Un phare pour un océan de clients

Si la perspective de se lancer en freelance est synonyme de liberté d’action, elle contient cependant une notion d’instabilité. En effet, la principale peur de tout traducteur à son compte, c’est de ne pas avoir (assez) de client. Chose encore plus tangible lorsque l’on vient juste de terminer sa formation et que le grand bain semble davantage ressembler à un océan.

Alors que faire ?

La réponse, bien évidemment, est de démarcher des clients.

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Des bouteilles à la mer

Bien que basique, démarcher des clients passe avant tout par le courrier électronique.

Le problème réside dans le succès de cette méthode : pour vingt-cinq mails envoyés, combien seront lus ? Combien seront retenus ? Combien vont aboutir à une offre ?

Le résultat oscille entre une réponse et rien du tout.

Jennifer Goforth Gregory, dans son livre The Freelance Content Marketing Writer, offre quelques éléments de réponse afin d’approcher cette phase de démarchage plus sereinement : il ne faut pas avoir peur de la quantité. Si le ratio de réponse est faible, il suffit simplement d’augmenter les occurrences. Selon son expérience, obtenir au moins une réponse positive toutes les cinquante demandes et un client pour cent mails, c’est envisageable. Ceci peut donc amener à une quantité virtuelle de mails relativement effarante. Il convient cependant de garder à l’esprit que ce ratio reste avant tout un repère : il est possible de trouver des clients rapidement, mais il ne faut pas hésiter à persévérer, même si de nombreux mails se sont déjà révélés infructueux.

Combien de clients ?

Beaucoup de traducteurs pensent qu’entre vingt et trente clients suffisent, mais il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin. De par la nature de ce métier, il est important de démarcher en continu, au rythme d’une à deux demandes par jour, afin de pouvoir garder une marge de manœuvre confortable. Construire son carnet prend du temps et toute perte de client doit donner lieu à une recherche accrue. Ceci est encore plus valable pour les nouveaux arrivants : les premières semaines d’activité à son compte devraient se concentrer majoritairement sur la prise de contact.

Soignez l’étiquette

Si les demandes n’aboutissent pas, il existe peut-être d’autres raisons à cela. Il est important de bien vérifier le contenu et la formulation du mail, du CV ou de la lettre. En dépit de son caractère fastidieux, prendre systématiquement le temps de faire une demande individualisée peut s’avérer payant. D’autre part, il faut être conscient de son champ des possibles : se limiter à certains domaines peut également être la source du problème.

Pour conclure, être à son compte, c’est être acteur de son succès, ou tout du moins de sa visibilité. Si l’objectif principal est de décrocher un client, devenir une « possibilité pour une traduction future » est (presque) aussi important. Le démarchage est une phase vitale pour le traducteur freelance et donc peut être source d’inquiétudes. Il n’y a pourtant aucun risque à se proposer, alors jetez-vous à l’eau !

 

Clément Lagarde

 

Source : http ://www.thoughtsontranslation.com/2018/08/13/much-marketing-enough/

Conseils et méthodes pour une relecture efficace

Tout traducteur ou rédacteur est censé produire des textes parfaits en termes de structures linguistiques, d’adaptation culturelle et de normes graphiques ; mais il est toujours possible de rencontrer des fautes dans le texte. Pour assurer un travail irréprochable, il faut donc soigneusement relire le document avant la livraison. Cette étape permet de vérifier que le produit est bien conforme, fluide et compréhensible par le public cible. Voici donc quelques conseils qui peuvent être utiles lors d’une relecture.

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Le rôle du relecteur est de repérer les fautes qui sont passées inaperçues et un des principaux prérequis pour y parvenir est la concentration. Il faut donc éliminer toute distraction environnante (portable, radio, etc.) et s’assurer de ne pas être fatigué, car cela pourrait engendrer un manque d’attention. De plus, il est préférable de ne pas se relire soi-même, mais de se faire relire par une autre personne, car nous avons tendance à repérer plus facilement les erreurs des autres que les nôtres.

Avant de se plonger dans le repérage des fautes de typographie ou de grammaire, il est conseillé de relire le texte à voix haute afin de corriger de potentiels problèmes de rythme.

Les correcteurs automatiques d’orthographe sont des éléments précieux, mais ils ne sont pas toujours efficaces à 100 %. Une petite astuce pour repérer des erreurs de ce type est de relire le texte en partant de la fin. Bien que cela ne paraisse pas logique, cette technique permet à l’œil de se concentrer sur chaque mot plutôt que sur de longues phrases. De cette façon, notre cerveau ne pourra pas corriger automatiquement les erreurs en fonction du contexte, comme il le ferait en lisant chronologiquement, mais il sera contraint à trouver toutes les fautes de frappe ou d’orthographe.

Chaque langue présente des pièges auxquels les relecteurs doivent faire attention, par exemple les homonymes. En effet, il est assez facile de confondre des mots qui se prononcent ou s’écrivent de façon identique, mais de sens tout à fait différent.

Enfin, les chiffres peuvent également menacer la correction d’un texte lorsqu’ils ne sont pas bien écrits. Qu’il s’agisse d’une traduction ou d’une rédaction, le relecteur doit bien les vérifier dans un document et si un numéro ne semble pas être correct, il a le droit de faire appel à son bon sens ou d’effectuer une recherche rapide pour éliminer l’erreur.

Francesca Laganella

Source :  https ://aussietranslations.com.au/blog/proofreading-tips-and-tricks/

Premiers contacts professionnels : les bonnes questions

Pour la promotion 2018/2019 du master Traduction et Rédaction Technique du CFTTR, c’est bientôt l’heure des premiers contacts avec les entreprises pour fixer les termes du contrat de stage que les étudiants devront effectuer à la suite du deuxième semestre.

Si l’éclectisme est au cœur de nos métiers et contribue largement à l’intérêt que nous portons à nos domaines respectifs, il marque aussi fortement les usages professionnels.

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Voici donc quelques pistes afin de répondre à la question suivante : que l’on soit traducteur ou rédacteur technique, que doit-on garder en tête au cours des échanges avec les clients et les entreprises afin d’établir des bases solides lors de la prise de poste ?

La clé de voûte pour découvrir votre rôle au sein de l’entreprise est d’essayer de comprendre l’entreprise elle-même. Vous devrez bien sûr vous intéresser à son domaine et en intégrer les codes au plus vite afin de ne pas être pris au dépourvu par une terminologie trop spécifique, par exemple.

Si ce constat vous paraît évident, n’hésitez pas à le dépasser et à chercher un peu plus en profondeur ce qui fait la spécificité de l’entreprise :

À quelle clientèle s’adresse-t-elle ?

Cette question est primordiale puisqu’elle va guider votre travail. Elle vous permettra d’adapter l’emploi des termes (spécifiques ou généraux) ainsi que votre niveau de langue.

L’entreprise a-t-elle l’habitude de travailler avec des personnes ayant un profil similaire au vôtre et pourquoi a-t-elle besoin de vous ?

Vous pourrez ainsi mieux prendre conscience de votre rôle au sein de l’entreprise.

Avec quels outils travaillerez-vous ?

En effet, certaines entreprises vous imposeront des outils spécifiques de TAO, ou un format de fichier, alors que d’autres vous laisseront travailler librement. Pour cette question comme pour d’autres, vous pouvez bien sûr proposer des solutions pour améliorer le workflow de l’équipe, mais restez toujours flexible et compréhensif.

Quel sera le statut légal de votre production ?

Certaines de vos missions seront peut-être protégées par une clause de confidentialité. En tant que bon professionnel, il est nécessaire de s’en informer au plus tôt pour éviter toute divulgation d’information involontaire (dans une discussion informelle ou une recherche web, par exemple).

Y a-t-il une échéance à respecter ? Est-elle négociable ? Allez-vous travailler seul ou en équipe ? Quel chemin votre travail effectuera-t-il avant la livraison finale ?

Autant de questions qu’il faut garder à l’esprit pour construire votre crédibilité professionnelle et pour éviter nombre d’obstacles et d’accidents qui vous empêcheraient de vous épanouir au sein de votre entreprise et dans vos relations avec les clients.

Si l’enthousiasme est de mise et est souvent appréciable chez un jeune professionnel, il est également essentiel d’adopter une véritable posture réflexive afin de partir sur de bonnes bases plutôt que de foncer tête baissée dans un projet aux contours flous. Vous, comme l’entreprise, pourrez ainsi vous engager dans une démarche professionnelle consciente et de qualité.

Maxime Cicurel

Révisé par Fanchon Morin

Source : https ://www.gala-global.org/blog/15-questions-ask-new-client

L’importance de mettre l’accent sur votre prononciation

« Look at that sheep ! ». En quelques secondes, le sens d’une phrase peut changer du tout au tout. Un quiproquo tel que celui-ci peut en effet rapidement survenir lorsque l’on parle dans une langue étrangère. Les Français sont notamment assez connus pour leur accent prononcé dans la langue de Shakespeare. Et, bien que certains y trouvent un certain charme, la prononciation erronée de certains termes peut mener à de multiples confusions. Pour reprendre l’exemple cité plus haut, il y a tout de même une grande différence sémantique entre les mots sheep et ship. Pourtant, une seule syllabe suffit à changer entièrement le sens de la phrase. Certes, cela reste sans grande conséquence dans ce cas-là, mais ce genre de malentendu pourrait aisément être de plus grande ampleur dans certaines situations.

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Ainsi, l’accent n’est pas seulement une question de style oral. La prononciation en anglais par certaines nationalités a beau être critiquée, ce n’est pas sur la sonorité plaisante ou non de l’accent qu’il est important de se concentrer. Ce détail phonique n’a d’importance que dans le cas où il fait réellement entrave au message. L’anglais n’est évidemment pas la seule langue concernée. Toutes possèdent leur lot de règles à respecter lorsque l’on en vient à la prononciation. Ces différences interlinguistiques demeurent malgré tout ce qui fait l’unicité de chacune d’entre elles. C’est d’ailleurs ce qui rend les règles de prononciation si difficiles à assimiler lorsqu’il ne s’agit pas de notre langue maternelle. Tant de problèmes, mais est-il possible d’y faire quelque chose ? Existe-t-il une solution miracle ?

Non. Dans tous les cas, il va falloir y mettre du sien. Améliorer sa prononciation dans une langue étrangère signifie la pratiquer régulièrement. Ce n’est pas seulement en regardant des œuvres multimédia en version originale que l’on s’en retrouvera meilleur en expression orale. À la limite, cela peut aider à mieux comprendre, mais certainement pas à mieux communiquer. Cela va sans doute paraître cliché, mais le meilleur moyen d’utiliser de manière assidue une langue étrangère est d’aller tout simplement dans un pays où elle est la langue officielle. Et si vous n’avez pas les moyens, il est toujours possible de rencontrer des étrangers qui n’attendent que vous pour converser. Partez à la rencontre de ces gens, et peut-être que vous adopterez leur accent !

Avatar Donovan Chevalier

Source : http ://www.infoidiomas.com/blog/8255/pronunciacion-del-ingles/

Les bases d’un CV de traducteur

Lorsque vous cherchez du travail et que vous souhaitez répondre à une annonce, il est important de fournir une lettre de motivation et un CV impeccables. Les entreprises reçoivent une multitude de CV et procèdent sans doute à un premier tri. Voici donc les éléments à inclure dans votre CV afin de passer cette étape.

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On commence généralement un CV par ses informations de contact : nom, prénom, adresse postale, adresse électronique, numéro de téléphone… Même si vous répondez à une offre par mail et que de ce fait votre adresse électronique est présente, un grand nombre d’entreprises préfère appeler les candidats. Elles ont donc besoin de plus d’informations que seulement vos nom et prénom.

Pour ceux et celles qui mettent une photo sur leur CV (ce qui n’est pas obligatoire), utilisez une photo qui fait professionnelle : les photos d’identités sont pratiques même si elles manquent de gaieté. N’utilisez surtout pas une photo de groupe découpée ou une photo de vous dans une situation trop familière.

Viennent ensuite les formations et les expériences. Vous pouvez choisir de mettre en premier les formations puis les expériences ou inversement, cela n’a pas d’incidence sur la lecture. Par contre, il est important de mettre en avant (dans ces deux domaines) les éléments liés à l’offre d’emploi. Par exemple, pour une offre de traduction, mettez en avant votre formation d’études supérieures et non le baccalauréat ; mettez en avant vos expériences de traduction et non votre job d’été. Ne rayez pas ces éléments de votre CV mais relayez-les en dernière place.

Comme tout traducteur qui se respecte, vous travaillez au moins avec deux langues. Il est important de les inclure avec le niveau de chacune. Oui, vous savez parler français, anglais et espagnol, mais pas au même niveau. Il vaut mieux utiliser les niveaux internationaux (A1, B1, C1 ou langue maternelle) plutôt que « débutant », « intermédiaire » et « avancé » qui sont trop approximatifs.

Les entreprises sont intéressées par les domaines de spécialité des traducteurs. Pensez donc à les indiquer sur votre CV : économie, marketing, sciences, jeux vidéo… Si vous n’en avez pas, ne vous inquiétez pas : mentionnez les domaines dans lesquels vous avez déjà travaillé même si ce ne sont pas vos spécialités.

Quasiment tous les traducteurs travaillent sur des logiciels de TAO (traduction assistée par ordinateur : Trados, MemoQ, etc.). Indiquez ceux dont vous maîtrisez l’utilisation même si généralement les entreprises n’en utilisent qu’un et le mentionnent dans l’offre.

Les centres d’intérêt sont propres à chacun, je ne peux donc pas vous donner de conseils là-dessus.

En tout et pour tout, votre CV doit faire une page voire deux mais pas plus. Personne n’a envie de lire un CV de 10 pages, pas même vous, donc ne l’imposez pas aux autres. S’il est trop long, réduisez-le en ne gardant que les éléments ciblés sur l’offre. Pensez bien à le mettre à jour !

L’orthographe et la grammaire sont essentielles, surtout pour un traducteur. On ne vous prendra pas au sérieux si vous faites des fautes. Lisez-vous et relisez-vous, utilisez les correcteurs gratuits mis à disposition, etc.

Pour ce qui est de la forme du CV, essayez de vous éloigner du format traditionnel : dynamisez-le, faites des colonnes, etc. Réalisez un CV qui reste en tête !

Avatar Marie Moriceau

Texte souce : http ://translatorthoughts.com/2016/10/how-to-write-an-appealing-cv-for-translation-agencies/

À la recherche d’une agence de traduction ?

Vous souhaitez localiser/traduire le site web ou les documents administratifs de votre entreprise ? Vous êtes à la quête d’une agence de traduction ou d’un traducteur ? Voici la bonne méthode pour orienter votre recherche et éviter les désagréments liés aux erreurs des prestataires.

Vous tomberez forcément sur une multitude d’offres de services de traduction après avoir saisi votre recherche. En effet, l’internationalisation des contenus est en vogue et ne concerne pas uniquement les entreprises internationales. Pour répondre à cette demande croissante, tout traducteur confondu se déclare polyvalent.

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Connaissez-vous votre projet ?

Renseignez-vous sur la quantité des contenus à traduire, leur technicité et leur complexité, puis estimez votre délai. Il s’agit des paramètres les plus importants à prendre en compte pour trouver le prestataire adéquat (les services varient d’une agence à l’autre).

N’hésitez pas à vous informer sur quelques guides, blogs de traducteurs pour mieux connaître les exigences de la traduction. Certains avis sur les entreprises ou des listes d’anciens clients ou de fidèles aux entreprises sont une garantie sur la qualité des livrables.

Qu’est-ce qu’une agence de traduction fiable ?

Une agence de traduction responsable qui effectue un travail de qualité contrôle la qualité de son travail. Sachez que le contrôle qualité est une prestation indispensable dans un processus de traduction. Votre traducteur vous l’expliquera s’il est digne de confiance. Une agence de traduction se doit aussi de porter une attention particulière à chaque client. Il est de votre intérêt et de celui de l’entreprise de traduction de prolonger votre collaboration. Il n’y a rien de tel qu’une entreprise qui connaît par cœur son client et qui maîtrise le domaine dans lequel elle traduit. Vous aurez ainsi la certitude que vos textes mis à jour seront bien traduits. Vous remarquerez que la spécialisation de l’entreprise et le niveau des linguistes qu’elle compte sont très importants. Certains établissements vous annoncent d’emblée que la plupart de leurs traducteurs sont natifs ou spécialistes dans une discipline par exemple.

Si vous n’êtes toujours pas convaincu après vos recherches, n’hésitez pas à contacter les établissements que vous avez recensés puis testez-les en fonction des critères cités plus haut. Les devis et les échantillons de traduction vous guideront également vers le meilleur traducteur.

Avatar Ornella Andriamanantsoa

Source :http ://alphaomegatranslations.com/2016/12/13/como-y-por-que-contratar-la-mejor-agencia-de-traduccion/

Cinq conseils pour optimiser la qualité de votre traduction

Souvent, la pression pèse sur les traducteurs pour qu’ils rendent un travail le plus rapidement possible. Le problème repose sur la qualité d’une traduction rendue dans des délais trop serrés. Lorsque vous voulez faire traduire votre site, il est vital de penser à la qualité de votre contenu quelle que soit la langue. Pour contrer ce problème, voici cinq conseils pour faciliter le travail des traducteurs de votre contenu.

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Localisation, localisation et localisation !

Si vous savez à l’avance que l’un des projets que vous allez traduire va être localisé, il est conseillé de traduire en pensant localisation. En effet, si vous évitez les images avec du texte ancré, utilisez des logiciels d’écriture, adoptez une rédaction concise et précise, votre contenu n’en sera que plus simple et rapide à traduire, ce qui vous fera faire des économies sur la traduction.

Bien choisir ses traducteurs

Il va de soi que plus les traducteurs sont performants, plus la traduction sera de bonne qualité. Pour commencer, un traducteur doit TOUJOURS avoir pour langue cible sa langue natale pour un résultat réellement professionnel et naturel, avec le moins de fautes possibles. Bien entendu, plus le traducteur a d’expérience, meilleur sera le résultat de sa traduction, mais si vous devez travailler avec un traducteur sans expérience, assurez-vous qu’il connaît la terminologie avec laquelle il va travailler.

Faites une base terminologique

Si vous donnez une base terminologique à votre traducteur/agence de traduction, sa durée de travail sera considérablement réduite et il n’en sera que plus efficace. De plus, vous serez sûr que les termes utilisés seront justes.

Utilisez des mémoires de traduction

La mémoire de traduction permet aux traducteurs d’économiser du temps en traduisant automatiquement des termes récurrents et spécifiques à certains domaines. Plus vous la nourrissez, plus elle est efficace et permet de gagner du temps et de l’argent sur la traduction, quel que soit le traducteur qui l’utilise.

Relecture et contrôle d’assurance qualité

Une fois le travail terminé, la traduction passe par une phase de relecture et d’assurance qualité qui permet au traducteur de vérifier si les termes ont bien été utilisés dans le bon contexte. En effet, certains termes apparaissent hors contexte dans la mémoire de traduction et peuvent donc varier en fonction de la phrase.

Camille Rigaud

Source  : https ://www.net-translators.com/blog/5-easy-ways-to-improve-translation-quality/

Les contraintes du sous-titrage

Le sous-titrage est l’opération qui consiste à faire apparaître, dans un film, une série ou un jeu vidéo, la traduction résumée des dialogues en bas de l’écran. Il s’agit d’une tâche complexe qui présente bien des contraintes.

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Contrairement à la traduction de documents écrits, le sous-titrage ne vise pas à traduire l’intégralité des mots et phrases d’une langue à l’autre. En effet, la traduction de documents écrits nous permet de traduire chaque mot sans avoir à nous préoccuper du temps de lecture de chacun. Cependant, les sous-titres ne peuvent pas être aussi longs que certaines phrases que l’on pourrait lire dans un livre de fiction ; certaines règles de sous-titrage forcent donc les traducteurs à ne transmettre que le message véhiculé efficacement tout en respectant ces règles.

Selon les langues, il peut être relativement difficile de traduire les phrases dans leur intégralité tout en respectant les règles qui s’appliquent au nombre de caractères par seconde et au temps d’affichage d’un sous-titre. De ce fait, lorsque l’on traduit les dialogues d’un contenu audiovisuel, il faut retransmettre au mieux le sens des paroles sans s’attarder sur les expressions idiomatiques, les hésitations ou les fautes de langage.

Sous-titrer serait probablement trop complexe sans règles pour nous donner une idée du résultat à obtenir. C’est pourquoi il existe des règles de sous-titrage que vous devez toujours garder en tête lorsque vous devez mener cette tâche à bien. Ces règles, bien qu’elles puissent être contraignantes, peuvent réellement vous aider à travailler convenablement et à obtenir un résultat appréciable pour tous. De ce fait, il faut respecter le nombre de caractères par seconde dans chaque sous-titre, soit 32 à 36 caractères par ligne selon le support. Cela permet au sous-titre d’être lisible sans surcharger l’écran.

Il faut toujours penser, pour la lisibilité, à respecter la règle qui concerne le temps d’affichage des sous-titres à l’écran. En effet, l’enchaînement des sous-titres ne doit pas être trop rapide, car cela empêche de percevoir convenablement le changement de sous-titre. Bien sûr, il ne faut pas non plus laisser un sous-titre trop longtemps à l’écran car cela ne fait qu’encombrer l’image. En cas de doute, faites attention aux changements de plan pour savoir si votre sous-titre doit être moins long ou rester moins longtemps à l’écran. De plus, s’il y a du texte affiché à l’écran, sur une enseigne, par exemple, vous ne devez pas oublier de le traduire. Dans le cas où vous avez du texte et des paroles à traduire, n’hésitez pas à placer les sous-titres desdits textes en haut de l’image et ceux des paroles en bas. Cela vous permettra de conserver une bonne lisibilité des sous-titres.

Il est important de garder en tête le fait que le sous-titrage reste un domaine de la traduction ; même s’il n’est pas nécessaire de traduire chaque mot, le sens doit être parfaitement conservé et le ton du discours doit également l’être. De plus, il est important d’adapter le vocabulaire en fonction de la langue des sous-titres : la localisation (le processus d’adaptation d’un produit ou d’un service auprès d’une région spécifique) n’est pas négligeable. Cela permettra à votre sous-titrage d’être de bien meilleure qualité que si vous vous contentiez de traduire les phrases sans prêter attention à la culture de la langue cible.

Ainsi, alors que le sous-titrage peut sembler n’être qu’une traduction de films, séries et vidéos, cette modalité de la traduction audiovisuelle est loin d’être simple. À l’instar de la traduction d’un texte, le sous-titrage nécessite une attention sans faille, que ce soit au niveau du respect des règles ou au respect du sens des phrases originales.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/12/the-challenge-of-foreign-language-subtitling/

Créer sa propre agence de traduction : quelques clés avant de sauter le pas

L’idée vous trotte dans la tête depuis quelque temps, vous avez acquis plusieurs années d’expérience en tant qu’indépendant et vous vous sentez désormais prêt pour créer votre propre entreprise ? Alors cet article est fait pour vous !

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Aujourd’hui, les micro-agences et les auto-entreprises de traduction sont majoritaires sur le marché. Mais intéressons-nous à celles qui ont fait le choix d’avoir des locaux et des salariés à temps plein. Où faut-il s’installer ?  Avec qui travailler ? Quelle stratégie adopter ? Autant de questions qui méritent une étude approfondie, dans un secteur où la concurrence peut être rude…

Ne négligez pas le lieu de votre activité. Tout d’abord, ne vous installez pas dans une ville où les agences de traduction foisonnent, à moins que la ville soit de taille importante et que ces agences soient bien dispersées. Si les concurrents physiques sont trop nombreux, vous risquez d’avoir du mal à vous faire une clientèle, et c’est sans compter les concurrents qui exercent par Internet et qui n’ont pas de bureaux. Vous devez donc choisir un endroit stratégique qui soit à la fois isolé de la concurrence tout en restant facile d’accès mais aussi visible auprès des clients potentiels.

Soyez présent également sur Internet ! Ayez un beau site web, une page sur Facebook, Twitter, LinkedIn ou encore Viadéo. Internet est aujourd’hui le meilleur moyen pour développer votre image et vous faire connaître.

Misez tout sur la qualité de vos prestations en traitant un maximum de projets en interne. Vos traducteurs sont présents dans l‘entreprise chaque jour et c’est ce qui fait votre force. Muni d’une mémoire de traduction et de votre équipe au complet, vous allez pouvoir traduire en réseau, donc de manière collective, et garantir ainsi la cohérence, l’harmonie et, par conséquent, la qualité de vos traductions.

Proposez un large éventail de services. Ne vous cantonnez pas à la traduction/révision. Innovez, démarquez-vous, montrez que vous avez des atouts. Proposez des services d’interprétation, de sous-titrage ou encore de doublage et affichez fièrement vos domaines de spécialisation en grosses lettres.

Proposez un maximum de combinaisons de langues et ne fermez pas la porte aux freelance. Même si vos traducteurs ne couvrent que les langues principales tels que l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le portugais ou encore l’italien, faites-vous des alliés du côté des traducteurs indépendants ! Recrutez toujours les mêmes afin de les connaître et surtout de connaître leur manière de travailler. Vous aurez l’impression qu’ils font partie de votre équipe et eux aussi. Rien de tel qu’un partenariat de confiance qui dure dans le temps. En proposant des langues rares ou exotiques telles que le russe, le finnois ou encore le mandarin, vous attirerez les clients.

Équipez-vous  ! Les outils de TAO sont vos amis… MemoQ, SDL Trados, Memsource, OmegaT ou encore DéjàVu, choisissez celui que vous préférez et ne le quittez plus ! Vous traduirez bien plus vite et vous garderez des traces de tous vos projets. N’oubliez pas non plus les outils de PAO, ils vous seront utiles pour vos projets de localisation notamment.

Maintenant que vous avez mis vos idées à plat et imaginé votre projet de A à Z, il ne vous reste plus qu’à trouver des fonds, choisir un statut juridique et concevoir un logo qui vous ressemble !


Sources :

http ://translatorthoughts.com/2016/12/are-you-ready-to-set-up-your-own-translation-business/

https ://tti-network.com/agence-de-traduction-b2b-professionnelle/actualites/229-differences-entre-types-de-societes-de-traduction

Trébucher

Le rêve de l’indépendance… Douce utopie pour l’individu… Hélas, s’aventurer là-dehors à bicyclette sans petites roues n’est pas toujours chose aisée, la route est semée d’embûches, dont l’ignorance du débutant fait partie intégrante. Ainsi existe-t-il un large éventail d’erreurs récurrentes commises par les traducteurs indépendants en herbe. Cinq d’entre elles, accompagnées de leurs solutions respectives, seront ici passées en revue afin, pour une fois, que l’histoire ne se répète plus ! Il est temps maintenant d’entrer dans le vif du sujet. Puissent les erreurs de jadis poser les fondations des succès de demain.

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Les deux premières erreurs susceptibles de vous coûter un client durant la phase de prospection sont en rapport avec les e-mails. De grâce ne sombrez pas dans la dépravation en vous adonnant à la rédaction d’e-mails de masses impersonnels ! Évitez à tout prix les tournures de styles « Madame, Monsieur… ». Effectuez des recherches au sujet de vos prospects, et si le corps du message doit rester le même pour tous, prenez au moins la peine de les nommer. « Cher M. Chollet,… ». De cette manière, vos prospects auront le sentiment que vous vous adressez directement à eux (et non pas que vous menez une large campagne de prospection un peu à l’aveugle comme c’est certainement le cas), cela équivaut à une poignée de main ferme et un regard droit dans les yeux. En appliquant cette perle de sagesse, l’attractivité de vos e-mails se trouvera décuplée.

Mais cela ne fait pas tout, car nombre de traducteurs indépendants en herbe, à l’instar des individus en général, ignore négligemment l’importance de spécification de l’objet. Gardez à l’esprit que l’objet fait office de résumé du mail, et que vos prospects n’ont sûrement pas le temps de lire l’intégralité des e-mails qui leur sont envoyés, et trient ceux-ci en fonction de leur objet. Essayez donc, tout comme lorsque vous personnalisiez jadis votre CV, de trouver quelques mots à la fois professionnels et accrocheurs à inscrire dans la ligne d’objet. Privilégiez par exemple le fait d’« offrir des solutions aux problèmes rencontrés » par les prospects plutôt que tenter de « vendre vos services » telle une poissonnière de Ménilmontant. Ne parlez pas de commerce, mais de collaboration.

Le théâtre de la prochaine aberration est situé un peu plus loin dans le cycle professionnel : n’acceptez jamais de travailler contre rémunération inférieure au taux que vous vous êtes fixé. L’égarement peut conduire le traducteur indépendant débutant à casser ses prix dans l’espoir de voir poindre à l’horizon une nuée de clients, mais n’en faites rien ! Cela réduirait à néant tous vos efforts passés et futurs de développement, et vous pourriez bien vous trouver prisonnier de ces faibles taux. Alors si ce n’est pas fait, définissez en fonction de vos besoins, de votre niveau et de vos spécialisations (puis plus tard, de manière ponctuelle, en fonction du projet en cours) le taux qui vous correspond, et ne facturez plus jamais vos clients en dessous de celui-ci. Afin de vous en assurer, appelez votre taux idéal « taux minimal », puis ajoutez-y une marge comprise entre 10 et 20 %, qui servira en tant que marge de négociation. Soyez patients, ne bradez pas vos services, et votre développement à moyen et long terme se déroulera à merveille.

Ne pas demander de retour sur le travail que l’on a fourni. Voilà une grossière erreur. Demander un « feedback » relève du bon sens pour certains, des arcanes de la nécromancie pour d’autres… Quoi qu’il en soit, il s’agit là d’une étape cruciale sur la longue (longue) route vers votre perfectionnement. Demandez à chacun de vos clients ce qu’ils ont pensé de votre prestation, ce qui leur a plu, ce qui est à améliorer, aussi bien au niveau de la traduction brute que de la communication ou encore de la relation client. Ainsi serez-vous au fait de vos points forts et points faibles, pour mieux éliminer ces derniers.

Rester en contact avec ses clients. Non. Pardon. Ceci ne constitue pas une erreur. Ne pas le faire en revanche, pourrait causer votre perte, car il est bien plus aisé de fidéliser sa clientèle que de relancer une campagne de prospection à la fin de chaque cycle lunaire. Pour ce faire, rien de plus simple : envoyez à vos clients des e-mails (ni trop espacés dans le temps, ni trop rapprochés, afin qu’ils ne sentent pas harcelés). Leurs contenus peuvent varier : souhaitez-leur un joyeux Noël (et autres fêtes annuelles païennes populaires), informez-les d’une période de soldes que vous entamez, proposez leur des réductions spéciales, ou rappelez-leur simplement et cordialement que vous êtes disponible et enthousiaste à l’idée d’une collaboration future. L’essentiel est d’informer vos clients que vous existez toujours, et êtes plus actif que jamais. Car même à la suite d’une collaboration fructueuse, un client donné reste susceptible de se tourner vers un autre prestataire en cas de silence radio de votre part.

Comme à l’accoutumée, les cartes sont dans vos mains. Alors si la traduction en « freelance » vous tente, jetez-vous à l’eau, mais tâchez de vous souvenir de ces cinq petites erreurs, susceptibles d’être fatales à vos affaires. Cela serait d’autant plus regrettable que les éviter est d’une facilité déconcertante. Alors oubliez la métaphore précédente, jetez ces stupides cartes où bon vous semble avec votre ignorance et les petites roues de votre bicyclette, et pédalez sans vous arrêter !

FLORIAN HUYNH-TAN

Source : http ://successfulfreelancetranslator.com/freelance-translator-mistakes/