Les crèches bilingues  : une bonne chose pour vous et vos enfants  ?

C’est bien à nos parents que nous devons, en général, notre capacité à nous exprimer. Leurs douces paroles que nous entendons depuis le berceau alors que nos sens s’éveillent jour après jour. Il est donc bien normal de les remercier dès le plus jeune âge en balbutiant nos premiers mots  : « Papa » et « Maman ». Un élan de fierté pour le paternel, une teinte de mélancolie pour celle qui nous a porté dans son ventre.

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Et pourtant, certains parents ont préféré prendre le risque de ne pas comprendre les premiers mots de leur enfants en les inscrivant aux crèches bilingues. « Mum » et « Dad » : des mots pourtant lourds de sens qui sonnent vides si on ne les comprend pas. Sans pour autant donner des exemples aussi extrêmes, la question des crèches bilingues se doit d’être soulevée.

Il est important de rappeler que « bilingue » désigne une personne ayant deux langues maternelles. C’est un mécanisme linguistique, mental et cérébral, qui apporte de nombreux avantages pour l’avenir ! Nul ne peut se prétendre bilingue en balbutiant correctement quelques mots dans une langue étrangère. Mais bien que l’apprentissage des langues fasse partie intégrante de l’éducation en France, beaucoup s’accordent à dire qu’« en France, on parle français ». Mais alors, pourquoi les crèches « bilingues » ont-elles la cote de nos jours ?

Les jeunes parents de la génération Y ont souffert de leur manque de connaissances en langues étrangères, notamment de l’anglais, et souhaitent un avenir plus brillant pour leur progéniture. Avec la propagation des anglicismes et du marché international dont la langue est l’anglais, il n’est pas dur de comprendre l’envie de ces parents d’offrir plus d’opportunités à leurs enfants. La soif de voyage des enfants de 80 à 2000 se traduit par le désir de découvrir de l’exotisme chez leur propre bambin. Un argument valide, peut-être, mais pas pour le moins réfutable.

En effet, quand on regarde les principaux intéressés de plus près, il a été démontré qu’un enfant bilingue aura peut-être des difficultés à prononcer ses premiers mots autant dans une langue que dans une autre. Il arrive même que la langue sociale (parlée en dehors du foyer) prenne le dessus. De manière générale, ce cas de figure ne pose pas de problème, puisqu’au moins un des parents de l’enfant bilingue parle la langue sociale. Que se passe-t-il alors si aucun des deux parents ne connaît la langue de son enfant ?

Un cas de figure peu probable chez les petits Français, et pourtant devenu possible depuis la création des crèches bilingues.

Français à la maison, anglais à l’extérieur. L’esprit de l’enfant étant tourné vers la découverte ou l’inconnu, un bambin apprend les concepts les plus fondamentaux de la société en dehors de la maison. Apprendre les préceptes du respect dans deux langues différentes peut s’avérer difficile… surtout si la communication entre les deux générations est bloquée par la barrière de la langue.

« Awright », me direz-vous, « It’s all about communication ». Et, oui, c’est vrai. La communication, c’est important. La compréhension, c’est encore mieux. Finalement, une seule question se pose alors que l’on choisit la crèche de son nouveau-né. Êtes-vous prêt à ce que l’on vous appelle « Mummy and Daddy » ?

 

Gildas Mergny

Révisé par Blandine Fourchet et Virginie Le Diagon

Source : http ://www.tradonline.fr/creches-bilingues-vraie-bonne-idee-nos-bambins/

L’importance de mettre l’accent sur votre prononciation

« Look at that sheep ! ». En quelques secondes, le sens d’une phrase peut changer du tout au tout. Un quiproquo tel que celui-ci peut en effet rapidement survenir lorsque l’on parle dans une langue étrangère. Les Français sont notamment assez connus pour leur accent prononcé dans la langue de Shakespeare. Et, bien que certains y trouvent un certain charme, la prononciation erronée de certains termes peut mener à de multiples confusions. Pour reprendre l’exemple cité plus haut, il y a tout de même une grande différence sémantique entre les mots sheep et ship. Pourtant, une seule syllabe suffit à changer entièrement le sens de la phrase. Certes, cela reste sans grande conséquence dans ce cas-là, mais ce genre de malentendu pourrait aisément être de plus grande ampleur dans certaines situations.

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Ainsi, l’accent n’est pas seulement une question de style oral. La prononciation en anglais par certaines nationalités a beau être critiquée, ce n’est pas sur la sonorité plaisante ou non de l’accent qu’il est important de se concentrer. Ce détail phonique n’a d’importance que dans le cas où il fait réellement entrave au message. L’anglais n’est évidemment pas la seule langue concernée. Toutes possèdent leur lot de règles à respecter lorsque l’on en vient à la prononciation. Ces différences interlinguistiques demeurent malgré tout ce qui fait l’unicité de chacune d’entre elles. C’est d’ailleurs ce qui rend les règles de prononciation si difficiles à assimiler lorsqu’il ne s’agit pas de notre langue maternelle. Tant de problèmes, mais est-il possible d’y faire quelque chose ? Existe-t-il une solution miracle ?

Non. Dans tous les cas, il va falloir y mettre du sien. Améliorer sa prononciation dans une langue étrangère signifie la pratiquer régulièrement. Ce n’est pas seulement en regardant des œuvres multimédia en version originale que l’on s’en retrouvera meilleur en expression orale. À la limite, cela peut aider à mieux comprendre, mais certainement pas à mieux communiquer. Cela va sans doute paraître cliché, mais le meilleur moyen d’utiliser de manière assidue une langue étrangère est d’aller tout simplement dans un pays où elle est la langue officielle. Et si vous n’avez pas les moyens, il est toujours possible de rencontrer des étrangers qui n’attendent que vous pour converser. Partez à la rencontre de ces gens, et peut-être que vous adopterez leur accent !

Avatar Donovan Chevalier

Source : http ://www.infoidiomas.com/blog/8255/pronunciacion-del-ingles/

Quels sous-titres pour vos vidéos YouTube ?

Depuis sa création, YouTube est devenu une fenêtre de communication puissante utilisée aussi bien par des particuliers que par des professionnels. Elle a permis à beaucoup d’internautes de gagner de l’argent en devenant vidéastes à plein temps. Peut-être avez-vous aussi envie de vous lancer ? Il faut être attentif à beaucoup de critères pour avoir du succès sur YouTube et le sous-titrage des vidéos en fait partie. Bien que les vidéastes ciblent en général un public qui parle leur langue, il faut savoir qu’en moyenne, deux tiers de la durée de session de visionnage des vidéos d’un créateur sont générés par un utilisateur habitant dans un pays différent du sien. Alors, quelle solution pour adapter vos vidéos YouTube aux spectateurs internationaux ?

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Depuis quelques années, vous avez la possibilité d’activer des sous-titres automatiques sur vos vidéos YouTube. Ils sont souvent utilisés pour accroître l’accessibilité aux vidéos et peuvent parfois être très pratiques pour comprendre le sens global d’une vidéo. Les sous-titres automatiques sont disponibles pour les langues suivantes : allemand, anglais, coréen, espagnol, français, italien, japonais, néerlandais, portugais et russe. Ils s’affichent grâce à une technologie de reconnaissance vocale et sont générés pas des algorithmes d’apprentissage automatique, mais la qualité n’est forcément pas toujours au rendez-vous.

Cette fonction est pratique pour les vidéos de particuliers qui ne parlent pas la même langue que leurs spectateurs mais il faut également penser aux sourds et malentendants pour qui ces sous-titres représentent une aide mais ne transcrivent pas toujours fidèlement ce qui est dit dans la vidéo. Ces personnes ne peuvent alors pas jouir de la totalité du contenu et de sa qualité. Cela peut contribuer à faire baisser la popularité d’un vidéaste mais représente surtout pour les entreprises le risque d’entacher leur image en laissant des erreurs dans leurs sous-titres.

Si vous souhaitez avoir des sous-titres de bonne qualité sur vos vidéos sans passer pour autant par des professionnels de la traduction, vous avez la possibilité d’en ajouter manuellement ou de permettre aux membres de la communauté YouTube de contribuer à la traduction ou à la transcription de votre contenu. Lorsque le contenu est soumis par la communauté, vous pouvez le vérifier, le modifier, le publier, le signaler ou le rejeter. Les internautes peuvent également vérifier les sous-titres proposés, lesquels seront automatiquement publiés lorsqu’ils auront été contrôlés suffisamment de fois.

La meilleure solution, en particulier si vous publiez du contenu commercial, reste de payer pour une transcription ou une traduction professionnelle. YouTube propose une liste de fournisseurs dont vous pouvez comparer les tarifs et auprès desquels vous pouvez commander des traductions et des transcriptions. Une fois la transcription ou la traduction terminée, vous en êtes informé par e-mail et les traductions sont automatiquement ajoutées à vos vidéos.

Avatar Anne-Claire Nourian

Source : http ://traduccionexperta.com/youtube-subtitulos-automaticos-personalizados/

« Make dictionaries great again », ou l’effet Trump sur les langues

L’élection présidentielle américaine de 2016 a certainement apporté son lot de surprises. La plus grosse surprise reste sans doute la désignation de Donald Trump comme le quarante-cinquième président des États-Unis d’Amérique. Bien que sa nomination soit largement contestée, aux États-Unis comme dans le reste du monde, il est indubitablement l’une des personnalités les plus influentes de 2016. Son impact apparaît notamment à travers les différents néologismes dont l’homme d’affaires a été l’inspiration. En voici quelques exemples.

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Trumpisme

Quel meilleur mot choisir en premier exemple que celui qui représente les idéaux de la personne dont il est question ici ? Ce terme a été employé par Mitt Romney, candidat républicain de l’élection présidentielle américaine de 2012, en opposition avec le républicanisme. Selon le politicien, les valeurs défendues par Donald Trump, telles la xénophobie et l’intolérance religieuse, sont contraires à celles du Parti républicain. Le « Trumpisme » se rapprocherait alors davantage du populisme.

Trumponomics

Mélange astucieux entre le nom « Trump » et « economics » (les sciences économiques), les « Trumponomics » désignent assez naturellement la politique économique défendue par le milliardaire. C’est néanmoins un type de néologisme qui tient ses origines des années Reagan, où l’on parlait alors de « Reaganomics ».

Trumpisation

C’est un cocorico pour le prochain néologisme. La « Trumpisation » provient de Manuel Valls, l’ancien premier ministre français. Ce mot a cependant fait parler de lui pour avoir fait son entrée dans le dictionnaire suédois, dans ce cas « Trumpifiering », en fin d’année 2016. Quelle qu’en soit la version, le terme est défini comme la « modification du débat politique en faveur d’un style rhétorique où l’on s’exprime de manière à être remarqué sans tenir compte des conséquences ni des faits ». Autrement dit, il s’agit d’une description du style oratoire du président des États-Unis.

Trumpistas

Donald Trump n’a pas été élu d’un claquement de doigt, des électeurs ont fait ce choix. Parmi ceux-ci, on peut trouver les « Trumpistas » qui représentent tout simplement les latino-américains qui ont voté pour l’actuel président des États-Unis. Ce terme a probablement été inventé pour mettre en avant une certaine incohérence étant donné les propos considérés comme racistes et xénophobes qui ont pu être exprimés par le candidat lors des élections présidentielles de 2016.

Trumpear

Le prochain mot est d’ailleurs d’origine hispanique. Il s’agit d’un jeu de mots à partir de « trompear » qui signifie « cogner ». Le nom du président a inspiré un nouveau verbe : « trumpear ». De nombreuses définitions existent pour celui-ci, que ce soit « proposer des choses stupides impossibles à réaliser », « agir d’une façon ridicule et se contredire après coup » ou encore « polariser, injurier, terroriser en guise de stratégie électorale ».

Trumping

Loin des connotations issues du « Trumpisme », le dernier néologisme du jour est sans aucun doute le plus cocasse. Énormément médiatisé, Donald Trump n’a pu échapper aux moqueries et railleries, particulièrement vis-à-vis de son physique. Que ce soit son visage aux expressions diverses ou sa célèbre chevelure, il n’a pas fallu attendre longtemps pour qu’un mot en émerge : le « Trumping », ou l’art de se maquiller à l’effigie du président Trump. Si jamais vous êtes intéressés, vous pouvez visionner le tutoriel en suivant le lien ci-dessous pour éviter de vous « trumper » lors de votre prochaine séance maquillage : https ://youtu.be/xDgy37kPOZ4

La liste des néologismes est encore bien longue, et elle risque de continuer à s’agrandir. Ce phénomène a beau exister depuis des lustres, Donald Trump a su être une muse des plus inspirantes. À défaut de pratiquer la langue de bois, l’actuel président des États-Unis n’a clairement pas manqué de faire son effet sur les langues à travers le monde.

Sources : https ://20000lenguas.com/2016/11/20/los-neologismos-de-la-era-trump/

One-on-One par Stepes : la solution aux besoins en traduction instantanée

La traduction et l’interprétation sont des services linguistiques très demandés dans ce monde « sans frontières ». Effectivement, l’interprétation instantanée est un des services qui a connu la plus grande croissance dans une industrie générant déjà environ 40 milliards de dollars chaque année. Traditionnellement dans un contexte multilingue, pour faciliter l’interprétation, on anticipe le besoin et donc on embauche au préalable un interprète, ce qui est relativement onéreux. Cependant, cette alternative traditionnelle présente certains désavantages, sans même parler du prix.

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Le modèle traditionnel

On parle d’interprétation classique lorsqu’une personne, une entreprise ou un service social embauche un interprète pour faciliter la communication et cette pratique peut poser problème. Parfois, le manque de personnes qualifiées mène à des malentendus ayant un impact très important. Une mauvaise communication peut être très coûteuse en termes d’argent si on part sur le principe que certaines personnes qui interviennent lors de procédures judiciaires ou encore à l’hôpital pour faciliter la communication entre le médecin et son patient ne sont pas forcément qualifiées.

Il est aussi problématique d’utiliser le modèle classique lorsqu’une entreprise se trouve dans un endroit qui est géographiquement éloigné des traducteurs et des interprètes qualifiés. Un autre problème lié à l’emplacement géographique est l’absence ou le manque d’interprètes d’une langue ou d’un dialecte plus rare. Stepes profite de la technologie pour répondre aux besoins croissants en interprétation tout en fournissant une solution au problème de l’interprétation traditionnelle.

C’est quoi Stepes et qu’est-ce qu’elle propose ?

Stepes est une plateforme de traduction qui fournit des services de traduction instantanée, de texte, d’audio et de photos sur demande. Stepes propose une application qui peut être utilisée à partir d’un smartphone et qui permet aux particuliers d’embaucher un expert linguistique. À partir de cette application, ces experts peuvent traduire presque immédiatement les textes ou les enregistrements donnés par le « client ». L’avantage de cette application est le fait qu’elle soit accessible à des personnes qualifiées et à des prix abordables. Des interprètes géographiquement éloignés sont aussi disponibles grâce à cette application. Stepes est alors une option très intéressante pour toute personne ou entreprise ayant besoin d’interprétations ou de traductions improvisées et nécessitant un interprète ou un traducteur indépendant.

Stepes, comme la communauté de Livemocha, offre la possibilité de payer pour des traductions en utilisant des points gagnés pour des services de traductions gratuits rendus. Stepes propose cette option à tout le monde, y compris aux personnes qui ne veulent pas ou qui n’ont pas les moyens de payer pour un service linguistique. Le but de cette plateforme est de détruire les barrières qui bloquent la communication. Avec cette idée innovante, Stepes se met en bonne position pour pouvoir dominer le marché de la traduction existante, celui-ci étant mal servi en ce qui concerne les traductions immédiates et improvisées.

Giselle Dunbar

 

Source : https ://blog.stepes.com/one-on-one-instant-human-interpretation-from-your-smartphone/

 

Traduire vers l’espagnol en tenant compte des variantes régionales

Disposant d’un nombre important de locuteurs sur le continent américain et dans les Caraïbes, la langue espagnole est présente bien au-delà de la péninsule ibérique. Cependant, sur le plan du vocabulaire comme sur celui de la prononciation, les variantes de l’espagnol parlées en Amérique latine, aux Etats-Unis et dans les pays hispanophones des Caraïbes se distinguent plus ou moins du castillan d’Espagne. Dans ce contexte, découvrons quelles sont les précautions à prendre avant de débuter un projet de traduction vers l’espagnol.

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Identifier le public cible

Avant toute chose, il est indispensable d’identifier le public auquel on va s’adresser, afin de proposer la meilleure traduction possible, que ce soit pour un document à caractère juridique, pour la localisation d’un site web ou pour une interprétation par visioconférence.

Néanmoins, l’identification du public cible ne doit pas se limiter à faire le choix entre traduire pour un public espagnol ou traduire pour un public américain. En effet, on retrouve de nombreuses variantes de la langue espagnole sur le continent américain. Par ailleurs, on observe des différences entre celles parlées dans les régions de plaines et les régions de plateaux.

De plus, à l’échelle d’un même pays, peuvent coexister des variantes de la langue espagnole. C’est le cas des Etats-Unis, où l’on remarque des différences entre l’espagnol parlé par les populations latino-américaines installées depuis plusieurs générations et celui parlé par les nouveaux immigrés.

Identifier les différences de vocabulaire et de prononciation

Après avoir bien identifié le public cible, il est nécessaire d’analyser les différences liées au vocabulaire et à la prononciation.

Le vocabulaire de la langue source devra être adapté au public cible en recherchant les équivalents utilisés dans le pays. Ainsi, le mot « cuisinière » sera traduit par « estufa » pour un public colombien, guatémaltèque ou mexicain. Cette adaptation est utile afin d’éviter les erreurs de sens : par exemple le mot « voiture » qui peut être traduit par « coche » dans certains pays d’Amérique latine, devra être traduit par « automóvil » au Guatemala, où le mot « coche » désigne un animal.

La prononciation des mots devra aussi être prise en compte pour la traduction audiovisuelle. Il faudra par exemple veiller à mettre l’accent tonique sur les déterminants possessifs si l’on s’adresse à un public mexicain.

En conclusion, on ne peut pas traduire exactement de la même façon selon que l’on s’adresse à un locuteur vivant sur la côte Est du Mexique, dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, ou dans le Nord-Ouest de l’Argentine.

Stéphane Bagassien–Catalan

Source : http ://www.languagescientific.com/comprende-why-you-cant-just-translate-into-spanish/

Charisme

Le postulat qui suit pourra s’avérer difficile à accepter mais, lorsqu’il s’agit de communication, il apparaît que la plupart des individus a tendance à surestimer ses talents en la matière. Cela est dû au fait qu’un individu passe généralement plus de temps à communiquer avec ses proches, qu’il s’agisse de famille, d’amis, ou même de collègues de travail, qu’avec de parfaits inconnus.

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Ceci procure un sentiment de perspicacité, l’impression pour l’individu d’analyser les besoins et les ressentis de ses interlocuteurs, alors qu’il s’agit simplement de connaissances qu’il a acquises à leurs sujets après plusieurs années passées à les fréquenter. Par opposition, communiquer avec un étranger laisse peu de place à la présomption de perspicacité. Aussi, dans cette situation, l’individu sera peut-être amené à se rendre compte qu’il n’est pas un aussi fier chevalier de la joute verbale qu’il aimerait se le faire croire.

Pour pallier à cela, voici sans plus attendre le cœur de cet article : 8 astuces visant à améliorer ou développer les compétences de chacun en matière de communication pour faire, pourquoi pas, naître de grands meneurs ! Car ne vous leurrez pas sur la place de l’autorité légale ou légitime, un grand meneur est avant tout un maître dans l’art de la communication, il est capable d’inspirer les gens, de créer avec eux des connexions personnelles et émotionnelles, et ce parce qu’il maîtrise également la compréhension d’autrui, et d’identifier leurs besoins.

  1. Adressez-vous aux groupes comme s’il s’agissait d’individus.

La clé est ici d’être émotionnellement sincère, et de dégager la même énergie, la même aura, que si vous vous adressiez à un seul individu. Si cela est bien orchestré, le résultat sera le développement d’un niveau d’intimité qui donnera l’impression à chacun des membres du groupe auquel vous vous adressez que le message leur est personnellement destiné.

  1. Parlez afin d’être écouté.

Cela signifie qu’il est nécessaire d’ajuster votre message en fonction du public. Pour ce faire, il vous faudra être capable de lire en ce dernier comme en un livre ouvert, afin de savoir quel(s) message(s) il est prêt à entendre, et de quelle manière. La qualité des questions qui vous seront posées sera un bon indice de votre réussite. À garder à l’esprit : il faut à tout prix éviter de faire passer votre message à coups de bélier, le dialogue et l’échange sont à privilégier.

  1. Écoutez afin que l’on vous parle.

Il est crucial de savoir créer une atmosphère propice à la discussion : que votre interlocuteur ait le sentiment de pouvoir s’exprimer pleinement et librement, mais aussi qu’il a toute votre attention. Fermez la porte de votre bureau, posez votre stylo, regardez-le en face sans faire quoi que ce soit d’autre que l’écouter. Et une fois que votre interlocuteur a commencé à s’exprimer, soyez attentif ! À ce qui est dit, certes, mais également à ce qui n’est pas dit : sachez lire entre les lignes, peut-être y a-t-il dans son discours des messages cachés.

  1. Établissez une connexion sur le plan émotionnel.

Tout est affaire de sensation : si les gens oublieront vos actes et paroles, ils se souviendront cependant de ce qu’ils ont ressenti en votre présence. Jouer le meneur strictement professionnel, distant, voire froid en vue d’assoir votre autorité ne fera que vous desservir. Soyez humain. N’ayez pas peur d’exprimer vos sentiments, vos motivations, de partager ce qui vous anime ! Cela vous permettra de créer des connexions émotionnelles et les relations avec vos subordonnés ne pourront que s’en trouver améliorées.

  1. Lisez le langage corporel.

Quelle que soit l’énergie que vous investirez dans la réalisation du point numéro 3 de cet article, il vous faudra toujours garder ceci à l’esprit : votre autorité impressionne ! Ainsi, vos subordonnés ne s’adresseront jamais à vous aussi librement qu’ils le feraient entre eux. Aussi vous sera-t-il profitable d’apprendre à lire le langage corporel, car si l’esprit dissimule des idées le corps lui, ne fait pas dans la rétention d’information. De nombreux ouvrages traitent de la question, et si l’apprentissage parait fastidieux sur le moment, voyez cela comme un investissement.

  1. Préparez votre message.

Un peu de préparation ne pourra pas vous faire de mal. Vous serez plus persuasif, et plus sûr de vous. Mais oubliez les discours, trop rigides. Définissez plutôt le cœur de la conversation et la manière de l’atteindre, ce qui vous donnera une plus grande capacité d’adaptation le moment venu tout en ayant les grandes lignes de tracées.

  1. Laissez tomber le jargon.

Le jargon peut s’avérer pratique lors de conversation informelle, et/ou avec des individus du même milieu, mais tenez-vous en à cela. Pour établir de meilleures connexions avec vos interlocuteurs, utilisez-le avec parcimonie. Vous apparaitrez de surcroit plus sincère.

  1. Entrainez-vous à l’écoute active.

L’écoute active est une méthode permettant à vos interlocuteurs de se sentir écoutés, ce qui est à la racine d’une communication de qualité. Voici les points essentiels de l’écoute active :

  • Écoutez plus que vous ne parlez.
  • Ne répondez pas aux questions par des questions.
  • Ne finissez pas les phrases de vos interlocuteurs.
  • Accordez plus d’importance à votre interlocuteur qu’à vous-même.
  • Concentrez-vous sur le discours de vos interlocuteurs, pas sur leurs intérêts.
  • Reformulez ce qui vous est dit afin d’être sûr d’avoir compris correctement (« Vous êtes en train de me dire que […] ? »).
  • Planifiez votre réponse lorsque votre interlocuteur a fini de parler, pas pendant qu’il s’adresse à vous.
  • Posez des questions. Beaucoup de questions.
  • Ne coupez pas la parole. Jamais.
  • Ne prenez pas de notes.

Tout ceci devrait vous aider à améliorer vos talents en matière de communication, voire même faire de vous un véritable meneur, une source d’inspiration ! Gardez à l’esprit cependant que tenter d’appliquer toutes ces astuces en même temps pourrait vous faire déborder et mener à un résultat désastreux. Alors entrainez-vous à votre rythme, de préférence sur des inconnus (ce qui aura l’avantage de vous faire faire des rencontres), et développez vos talents au maximum de leur potentiel !

HUYNH-TAN

 

Source : http ://www.inc.com/travis-bradberry/8-secrets-of-great-communicators.html

Les langues les plus utilisées sur internet en Europe

Créer son site internet dans plusieurs langues est indispensable pour étendre son marché et donc entrer en communication avec un plus grand nombre de personnes. Pour cela, il faut passer par la localisation. L’anglais, la langue la plus parlée à travers le monde, est vraisemblablement le choix numéro un lorsque l’on projette de localiser son site. Pourtant, nous allons voir qu’en Europe, il y a effectivement l’embarras du choix quant aux langues cibles.

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À l’ère où les nouveaux marchés européens sont en pleine émergence, favorisant considérablement l’ouverture vers davantage de pays, les sites tout en français ou tout en anglais ne sont plus au goût du jour. Ils sont donc dans l’obligation de trouver une alternative pour y remédier afin de ne pas perdre en visibilité. C’est pourquoi il est nécessaire de localiser son site.

Ainsi, la question que l’on vient à se poser est : quelles sont les langues les plus utilisées par les utilisateurs européens lorsqu’ils naviguent sur internet ? Une enquête à ce sujet intitulée « User language preferences online » a été réalisée par l’organisation Gallup, à la demande de la Commission européenne. Voici ci-dessous quelques résultats essentiels qui méritent d’être mis en évidence.

D’après les résultats de l’enquête, les utilisateurs seraient plutôt ouverts face à l’accessibilité multilingue des sites internet. Toutefois, il reste logique qu’un site soit disponible dans sa langue nationale avant d’être localisé, car consulter un site dans sa propre langue relève d’une évidence pour plus d’un. Cependant, il semblerait que 55 % des utilisateurs européens parcourent la toile dans au moins une autre langue. De même, 35 % des sondés déclarent écrire leurs commentaires et e-mails dans une langue étrangère à la leur.

De plus, la majorité écrasante des utilisateurs disent visiter des sites dans leur langue native. Pourtant, 53 % d’entre eux ne verraient aucun inconvénient à utiliser une version anglaise si cela n’est pas proposé par le site. Ces affirmations soulignent l’importance de la localisation. Étant donné que si l’utilisateur consulte un site en anglais, à moins d’être un bilingue affirmé, il peut être amené à passer à côté d’informations par manque de connaissances linguistiques.

L’anglais, toutefois, reste de loin la langue la plus utilisée, par conséquent la plupart des sites internet possèdent une version anglaise. Bien que cela soit moins fréquent, les utilisateurs européens utilisent aussi le français, l’allemand et l’espagnol. Le Luxembourg est un exemple remarquable où la navigation dans une langue étrangère pose le moins problème. En effet, le français et l’allemand sont les plus utilisés (respectivement 63 % et 69 %). Contre toute attente, l’anglais arrive seulement derrière. La France se retrouve dans une situation similaire : 57 % des internautes français déclarent naviguer sur internet dans une langue différente comme l’anglais et l’espagnol par exemple.

Cette analyse justifie de l’intérêt de localiser son site internet dans d’autres langues, même si au final, le choix de langues dépend très fortement du ou des pays cibles. Mais décliner son site en plusieurs langues reste de loin le meilleur moyen de communication avec ses clients voire ses futurs clients. Une ultime question se pose : faudrait-il privilégier certaines langues au profit des autres ?

Sonia AHAMADA

Article source : https ://www.icanlocalize.com/site/2016/09/new-markets-new-languages/

Infortune

La traduction est la pierre angulaire de la communication entre civilisations, de la compréhension de l’autre et du partage culturel. Pour ces raisons, il faut s’armer de prudence et de minutie lorsque l’on entame un travail de traduction. Par exemple, de l’interprète peut dépendre la paix lors d’incidents diplomatiques, et l’auteur ne peut que se fier aveuglément à son traducteur pour retranscrire l’essence de son œuvre et de sa pensée dans des langues que lui-même ne maîtrise pas. Pire encore, si les travaux menés avec brio sont susceptibles de laisser le traducteur dans l’anonymat le plus total, ses échecs inscriront son nom dans l’histoire. Illustrons ce postulat de quelques exemples historiques.

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Quand Jérôme de Stridon, plus connu sous le nom de Saint Jérôme, se voit confier à la fin du IVe siècle la tâche de proposer une traduction de la Bible en latin par le pape Damase 1er, il choisit de s’appuyer directement sur les textes hébraïques, par volonté de remonter aux origines de l’œuvre, tout en synthétisant les traductions latines déjà existantes à son époque. Le résultat s’impose en tant que référence et la Vulgate ainsi produite fait office de texte authentique au sein du monde chrétien, et ce jusqu’à ce que se tienne le Concile Vatican II (1962 – 1965).

Cependant lorsque William Tyndale, presque 1200 ans plus tard, s’attaque à un travail similaire (de l’hébreu vers l’anglais) cela lui vaut d’être taxé d’hérétique, emprisonné, puis enfin exécuté par strangulation. Son travail étant devenu par la suite la toile de fond de la Bible du roi Jacques, force est de constater que le malheureux dût son infortune plus à l’époque obscure dans laquelle il vécut qu’à une idéologie personnelle potentiellement déversée dans sa traduction.

De nos jours, l’interprétariat constitue une branche majeure de la traduction et est un élément indispensable lors de sommets et autres événements diplomatiques par exemple. Nombreux sont ceux qui gagnent leur vie de cette manière et mènent des existences tout à fait paisibles, sans qu’à un quelconque moment ne soit remise en question leur éthique.

Remontons presque cinq siècles plus tôt : une jeune fille nahua est offerte en esclavage aux conquistadors par les Mayas en 1519. Les Espagnols la baptisent Marina, et sa connaissance des diverses langues parlées par les peuples amérindiens l’amènera à exercer la fonction d’interprète officielle d’Hernan Cortés pendant plus d’une décennie. La Malinche, telle qu’on la nomme aujourd’hui, est aujourd’hui perçue par les descendants des civilisations précolombiennes comme le symbole de la trahison, ce qui révèle toute la difficulté de servir de messager entre deux parties aux relations conflictuelles.

Après avoir lu ces quelques lignes vous vous dites probablement que ces exemples n’illustrent en rien l’idée présentée dans l’introduction… Et vous avez raison ! Tyndale dût son infortune à l’obscurantisme qui sévissait à son époque et non à ses maladresses en matière de traduction (bien au contraire). Quant à La Malinche, son seul statut suffit à ternir sa réputation (et peut-être un peu le fait qu’elle donna à Cortés un fils, il faut l’avouer). Le but de la démarche est de montrer que peu importe l’application, l’implication et la minutie du traducteur dans son travail, il restera toujours des paramètres hors de son influence. Or, et Marc-Aurèle l’expliquerait bien mieux qu’un simple rédacteur, il est inutile de lutter contre ce qui ne dépend pas de nous. Aussi je vous invite, chers confrères, à ne valser qu’avec vos mots et vos mots seuls, sans vous soucier de l’agitation qui règne autour.

Florian Huynh-Tan

Source : https ://www.altalang.com/beyond-words/2016/05/12/6-major-moments-translation-interpretation-history/

Que faire pour devenir un meilleur interprète ?

Chers amoureux des langues étrangères, n’avez-vous jamais essayé de transcrire un discours entendu à la radio ou à la télévision ? Si tel est le cas, n’avez-vous pas eu des difficultés, ne serait-ce que pour comprendre des paroles ? Cet exemple permet de démontrer qu’interpréter est extrêmement difficile, aussi bien pour les débutants que pour les plus chevronnés.

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En effet, l’interprétariat consiste à restituer un discours aussi fidèlement et rapidement que possible, dans une langue autre que celle parlée par l’interlocuteur et ce, avec peu de temps pour la réflexion et la recherche de style.

On comprend alors qu’un haut niveau d’études ainsi qu’un bon niveau en langue sont requis, car un interprète occupe un rôle-clé lors de congrès, de négociations ou de conférences. D’où l’importance, pour un interprète, de pratiquer sans cesse ses langues de travail mais aussi sa langue maternelle afin de développer des réflexes linguistiques. Pour ce faire, il existe  différentes manières de pratiquer les langues étrangères : soit au sein d’un groupe, soit à l’aide de sites tels que Speechpool, permettant d’améliorer ses compétences linguistiques et d’interprétation. L’interprétariat se pratiquant à l’oral, il est également essentiel de pratiquer sa diction et son intonation afin que le discours énoncé soit compréhensible et fluide.

Dans l’interprétariat, il faut autant travailler le côté pratique que le côté théorique. L’interprète se doit de se cultiver par le biais de lectures variées afin d’acquérir un vocabulaire diversifié. En effet, l’interprétariat exige un grand intérêt pour l’actualité politique, économique, scientifique, culturelle car celui-ci peut être amené à traiter de sujets divers et variés.

En somme, ce dernier mène une vie professionnelle agitée : préparation intensive, diversité des sujets, stress abondant, etc. La question qui se pose alors est : la vie d’interprète salarié serait-elle moins stressante que celle d’un interprète indépendant ?

Auréa Artis

Article source : http ://translationtimes.blogspot.fr/2016/06/becoming-better-interpreter.html