La VOST pour mieux s’exprimer !

Je suis sûr que vous aimez regarder séries et films, dont la plupart viennent probablement de l’étranger. Dépendant de votre niveau, il est possible que vous activiez les sous-titres, et c’est aujourd’hui ce que nous allons aborder !

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Tout d’abord, mise au point. Ici, nous allons parler de VOST (Version originale sous-titrée), donc pas de sous-titres traduits, déjà parce que cela est plus adapté lorsqu’il en vient à l’apprentissage d’une langue. Ensuite, il est possible que vous soyez déjà tombés sur différents sous-titrages de films ou séries vous ayant laissés effarés devant leur médiocrité, alors autant en rester à leur version originale. Là au moins, nous sommes certains de lire quelque chose de correct !

Commençons donc par le commencement : apprendre une langue, c’est diablement long et ça demande un investissement aussi régulier que sérieux. Je suppose que tout le monde s’accorde sur la question. Malheureusement, tout le monde n’a pas le temps de prendre des cours pour s’améliorer, et à défaut de mieux, on se rabat souvent sur des applications mobiles ou autres plateformes d’apprentissage pour s’y mettre.

Mais survient maintenant un hic : une fois « apprise », il est fort possible d’avoir quelques difficultés à utiliser une langue, car apprendre une langue, c’est une chose, mais l’utiliser en est une toute autre. En effet, pour cela, il est mieux d’avoir une certaine compréhension de celle-ci, en particulier en termes de contexte.

Ici arrive l’intérêt premier d’utiliser le sous-titrage comme un moyen d’apprentissage. Tout d’abord parce que je pense que tout le monde s’accordera à dire qu’apprendre en se distrayant rend la tâche moins fastidieuse. Ici, c’est en réalité plutôt un moyen d’associer plus aisément des mots ou expressions à leur contexte : voir une scène dans une série (par exemple) et le sous-titre qui correspond à ce qui est dit permet d’associer les deux clairement. Ainsi, lorsque nous entendons de nouveau ces mots ou expressions, le contexte nous revient bien plus facilement. Comprendre ce qui est dit est alors plus aisé, et vice-versa lorsqu’il s’agit de s’exprimer : nous nous souvenons de la situation, du coup, les mots nous reviennent d’eux-mêmes.

De plus, les sous-titres ont un intérêt pour les films étrangers eux-mêmes, simplement du fait qu’ils offrent une perspective linguistique différente de celle qu’il nous est possible de percevoir dans leur version doublée ou sous-titrée en français. Voir un film dans sa version originale permet une meilleure appréhension et compréhension de la culture du film.

En gros, si votre expression écrite comme orale est bancale, regardez des séries en VOST, c’est la solution idéale !

Maxime Cléret
Révisé par Camille Le Corre

Les crèches bilingues  : une bonne chose pour vous et vos enfants  ?

C’est bien à nos parents que nous devons, en général, notre capacité à nous exprimer. Leurs douces paroles que nous entendons depuis le berceau alors que nos sens s’éveillent jour après jour. Il est donc bien normal de les remercier dès le plus jeune âge en balbutiant nos premiers mots  : « Papa » et « Maman ». Un élan de fierté pour le paternel, une teinte de mélancolie pour celle qui nous a porté dans son ventre.

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Et pourtant, certains parents ont préféré prendre le risque de ne pas comprendre les premiers mots de leur enfants en les inscrivant aux crèches bilingues. « Mum » et « Dad » : des mots pourtant lourds de sens qui sonnent vides si on ne les comprend pas. Sans pour autant donner des exemples aussi extrêmes, la question des crèches bilingues se doit d’être soulevée.

Il est important de rappeler que « bilingue » désigne une personne ayant deux langues maternelles. C’est un mécanisme linguistique, mental et cérébral, qui apporte de nombreux avantages pour l’avenir ! Nul ne peut se prétendre bilingue en balbutiant correctement quelques mots dans une langue étrangère. Mais bien que l’apprentissage des langues fasse partie intégrante de l’éducation en France, beaucoup s’accordent à dire qu’« en France, on parle français ». Mais alors, pourquoi les crèches « bilingues » ont-elles la cote de nos jours ?

Les jeunes parents de la génération Y ont souffert de leur manque de connaissances en langues étrangères, notamment de l’anglais, et souhaitent un avenir plus brillant pour leur progéniture. Avec la propagation des anglicismes et du marché international dont la langue est l’anglais, il n’est pas dur de comprendre l’envie de ces parents d’offrir plus d’opportunités à leurs enfants. La soif de voyage des enfants de 80 à 2000 se traduit par le désir de découvrir de l’exotisme chez leur propre bambin. Un argument valide, peut-être, mais pas pour le moins réfutable.

En effet, quand on regarde les principaux intéressés de plus près, il a été démontré qu’un enfant bilingue aura peut-être des difficultés à prononcer ses premiers mots autant dans une langue que dans une autre. Il arrive même que la langue sociale (parlée en dehors du foyer) prenne le dessus. De manière générale, ce cas de figure ne pose pas de problème, puisqu’au moins un des parents de l’enfant bilingue parle la langue sociale. Que se passe-t-il alors si aucun des deux parents ne connaît la langue de son enfant ?

Un cas de figure peu probable chez les petits Français, et pourtant devenu possible depuis la création des crèches bilingues.

Français à la maison, anglais à l’extérieur. L’esprit de l’enfant étant tourné vers la découverte ou l’inconnu, un bambin apprend les concepts les plus fondamentaux de la société en dehors de la maison. Apprendre les préceptes du respect dans deux langues différentes peut s’avérer difficile… surtout si la communication entre les deux générations est bloquée par la barrière de la langue.

« Awright », me direz-vous, « It’s all about communication ». Et, oui, c’est vrai. La communication, c’est important. La compréhension, c’est encore mieux. Finalement, une seule question se pose alors que l’on choisit la crèche de son nouveau-né. Êtes-vous prêt à ce que l’on vous appelle « Mummy and Daddy » ?

 

Gildas Mergny

Révisé par Blandine Fourchet et Virginie Le Diagon

Source : http ://www.tradonline.fr/creches-bilingues-vraie-bonne-idee-nos-bambins/

L’absence d’académie de la langue anglaise

Académie française, Real Academia Española (Académie royale espagnole), Rat für deutsche Rechtschreibung (Conseil de l’orthographe allemand) : ces noms nous sont familiers en tant que linguistes. Il s’agit des institutions qui normalisent la langue, préservent l’unité linguistique et s’adaptent si nécessaire à l’évolution de la langue. Il n’existe cependant pas d’institution équivalente pour la langue anglaise à ce jour. Pourquoi n’y a-t-il pas d’ « Académie anglaise » ? Comment normalise-t-on cette langue ?

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L’histoire de la langue anglaise

Comme toute autre langue qui s’est répandue de par quelques faits historiques, l’anglais possède des variantes. Notons l’exemple d’une variante qui est devenue une langue officielle : l’anglais américain aux États-Unis. Une académie de la langue anglaise aurait pu voir le jour mais le projet fut abandonné. Plus tard, en 1800, la même initiative émerge aux États-Unis sous John Quincy Adams. Le Royaume-Uni et les États-Unis souhaitaient donc normaliser et établir les règles de la même langue. Cela pourrait justifier le fait que l’institution qui réglemente l’usage de l’anglais n’ait toujours pas été créée. Pourtant, rien n’empêche réellement sa création puisque chacune des deux variantes est utilisée et enseignée dans le monde.

Anglais britannique ou américain ?

L’usage de l’anglais continue à être conflictuel aujourd’hui. En effet, chaque variante (britannique et américaine) a ses partisans. Fort heureusement, son usage n’est conflictuel que d’un point de vue intellectuel, certains apprécieront plus la grammaire d’une langue que celle d’une autre. Un européen serait aussi amené à privilégier l’anglais britannique pour des raisons historiques (malgré le Brexit qui a eu lieu récemment). Ensuite, pour des raisons diplomatiques, il semble logique de toujours s’adapter à la langue du pays. Si votre interlocuteur est américain, il convient d’employer l’anglais américain.

Enfin, bien que cette langue ne soit pas normalisée par une institution, plusieurs références restent à disposition pour mieux adapter nos contenus en fonction de la variante de l’anglais utilisée. Un autre enjeu subsiste : cette adaptation pose de plus en plus de problème car l’anglais s’est davantage répandu à cause de la mondialisation et possède plusieurs variantes.

 

Avatar Ornella Andriamanantsoa

Source : http ://blog-de-traduccion.trustedtranslations.com/busca-la-real-academia-inglesa-2016-12-02.html

« Make dictionaries great again », ou l’effet Trump sur les langues

L’élection présidentielle américaine de 2016 a certainement apporté son lot de surprises. La plus grosse surprise reste sans doute la désignation de Donald Trump comme le quarante-cinquième président des États-Unis d’Amérique. Bien que sa nomination soit largement contestée, aux États-Unis comme dans le reste du monde, il est indubitablement l’une des personnalités les plus influentes de 2016. Son impact apparaît notamment à travers les différents néologismes dont l’homme d’affaires a été l’inspiration. En voici quelques exemples.

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Trumpisme

Quel meilleur mot choisir en premier exemple que celui qui représente les idéaux de la personne dont il est question ici ? Ce terme a été employé par Mitt Romney, candidat républicain de l’élection présidentielle américaine de 2012, en opposition avec le républicanisme. Selon le politicien, les valeurs défendues par Donald Trump, telles la xénophobie et l’intolérance religieuse, sont contraires à celles du Parti républicain. Le « Trumpisme » se rapprocherait alors davantage du populisme.

Trumponomics

Mélange astucieux entre le nom « Trump » et « economics » (les sciences économiques), les « Trumponomics » désignent assez naturellement la politique économique défendue par le milliardaire. C’est néanmoins un type de néologisme qui tient ses origines des années Reagan, où l’on parlait alors de « Reaganomics ».

Trumpisation

C’est un cocorico pour le prochain néologisme. La « Trumpisation » provient de Manuel Valls, l’ancien premier ministre français. Ce mot a cependant fait parler de lui pour avoir fait son entrée dans le dictionnaire suédois, dans ce cas « Trumpifiering », en fin d’année 2016. Quelle qu’en soit la version, le terme est défini comme la « modification du débat politique en faveur d’un style rhétorique où l’on s’exprime de manière à être remarqué sans tenir compte des conséquences ni des faits ». Autrement dit, il s’agit d’une description du style oratoire du président des États-Unis.

Trumpistas

Donald Trump n’a pas été élu d’un claquement de doigt, des électeurs ont fait ce choix. Parmi ceux-ci, on peut trouver les « Trumpistas » qui représentent tout simplement les latino-américains qui ont voté pour l’actuel président des États-Unis. Ce terme a probablement été inventé pour mettre en avant une certaine incohérence étant donné les propos considérés comme racistes et xénophobes qui ont pu être exprimés par le candidat lors des élections présidentielles de 2016.

Trumpear

Le prochain mot est d’ailleurs d’origine hispanique. Il s’agit d’un jeu de mots à partir de « trompear » qui signifie « cogner ». Le nom du président a inspiré un nouveau verbe : « trumpear ». De nombreuses définitions existent pour celui-ci, que ce soit « proposer des choses stupides impossibles à réaliser », « agir d’une façon ridicule et se contredire après coup » ou encore « polariser, injurier, terroriser en guise de stratégie électorale ».

Trumping

Loin des connotations issues du « Trumpisme », le dernier néologisme du jour est sans aucun doute le plus cocasse. Énormément médiatisé, Donald Trump n’a pu échapper aux moqueries et railleries, particulièrement vis-à-vis de son physique. Que ce soit son visage aux expressions diverses ou sa célèbre chevelure, il n’a pas fallu attendre longtemps pour qu’un mot en émerge : le « Trumping », ou l’art de se maquiller à l’effigie du président Trump. Si jamais vous êtes intéressés, vous pouvez visionner le tutoriel en suivant le lien ci-dessous pour éviter de vous « trumper » lors de votre prochaine séance maquillage : https ://youtu.be/xDgy37kPOZ4

La liste des néologismes est encore bien longue, et elle risque de continuer à s’agrandir. Ce phénomène a beau exister depuis des lustres, Donald Trump a su être une muse des plus inspirantes. À défaut de pratiquer la langue de bois, l’actuel président des États-Unis n’a clairement pas manqué de faire son effet sur les langues à travers le monde.

Sources : https ://20000lenguas.com/2016/11/20/los-neologismos-de-la-era-trump/

Argot

Tout d’abord, il est important de rappeler qu’aucune forme d’argot ne peut rivaliser avec l’impératrice de celle-ci : le verlan franco-français, que le dubitatif écoute de la bouche de Fabrice Lucchini dans Tout peut arriver. Cela n’empêche pas pour autant d’en voir fleurir dans toutes les langues que ce soit pour des raisons pratiques, d’appartenance à un milieu social, ou encore juste pour s’amuser !

On trouve chez les anglophones l’exemple des totes abbreviations ou totesing, procédé consistant à abréger des mots par troncature (le mot totes est lui-même la forme ainsi abrégée du mot totally).

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Ces abréviations se forment en quatre étapes simples et intuitives, à condition d’être soi-même anglophone, ou de parler couramment l’anglais :

  • Repérer et isoler la syllabe accentuée. Pour ginormous par exemple, ce sera gi – NOR – mous.
  • Y associer toutes les consonnes consécutives suivantes : norm.

Il est important de noter qu’il s’agit ici d’oral, non d’écrit. Ainsi, pour le mot comfortable le résultat de cette étape serait comft car le or n’est pas prononcé. De plus, en anglais, le ton est toujours montant sur la fin d’une syllabe, ainsi un mot comme republican restera repub, sans devenir republ.

  • Ajouter ensuite la ou les syllabes précédentes et se débarrasser de tout le reste !
  • Cette dernière étape est facultative : il est possible d’ajouter un suffixe afin de « personnaliser » l’abréviation :–s/z (ginormz), -y/ie (girnomie), -o (girnormo), ou encore la forme plurielle en –s/z (ginormsies).

Vous voilà désormais professionnel des totes abbreviations, mais maintenant que le fonctionnement de celles-ci ne constitue plus une science obscure, se pose la grande question : à quoi cela peut-il bien servir ?

Le procédé est bien plus ancien encore, on en trouve d’ailleurs des exemples dans la chanson S wonderful d’Adele Astaire et Bernard Clifton en 1928. Il est probable que son émergence au début du XXIème siècle soit due à l’apparition des SMS, tweets, et autres messageries instantanées car il permet de raccourcir les mots, ce qui s’avère être utile pour l’usager de ce genre de services. Cependant, son utilité principale, qu’il a en commun avec les autres formes d’argot, est de marquer l’appartenance à un groupe social : dans le cas du totesing, il s’agira d’adolescents et de jeunes adultes, à quelques exceptions près.

De plus, s’il y a bien une chose que l’argot révèle c’est cette volonté qui sommeille en chacun de nous de toujours tordre, distordre, tronquer ou rallonger les mots selon des procédés plus innovateurs les uns que les autres, et tout cela juste pour s’amuser ! Car, si utilité pratique il y a derrière chaque forme d’argot, il faut reconnaître que beaucoup d’entre elles naissent d’une volonté de jouer avec les mots. Prenons un exemple personnel, simple et efficace, pratiqué avec des amis : il s’agit ici d’appliquer le pluriel irrégulier des noms en -al (un bocal / des bocaux par exemple) à des mots qui, au singulier, se terminent par le son –o, si on part sur le principe que le mot original est le pluriel. On parlera ainsi d’un paquebal, avec son pluriel des paquebots, un pizzaiolal et des pizzaiolos (et non des pizzaioli comme le voudraient les disciples de Dante), un lavabal et des lavabos, etc… Ce procédé n’a aucune autre utilité que de jouer avec les mots, et il en existe des dizaines de ce type, car nombreux sont ceux qui avec leurs amis se créent ce genre de lexique.

Aussi, maintenant que vous maîtrisez le totesing, vous êtes invité à ne pas vous y cantonner ! Quel que soit le nombre d’idiomes que vous manipulez, alimentez chacun d’entre eux de votre créativité : riez, jouez, jonglez avec les mots, faites vivre la langue par l’argot !

Florian Huynh-Tan

Source : https ://www.altalang.com/beyond-words/2016/08/04/linguist-reveals-how-we-totes-abbreve/

Le double-sens : le fléau de l’existence d’un traducteur

La langue est la manière par laquelle nous comprenons tout ce qui se passe autour de nous. C’est un ensemble de symboles qui représente les réalités d’une société et de sa culture. Elle est dynamique, et selon la société, la région, ou le pays, il y a toujours des différences,  subtiles ou non dans la manière de s’exprimer. Elle est donc un produit de la société où elle se développe et diffère d’un pays à l’autre. Le problème, c’est que dans la traduction d’une langue à une autre, il n’est pas toujours possible qu’un mot soit traduit de façon exacte pour donner la même signification que dans la langue source. Et donc voilà, le problème qui n’aura jamais de solution : le double-sens dans une traduction.

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Qu’est-ce que le double-sens ?

On parle de double-sens quand un mot ou une phrase peut avoir des interprétations différentes. Il peut être intentionnel ou non : un jeu de mots qui s’emploie en faisant une blague, une métaphore habilement conçue par un poète, ou juste un fait qui n’était pas du tout prévu. Quoi qu’il en soit, c’est rarement simple de traduire un mot ou une phrase avec un double-sens.

Le double-sens non intentionnel

Parfois dans la traduction, on se retrouve avec un texte qui contient un double-sens non intentionnel. Mais que faut-il faire dans cette situation ? En général, si la signification du double-sens est claire, il faut simplement faire en sorte que la traduction la transmette. Si le double-sens est trop ambigu, il vaut mieux en parler avec le client pour le prévenir du problème et lui demander une clarification pour pouvoir traduire le sens voulu. Il existe encore des mots ou des phrases dans une langue qui ont un double-sens selon le pays. En espagnol, le mot « chambear » s’utilise au Mexique, en Équateur et au Pérou pour « travailler, » mais en République dominicaine, cela signifie « inhaler de la cocaïne ». Il est donc très important de prendre en compte les double-sens possibles selon les pays et de s’assurer que la traduction est bien localisée pour les éviter.

Le double-sens intentionnel

Lorsqu’il est nécessaire de traduire vers plusieurs langues, il est beaucoup plus compliqué de traduire des ambiguïtés qui sont intentionnelles de la part du client. Pour quelques combinaisons de langues, il est bien possible de maintenir le double-sens, mais impossible pour d’autres. Par exemple, dans la blague suivante, la traduction de « purgatoire » fait toujours référence à un chat en anglais et en espagnol, mais en français, ce n’est pas le cas.

Where do cats go when they die ? – Purrgatory.

¿A dónde van los gatos cuando mueren ? – Purgatorio.

Par conséquent, s’il n’est pas possible de maintenir le double-sens, il faut prévenir le client et proposer une autre solution, telle qu’une reformulation complète ou un jeu de mots différent mais qui fonctionne dans la langue cible.

En tant que traducteur, les défis sont inévitables et la traduction des double-sens en fait partie. Parfois, ce double-sens peut être le fléau de votre existence sachant qu’il est difficile de traduire le sens dans sa totalité. Néanmoins, ce n’est pas toujours une situation impossible à gérer. Faîtes appel à votre créativité ! Vous pouvez y arriver !

Giselle Dunbar

Source : http ://traduccionexperta.com/doble-sentido-en-las-traducciones/

Le japonais dans tous ses états

Mis à part un nombre restreint de japanophiles, rares sont les étudiants en langue qui choisissent d’apprendre le japonais. Cette belle langue a en effet la réputation d’être hors de portée à cause de sa structure et de ses sonorités très éloignées des langues indo-européennes dont nous avons l’habitude. Néanmoins, le japonais est une langue riche et subtile qui vaut vraiment la peine que l’on s’y intéresse.

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Historiquement, le japonais était à l’origine une langue uniquement parlée. Les signes que l’on connait aujourd’hui n’ont été introduits que plus tard et empruntés au chinois pour créer une forme écrite. Deux syllabaires ont découlé de ces signes chinois : le Katakana et l’Hiragana, qui une fois fusionnés sont désignés comme Kanamoji : un total de 94 signes dont chacun a un sens précis. Ce qui peut poser problème, c’est que certains signes en Hiragana et Katakana ont une apparence et une phonétique très proches et peuvent être facilement confondus.

Si le japonais ne semble pas si impossible à aborder avec deux syllabaires de 47 signes chacun, ne vous emballez pas trop vite car tout se complique avec les Kanjis : les signes chinois appelés Kanjis, viennent s’ajouter au Kanamoji dans l’écriture du japonais moderne, qui comporte au total pas moins de 8 000 signes. Ce n’est pas tout, chaque signe peut avoir une signification différente selon le contexte et, si la tâche ne paraît pas déjà assez complexe, le japonais s’écrit parfois sous une mise en forme appelée Tategaki : comme le chinois, il se lit de haut en bas et de droite à gauche (bien que cette forme tende à se perdre).

Quant au japonais parlé, il est très important de savoir que la prononciation en est la clé. La façon dont un mot est prononcé est bien plus importante que le mot en lui-même, et il faut absolument être attentif à cela pour éviter les quiproquos lors d’une conversation avec un japanophone. Fort heureusement, il existe une romanisation du japonais, le Romaji, pour permettre aux occidentaux d’avoir une idée de la façon de prononcer les mots au début de l’apprentissage de la langue.

Avec tous ces critères, le japonais semble être un véritable casse-tête, mais si cela peut vous rassurer, et parce qu’on ne le dit certainement pas assez : cette langue est en réalité relativement facile à intégrer. Avec, entre autres, son absence de conjugaison, sa prononciation évidente et ses rares déclinaisons, le japonais parlé est incroyablement logique. L’écrit prend souvent un peu plus de temps, mais il n’y a pas de secret : prenez votre courage à deux mains, entraînez-vous à faire de jolis signes et il ne vous restera plus qu’à les apprendre par cœur.

 

 

Avatar Anne-Claire Nourian

Source :http ://www.brightlines.co.uk/en-gb/brightlines/blog-and-news/2016/8/31/the-japanese-language-an-eclectic-mix/

Infortune

La traduction est la pierre angulaire de la communication entre civilisations, de la compréhension de l’autre et du partage culturel. Pour ces raisons, il faut s’armer de prudence et de minutie lorsque l’on entame un travail de traduction. Par exemple, de l’interprète peut dépendre la paix lors d’incidents diplomatiques, et l’auteur ne peut que se fier aveuglément à son traducteur pour retranscrire l’essence de son œuvre et de sa pensée dans des langues que lui-même ne maîtrise pas. Pire encore, si les travaux menés avec brio sont susceptibles de laisser le traducteur dans l’anonymat le plus total, ses échecs inscriront son nom dans l’histoire. Illustrons ce postulat de quelques exemples historiques.

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Quand Jérôme de Stridon, plus connu sous le nom de Saint Jérôme, se voit confier à la fin du IVe siècle la tâche de proposer une traduction de la Bible en latin par le pape Damase 1er, il choisit de s’appuyer directement sur les textes hébraïques, par volonté de remonter aux origines de l’œuvre, tout en synthétisant les traductions latines déjà existantes à son époque. Le résultat s’impose en tant que référence et la Vulgate ainsi produite fait office de texte authentique au sein du monde chrétien, et ce jusqu’à ce que se tienne le Concile Vatican II (1962 – 1965).

Cependant lorsque William Tyndale, presque 1200 ans plus tard, s’attaque à un travail similaire (de l’hébreu vers l’anglais) cela lui vaut d’être taxé d’hérétique, emprisonné, puis enfin exécuté par strangulation. Son travail étant devenu par la suite la toile de fond de la Bible du roi Jacques, force est de constater que le malheureux dût son infortune plus à l’époque obscure dans laquelle il vécut qu’à une idéologie personnelle potentiellement déversée dans sa traduction.

De nos jours, l’interprétariat constitue une branche majeure de la traduction et est un élément indispensable lors de sommets et autres événements diplomatiques par exemple. Nombreux sont ceux qui gagnent leur vie de cette manière et mènent des existences tout à fait paisibles, sans qu’à un quelconque moment ne soit remise en question leur éthique.

Remontons presque cinq siècles plus tôt : une jeune fille nahua est offerte en esclavage aux conquistadors par les Mayas en 1519. Les Espagnols la baptisent Marina, et sa connaissance des diverses langues parlées par les peuples amérindiens l’amènera à exercer la fonction d’interprète officielle d’Hernan Cortés pendant plus d’une décennie. La Malinche, telle qu’on la nomme aujourd’hui, est aujourd’hui perçue par les descendants des civilisations précolombiennes comme le symbole de la trahison, ce qui révèle toute la difficulté de servir de messager entre deux parties aux relations conflictuelles.

Après avoir lu ces quelques lignes vous vous dites probablement que ces exemples n’illustrent en rien l’idée présentée dans l’introduction… Et vous avez raison ! Tyndale dût son infortune à l’obscurantisme qui sévissait à son époque et non à ses maladresses en matière de traduction (bien au contraire). Quant à La Malinche, son seul statut suffit à ternir sa réputation (et peut-être un peu le fait qu’elle donna à Cortés un fils, il faut l’avouer). Le but de la démarche est de montrer que peu importe l’application, l’implication et la minutie du traducteur dans son travail, il restera toujours des paramètres hors de son influence. Or, et Marc-Aurèle l’expliquerait bien mieux qu’un simple rédacteur, il est inutile de lutter contre ce qui ne dépend pas de nous. Aussi je vous invite, chers confrères, à ne valser qu’avec vos mots et vos mots seuls, sans vous soucier de l’agitation qui règne autour.

Florian Huynh-Tan

Source : https ://www.altalang.com/beyond-words/2016/05/12/6-major-moments-translation-interpretation-history/

Présidentielles américaines 2016 : l’omniprésence du besoin en traduction politique

Quand la politique s’invite chez les traducteurs et les interprètes…

En ce moment aux États-Unis, pas de repos pour les traducteurs… La politique est l’un des grands domaines que la traduction englobe. Alors pour les présidentielles américaines 2016, les professionnels de la traduction sont à 100 à l’heure ! Entre discours de Trump et d’Hillary, bulletins de vote ou encore enregistrements sur les listes électorales, ce n’est pas ce qu’il manque à traduire ! Voyons un peu pour quelles raisons ces traductions sont très importantes et ce qu’elles impliquent.

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Pour que le commun des mortels puisse s’informer sur les élections et y participer – quelle que soit son origine et sa langue maternelle – l’ensemble du matériel de vote a besoin d’être retranscrit dans plusieurs langues. Et pour cause, dans le pays de la diversité culturelle, on ne parle pas forcément l’anglais à la maison ! Pour autant, tout citoyen américain, qu’il parle l’anglais un peu, beaucoup, ou pas du tout, a le droit et le devoir de se forger sa propre opinion politique et d’aller voter. Il est donc essentiel d’apporter toutes les traductions nécessaires pour que chacun puisse comprendre les subtilités de chaque discours, ainsi que les points de divergence de chaque candidat.

En effet, comme le stipule la clause de la loi américaine sur le droit de vote concernant les langues minoritaires, il s’agit là de traduire le matériel de vote dans les comtés où au minimum 10 000 (ou 5 %) des citoyens en âge de voter, constituent à eux-seuls une subdivision politique, et font partie d’un groupe de langue minoritaire. C’est par exemple le cas du comté d’Orange, en Californie, qui parmi ses 3 millions d’habitants, compte une grande proportion de population asiatique et hispanique. Sur la West Coast, on traduit donc de l’anglais vers l’espagnol, le chinois, le coréen ou encore le vietnamien.

Les populations autochtones ne sont pas laissées de côté elles non plus : pour certaines langues indigènes où la rédaction n’existe pas, des traductions sont fournies oralement.

Zoom sur l’interprétation :

Être interprète en politique est un métier très stressant, surtout lorsque des millions d’auditeurs vous écoutent en ouvrant grand les oreilles. Parfois, du stress supplémentaire peut venir s’ajouter. C’est le cas par exemple lors de problèmes techniques en direct à la télévision, ou plus difficile encore, lorsque le public arrive à entendre le discours original en même temps, et tente de vérifier l’exactitude de la prestation.

Malgré tout, l’enjeu est de taille, alors l’interprète n’a pas le droit à l’erreur et doit surmonter son stress. Tony Rosado témoigne. Ce vétéran de la traduction-interprétation en politique affirme qu’il est essentiel d’avoir préparé son interprétation avant le début de l’enregistrement. Il ajoute qu’il ne s’agit pas uniquement de répéter ce que l’on entend. En effet, il faut avoir une connaissance intime du candidat pour lequel nous interprétons, mais aussi de sa politique et de ses idéologies, en passant même par sa vie privée… C’est ainsi que les professionnels parviennent à fournir les interprétations les plus fidèles à leurs auditoires.

Pour conclure, aux États-Unis, plus personne n’a d’excuse pour s’abstenir d’aller voter !


Source :http ://blog.globalizationpartners.com/translation-during-the-us-presidential-elections.aspx

L’avenir post-Brexit de l’anglais et sa traduction

Une entrée fracassante, une sortie silencieuse ?

Depuis 1973, date d’entrée du Royaume-Uni dans l’Union européenne, l’anglais s’est officieusement imposé comme la langue principale en Europe. Qu’il en soit ainsi par son accessibilité ou sa présence majeure dans de nombreuses parties du globe, l’anglais outrepasse le français et l’allemand quand il s’agit de communiquer entre États membres. Le Brexit secoue donc non seulement l’aspect politique de l’UE, mais également son organisation en matière de communication. Continuer la lecture de L’avenir post-Brexit de l’anglais et sa traduction