Former les non-rédacteurs

De nombreux documents sont rédigés par les concepteurs du produit  : ingénieurs, développeurs, inventeurs, etc. Même si les rédacteurs techniques sont de plus en plus employés pour créer des documents, de multiples entreprises n’ont pas encore du personnel en interne formé à cette tâche.

Afin de rendre la rédaction et son résultat plus satisfaisants, des formations se développent pour aider ces professionnels.

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Le b.a.-ba de l’écriture technique

Si les rédacteurs professionnels utilisent des outils et des formats particuliers, auxquels il serait trop long de former les concepteurs, ces derniers ont des besoins plus basiques.

Brian Lanigan explique ainsi sur www.technicallywriteit.com que sa firme a développé un programme à destination des rédacteurs non professionnels.

Après plusieurs mois, les demandes les plus fréquentes concernaient  :

  • Le bon usage des listes à puces.
  • L’utilisation des modèles dans Word.
  • L’utilité des espacements de lignes et de paragraphes.
  • Les techniques d’écriture concise (écrire à la voie active, éviter les redondances, utiliser des formulations types).

Ces domaines de formation montrent bien qu’il n’y a rien d’inné dans la rédaction. Que les tâches à priori les plus simples demandent également une maîtrise technique et une stratégie particulière. Et que rédacteur est un vrai métier.

Former à la rédaction technique

Comme l’explique Brian Lanigan, former à la rédaction nécessite de s’adapter à chaque groupe. En effet, chaque employé a des compétences différentes, mais surtout, chaque entreprise a des besoins spécifiques. Et pour cause  : les documents s’adaptent au domaine, à la forme, au public visé et à l’objectif poursuivi.

Il n’existe pas d’outils ou de méthodes adaptés à tous les cas. Mais bien sûr, il existe des incontournables  : le respect des règles typographiques et de mise en page , la méthode KISS (Keep It Short and Simple), etc.

Si la demande croissante de formations de ce type montre d’une part l’importance grandissante de la communication pour les entreprises, et d’autre part leur reconnaissance des compétences spécifiques à ce domaine, cela éclaire également le rôle éducatif des rédacteurs.

Éduquer à la rédaction technique

Les rédacteurs techniques peuvent bien sûr aider les entreprises en proposant directement leurs compétences, mais également en les sensibilisant à l’importance d’une communication efficace et en formant les concepteurs. On pourrait penser que c’est potentiellement se priver de clients ou d’opportunités d’embauche, mais en réalité, il s’agit plutôt de former pour des compagnies qui n’ont pas les moyens d’augmenter leur masse salariale en embauchant un salarié dédié, ou qui ne sont pas encore convaincues de la nécessité de le faire. Instruire permet donc de promouvoir un métier.

N’est-ce pas finalement le rôle des rédacteurs de transmettre l’information la plus pertinente possible selon le public  ? D’expliquer des procédures  ?

Alexane Bébin

Source  : https ://www.technicallywriteit.com/delivering-technical-writing-training/

Gestion de projets de traduction : ami ou ennemi ?

Démarrer une traduction dès la réception des documents ? Il s’agit du meilleur moyen de livrer une traduction peu qualitative ou de ne pas respecter la date de livraison. La gestion de projets est, contrairement à ce que l’on pourrait penser, un gain de temps considérable et est indispensable avant, pendant, et après le processus de traduction.

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Préparer un projet

Tout d’abord, dès réception d’un bon de commande, il est important de l’analyser pour estimer les délais ainsi que le prix proposé au client. Les délais doivent prendre en compte les volumes à traduire, ainsi que les contraintes pour anticiper tout retard éventuel (exemple  : format des fichiers). Tout problème non identifié avant de débuter un projet ralentira le processus tôt ou tard. Une liste des priorités permet son bon déroulement. Et oui, qui ne remet pas à plus tard les tâches les plus dures ? Un délai respecté est un client satisfait ! De nombreux logiciels permettent d’assister la gestion de projet de traduction  : travailler moins, mais travailler mieux.

Mettre en œuvre un projet

Lors de sa mise en œuvre, il est important que les traducteurs et le chef de projet établissent une liste de questions destinée au client afin de livrer la meilleure traduction possible. Le chef de projet linguistique a alors le rôle de filtrer les questions afin de ne pas poser plusieurs fois les mêmes et de garder de la crédibilité auprès du client. De plus, lors d’un projet de traduction, il est préférable de fractionner le moins possible les documents afin d’éviter toute incohérence.

Suivi d’un projet

Lorsqu’un projet de traduction a été abouti et livré au client, il ne s’agit pas d’en rester là et de passer à une autre commande. En effet, un bilan opérationnel doit être effectué afin d’avoir un retour de tous les interlocuteurs. De plus, si le projet a coûté plus cher que prévu ou a été retardé, un bilan financier est nécessaire. L’équipe doit alors identifier les facteurs qui ont engendré ces contraintes. Enfin, le chef de projet doit, le jour de la date de livraison, envoyer la facture du projet et relancer le client en cas d’impayés.

Ainsi, la gestion de projet s’avère indispensable. Chaque étape doit être minutieusement réfléchie. Elle permet d’optimiser les productions, que ce soit pour une agence de traduction ou pour un traducteur freelance. Elle ne doit pas être perçue comme un ennemi, mais bien comme un allié permettant le bon fonctionnement d’une entreprise.

Emie Guerard

Révision, relecture, comment réussir ?

Voici quelques conseils pour que rien ne vous échappe lors de la révision et de la relecture d’une production écrite.

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Il est évident que même les meilleurs rédacteurs ne produisent pas toujours les plus belles phrases d’emblée et qu’ils ont besoin de temps pour embellir et améliorer leur texte. Ce procédé de transformation s’inscrit dans l’optique de la révision d’un texte.

Il est également incontestable que même ceux qui excellent à l’écrit font des fautes ou, devrait-on dire, des « erreurs » en vue de rester laïque, car oui, une faute fait référence au péché. Ces erreurs sont bien souvent de l’ordre de l’inattention et peuvent concerner l’orthographe, la grammaire, la syntaxe, etc. Corriger ces erreurs correspond alors à l’étape de la relecture d’un texte.

La frontière séparant ces deux concepts de révision et de relecture est parfois mince puisque les deux induisent des actions similaires, telles que la transformation des tournures de phrases pour une meilleure fluidité de lecture et le changement de certains termes pour éviter les répétitions, entre autres.

Alors, dans le but de savoir rendre une production écrite avec un minimum de fautes pour ne pas surcharger vos relecteurs ou futurs lecteurs, voici quelques tips (terme anglais signifiant « conseils », parmi la cinquantaine de sens différents qu’il propose), pour avoir un rendu optimal.

Prenez votre temps

Il est plus qu’important de laisser du temps à sa production écrite, terminée ou non, pour qu’elle mûrisse. Y revenir un peu plus tard permet de porter un regard nouveau sur ce que l’on a rédigé. Si vous êtes bloqués dans votre processus rédactionnel, faîtes donc une pause, l’inspiration vous regagnera plus tard. De même, si vous avez fini d’écrire, reprenez votre document en fin de journée, voire le lendemain, afin d’y corriger les dernières erreurs qui vous auraient échappées, et/ou de vous réapproprier votre texte en changeant le style ou l’ordre des idées.

On dit toujours que la nuit porte conseil, mais il est plus juste de considérer que vous vous portez vous-même conseil. Le sommeil participe au développement et à la maturité cérébrale, ainsi qu’à la consolidation de la mémoire et à l’apprentissage en général et donc manquer de sommeil réduit vos capacités de création et d’imagination.

Si vous n’arrivez pas à écrire, allez donc dormir et surtout ne faites pas de nuit blanche sur votre page blanche !

Demandez de l’aide

Pour la révision :

De mon point de vue, il est toujours très constructif de faire lire sa production à quelqu’un d’autre, que ce soit une personne qui n’a aucune idée de ce que l’on fait ou bien un collègue de travail qui connaît les enjeux de la rédaction. Ils pourront, l’un comme l’autre, vous apporter des critiques ou simplement des commentaires qui vous permettront de réfléchir à la partie du texte déjà rédigée ou à la suite de votre rédaction.

On dit toujours que l’on apprend en enseignant aux autres. Il en va de même lorsque l’on explique à une personne extérieure ce que l’on doit faire : on ancre plus en profondeur notre motivation et on comprend d’autant plus ce que l’on cherche à faire et quel message on souhaite faire passer par notre texte. Pour autant, le résultat final et tout le crédit de la production vous appartiennent ! Personne n’a jamais réussi à réaliser quoi que ce soit sans l’aide des autres et sans s’en inspirer. Ainsi, plus on profite de l’avis d’autrui, plus on avance dans notre réflexion.

Pour la relecture :

Aucune publication de textes professionnels n’échappe à la relecture de personnes annexes. Lorsque l’on écrit un texte, il est bien souvent presque impossible de dénicher les erreurs de frappe pour les corriger. Le simple fait d’avoir passé du temps sur chaque phrase, voire sur le choix de chaque mot, nous empêche de voir les lettres telles qu’elles sont. Demander à quelqu’un de vous relire n’a jamais fait de mal à personne !

N’hésitez pas non plus à utiliser les outils informatiques fournissant une aide à la relecture, ne serait-ce que les correcteurs orthographiques et grammaticaux de votre traitement de texte. Bien sûr, vous resterez toujours plus critique que ces outils, car ils ne comprennent pas toujours vos choix syntaxiques et peuvent alors vous indiquer à tort qu’il y a une erreur dans votre texte.

Posez-vous des questions

Pour la révision :

Étudiez la forme de votre texte :

  • Le sujet est-il introduit de manière pertinente et intéressante ?
  • Le rythme de votre rédaction est-il trop soutenu ou avez-vous réussi à expliciter vos idées de façon exhaustive pour ne pas perdre le lecteur ?
  • Vos idées s’enchaînent-elles correctement, leur ordre est-il logique ?
  • La lecture se fait-elle de manière fluide ?
  • Votre conclusion reprend-elle correctement les points énoncés, et ouvre-t-elle à la réflexion ?

Pour la relecture :

Utilisez les ressources papier ou internet à votre disposition.

Malgré les années de pratique de notre langue maternelle et en dépit des études linguistiques effectuées par certains, nous ne sommes jamais à l’abri des erreurs de français et nous aurons toujours de nouveaux mots à apprendre.

  • Lors de la rédaction même de votre texte, n’hésitez pas à douter de chaque élément de la langue qui vous paraît difficile. Ne restez jamais sur vos acquis et cherchez les règles d’écriture et d’utilisation des éléments que vous voulez utiliser : mot, expression, conjugaison d’un verbe à tel temps, etc.
  • Pour améliorer la richesse de votre texte et ne pas faire de répétitions, cherchez des synonymes, voire des antonymes si vous souhaitez tourner une phrase de manière différente.
  • Au fur et à mesure de vos relectures et de vos conversations, vous déterminerez toujours une liste d’éléments sur lesquels vous doutez, pour lesquels vous ne connaissez pas l’utilisation correcte. Il est alors intéressant de les retenir et de vérifier la façon de les utiliser dès que vous y êtes confronté. De cette façon, à la relecture de vos productions écrites, vous saurez où regarder pour trouver ces erreurs. Lorsque l’on a des difficultés au niveau de l’orthographe et de la grammaire, il ne faut pas perdre espoir si on n’arrive pas à retenir la forme correcte du premier coup.

(Pour apprendre des choses, la méthode est simple : faites des connexions avec ce que vous savez déjà pour « sécuriser » l’information (les moyens mnémotechniques). Et si vous n’arrivez pas à mettre en pratique ce que vous venez d’apprendre, sachez qu’il faut faire répéter l’action de nombreuses fois à votre cerveau pour qu’elle rentre puis qu’elle s’effectue automatiquement pour enfin devenir une habitude.)

Le fin mot de l’histoire est de ne jamais rester sur ses acquis et de ne jamais avoir honte de réfléchir avec les autres à ses idées et productions. Si ce n’était pas pour autrui et grâce aux autres, nous n’écririons pas. La collaboration est existentielle et incontournable, nous ne nous réalisons pleinement qu’au travers de notre environnement humain.

Zohra Lepeigneul

Source : https ://www.redacteur.com/blog/conseils-relecture-texte/

Dites non à la traduction automatique

La traduction automatique est en constante amélioration. Il y a 12 ans, lors de son lancement, Google Traduction offrait un service rudimentaire. Aujourd’hui, à l’instar de ses concurrents comme DeepL ou Reverso, il est plus fiable et plus intelligent.

Les services de traduction automatique bénéficient de l’amélioration des moyens technologiques. L’intelligence artificielle promet de nous offrir un jour des traductions entièrement automatisées et gratuites, dans n’importe quelle langue.

Cependant, ces services ne rivalisent pas encore avec l’expertise d’un traducteur professionnel. En effet, ils représentent un risque pour votre entreprise sur trois aspects  : la qualité, la confidentialité et plus étonnamment, le coût.

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Évitez les pièges

Il va sans dire qu’utiliser Google Traduction est plus simple qu’avoir affaire à un traducteur. Cependant, ne surestimez pas la qualité de la traduction automatique. Bien qu’elle soit efficace pour des textes simples, dans un milieu plus spécialisé, elle a souvent plus de mal.

Une étude de décembre 2014 dans le domaine médical l’a démontré. En effet, des chercheurs ont soumis à Google Traduction dix phrases dans 26 langues, puis ont évalué la justesse de ses traductions. Ces phrases étaient par exemple  : « Votre mari peut donner ses organes. » ou « Votre mari a eu un arrêt cardiaque. » Il n’a été correct que 57,7  % du temps. Dans un milieu aussi sensible, ces erreurs peuvent être fatales.

Protégez vos données

Connaissez-vous ce dicton populaire sur le web  ?

« Si c’est gratuit, vous êtes le produit. »

Si vous avez répondu « non », sachez qu’il est le crédo d’entreprises comme Google ou Facebook. Les conditions d’utilisation du moteur de recherche spécifient que « lorsque vous […] envoyez ou recevez des contenus à travers nos Services, vous accordez à Google […] une licence, dans le monde entier, d’utilisation, d’hébergement, de stockage, de reproduction, de modification ». Ces entreprises se servent des données que leurs utilisateurs leur fournissent, à des fins publicitaires notamment.

Cela peut parfois tourner à la catastrophe  : en 2017, des documents internes de l’entreprise norvégienne Equinor se sont retrouvés disponibles publiquement sur Google. Des employés de l’entreprise avaient utilisé le site Translate.com pour traduire des documents sensibles, dorénavant disponibles à la vue de tous.

Économisez de l’argent

Mal traduire coûte cher. Effectivement, dans le secteur légal, le non-respect d’une clause de confidentialité peut entraîner des amendes importantes. Mal traduire veut parfois dire également qu’une gamme entière de produits doit être rappelée, puis produite à nouveau. Cela peut porter un coup à votre entreprise immédiatement, du point de vue financier, mais également à plus long terme, du point de vue marketing.

Bref, pour le bien de votre entreprise, dites non à la traduction automatique.

Dorian Baret

 

Source  : https ://www.capitatranslationinterpreting.com/3-reasons-avoid-free-online-translation/

Comment faire de bons sous-titres  ?

Au-delà des compétences nécessaires liées à la traduction, un traducteur doit répondre à d’autres critères pour réaliser une bonne traduction audiovisuelle.

Le sous-titrage est un médium particulier de la traduction puisqu’il s’agit d’un intermédiaire entre la traduction écrite et orale. Devoir traduire des discours oraux à l’écrit, sur format réduit, induit une longue liste de règles à ne pas négliger.

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Cet article se centre sur une méthode de sous-titrage élaborée par mes soins. Étant novice, je cherche à éclaircir les étapes qui permettent de réaliser des sous-titres de façon simple et sans encombre. Tous ces conseils ne s’appliquent pas forcément aux ambassadeurs du sous-titrage, et après quelques traductions audiovisuelles vous irez sûrement plus vite et donc pourrez passer certaines étapes. Toutefois, cette méthode reste utile face à des traductions d’œuvres compliquées voire spécialisées (documentaires, conférences, etc.). L’avant-dernière étape concernant la mise en forme et les paramètres des sous-titres dans le logiciel reste concise et nécessite la consultation de méthodes annexes pour sa parfaite réalisation.

Les étapes de la traduction audiovisuelle :

  • La découverte du document :

Commencez par visionner la vidéo que vous devez traduire. Prenez connaissance de tous les éléments la composant :

    1. Le thème abordé
    2. Les différents locuteurs et leur point de vue
    3. Le public cible de la vidéo

Une fois familiarisé avec tout cela, assurez-vous de bien comprendre les tenants et les aboutissants des interjections. Si vous n’avez qu’un extrait d’une œuvre plus grande à traduire, vous pouvez faire des recherches complémentaires pour saisir les moindres éléments dont vous avez besoin pour le traduire.

Il m’est arrivé de constater de belles erreurs dans les sous-titres d’une série (bien qu’effectués non professionnellement, cela fait toujours tache de voir écrit à plusieurs reprises « vous n’êtes qu’un singe Athelstan » en entendant « You’re only a monk Athelstan ». Il s’agissait bien évidemment d’un moine, qui plus est un personnage récurrent dans Vikings). Preuve en est de la nécessité de ne pas traduire ce que notre oreille entend, mais plutôt ce que nous comprenons en contexte. Faire du sous-titrage, c’est d’abord être un bon téléspectateur et analyser chaque geste et paroles des acteurs dans les moindres détails pour bien comprendre l’œuvre.

  • La transcription :

Il n’est pas toujours nécessaire de devoir retranscrire le texte de la vidéo, du film ou du documentaire à sous-titrer. Vous pourrez parfois en trouver le script, s’il ne vous est pas déjà fourni. Quoi qu’il en soit, veillez toujours à bien relire ce script en écoutant la piste audio de votre support à traduire afin de vérifier qu’aucun élément n’ait été omis ou mal retranscrit. Il est plus astucieux de disposer du script de la vidéo avant de traduire puisque cela vous permet d’avoir le texte sous les yeux sans devoir réécouter incessamment le passage sur lequel vous travaillez.

  • La recherche :

Cette étape intermédiaire préparatoire à la traduction ne diffère pas de la recherche terminologique habituelle pour une traduction écrite spécialisée, bien qu’elle puisse inclure de localiser ou de transcréer certains éléments.

Faites une liste des éléments culturels de la langue source qui ne peuvent pas être traduits tels quels, et adaptez-les de manière à ce que votre public cible en saisisse l’essence. Le but étant d’adapter la traduction aux us et coutumes de la culture cible. Vous n’aurez parfois qu’à trouver l’équivalent (par exemple pour « príncipe azul » on ne traduira pas « prince bleu » mais « prince charmant »), c’est ce qu’on appelle la localisation.  Il faudra parfois inventer une correspondance culturelle (par exemple Tempête de boulettes géantes est traduit par « Il pleut des falafels » en Israël), c’est ce qu’on appelle la transcréation. Pour plus d’informations, vous pouvez d’ailleurs vous référer à mon précédent article portant ce nom sur ce site.

  • La traduction :

Pour commencer, il me semble judicieux de traduire le texte en amont sur un traitement de texte. Traduire à l’aide de la transcription et sans la piste audio permet de visualiser l’œuvre dans son ensemble pour mieux l’appréhender. Toutefois, utiliser un traitement de texte vous permettra surtout de favoriser la qualité de la traduction (le fond) et non la taille des sous-titres (la forme).

Je m’explique : lorsque l’on traduit directement sur un logiciel de sous-titrage quel qu’il soit, on se retrouve souvent confronté à un besoin de réduire la taille de notre phrase. Puisqu’il est nécessaire de respecter la taille maximale des sous-titres, le nombre de caractères par sous-titre, le temps d’affichage, etc., il faut reformuler nos idées, et les avoir traduites avant permet d’en dégager l’essentiel du message. De cette manière, l’étape de traduction s’effectue dans son but primaire : traduire. Ne pas mélanger les deux étapes peut, dans nos débuts en sous-titrage, être d’une grande aide.

  • La mise en forme :

  1. Effectuez votre « time code », c’est-à-dire déterminez où se placeront les sous-titres en fonction des interactions. Vous pouvez demander au logiciel de le faire, ce qui vous mâche le travail, même si vous devrez en général rectifier le découpage en fonction des paramètres énumérés ci-après.
  2. Pour réaliser le sous-titrage de votre vidéo, vous devrez vous référer aux standards concernant les paramètres des sous-titres : le nombre de caractères maximum par ligne et par sous-titre, la durée d’affichage et la durée entre chacun d’entre-eux. Ces éléments sont généralement imposés par le client, la boîte de production, ou plus largement par les normes de la traduction audiovisuelle. En général, une période de deux secondes doit séparer chaque sous-titre. Ceux-ci ne peuvent contenir que deux lignes de texte, en moyenne composées chacune de 30 à 40 caractères maximum (espaces incluses). Vous devrez veiller à ce que chaque sous-titre reste affiché suffisamment longtemps à l’écran pour que l’on puisse le lire sans que cela ne devienne trop contraignant pour les yeux. Il est possible de demander au logiciel de vous signaler lorsque vous excédez le maximum fixé, en paramétrant ces éléments.
  3. Vous pourrez ensuite passer au remplissage de vos segments de traduction. Vous avez pour but que chaque phrase occupe un sous-titre qui commence à la première ou seconde image où elle est énoncée, sans dépasser de trop dans le temps le moment où elle s’arrête, surtout si les interjections suivent rapidement. Il faudra également faire le nécessaire pour respecter le découpage des phrases au sein d’un même sous-titre en plusieurs lignes, pour ne pas entacher la compréhension. Par exemple, la phrase « Je ne dois pas mal découper mon sous-titre » devrait s’articuler ainsi sur deux lignes : « Je ne dois pas/mal découper mon sous-titre », et non pas « Je ne dois/pas mal découper mon sous-titre ». En réfléchissant bien, ce procédé s’effectue naturellement.
  4. Les normes de traduction audiovisuelle interdisent l’affichage des interjections et onomatopées inutiles à la compréhension, de manière à fluidifier la lecture et à raccourcir la durée des sous-titres. Évitez donc tout superflu tel que : « Bah, ce n’est pas grave », et favorisez seulement le « Ce n’est pas grave ».
  5. Pour respecter les paramètres de durée et de taille, essayez au maximum de réduire vos phrases. Cela vous permettra de faciliter votre découpage. Par exemple, la phrase « Je ne suis pas certain qu’il s’agissait de cet élément » pourrait se sous-titrer « Je ne crois pas que c’était cela ».
  6. Les normes de sous-titrage concernant la ponctuation varient selon le type de discours à traduire et s’adaptent toujours au cas par cas. Par exemple, pour certains dialogues à plusieurs interlocuteurs, vous devrez utiliser les tirets. Les guillemets ne servent que pour les discours, les lettres lues, etc. En fonction du type de sous-titrage, par exemple pour les malvoyants/malentendants, vous devrez insérer des balises de style pour les codes couleurs, entre autres.

Pour tous ces éléments techniques, vous pouvez vous référer à cette méthode : « http ://lingalog.net/dokuwiki/_media/cours/sg/trad/methodest.pdf »

  • La simulation :

La dernière étape consiste à lire vos sous-titres en même temps que la vidéo pour vérifier que tout s’articule correctement. Vous pourrez alors y apporter vos dernières modifications.

J’espère que cet article vous a été utile et qu’il vous a simplifié la tâche. Ce médium paraît inaccessible de par sa complexité, mais l’expérience vient naturellement grâce à la pratique.

Zohra Lepeigneul

Sources : http ://tavargentina.com/2018/05/pruebas-de-traduccion-audiovisual-que-errores-debemos-evitar/

Rédiger en anglais

« [Le traducteur s’engage] à traduire uniquement vers sa langue maternelle ou une langue cultivée, maniée avec précision et aisance. »

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Cette citation du code de déontologie de la Société Française des Traducteurs (SFT) est devenue l’une des règles d’or de tout bon traducteur. Cependant, si les métiers de la traduction et de l’interprétation appliquent cette règle convenue, qu’en est-il du métier de rédacteur technique ? La réponse est plus complexe qu’elle ne pourrait le sembler de prime abord. Comment choisir entre deux mots si je ne saisis pas les nuances subtiles dans leur sens ? Comment adapter mon discours à un public si j’éprouve des difficultés à saisir le registre d’une langue étrangère ? Est-ce que je devrais plutôt utiliser l’infinitif ou l’impératif pour donner des instructions ? Tant de questions qui mènent à une évidence : la rédaction ne devrait se faire que dans sa langue maternelle. Le fait d’avoir vécu avec les usages de la langue permet de faciliter la prise de position sur les réponses à ces questions.

Cependant, le marché actuel de la rédaction technique est tel que le rédacteur doit parfois écrire directement en anglais. Il s’agit souvent de documentations internes spécifiques ou de procédés propres à l’entreprise. Rédiger en anglais permet alors à l’entreprise d’économiser le prix d’une éventuelle traduction.

Mais alors, comment je rédige en anglais, moi ?

Tout d’abord, il faut commencer par éviter de traduire ses pensées avant de les mettre sur le papier. C’est un conseil qui concerne la rédaction dans une langue étrangère de manière générale. Ainsi, lorsque vous écrivez en anglais, pensez en anglais. Un texte écrit de cette manière sera plus naturel et mieux construit pour un locuteur natif. Et de cette façon, vous éviterez plusieurs pièges de formulations, qu’ils soient idiomatiques ou grammaticaux.

Une fois ce problème évité, vous devrez vous frotter aux nombreux écueils de la langue de Shakespeare. À titre d’exemple, il y a ce que l’on appelle les noun strings. Il s’agit d’une juxtaposition de noms destinés à qualifier un nom final. On estime généralement qu’à partir de cinq leur nombre nuit à la compréhension et ouvre aux interprétations. Par exemple, « Draft laboratory animal rights protection regulations » serait plus compréhensible écrit « Draft regulations to protect the rights of laboratory animals ».

Enfin, évitez les phrases longues et les formulations trop denses. Comme on dit dans le milieu de la rédaction technique, KISS (Keep It Short and Simple). Sachez rester simple et court, vous éviterez ainsi de vous perdre dans le fil de vos phrases.

David Loury

Source : https ://www.net-translators.com/knowledge-center/articles/writing-for-translation-10-tips-for-improving-your-documentation

Traduire uniquement vers sa langue maternelle  : règle imposée ou libre choix ?

Les langues représentent l’élément fondamental de l’activité d’un traducteur et chacun en utilise plusieurs dans son travail. À ce propos, la Société Française des Traducteurs (SFT) affirme que tous les traducteurs doivent traduire vers leur langue maternelle et non l’inverse. Et pourquoi ?

Crédit : allo-traducteur.fr

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Les avantages

Étant donné que chaque langue est intrinsèquement liée à la culture de son pays, il est naturel pour un natif d’adapter plus aisément un concept d’une langue étrangère vers sa langue maternelle. Il en connaît toutes les subtilités culturelles et les nuances stylistiques, ce qui lui permet de transmettre plus justement le message de départ.

De plus, il peut piocher instantanément dans la richesse du vocabulaire, des expressions et des formulations, car elles lui appartiennent dès sa naissance.

C’est la raison pour laquelle les agences de traduction recommandent toujours aux personnes ayant besoin d’une traduction de s’adresser aux traducteurs qui travaillent vers leur langue natale. À ce sujet, la Société Française des traducteurs est également intransigeante :

« Un traducteur qui déroge à cette règle de base a toutes les chances de négliger d’autres critères essentiels à la qualité de la traduction. Si vous voulez donner une image internationale, l’approximation est interdite. Sachez que dans de nombreuses cultures, les gens n’apprécient guère que l’on déforme leur langue. Faites appel à un traducteur dont la langue maternelle correspond à la langue d’arrivée désirée. »

Maîtriser sa langue natale est-il suffisant pour un traducteur ?

La réponse est certainement négative. La traduction n’implique pas seulement la transposition d’un texte d’une langue à l’autre. Plusieurs facteurs entrent en jeu dans ce processus, notamment la compréhension du texte source.

En effet, travailler vers sa langue natale ne garantit pas l’absence d’erreurs dues à l’interprétation approximative du document original. Il est indispensable que le traducteur soit compétent dans toutes ses langues de travail ; si son niveau en langues étrangères est peu élevé, il ne sera pas capable de véhiculer fidèlement le message de départ.

Et dans la réalité, que se passe-t-il ?

Lorsqu’un traducteur débute sur le marché professionnel, il est temps pour lui de choisir ses langues de travail. En général, la majorité des traducteurs choisit de travailler vers sa langue maternelle ; pourtant, d’autres élargissent le nombre de leurs langues de travail. Malgré l’opinion de la SFT et de certaines agences de traduction, cette décision ne suit aucune règle précise : elle dépend de la volonté et de la cohérence professionnelle de chaque traducteur.

Francesca Laganella

Source : http ://eurologos-milano.com/perche-si-dovrebbe-tradurre-solo-verso-la-propria-lingua-madre/

Accent et prononciation, quelles différences ?

La prononciation représente la manière dont les sons sont vocalisés dans une langue. Par exemple, la prononciation du phonème « th » anglais est à mi-chemin entre le [t] et le [z]. Le [x] russe ressemblera à la « jota » espagnole, au [g] du néerlandais ou au [c’h] du breton, et le [Ъ] du russe est un mélange assez guttural de [u] et de [i]. Les sons nasals tels que « an », « in » et « on » sont spécifiques au français et sont, au même titre que le signe dur [Ъ] de la langue russe, assez difficiles à reproduire pour les étrangers. Chaque langue a une façon bien à elle de prononcer les consonnes et les voyelles, ainsi que les groupes de lettres formant des sons particuliers. La prononciation est donc un phénomène propre à chaque langue.

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Lorsque l’on évoque le fait d’avoir un accent français en parlant anglais, on considère en fait que la prononciation de l’anglais est calquée sur celle du français.  La plupart du temps, lorsqu’on parle une langue qui n’est pas notre langue maternelle, notre origine devient évidente et les natifs n’ont alors aucune difficulté à savoir que, par exemple, lorsque quelqu’un demande dans un pays anglophone : « Wèrre arre ze toïlèts plize ? », il s’agit d’un Français. L’accent définit l’intonation propre à notre langue maternelle que l’on aurait calquée sur une langue étrangère, il associe donc les traits articulatoires et la prononciation de plusieurs langues.

À mon sens, il est donc très difficile de déterminer la frontière entre les concepts de prononciation et d’accent. On aurait tendance à mélanger facilement les deux, alors qu’il faudrait simplement considérer l’accent comme s’inscrivant dans la continuité de la prononciation d’une langue. D’un côté, il peut y avoir au sein d’une même communauté linguistique plusieurs accents. En France par exemple, les locuteurs vivant dans certaines régions auront tendance à prononcer différemment les mots terminant par le son « in » ou contenant le son « ai », ou même à rajouter le son « an » à la fin des phrases, ce qui peut donner de jolis « Bonjour-anh » ; d’où la notion d’accent régional. D’un autre côté, on parle d’accent étranger lorsqu’un non-natif parle une autre langue et prononce donc, à sa manière ou à la manière de sa langue maternelle la langue visée.

La question de la différenciation des deux concepts de prononciation et d’accent reste ouverte et sujette à de nombreux débats. Le dictionnaire Larousse défend la prononciation comme étant un phénomène articulatoire pour prononcer les sons, spécifique à une langue mais également à chaque personne ; et l’accent est défini comme l’ensemble des traits articulatoires, c’est-à-dire la prononciation et l’intonation propres à une communauté linguistique, qui trahit une origine nationale, régionale ou même sociale. L’accent serait donc plus représentatif de l’intonation donnée au langage que de la prononciation elle-même.

Did you get any of that ?

Zohra Lepeigneul

Source  : https ://www.mondelangues.fr/difference-accent-prononciation

Bien choisir son traducteur assermenté

Chaque année, un nombre croissant de Français font le choix d’aller vivre à l’étranger. Si c’est votre cas, vous devrez fournir certains documents à l’administration de votre pays d’accueil  : votre acte de naissance, de mariage ou de divorce, par exemple. Seul bémol, si l’on n’y parle pas français, vous devrez sans doute vous munir également de sa traduction. Attention, même si vous vous considérez bilingue, vous ne pourrez pas traduire vos documents vous-même. De même, n’importe quel traducteur ne fera pas l’affaire. Ce qu’il vous faut, c’est un traducteur assermenté.

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Crédit : pexel.com

 

Mais qu’est-ce qu’un traducteur assermenté  ?

Celui-ci créera une traduction certifiée de votre document et sera, avant tout, le garant de sa valeur juridique. Tout le monde ne peut pas devenir traducteur assermenté. En France, les tribunaux reconnaissent les traducteurs assermentés comme des experts judiciaires. Ceux-ci doivent obtenir un diplôme universitaire bac+5 et une expérience professionnelle significative, avant d’avoir à montrer patte blanche à la cour. Il leur est effectivement interdit d’avoir un casier judiciaire.

La cour d’appel de chaque région établit une liste qui les répertorie. Pour bien choisir votre traducteur assermenté, n’hésitez pas à aller la consulter.

Comment se passe la démarche  ?

Une fois la perle rare trouvée, n’hésitez pas à lui demander un échantillon de son travail. Si tout est en ordre, demandez un devis. Le traducteur détermine le prix selon le nombre de pages (entre 40 € et 120 € l’unité) et la paire de langues concernée. Plus elle est rare, plus la traduction devient chère.

Une fois le prix fixé et la traduction réalisée, celle-ci devra être légalisée. La légalisation (aussi appelée « apostille » selon les pays qui ont signé cette convention internationale) atteste de l’authenticité des documents fournis. C’est une prérogative des traducteurs assermentés.

En effet, le tampon du traducteur et sa signature apparaîtront sur le document d’origine et sur sa traduction. Ils devront ensuite être authentifiés à la mairie, à la chambre de commerce ou chez le notaire.

Et si je n’ai pas le temps  ?

Si vous ne souhaitez pas vous soucier de toutes ces formalités, le plus simple reste de vous adresser à une agence de traduction. Aujourd’hui, il existe même des agences qui concentrent leurs activités sur internet et auxquelles il est possible d’envoyer ses documents par PDF. Ils se chargeront de trouver un traducteur assermenté à votre place mais malheureusement, vous paierez davantage.

Dorian Baret

Source  : https ://aussietranslations.com.au/blog/tips-for-choosing-good-legal-translation-services/

Tuto broderie  : comment étoffer un texte  ?

Selon Wikipédia, la broderie est « un art de décoration des tissus qui consiste à ajouter sur un tissu un motif plat ou en relief fait de fils simples, parfois en intégrant des matériaux tels que paillettes, perles voire pierres précieuses ».

C’est exactement ce que je viens de faire en étoffant cette introduction maigrichonne grâce à une citation. Ce simple copier-coller me permet en effet de gagner quelques lignes, puis d’ajouter quelques mots en guise de commentaire.

Cependant, la stratégie d’étoffement ne doit pas être considérée comme un simple remplissage. Bien que la source puisse être plus fiable et plus intéressante que la page « Broderie » de Wikipédia, cet apport extérieur me permet à la fois d’établir une tentative de leçon par l’exemple, et d’imager mon propos en faisant une analogie entre l’art d’étoffer un texte et celui de la broderie. Ayant tous plus ou moins mis les pieds dans le système éducatif français, nombreux sont ceux qui se sont familiarisés à l’emploi polysémique de ce terme, lorsqu’au sortir d’un examen, ils se vantaient d’avoir réussi à « broder un peu ».

suite

Il est intéressant de noter qu’en français, le domaine de la couture s’associe volontiers au discours oral ou écrit. Nous disons bien : « un tissu de mensonges »  ; on peut parfois « perdre le fil » d’une conversation  ; et nous qualifions certains propos de « décousus » ou trouvons qu’ils sont « cousus de fils blancs ».

Une coïncidence  ? Pas tant que ça, si l’on en croit l’étymologie du mot « texte », à savoir le mot latin « textum », qui vient du verbe « textere », signifiant « tisser » (et dont on retrouve la racine dans « textile »). Si l’art de la rédaction partage sa rigueur et sa technicité avec celui de la couture, il est aisé de concevoir ce que le fait d’étoffer a en commun avec la définition de la broderie proposée en ouverture.

Aujourd’hui, je vous propose un tuto broderie afin de vous assurer que vos futures réalisations fassent leur plus bel effet.

  • La périphrase

Une première idée pour étoffer votre texte est de remplacer certains mots par une périphrase.

Exemple  : au lieu d’utiliser le terme « périphrase » ci-dessus, j’aurais pu écrire « courte phrase explicative reprenant les mêmes idées en les développant davantage ».

Attention toutefois à ne pas créer de lourdeurs, le but est d’expliquer plus en détail. Restez direct et pensez à ne pas perdre votre lecteur avec des imprécisions.

  • L’exemple

Ajoutez des exemples concrets et des données chiffrées, comme des statistiques. Cela permettra d’ajouter quelques mots à votre texte tout en aidant votre lecteur à mieux comprendre votre propos. L’exemple lui permettra aussi de mieux se souvenir de votre texte, surtout s’il est original et évocateur.

Exemple d’exemple  : dans le quatrième paragraphe, j’ai ajouté des expressions dans lesquelles le discours est assimilé au tissu ou à la couture.

  • La citation

Bien que non considérée comme un pur apport personnel, vous pouvez rebondir sur une citation pour l’expliciter, comme démontré en introduction de cet article.

  • Les sources

De la même manière, n’hésitez pas à citer des sources utiles à vos lecteurs et à les présenter brièvement.

  • L’introduction et la synthèse

Vous avez sûrement déjà pensé à écrire une introduction et une conclusion au début et à la fin de votre texte. Vous pouvez reprendre ce principe pour chacune de vos parties, grâce à des courtes phrases vous permettant d’articuler votre discours.

  • L’ouverture

En fin de rédaction, vous pouvez introduire une nouvelle idée pertinente permettant d’élargir les pistes de réflexion de votre lecteur.

Exemple  : pour conclure, je pourrais écrire une courte phrase annonçant à mes lecteurs la parution d’un futur « tuto cuisine » portant sur les ingrédients essentiels à une relecture visant à livrer un article sans coquilles.

  • Le point de vue

Pensez à changer d’angle lorsque vous exposez votre propos. Vous pouvez présenter un point de vue différent pour rallonger votre texte et ainsi toucher un public plus large. Une manière de procéder est d’énoncer les arguments favorables et défavorables relatifs à un point que vous venez d’exposer.

Exemple  : l’approche quelque peu humoristique de mon article permet de capter plus facilement l’attention de mes lecteurs, mais elle pourra également me discréditer auprès d’un certain public aux attentes plus conventionnelles.

  • La collaboration

Vous pouvez faire lire votre travail à un collègue rédacteur afin qu’il vous propose différentes approches et des idées pour étoffer. Vous pouvez trouver une personne ayant des connaissances relatives à votre domaine de rédaction et avec qui collaborer. Une fois que vous avez travaillé votre texte aux limites de vos capacités, envoyez-lui votre document afin qu’elle le retravaille en y apportant ses connaissances personnelles. Par la suite, vous lui rendrez la pareille. Vous pouvez également recueillir des données et des opinions en postant une question sur les réseaux sociaux.

Amis rédacteurs, il ne tient maintenant plus qu’à vous de vous pencher à nouveau sur votre ouvrage. « Croisons le fil, brodons avec bonheur, pour qu’au-delà du temps, les mots demeurent ».

Maxime Cicurel

Source : https ://www.redacteur.com/blog/comment-etoffer-texte-trop-court/