Comment faire de bons sous-titres  ?

Au-delà des compétences nécessaires liées à la traduction, un traducteur doit répondre à d’autres critères pour réaliser une bonne traduction audiovisuelle.

Le sous-titrage est un médium particulier de la traduction puisqu’il s’agit d’un intermédiaire entre la traduction écrite et orale. Devoir traduire des discours oraux à l’écrit, sur format réduit, induit une longue liste de règles à ne pas négliger.

suite

Cet article se centre sur une méthode de sous-titrage élaborée par mes soins. Étant novice, je cherche à éclaircir les étapes qui permettent de réaliser des sous-titres de façon simple et sans encombre. Tous ces conseils ne s’appliquent pas forcément aux ambassadeurs du sous-titrage, et après quelques traductions audiovisuelles vous irez sûrement plus vite et donc pourrez passer certaines étapes. Toutefois, cette méthode reste utile face à des traductions d’œuvres compliquées voire spécialisées (documentaires, conférences, etc.). L’avant-dernière étape concernant la mise en forme et les paramètres des sous-titres dans le logiciel reste concise et nécessite la consultation de méthodes annexes pour sa parfaite réalisation.

Les étapes de la traduction audiovisuelle :

  • La découverte du document :

Commencez par visionner la vidéo que vous devez traduire. Prenez connaissance de tous les éléments la composant :

    1. Le thème abordé
    2. Les différents locuteurs et leur point de vue
    3. Le public cible de la vidéo

Une fois familiarisé avec tout cela, assurez-vous de bien comprendre les tenants et les aboutissants des interjections. Si vous n’avez qu’un extrait d’une œuvre plus grande à traduire, vous pouvez faire des recherches complémentaires pour saisir les moindres éléments dont vous avez besoin pour le traduire.

Il m’est arrivé de constater de belles erreurs dans les sous-titres d’une série (bien qu’effectués non professionnellement, cela fait toujours tache de voir écrit à plusieurs reprises « vous n’êtes qu’un singe Athelstan » en entendant « You’re only a monk Athelstan ». Il s’agissait bien évidemment d’un moine, qui plus est un personnage récurrent dans Vikings). Preuve en est de la nécessité de ne pas traduire ce que notre oreille entend, mais plutôt ce que nous comprenons en contexte. Faire du sous-titrage, c’est d’abord être un bon téléspectateur et analyser chaque geste et paroles des acteurs dans les moindres détails pour bien comprendre l’œuvre.

  • La transcription :

Il n’est pas toujours nécessaire de devoir retranscrire le texte de la vidéo, du film ou du documentaire à sous-titrer. Vous pourrez parfois en trouver le script, s’il ne vous est pas déjà fourni. Quoi qu’il en soit, veillez toujours à bien relire ce script en écoutant la piste audio de votre support à traduire afin de vérifier qu’aucun élément n’ait été omis ou mal retranscrit. Il est plus astucieux de disposer du script de la vidéo avant de traduire puisque cela vous permet d’avoir le texte sous les yeux sans devoir réécouter incessamment le passage sur lequel vous travaillez.

  • La recherche :

Cette étape intermédiaire préparatoire à la traduction ne diffère pas de la recherche terminologique habituelle pour une traduction écrite spécialisée, bien qu’elle puisse inclure de localiser ou de transcréer certains éléments.

Faites une liste des éléments culturels de la langue source qui ne peuvent pas être traduits tels quels, et adaptez-les de manière à ce que votre public cible en saisisse l’essence. Le but étant d’adapter la traduction aux us et coutumes de la culture cible. Vous n’aurez parfois qu’à trouver l’équivalent (par exemple pour « príncipe azul » on ne traduira pas « prince bleu » mais « prince charmant »), c’est ce qu’on appelle la localisation.  Il faudra parfois inventer une correspondance culturelle (par exemple Tempête de boulettes géantes est traduit par « Il pleut des falafels » en Israël), c’est ce qu’on appelle la transcréation. Pour plus d’informations, vous pouvez d’ailleurs vous référer à mon précédent article portant ce nom sur ce site.

  • La traduction :

Pour commencer, il me semble judicieux de traduire le texte en amont sur un traitement de texte. Traduire à l’aide de la transcription et sans la piste audio permet de visualiser l’œuvre dans son ensemble pour mieux l’appréhender. Toutefois, utiliser un traitement de texte vous permettra surtout de favoriser la qualité de la traduction (le fond) et non la taille des sous-titres (la forme).

Je m’explique : lorsque l’on traduit directement sur un logiciel de sous-titrage quel qu’il soit, on se retrouve souvent confronté à un besoin de réduire la taille de notre phrase. Puisqu’il est nécessaire de respecter la taille maximale des sous-titres, le nombre de caractères par sous-titre, le temps d’affichage, etc., il faut reformuler nos idées, et les avoir traduites avant permet d’en dégager l’essentiel du message. De cette manière, l’étape de traduction s’effectue dans son but primaire : traduire. Ne pas mélanger les deux étapes peut, dans nos débuts en sous-titrage, être d’une grande aide.

  • La mise en forme :

  1. Effectuez votre « time code », c’est-à-dire déterminez où se placeront les sous-titres en fonction des interactions. Vous pouvez demander au logiciel de le faire, ce qui vous mâche le travail, même si vous devrez en général rectifier le découpage en fonction des paramètres énumérés ci-après.
  2. Pour réaliser le sous-titrage de votre vidéo, vous devrez vous référer aux standards concernant les paramètres des sous-titres : le nombre de caractères maximum par ligne et par sous-titre, la durée d’affichage et la durée entre chacun d’entre-eux. Ces éléments sont généralement imposés par le client, la boîte de production, ou plus largement par les normes de la traduction audiovisuelle. En général, une période de deux secondes doit séparer chaque sous-titre. Ceux-ci ne peuvent contenir que deux lignes de texte, en moyenne composées chacune de 30 à 40 caractères maximum (espaces incluses). Vous devrez veiller à ce que chaque sous-titre reste affiché suffisamment longtemps à l’écran pour que l’on puisse le lire sans que cela ne devienne trop contraignant pour les yeux. Il est possible de demander au logiciel de vous signaler lorsque vous excédez le maximum fixé, en paramétrant ces éléments.
  3. Vous pourrez ensuite passer au remplissage de vos segments de traduction. Vous avez pour but que chaque phrase occupe un sous-titre qui commence à la première ou seconde image où elle est énoncée, sans dépasser de trop dans le temps le moment où elle s’arrête, surtout si les interjections suivent rapidement. Il faudra également faire le nécessaire pour respecter le découpage des phrases au sein d’un même sous-titre en plusieurs lignes, pour ne pas entacher la compréhension. Par exemple, la phrase « Je ne dois pas mal découper mon sous-titre » devrait s’articuler ainsi sur deux lignes : « Je ne dois pas/mal découper mon sous-titre », et non pas « Je ne dois/pas mal découper mon sous-titre ». En réfléchissant bien, ce procédé s’effectue naturellement.
  4. Les normes de traduction audiovisuelle interdisent l’affichage des interjections et onomatopées inutiles à la compréhension, de manière à fluidifier la lecture et à raccourcir la durée des sous-titres. Évitez donc tout superflu tel que : « Bah, ce n’est pas grave », et favorisez seulement le « Ce n’est pas grave ».
  5. Pour respecter les paramètres de durée et de taille, essayez au maximum de réduire vos phrases. Cela vous permettra de faciliter votre découpage. Par exemple, la phrase « Je ne suis pas certain qu’il s’agissait de cet élément » pourrait se sous-titrer « Je ne crois pas que c’était cela ».
  6. Les normes de sous-titrage concernant la ponctuation varient selon le type de discours à traduire et s’adaptent toujours au cas par cas. Par exemple, pour certains dialogues à plusieurs interlocuteurs, vous devrez utiliser les tirets. Les guillemets ne servent que pour les discours, les lettres lues, etc. En fonction du type de sous-titrage, par exemple pour les malvoyants/malentendants, vous devrez insérer des balises de style pour les codes couleurs, entre autres.

Pour tous ces éléments techniques, vous pouvez vous référer à cette méthode : « http ://lingalog.net/dokuwiki/_media/cours/sg/trad/methodest.pdf »

  • La simulation :

La dernière étape consiste à lire vos sous-titres en même temps que la vidéo pour vérifier que tout s’articule correctement. Vous pourrez alors y apporter vos dernières modifications.

J’espère que cet article vous a été utile et qu’il vous a simplifié la tâche. Ce médium paraît inaccessible de par sa complexité, mais l’expérience vient naturellement grâce à la pratique.

Zohra Lepeigneul

Sources : http ://tavargentina.com/2018/05/pruebas-de-traduccion-audiovisual-que-errores-debemos-evitar/

Rédiger en anglais

« [Le traducteur s’engage] à traduire uniquement vers sa langue maternelle ou une langue cultivée, maniée avec précision et aisance. »

suite

Cette citation du code de déontologie de la Société Française des Traducteurs (SFT) est devenue l’une des règles d’or de tout bon traducteur. Cependant, si les métiers de la traduction et de l’interprétation appliquent cette règle convenue, qu’en est-il du métier de rédacteur technique ? La réponse est plus complexe qu’elle ne pourrait le sembler de prime abord. Comment choisir entre deux mots si je ne saisis pas les nuances subtiles dans leur sens ? Comment adapter mon discours à un public si j’éprouve des difficultés à saisir le registre d’une langue étrangère ? Est-ce que je devrais plutôt utiliser l’infinitif ou l’impératif pour donner des instructions ? Tant de questions qui mènent à une évidence : la rédaction ne devrait se faire que dans sa langue maternelle. Le fait d’avoir vécu avec les usages de la langue permet de faciliter la prise de position sur les réponses à ces questions.

Cependant, le marché actuel de la rédaction technique est tel que le rédacteur doit parfois écrire directement en anglais. Il s’agit souvent de documentations internes spécifiques ou de procédés propres à l’entreprise. Rédiger en anglais permet alors à l’entreprise d’économiser le prix d’une éventuelle traduction.

Mais alors, comment je rédige en anglais, moi ?

Tout d’abord, il faut commencer par éviter de traduire ses pensées avant de les mettre sur le papier. C’est un conseil qui concerne la rédaction dans une langue étrangère de manière générale. Ainsi, lorsque vous écrivez en anglais, pensez en anglais. Un texte écrit de cette manière sera plus naturel et mieux construit pour un locuteur natif. Et de cette façon, vous éviterez plusieurs pièges de formulations, qu’ils soient idiomatiques ou grammaticaux.

Une fois ce problème évité, vous devrez vous frotter aux nombreux écueils de la langue de Shakespeare. À titre d’exemple, il y a ce que l’on appelle les noun strings. Il s’agit d’une juxtaposition de noms destinés à qualifier un nom final. On estime généralement qu’à partir de cinq leur nombre nuit à la compréhension et ouvre aux interprétations. Par exemple, « Draft laboratory animal rights protection regulations » serait plus compréhensible écrit « Draft regulations to protect the rights of laboratory animals ».

Enfin, évitez les phrases longues et les formulations trop denses. Comme on dit dans le milieu de la rédaction technique, KISS (Keep It Short and Simple). Sachez rester simple et court, vous éviterez ainsi de vous perdre dans le fil de vos phrases.

David Loury

Source : https ://www.net-translators.com/knowledge-center/articles/writing-for-translation-10-tips-for-improving-your-documentation

Traduire uniquement vers sa langue maternelle  : règle imposée ou libre choix ?

Les langues représentent l’élément fondamental de l’activité d’un traducteur et chacun en utilise plusieurs dans son travail. À ce propos, la Société Française des Traducteurs (SFT) affirme que tous les traducteurs doivent traduire vers leur langue maternelle et non l’inverse. Et pourquoi ?

Crédit : allo-traducteur.fr

suite

Les avantages

Étant donné que chaque langue est intrinsèquement liée à la culture de son pays, il est naturel pour un natif d’adapter plus aisément un concept d’une langue étrangère vers sa langue maternelle. Il en connaît toutes les subtilités culturelles et les nuances stylistiques, ce qui lui permet de transmettre plus justement le message de départ.

De plus, il peut piocher instantanément dans la richesse du vocabulaire, des expressions et des formulations, car elles lui appartiennent dès sa naissance.

C’est la raison pour laquelle les agences de traduction recommandent toujours aux personnes ayant besoin d’une traduction de s’adresser aux traducteurs qui travaillent vers leur langue natale. À ce sujet, la Société Française des traducteurs est également intransigeante :

« Un traducteur qui déroge à cette règle de base a toutes les chances de négliger d’autres critères essentiels à la qualité de la traduction. Si vous voulez donner une image internationale, l’approximation est interdite. Sachez que dans de nombreuses cultures, les gens n’apprécient guère que l’on déforme leur langue. Faites appel à un traducteur dont la langue maternelle correspond à la langue d’arrivée désirée. »

Maîtriser sa langue natale est-il suffisant pour un traducteur ?

La réponse est certainement négative. La traduction n’implique pas seulement la transposition d’un texte d’une langue à l’autre. Plusieurs facteurs entrent en jeu dans ce processus, notamment la compréhension du texte source.

En effet, travailler vers sa langue natale ne garantit pas l’absence d’erreurs dues à l’interprétation approximative du document original. Il est indispensable que le traducteur soit compétent dans toutes ses langues de travail ; si son niveau en langues étrangères est peu élevé, il ne sera pas capable de véhiculer fidèlement le message de départ.

Et dans la réalité, que se passe-t-il ?

Lorsqu’un traducteur débute sur le marché professionnel, il est temps pour lui de choisir ses langues de travail. En général, la majorité des traducteurs choisit de travailler vers sa langue maternelle ; pourtant, d’autres élargissent le nombre de leurs langues de travail. Malgré l’opinion de la SFT et de certaines agences de traduction, cette décision ne suit aucune règle précise : elle dépend de la volonté et de la cohérence professionnelle de chaque traducteur.

Francesca Laganella

Source : http ://eurologos-milano.com/perche-si-dovrebbe-tradurre-solo-verso-la-propria-lingua-madre/

Accent et prononciation, quelles différences ?

La prononciation représente la manière dont les sons sont vocalisés dans une langue. Par exemple, la prononciation du phonème « th » anglais est à mi-chemin entre le [t] et le [z]. Le [x] russe ressemblera à la « jota » espagnole, au [g] du néerlandais ou au [c’h] du breton, et le [Ъ] du russe est un mélange assez guttural de [u] et de [i]. Les sons nasals tels que « an », « in » et « on » sont spécifiques au français et sont, au même titre que le signe dur [Ъ] de la langue russe, assez difficiles à reproduire pour les étrangers. Chaque langue a une façon bien à elle de prononcer les consonnes et les voyelles, ainsi que les groupes de lettres formant des sons particuliers. La prononciation est donc un phénomène propre à chaque langue.

suite

Lorsque l’on évoque le fait d’avoir un accent français en parlant anglais, on considère en fait que la prononciation de l’anglais est calquée sur celle du français.  La plupart du temps, lorsqu’on parle une langue qui n’est pas notre langue maternelle, notre origine devient évidente et les natifs n’ont alors aucune difficulté à savoir que, par exemple, lorsque quelqu’un demande dans un pays anglophone : « Wèrre arre ze toïlèts plize ? », il s’agit d’un Français. L’accent définit l’intonation propre à notre langue maternelle que l’on aurait calquée sur une langue étrangère, il associe donc les traits articulatoires et la prononciation de plusieurs langues.

À mon sens, il est donc très difficile de déterminer la frontière entre les concepts de prononciation et d’accent. On aurait tendance à mélanger facilement les deux, alors qu’il faudrait simplement considérer l’accent comme s’inscrivant dans la continuité de la prononciation d’une langue. D’un côté, il peut y avoir au sein d’une même communauté linguistique plusieurs accents. En France par exemple, les locuteurs vivant dans certaines régions auront tendance à prononcer différemment les mots terminant par le son « in » ou contenant le son « ai », ou même à rajouter le son « an » à la fin des phrases, ce qui peut donner de jolis « Bonjour-anh » ; d’où la notion d’accent régional. D’un autre côté, on parle d’accent étranger lorsqu’un non-natif parle une autre langue et prononce donc, à sa manière ou à la manière de sa langue maternelle la langue visée.

La question de la différenciation des deux concepts de prononciation et d’accent reste ouverte et sujette à de nombreux débats. Le dictionnaire Larousse défend la prononciation comme étant un phénomène articulatoire pour prononcer les sons, spécifique à une langue mais également à chaque personne ; et l’accent est défini comme l’ensemble des traits articulatoires, c’est-à-dire la prononciation et l’intonation propres à une communauté linguistique, qui trahit une origine nationale, régionale ou même sociale. L’accent serait donc plus représentatif de l’intonation donnée au langage que de la prononciation elle-même.

Did you get any of that ?

Zohra Lepeigneul

Source  : https ://www.mondelangues.fr/difference-accent-prononciation

Bien choisir son traducteur assermenté

Chaque année, un nombre croissant de Français font le choix d’aller vivre à l’étranger. Si c’est votre cas, vous devrez fournir certains documents à l’administration de votre pays d’accueil  : votre acte de naissance, de mariage ou de divorce, par exemple. Seul bémol, si l’on n’y parle pas français, vous devrez sans doute vous munir également de sa traduction. Attention, même si vous vous considérez bilingue, vous ne pourrez pas traduire vos documents vous-même. De même, n’importe quel traducteur ne fera pas l’affaire. Ce qu’il vous faut, c’est un traducteur assermenté.

suite

Crédit : pexel.com

 

Mais qu’est-ce qu’un traducteur assermenté  ?

Celui-ci créera une traduction certifiée de votre document et sera, avant tout, le garant de sa valeur juridique. Tout le monde ne peut pas devenir traducteur assermenté. En France, les tribunaux reconnaissent les traducteurs assermentés comme des experts judiciaires. Ceux-ci doivent obtenir un diplôme universitaire bac+5 et une expérience professionnelle significative, avant d’avoir à montrer patte blanche à la cour. Il leur est effectivement interdit d’avoir un casier judiciaire.

La cour d’appel de chaque région établit une liste qui les répertorie. Pour bien choisir votre traducteur assermenté, n’hésitez pas à aller la consulter.

Comment se passe la démarche  ?

Une fois la perle rare trouvée, n’hésitez pas à lui demander un échantillon de son travail. Si tout est en ordre, demandez un devis. Le traducteur détermine le prix selon le nombre de pages (entre 40 € et 120 € l’unité) et la paire de langues concernée. Plus elle est rare, plus la traduction devient chère.

Une fois le prix fixé et la traduction réalisée, celle-ci devra être légalisée. La légalisation (aussi appelée « apostille » selon les pays qui ont signé cette convention internationale) atteste de l’authenticité des documents fournis. C’est une prérogative des traducteurs assermentés.

En effet, le tampon du traducteur et sa signature apparaîtront sur le document d’origine et sur sa traduction. Ils devront ensuite être authentifiés à la mairie, à la chambre de commerce ou chez le notaire.

Et si je n’ai pas le temps  ?

Si vous ne souhaitez pas vous soucier de toutes ces formalités, le plus simple reste de vous adresser à une agence de traduction. Aujourd’hui, il existe même des agences qui concentrent leurs activités sur internet et auxquelles il est possible d’envoyer ses documents par PDF. Ils se chargeront de trouver un traducteur assermenté à votre place mais malheureusement, vous paierez davantage.

Dorian Baret

Source  : https ://aussietranslations.com.au/blog/tips-for-choosing-good-legal-translation-services/

Tuto broderie  : comment étoffer un texte  ?

Selon Wikipédia, la broderie est « un art de décoration des tissus qui consiste à ajouter sur un tissu un motif plat ou en relief fait de fils simples, parfois en intégrant des matériaux tels que paillettes, perles voire pierres précieuses ».

C’est exactement ce que je viens de faire en étoffant cette introduction maigrichonne grâce à une citation. Ce simple copier-coller me permet en effet de gagner quelques lignes, puis d’ajouter quelques mots en guise de commentaire.

Cependant, la stratégie d’étoffement ne doit pas être considérée comme un simple remplissage. Bien que la source puisse être plus fiable et plus intéressante que la page « Broderie » de Wikipédia, cet apport extérieur me permet à la fois d’établir une tentative de leçon par l’exemple, et d’imager mon propos en faisant une analogie entre l’art d’étoffer un texte et celui de la broderie. Ayant tous plus ou moins mis les pieds dans le système éducatif français, nombreux sont ceux qui se sont familiarisés à l’emploi polysémique de ce terme, lorsqu’au sortir d’un examen, ils se vantaient d’avoir réussi à « broder un peu ».

suite

Il est intéressant de noter qu’en français, le domaine de la couture s’associe volontiers au discours oral ou écrit. Nous disons bien : « un tissu de mensonges »  ; on peut parfois « perdre le fil » d’une conversation  ; et nous qualifions certains propos de « décousus » ou trouvons qu’ils sont « cousus de fils blancs ».

Une coïncidence  ? Pas tant que ça, si l’on en croit l’étymologie du mot « texte », à savoir le mot latin « textum », qui vient du verbe « textere », signifiant « tisser » (et dont on retrouve la racine dans « textile »). Si l’art de la rédaction partage sa rigueur et sa technicité avec celui de la couture, il est aisé de concevoir ce que le fait d’étoffer a en commun avec la définition de la broderie proposée en ouverture.

Aujourd’hui, je vous propose un tuto broderie afin de vous assurer que vos futures réalisations fassent leur plus bel effet.

  • La périphrase

Une première idée pour étoffer votre texte est de remplacer certains mots par une périphrase.

Exemple  : au lieu d’utiliser le terme « périphrase » ci-dessus, j’aurais pu écrire « courte phrase explicative reprenant les mêmes idées en les développant davantage ».

Attention toutefois à ne pas créer de lourdeurs, le but est d’expliquer plus en détail. Restez direct et pensez à ne pas perdre votre lecteur avec des imprécisions.

  • L’exemple

Ajoutez des exemples concrets et des données chiffrées, comme des statistiques. Cela permettra d’ajouter quelques mots à votre texte tout en aidant votre lecteur à mieux comprendre votre propos. L’exemple lui permettra aussi de mieux se souvenir de votre texte, surtout s’il est original et évocateur.

Exemple d’exemple  : dans le quatrième paragraphe, j’ai ajouté des expressions dans lesquelles le discours est assimilé au tissu ou à la couture.

  • La citation

Bien que non considérée comme un pur apport personnel, vous pouvez rebondir sur une citation pour l’expliciter, comme démontré en introduction de cet article.

  • Les sources

De la même manière, n’hésitez pas à citer des sources utiles à vos lecteurs et à les présenter brièvement.

  • L’introduction et la synthèse

Vous avez sûrement déjà pensé à écrire une introduction et une conclusion au début et à la fin de votre texte. Vous pouvez reprendre ce principe pour chacune de vos parties, grâce à des courtes phrases vous permettant d’articuler votre discours.

  • L’ouverture

En fin de rédaction, vous pouvez introduire une nouvelle idée pertinente permettant d’élargir les pistes de réflexion de votre lecteur.

Exemple  : pour conclure, je pourrais écrire une courte phrase annonçant à mes lecteurs la parution d’un futur « tuto cuisine » portant sur les ingrédients essentiels à une relecture visant à livrer un article sans coquilles.

  • Le point de vue

Pensez à changer d’angle lorsque vous exposez votre propos. Vous pouvez présenter un point de vue différent pour rallonger votre texte et ainsi toucher un public plus large. Une manière de procéder est d’énoncer les arguments favorables et défavorables relatifs à un point que vous venez d’exposer.

Exemple  : l’approche quelque peu humoristique de mon article permet de capter plus facilement l’attention de mes lecteurs, mais elle pourra également me discréditer auprès d’un certain public aux attentes plus conventionnelles.

  • La collaboration

Vous pouvez faire lire votre travail à un collègue rédacteur afin qu’il vous propose différentes approches et des idées pour étoffer. Vous pouvez trouver une personne ayant des connaissances relatives à votre domaine de rédaction et avec qui collaborer. Une fois que vous avez travaillé votre texte aux limites de vos capacités, envoyez-lui votre document afin qu’elle le retravaille en y apportant ses connaissances personnelles. Par la suite, vous lui rendrez la pareille. Vous pouvez également recueillir des données et des opinions en postant une question sur les réseaux sociaux.

Amis rédacteurs, il ne tient maintenant plus qu’à vous de vous pencher à nouveau sur votre ouvrage. « Croisons le fil, brodons avec bonheur, pour qu’au-delà du temps, les mots demeurent ».

Maxime Cicurel

Source : https ://www.redacteur.com/blog/comment-etoffer-texte-trop-court/

Un phare pour un océan de clients

Si la perspective de se lancer en freelance est synonyme de liberté d’action, elle contient cependant une notion d’instabilité. En effet, la principale peur de tout traducteur à son compte, c’est de ne pas avoir (assez) de client. Chose encore plus tangible lorsque l’on vient juste de terminer sa formation et que le grand bain semble davantage ressembler à un océan.

Alors que faire  ?

La réponse, bien évidemment, est de démarcher des clients.

suite

Des bouteilles à la mer

Bien que basique, démarcher des clients passe avant tout par le courrier électronique.

Le problème réside dans le succès de cette méthode  : pour vingt-cinq mails envoyés, combien seront lus  ? Combien seront retenus  ? Combien vont aboutir à une offre  ?

Le résultat oscille entre une réponse et rien du tout.

Jennifer Goforth Gregory, dans son livre The Freelance Content Marketing Writer, offre quelques éléments de réponse afin d’approcher cette phase de démarchage plus sereinement  : il ne faut pas avoir peur de la quantité. Si le ratio de réponse est faible, il suffit simplement d’augmenter les occurrences. Selon son expérience, obtenir au moins une réponse positive toutes les cinquante demandes et un client pour cent mails, c’est envisageable. Ceci peut donc amener à une quantité virtuelle de mails relativement effarante. Il convient cependant de garder à l’esprit que ce ratio reste avant tout un repère  : il est possible de trouver des clients rapidement, mais il ne faut pas hésiter à persévérer, même si de nombreux mails se sont déjà révélés infructueux.

Combien de clients  ?

Beaucoup de traducteurs pensent qu’entre vingt et trente clients suffisent, mais il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin. De par la nature de ce métier, il est important de démarcher en continu, au rythme d’une à deux demandes par jour, afin de pouvoir garder une marge de manœuvre confortable. Construire son carnet prend du temps et toute perte de client doit donner lieu à une recherche accrue. Ceci est encore plus valable pour les nouveaux arrivants  : les premières semaines d’activité à son compte devraient se concentrer majoritairement sur la prise de contact.

Soignez l’étiquette

Si les demandes n’aboutissent pas, il existe peut-être d’autres raisons à cela. Il est important de bien vérifier le contenu et la formulation du mail, du CV ou de la lettre. En dépit de son caractère fastidieux, prendre systématiquement le temps de faire une demande individualisée peut s’avérer payant. D’autre part, il faut être conscient de son champ des possibles  : se limiter à certains domaines peut également être la source du problème.

Pour conclure, être à son compte, c’est être acteur de son succès, ou tout du moins de sa visibilité. Si l’objectif principal est de décrocher un client, devenir une « possibilité pour une traduction future » est (presque) aussi important. Le démarchage est une phase vitale pour le traducteur freelance et donc peut être source d’inquiétudes. Il n’y a pourtant aucun risque à se proposer, alors jetez-vous à l’eau  !

Clément Lagarde

Source  : http ://www.thoughtsontranslation.com/2018/08/13/much-marketing-enough/

Conseils et méthodes pour une relecture efficace

Tout traducteur ou rédacteur est censé produire des textes parfaits en termes de structures linguistiques, d’adaptation culturelle et de normes graphiques  ; mais il est toujours possible de rencontrer des fautes dans le texte. Pour assurer un travail irréprochable, il faut donc soigneusement relire le document avant la livraison. Cette étape permet de vérifier que le produit est bien conforme, fluide et compréhensible par le public cible. Voici donc quelques conseils qui peuvent être utiles lors d’une relecture.

suite

Le rôle du relecteur est de repérer les fautes qui sont passées inaperçues et un des principaux prérequis pour y parvenir est la concentration. Il faut donc éliminer toute distraction environnante (portable, radio, etc.) et s’assurer de ne pas être fatigué, car cela pourrait engendrer un manque d’attention. De plus, il est préférable de ne pas se relire soi-même, mais de se faire relire par une autre personne, car nous avons tendance à repérer plus facilement les erreurs des autres que les nôtres.

Avant de se plonger dans le repérage des fautes de typographie ou de grammaire, il est conseillé de relire le texte à voix haute afin de corriger de potentiels problèmes de rythme.

Les correcteurs automatiques d’orthographe sont des éléments précieux, mais ils ne sont pas toujours efficaces à 100  %. Une petite astuce pour repérer des erreurs de ce type est de relire le texte en partant de la fin. Bien que cela ne paraisse pas logique, cette technique permet à l’œil de se concentrer sur chaque mot plutôt que sur de longues phrases. De cette façon, notre cerveau ne pourra pas corriger automatiquement les erreurs en fonction du contexte, comme il le ferait en lisant chronologiquement, mais il sera contraint à trouver toutes les fautes de frappe ou d’orthographe.

Chaque langue présente des pièges auxquels les relecteurs doivent faire attention, par exemple les homonymes. En effet, il est assez facile de confondre des mots qui se prononcent ou s’écrivent de façon identique, mais de sens tout à fait différent.

Enfin, les chiffres peuvent également menacer la correction d’un texte lorsqu’ils ne sont pas bien écrits. Qu’il s’agisse d’une traduction ou d’une rédaction, le relecteur doit bien les vérifier dans un document et si un numéro ne semble pas être correct, il a le droit de faire appel à son bon sens ou d’effectuer une recherche rapide pour éliminer l’erreur.

Francesca Laganella

Source  :  https ://aussietranslations.com.au/blog/proofreading-tips-and-tricks/

Premiers contacts professionnels  : les bonnes questions

Pour la promotion 2018/2019 du master Traduction et Rédaction Technique du CFTTR, c’est bientôt l’heure des premiers contacts avec les entreprises pour fixer les termes du contrat de stage que les étudiants devront effectuer à la suite du deuxième semestre.

Si l’éclectisme est au cœur de nos métiers et contribue largement à l’intérêt que nous portons à nos domaines respectifs, il marque aussi fortement les usages professionnels.

suite

Voici donc quelques pistes afin de répondre à la question suivante  : que l’on soit traducteur ou rédacteur technique, que doit-on garder en tête au cours des échanges avec les clients et les entreprises afin d’établir des bases solides lors de la prise de poste  ?

La clé de voûte pour découvrir votre rôle au sein de l’entreprise est d’essayer de comprendre l’entreprise elle-même. Vous devrez bien sûr vous intéresser à son domaine et en intégrer les codes au plus vite afin de ne pas être pris au dépourvu par une terminologie trop spécifique, par exemple.

Si ce constat vous paraît évident, n’hésitez pas à le dépasser et à chercher un peu plus en profondeur ce qui fait la spécificité de l’entreprise  :

À quelle clientèle s’adresse-t-elle  ?

Cette question est primordiale puisqu’elle va guider votre travail. Elle vous permettra d’adapter l’emploi des termes (spécifiques ou généraux) ainsi que votre niveau de langue.

L’entreprise a-t-elle l’habitude de travailler avec des personnes ayant un profil similaire au vôtre et pourquoi a-t-elle besoin de vous  ?

Vous pourrez ainsi mieux prendre conscience de votre rôle au sein de l’entreprise.

Avec quels outils travaillerez-vous  ?

En effet, certaines entreprises vous imposeront des outils spécifiques de TAO, ou un format de fichier, alors que d’autres vous laisseront travailler librement. Pour cette question comme pour d’autres, vous pouvez bien sûr proposer des solutions pour améliorer le workflow de l’équipe, mais restez toujours flexible et compréhensif.

Quel sera le statut légal de votre production  ?

Certaines de vos missions seront peut-être protégées par une clause de confidentialité. En tant que bon professionnel, il est nécessaire de s’en informer au plus tôt pour éviter toute divulgation d’information involontaire (dans une discussion informelle ou une recherche web, par exemple).

Y a-t-il une échéance à respecter  ? Est-elle négociable  ? Allez-vous travailler seul ou en équipe  ? Quel chemin votre travail effectuera-t-il avant la livraison finale  ?

Autant de questions qu’il faut garder à l’esprit pour construire votre crédibilité professionnelle et pour éviter nombre d’obstacles et d’accidents qui vous empêcheraient de vous épanouir au sein de votre entreprise et dans vos relations avec les clients.

Si l’enthousiasme est de mise et est souvent appréciable chez un jeune professionnel, il est également essentiel d’adopter une véritable posture réflexive afin de partir sur de bonnes bases plutôt que de foncer tête baissée dans un projet aux contours flous. Vous, comme l’entreprise, pourrez ainsi vous engager dans une démarche professionnelle consciente et de qualité.

Maxime Cicurel

Source  : https ://www.gala-global.org/blog/15-questions-ask-new-client

L’importance de mettre l’accent sur votre prononciation

« Look at that sheep ! ». En quelques secondes, le sens d’une phrase peut changer du tout au tout. Un quiproquo tel que celui-ci peut en effet rapidement survenir lorsque l’on parle dans une langue étrangère. Les Français sont notamment assez connus pour leur accent prononcé dans la langue de Shakespeare. Et, bien que certains y trouvent un certain charme, la prononciation erronée de certains termes peut mener à de multiples confusions. Pour reprendre l’exemple cité plus haut, il y a tout de même une grande différence sémantique entre les mots sheep et ship. Pourtant, une seule syllabe suffit à changer entièrement le sens de la phrase. Certes, cela reste sans grande conséquence dans ce cas-là, mais ce genre de malentendu pourrait aisément être de plus grande ampleur dans certaines situations.

suite

Ainsi, l’accent n’est pas seulement une question de style oral. La prononciation en anglais par certaines nationalités a beau être critiquée, ce n’est pas sur la sonorité plaisante ou non de l’accent qu’il est important de se concentrer. Ce détail phonique n’a d’importance que dans le cas où il fait réellement entrave au message. L’anglais n’est évidemment pas la seule langue concernée. Toutes possèdent leur lot de règles à respecter lorsque l’on en vient à la prononciation. Ces différences interlinguistiques demeurent malgré tout ce qui fait l’unicité de chacune d’entre elles. C’est d’ailleurs ce qui rend les règles de prononciation si difficiles à assimiler lorsqu’il ne s’agit pas de notre langue maternelle. Tant de problèmes, mais est-il possible d’y faire quelque chose ? Existe-t-il une solution miracle ?

Non. Dans tous les cas, il va falloir y mettre du sien. Améliorer sa prononciation dans une langue étrangère signifie la pratiquer régulièrement. Ce n’est pas seulement en regardant des œuvres multimédia en version originale que l’on s’en retrouvera meilleur en expression orale. À la limite, cela peut aider à mieux comprendre, mais certainement pas à mieux communiquer. Cela va sans doute paraître cliché, mais le meilleur moyen d’utiliser de manière assidue une langue étrangère est d’aller tout simplement dans un pays où elle est la langue officielle. Et si vous n’avez pas les moyens, il est toujours possible de rencontrer des étrangers qui n’attendent que vous pour converser. Partez à la rencontre de ces gens, et peut-être que vous adopterez leur accent !

Avatar Donovan Chevalier

Source : http ://www.infoidiomas.com/blog/8255/pronunciacion-del-ingles/