant d’accepter un projet

Toutes les traductions sont différentes : nombre de mots, niveau de technicité, niveau rédactionnel, thèmes abordés, format à traiter, etc. Autant de possibilités soulèvent forcément des questions auxquelles les réponses sont indispensables. Lorsqu’un client vous demande un devis, il faut impérativement lui poser un certain nombre de questions nécessaires à votre organisation pour le projet.

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On pense souvent qu’un mot équivaut à un prix fixe, pourtant ce prix est très variable en fonction de différents facteurs : la langue source, la technicité du texte, le délai imparti, etc. Plus la langue source sera rare, le texte technique et le délai court, plus la traduction sera chère. Certains projets n’en valent pas la peine et ne feront que vous faire perdre votre temps. C’est pourquoi, avant d’accepter un projet, parce que les temps sont durs, des questions essentielles s’imposent :

  • quel est le nombre de mots ?

  • quel délai le client souhaite-t-il ?

  • quelle est la technicité du texte ?

  • quel est le format du document source ?

  • est-ce un document écrit ou audio ? Faut-il une transcription ?

En fonction des réponses à ces questions, vous pouvez alors savoir si le projet en vaut la chandelle et, surtout, combien le facturer. Souvent, un client essaiera de négocier ou de vous imposer son prix. Beaucoup de personnes ne prennent pas en compte le temps et le travail que peut représenter une traduction. Mais demandez-vous si vous considérez que ce prix est juste. Ne vous laissez pas dicter un prix trop bas, qui pourrait non seulement vous faire travailler à perte, ou pour une somme dérisoire, mais également vous mettre tous vos confrères à dos ! Il est important d’« éduquer » votre client à vous respecter non seulement en tant que professionnel, qui n’utilise pas seulement ses connaissances linguistiques, mais aussi en tant qu’être humain, qui a des besoins (comme le sommeil, entre autres) et des envies. Cependant, il est important de fidéliser votre clientèle : si vous devez accepter un projet contraignant (dans une mesure respectable) de la part d’un client pouvant vous fournir régulièrement des traductions intéressantes, n’hésitez pas trop.

Si les affaires marchent bien, vous pouvez également prendre d’autres facteurs plus personnels en compte : avez-vous plus besoin (ou envie) d’une vie personnelle que de vous acheter le dernier iPhone ? Cette traduction vous intéresse-t-elle ? Le client est-il reconnu ? Peut-il vous fournir un véritable volume de travail par la suite et ainsi devenir rentable ? Poser les bonnes questions peut vous apporter une tranquillité d’esprit non négligeable !

Camille Rigaud

Source : https ://enlalunadebabel.com/2016/12/07/el-encargo-de-traduccion-que-preguntar-antes-de-aceptar/

Ce qu’on retire des tests de traduction

Les tests de traduction : ces épreuves tant redoutées. Ils peuvent influencer beaucoup de choses car en effet, ce sont des tests. En tant que traducteur, notre niveau est constamment évalué, que ce soit par les agences de traduction qui nous embauchent ou par les clients.
Ces tests sont des échantillons de notre travail, de notre style et de notre savoir-faire, ils disent tout sur notre capacité à traduire, mais également sur notre capacité à gérer le stress. Si vous voulez connaître la composition de ces tests et les aspects évalués plus en détail, n’hésitez pas à aller lire cet article très intéressant sur les secrets des tests de traduction.
Vous passerez par deux types de tests de traduction :
– les tests que vous enverront les agences de traduction lorsque vous postulerez
– ceux envoyés par les clients lorsqu’on vous proposera un projet précis.

Mais avec l’expérience, selon l’auteure de l’article source, vous pourrez retirer des leçons de ces tests de traduction. Ces leçons peuvent être de deux types :

Les leçons sur les agences ou les clients
Grâce aux tests de traduction et à leurs conditions, on peut apprendre beaucoup de choses sur les personnes susceptibles de nous employer. Le contact peut être bon ou mauvais, la personne peut paraître sérieuse ou non (en vous envoyant un test à faire très rapidement, en mettant beaucoup de temps à vous répondre par exemple), ou encore trop exigeante (en vous donnant un test dans un délai irréalisable).

Les leçons sur nous-mêmes
Nous pouvons aussi apprendre beaucoup de choses sur nous-mêmes lors de ces tests, par exemple découvrir qu’un certain type de traduction n’est pas pour nous. Nous pouvons aussi nous découvrir des points forts et des points faibles (domaines de spécialité, type de textes…). Enfin, les tests de traduction peuvent nous être renvoyés corrigés, ce qui est très bien pour apprendre de ses erreurs.

Mélissa Le Danvic–Cilia

Source : http ://linguaenauti.com/2016/01/08/cosa-insegnano-le-prove-di-traduzione/

Clients, gérez vos projets

Attendre le retour du projet
En tant que client d’une agence de traduction ou d’un traducteur freelance, il n’est pas facile de se rendre compte de l’état d’avancement des fichiers du site internet que vous avez envoyés pour qu’ils soient traduits. Continuer la lecture de Clients, gérez vos projets

Quand est‑il temps de changer d’agence de traduction ?

Si vous êtes client d’une agence de traduction, vous devez savoir repérer les signes d’un service de mauvaise qualité. L’agence Sajan dresse la liste des six symptômes dont il faut se méfier.

Continuer la lecture de Quand est‑il temps de changer d’agence de traduction  ?

Les choses à éviter lors de la promotion de vos services de traduction

Chaque entreprise doit se vendre pour faire face à la concurrence. La visibilité sur Internet est d’ailleurs tout particulièrement intéressante pour se mettre en contact avec de nouveaux clients potentiels. Les conseils ci‑dessous vont vous servir à vous faire votre place sur le marché de la traduction.

Continuer la lecture de Les choses à éviter lors de la promotion de vos services de traduction

Agences ou clients directs ?

Travailler seul ou avec une agence. C’est un choix important dans la vie d’un traducteur indépendant ou freelance. Est-il préférable de travailler vraiment pour soi-même en gérant son carnet d’adresses, ou vaut-il mieux passer par une agence qui elle fait le lien entre les clients et les traducteurs ? Bien entendu, il y a des avantages et des inconvénients dans les deux cas. Corinne McKay les décrits dans le blog Thoughts on Translation.

Faire confiance à une agence présente plusieurs avantages :

  • Quand l’agence fait son travail correctement, elle envoie aux traducteurs des documents à traduire. Et c’est tout. Il n’y a pas besoin de se battre pour expliquer ses choix de traductions, la grammaire ou encore l’orthographe de certains termes que le client ne comprend pas.

  • Si vous êtes un bon traducteur, il y a de fortes chances que l’agence vous donne du travail et vous occupe à plein temps. Et, il faut le dire, cela enlève une grande partie du stress quotidien de ne pas avoir à contacter des agences tous les deux jours afin de les supplier d’avoir du travail.

  • Les agences connaissent la traduction. Elles savent ce dont est capable un traducteur (productivité, domaines de spécialisation, etc.) et ne vous demanderont donc jamais s’il est possible que vous traduisiez 10 000 mots pour le lendemain.

Cependant, ce choix a aussi ses inconvénients :

  • Le prix, en premier lieu. Une agence peut payer 10 % de plus un traducteur qu’elle veut vraiment, mais pas plus. Elle a certains coûts à respecter et doit souvent faire appel au moins cher. Un client qui a l’habitude de travailler avec un traducteur qu’il sait « expert en la matière » pourra payer le double.

  • Vous n’êtes pas disponible pour un projet ? D’autres le seront. Une agence n’attendra pas indéfiniment que vous ayez du temps, elle fera appel à la prochaine personne sur sa base de données.

  • Les agences ne jouent pas forcément le jeu en matière de transparence. Parfois elles ne voudront pas que le traducteur communique avec les autres personnes travaillant sur le même projet. Cela peut parfois être gênant pour le traducteur de ne pas disposer d’assez d’informations.

Choisir de se lancer en indépendant a aussi ses avantages :

  • Les prix sont plus élevés sur ce marché. Le client qui veut un traducteur n’hésitera pas à très bien le payer s’il sait que par la suite il n’en tirera que des bénéfices. Une agence n’augmentera pas le salaire d’un traducteur au dessus d’un certain point. De plus, les clients directs font parfois appel à des traducteurs indépendants lorsqu’ils ont des projets « de très haute importance » pour lesquels ils sont près à payer le prix fort.

  • Le projet est géré et traduit du début à la fin par la même personne. Le traducteur sait tout ce qu’il y a à savoir. Il communique réellement avec le client et assure donc un suivi encore plus personnalisé que dans une agence où les traducteurs n’ont pas de contact direct avec le client. Il reçoit un retour sur son travail, ce qui lui permet de vraiment s’améliorer, se poser des questions etc.

Et ses inconvénients :

  • La traduction, ce n’est pas leur métier, alors quand il s’agit de délais, de quantité de travail, de volumes de traduction, ils ne savent pas forcément sur quoi se baser. Ils ne connaissent pas, pour la plupart, les méthodes de travail dans le domaine. Un traducteur ne peut tout simplement pas traduire 10 000 mots pour le lendemain, ou jouer les interprètes lorsqu’il y en a besoin.

  • Le travail est souvent irrégulier. Certains clients n’ont besoin que de petits travaux de temps en temps au cours de l’année, pendant que d’autres auront d’énormes projets à faire traduire sur des périodes assez courtes. Il faut savoir gérer la charge de travail afin d’être toujours occupé, sans toutefois se noyer dans la masse.

  • Refuser un projet à un client, c’est délicat. En agence, il est plus facile de refuser : pas le temps, pas spécialisé etc. Un client direct ne peut pas vraiment être « abandonné » à un moment clé. Ou alors il choisira quelqu’un d’autre la fois suivante et mettra ainsi fin à la relation commerciale.

 

Pauline GAUTHIER

Source : http ://thoughtsontranslation.com/2013/12/02/agencies-and-direct-clients-not-better-or-worse-just-different/

L’art des négociations

Devez-vous accepter un projet peu importe sa rétribution ?

Jeune traducteur fraîchement débarqué sur le marché de la traduction ou vieux loup de mer expérimenté, la question du prix d’une traduction ne reste pas moins à la base de tout projet. C’est même la clef pour décrocher le contrat ! Mais attention, il n’est pas forcément bon d’accepter de travailler à bas coût, même sous prétexte que vous êtes novice.

Voici quelques astuces pour vous aider à mieux appréhender vos négociations.

  • Définissez vos tarifs :

C’est à vous d’imposer votre tarif et non au client qui achète votre traduction.

  • Acceptez le refus :

C’est peut être une évidence, mais elle a son importance. Le prix que vous allez choisir ne va pas plaire à tout le monde, et tout le monde ne va pas faire affaire avec vous. Le principal c’est que ce prix vous convienne et qu’il représente une rétribution adaptée au service que vous offrez.

  • Ne vous justifiez pas :

On voit souvent beaucoup de traducteurs qui éprouvent le besoin de justifier le tarif qu’ils appliquent. Ce n’est pas nécessaire. Annoncez votre prix, point. Votre jardinier vous explique-t-il pourquoi il vous facture tel ou tel montant ? Dites-vous que c’est pareil pour vos clients, ils attendent un prix, non des justifications.

  • Soyez ferme :

A moins d’y être contraint, pas la peine d’utiliser les grands moyens. Il est tout à fait possible d’être ferme ET poli, mais aussi de déclarer ses prix non négociables.

  • Appâtez le client :

Si vous n’arrivez pas à trouver un accord avec un client sur un projet qui vous intéresse, n’hésitez pas à proposer un rabais sur autre chose que le prix en lui-même. Par exemple, maintenez votre prix de base, mais faites comprendre au client que vous n’allez pas lui facturer la charge de travail supplémentaire qu’implique le travail sur un document PDF. De cette manière le client va voir que vous faites une concession et il sera plus enclin à accepter vos tarifs. Il est parfois nécessaire de faire des concessions.

  • Le pouvoir du silence :

Chez beaucoup de personnes, le silence met mal à l’aise et on essaye de le combler en parlant… trop. La négociation est un art difficile et il faut savoir maîtriser le silence à son avantage. Voici un exercice simple : annoncez votre prix, et laissez un blanc de quelques secondes pour voir la réaction de votre interlocuteur. Cet exercice est encore plus facile à réaliser au téléphone.

  • Sachez dire non :

En tant que traducteur freelance / auto-entrepreneur, vous avez la possibilité et la responsabilité de décider avec qui et sur quoi vous voulez travailler. Si un projet ne vous convient pas, vous pouvez le dire – poliment.

  • Déclinez :

Quand les négociations s’éternisent, il faut vous demander jusqu’où vous êtes prêt à aller pour arriver à un accord avec le client. La perte de temps va-t-elle être compensée par le contrat qui est à la clef ? Est-il possible que le client en question devienne régulier sur le moyen/long terme ? N’oubliez pas que toute négociation n’est pas fructueuse. Adaptez votre temps en conséquence.

  • Ayez foi en votre instinct :

Si vous sentez que les négociations tournent à votre désavantage et que vous perdez pied, n’hésitez pas à suivre votre instinct et à décliner l’offre. Il serait dommage de vous retrouver à travailler avec une personne que vous ne supportez pas, ou d’être engagé sur un contrat en votre défaveur.

  • Officialisez le résultat de la négociation :

Lorsque la négociation est finie et qu’un accord est conclu, officialisez-le par écrit et envoyez-le au client par mail ou fax pour qu’il le signe et vous le renvoie.

Enora Lopez

 

http ://translationtimes.blogspot.fr/2009/02/negotiating-art-not-science.html