L’intelligence artificielle apprend de ses erreurs

On apprend de ses erreurs, c’est bien connu. Chaque créature du règne animal répond à une règle de cause-conséquence qui l’oblige par un travail de mémoire, de raison ou d’instinct à ne pas reproduire une erreur si elle en a déjà subi une réprimande morale physique ou psychologique. Et ce type de ressentis étant spécifique aux êtres doués de sensation et de conscience, il nous paraît impossible de l’appliquer aux ordinateurs. Mais que dire de l’intelligence artificielle ?

suite

De nos jours, l’IA ne se limite pas seulement à la reconnaissance et au traitement de programmes traitant action après action pour atteindre un but fixé. Au commencement de l’IA, un étudiant de l’Université de Manchester élabora en 1951 une machine qui pouvait vous battre à plate couture aux échecs. Il s’agit là d’un exemple parmi tant d’autres d’intelligence artificielle primitive, impressionnante pour l’époque, mais qui a rapidement été dépassée par les besoins informatiques et scientifiques.

Les chercheurs ont, au fil des années, cerné le besoin de révolutionner l’IA et ont suivi l’exemple le plus logique pour orienter leurs avancées : l’humain. Cette faculté à faire des erreurs est une imperfection que nous envient donc les machines. Si bien que les systèmes d’intelligence artificielle actuels peuvent en quelque sorte reproduire des pensées, un esprit de déduction et même un raisonnement, pour ensuite stocker chaque donnée dans une mémoire propre. Un apprentissage avancé.

Autrefois, les logiciels de traduction automatique fonctionnaient à l’aide d’un algorithme découpant le texte complet en fragment, puis en recherchant dans la mémoire le sens des différents fragments. Selon la langue, le logiciel adaptait ensuite la structure des fragments à la grammaire spécifique de chaque langue. Mais la qualité n’étant pas toujours au rendez-vous, la traduction en ligne a récemment connu l’ajout d’un système d’apprentissage avancé, permettant au logiciel d’apprendre de ses erreurs.

Prenons l’exemple de deux langues intrinsèquement différentes : l’anglais et le japonais. Ayant rencontré des difficultés de performance lors d’une précédente traduction dans cette combinaison de langues, le logiciel change de tactique et choisit une langue « compromis ». Dans le cas présent, le coréen fait office de pont entre des grammaires trop différentes. Après une brève analyse, le logiciel de traduction automatique procède d’abord à une traduction du japonais vers le coréen, puis du coréen vers l’anglais, contournant la difficulté et améliorant le résultat.

En prenant l’exemple du langage, on comprend vite à quel point l’apprentissage moderne de l’IA, calquée sur la raison humaine, peut devenir performante. On pourrait donc croire que l’écart se fait moins important entre l’IA et l’homme, mais on ne peut exclure de l’équation le mécanisme non-mécanique de l’esprit humain. Les nuances, les sensations, la connaissance des cultures… Ce qui fait la beauté de l’humanité, c’est la myriade d’énigmes incalculables que même la plus puissante des calculatrices, appelons-la « ordinateur » ne saurait résoudre.

Gildas Mergny
Révisé par Camille Le Corre et Virginie Le Diagon

L’importance de mettre l’accent sur votre prononciation

« Look at that sheep ! ». En quelques secondes, le sens d’une phrase peut changer du tout au tout. Un quiproquo tel que celui-ci peut en effet rapidement survenir lorsque l’on parle dans une langue étrangère. Les Français sont notamment assez connus pour leur accent prononcé dans la langue de Shakespeare. Et, bien que certains y trouvent un certain charme, la prononciation erronée de certains termes peut mener à de multiples confusions. Pour reprendre l’exemple cité plus haut, il y a tout de même une grande différence sémantique entre les mots sheep et ship. Pourtant, une seule syllabe suffit à changer entièrement le sens de la phrase. Certes, cela reste sans grande conséquence dans ce cas-là, mais ce genre de malentendu pourrait aisément être de plus grande ampleur dans certaines situations.

suite

Ainsi, l’accent n’est pas seulement une question de style oral. La prononciation en anglais par certaines nationalités a beau être critiquée, ce n’est pas sur la sonorité plaisante ou non de l’accent qu’il est important de se concentrer. Ce détail phonique n’a d’importance que dans le cas où il fait réellement entrave au message. L’anglais n’est évidemment pas la seule langue concernée. Toutes possèdent leur lot de règles à respecter lorsque l’on en vient à la prononciation. Ces différences interlinguistiques demeurent malgré tout ce qui fait l’unicité de chacune d’entre elles. C’est d’ailleurs ce qui rend les règles de prononciation si difficiles à assimiler lorsqu’il ne s’agit pas de notre langue maternelle. Tant de problèmes, mais est-il possible d’y faire quelque chose ? Existe-t-il une solution miracle ?

Non. Dans tous les cas, il va falloir y mettre du sien. Améliorer sa prononciation dans une langue étrangère signifie la pratiquer régulièrement. Ce n’est pas seulement en regardant des œuvres multimédia en version originale que l’on s’en retrouvera meilleur en expression orale. À la limite, cela peut aider à mieux comprendre, mais certainement pas à mieux communiquer. Cela va sans doute paraître cliché, mais le meilleur moyen d’utiliser de manière assidue une langue étrangère est d’aller tout simplement dans un pays où elle est la langue officielle. Et si vous n’avez pas les moyens, il est toujours possible de rencontrer des étrangers qui n’attendent que vous pour converser. Partez à la rencontre de ces gens, et peut-être que vous adopterez leur accent !

Avatar Donovan Chevalier

Source : http ://www.infoidiomas.com/blog/8255/pronunciacion-del-ingles/

Traduire vers l’espagnol en tenant compte des variantes régionales

Disposant d’un nombre important de locuteurs sur le continent américain et dans les Caraïbes, la langue espagnole est présente bien au-delà de la péninsule ibérique. Cependant, sur le plan du vocabulaire comme sur celui de la prononciation, les variantes de l’espagnol parlées en Amérique latine, aux Etats-Unis et dans les pays hispanophones des Caraïbes se distinguent plus ou moins du castillan d’Espagne. Dans ce contexte, découvrons quelles sont les précautions à prendre avant de débuter un projet de traduction vers l’espagnol.

suite

Identifier le public cible

Avant toute chose, il est indispensable d’identifier le public auquel on va s’adresser, afin de proposer la meilleure traduction possible, que ce soit pour un document à caractère juridique, pour la localisation d’un site web ou pour une interprétation par visioconférence.

Néanmoins, l’identification du public cible ne doit pas se limiter à faire le choix entre traduire pour un public espagnol ou traduire pour un public américain. En effet, on retrouve de nombreuses variantes de la langue espagnole sur le continent américain. Par ailleurs, on observe des différences entre celles parlées dans les régions de plaines et les régions de plateaux.

De plus, à l’échelle d’un même pays, peuvent coexister des variantes de la langue espagnole. C’est le cas des Etats-Unis, où l’on remarque des différences entre l’espagnol parlé par les populations latino-américaines installées depuis plusieurs générations et celui parlé par les nouveaux immigrés.

Identifier les différences de vocabulaire et de prononciation

Après avoir bien identifié le public cible, il est nécessaire d’analyser les différences liées au vocabulaire et à la prononciation.

Le vocabulaire de la langue source devra être adapté au public cible en recherchant les équivalents utilisés dans le pays. Ainsi, le mot « cuisinière » sera traduit par « estufa » pour un public colombien, guatémaltèque ou mexicain. Cette adaptation est utile afin d’éviter les erreurs de sens : par exemple le mot « voiture » qui peut être traduit par « coche » dans certains pays d’Amérique latine, devra être traduit par « automóvil » au Guatemala, où le mot « coche » désigne un animal.

La prononciation des mots devra aussi être prise en compte pour la traduction audiovisuelle. Il faudra par exemple veiller à mettre l’accent tonique sur les déterminants possessifs si l’on s’adresse à un public mexicain.

En conclusion, on ne peut pas traduire exactement de la même façon selon que l’on s’adresse à un locuteur vivant sur la côte Est du Mexique, dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, ou dans le Nord-Ouest de l’Argentine.

Stéphane Bagassien–Catalan

Source : http ://www.languagescientific.com/comprende-why-you-cant-just-translate-into-spanish/

Conseils pour apprendre une langue

Préparez-vous pour la réussite

La première chose à faire est de choisir la langue que vous souhaitez apprendre. Nous vous conseillons pour cela d’avoir une bonne raison : vous êtes passionné par la culture chinoise ? Vous avez toujours trouvé le tchèque magnifique ? Ou vous êtes adepte d’un réalisateur qui fait des films en arabe ? Quelle que soit la motivation, si quelque chose vous pousse vers une langue, vous aurez du plaisir à la pratiquer et vous ouvrirez vos livres ou vos applications avec joie. Il ne faut pas apprendre parce que l’on se sent obligé, sinon les risques d’abandonner sont élevés.

Continuer la lecture de Conseils pour apprendre une langue

N’hésitez plus  : proposez de traduire vers l’hindi  !

Malgré un certain nombre de problèmes touchant encore le pays, l’Inde est aujourd’hui considérée comme un pays émergent et s’affirme de plus en plus comme un acteur majeur de la scène économique mondiale. Continuer la lecture de N’hésitez plus   : proposez de traduire vers l’hindi   !

Cinq petits conseils si vous êtes perdu dans la traduction lors d’un voyage

Tous ceux qui ont voyagé au moins une fois dans leur vie ont une anecdote sympathique à raconter sur leur voyage. La mauvaise prononciation de certains mots ou noms de rue peut faire rire ou énerver vos interlocuteurs ou bien vous conduire dans des endroits pour le moins inattendus.
Après réflexion, on se rend compte que tous ces malentendus ont participé à rendre notre voyage plus amusant et mémorable. Mais parfois, on a juste envie de se faire comprendre sans se ridiculiser. Voici cinq conseils qui pourraient vous aider : Continuer la lecture de Cinq petits conseils si vous êtes perdu dans la traduction lors d’un voyage

Shopping autour du monde : une nouvelle étude sur le e-commerce à l’international

Selon une étude récente, près de 40 % des 12 000 adultes interrogés ont déclaré avoir effectué un achat en ligne dans un pays étranger. Voici certains points intéressants soulevés par cette étude :

Continuer la lecture de Shopping autour du monde  : une nouvelle étude sur le e-commerce à l’international

La localisation d’images selon les pays

Les entreprises ont souvent besoin de localiser leurs images ou affiches publicitaires pour faire passer leur message à travers le monde. Mais peuvent-elles le faire elles-mêmes, ou à l’aide de machines sans passer par des traducteurs professionnels ? Cela serait surement plus simple, mais à quel prix ? Continuer la lecture de La localisation d’images selon les pays

Partir à l´étranger, pas sans se préparer

On ne part pas en voyage sans rien connaître du lieu de destination, ou en tout cas c´est rare. Avant de partir, on s´organise, on se prépare, on se familiarise avec notre lieu de vacances. On peut s´informer de diverses manières, en achetant un livre de voyage par exemple, en faisant des recherches sur le web, en posant des questions à nos proches… On se renseigne sur différentes choses comme la culture du pays, les coutumes, l’alimentation, les lieux touristiques… Mais ce qui est sûrement le plus important, c’est d’avoir quelques notions de base quant à la langue parlée dans le pays de destination. En effet, quelques phrases passe-partout sont nécessaires pour éviter  les déconvenues ou l’incompréhension totale. Des mots types comme « Bonjour », « Au revoir », « S’il vous plaît » ou « Merci » sont primordiaux. On peut y ajouter quelques phrases telles que « Combien ça coûte ? », « Pouvez-vous m’aider ? » ou encore « Où se trouve… ? ». Il s’agit d’un minimum lorsque l’on voyage à l’étranger.

Imaginons que vous partiez à Dublin, un Good morning, un Please ou un Can you help me please ? peuvent vous être légèrement utiles dans le cas où vous seriez perdus ou si vous avez un problème.

Vous êtes dorénavant à Barcelone, dans une boutique de souvenirs. Vous entrez, vous dites ¡Buenos días ! (Bonjour, le matin), vous souhaitez acheter quelque chose, vous demandez ¿Cuánto cuesta ?, vous dites Gracias pour dire merci et ¡Adiós ! lorsque vous sortez de la boutique.

Vous êtes maintenant à Rome. Vous commandez une Gelato (glace) dans une gelateria, vous demandez  Per favore (s’il vous plaît) et vous répondez Grazie (merci). Ce n’est pas grand-chose, mais on ne peut pas dire que ce ne soit rien non plus !

C’est certain, quelques mots ne sont pas suffisants pour tenir une grande conversation, mais connaître quelques phrases utiles, des mots de base et quelques expressions courantes, ne peuvent que rendre votre voyage des plus réussis. C’est pourquoi, avant le voyage, n’hésitez pas à prendre le temps de vous familiariser avec la langue, ce ne sera pas du temps perdu.

 

Éva Mygardon

Source : https ://docs.google.com/spreadsheet/ccc ?key=0AsC24tR-mNWXdG92dHlBVzZHTkNDVGJXbmtEZDFhQ2c&usp=drive_web#gid=7