Mais que faire après une licence de langues ?

« Mais que faire de mon futur ? »

Cette question taraude plus d’un étudiant en langues quand se termine enfin la licence. Les possibilités sont nombreuses, mais rares sont celles et ceux qui s’arrêtent en bon chemin. Il faut alors continuer en master : mais lequel ? C’est un choix souvent difficile et qui peut donner bien des maux de tête.

suite

J’ai contacté d’anciens étudiants en licence LEA et LLCER des quatre coins de la France pour leur parler de leur expérience en M1 après ce premier mois de cours, afin de peut-être vous aider, vous aussi, à mieux discerner l’avenir.

La voie royale est bien souvent l’enseignement. C’est vers celui-ci que se dirigent la majorité des licenciés en langues pour devenir professeur des écoles ou bien enseigner dans les collèges et lycées. Cela se passe dans une des 32 ESPE (Écoles supérieures du professorat et de l’éducation).

François et Aykut, élèves à l’ESPE Lille Nord de France, sont en première année de Master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation) premier degré. Tous deux pensent être « bien formés » par de bons professeurs et les très nombreux stages qui rythment leurs études (cinq en M1) leur donnent confiance en l’avenir. Il est bon de noter qu’au minimum un des stages doit être effectué dans chaque cycle « pour avoir une approche du métier plus pratique dans toutes les tranches d’âges ».

La « pluridisciplinarité » des enseignements leur plaît, que ce soient « des cours de sciences, de littérature, d’art ou encore d’EPS […] à des élèves allant de petite section à la CM2 », sans oublier des matières plus spécifiques comme la psychologie du développement. Seul bémol, c’est une formation « assez stressante ».

Si revenir à l’école vous fait peur, il reste la plus ancienne profession au monde. Non, ce n’est pas ce que vous croyez. Contrairement au célèbre adage, c’est bien la traduction qui fut le premier métier. C’est notre domaine de prédilection, ici, au CFTTR (Centre de Formation des Traducteurs-localisateurs, Terminologues et Rédacteurs techniques) de l’université de Rennes 2. C’est vers cette profession que la plupart d’entre nous, étudiants du Centre, nous dirigeons.

Un traducteur travaille généralement avec trois langues : sa langue A, B et C. La langue A est toujours sa langue maternelle, la langue vers laquelle il traduit. En effet, même à bac+5, il est presque impossible de maîtriser une langue aussi bien que quelqu’un ayant baigné dedans toute sa vie. Dans notre master, la langue B est l’anglais et la langue C, l’espagnol, l’allemand ou l’italien.

La traduction ne demande pas seulement d’être « bon » en langues étrangères mais aussi en français : c’est-à-dire incollable en conjugaison, en grammaire et en syntaxe. Après tout, traduire c’est avant tout écrire. Mais le candidat idéal en master de traduction doit également avoir un bon esprit de synthèse et ne pas avoir peur d’un ordinateur, qui est son outil de travail principal.

On ne fait pas que de la traduction au CFTTR mais aussi de la rédaction technique. Margarita suit ce parcours, qu’elle trouve intéressant et dans lequel elle « se sent utile ». En effet, leur tâche est de rédiger les manuels d’utilisation des logiciels ou autres appareils qui nous rendent la vie plus facile. Sans rédacteurs techniques, le monde ne tournerait pas de la même manière. Il est souvent important pour un rédacteur technique de se spécialiser dans un domaine afin d’acquérir une expertise lui garantissant de l’indépendance.

Enfin, si rien de cela ne vous plaît, n’hésitez pas à aller frapper à la porte de masters plus inattendus.

C’est ce qu’a fait Saya, une passionnée de culture coréenne et diplômée d’une licence d’anglais. Elle étudie maintenant à l’université de la Rochelle en master LEA parcours Langues, Culture, Affaires Internationales en spécialité Asie-Pacifique. C’est l’une des seules universités en France à proposer ce master et la seule accessible aux débutants dans les langues asiatiques.

Saya a des cours en anglais, en français, et des cours de coréens. Cependant, dans ce master, les langues ne font pas tout. Des cours de management de projet sont au programme ainsi que de transition numérique, culture ou encore droit de la concurrence. Elle apprécie les partenariats tissés par son université qui lui permettent de côtoyer des élèves coréens. Malgré peu de cours d’anglais, elle considère son master comme diversifié et espère pouvoir partir en échange au pays du Matin calme.

Cette liste de métiers est néanmoins loin d’être exhaustive. Journalisme, recherche, linguistique ou encore Histoire sont tant de domaines dans lesquels les étudiants en langues brilleront. Prenez votre temps pour trouver la formation idéale mais n’oubliez pas de vous renseigner assez tôt dans l’année sur leurs dates d’inscription, qui peuvent aller de février à juin.

Dorian Baret

Source : https ://www.tragoraformacion.com/salidas-carrera-filologia/

Siffler en travaillant…

Si vous êtes traducteur professionnel ou étudiant depuis un certain temps, vous avez déjà très certainement découvert vos préférences de travail et adopté des petites habitudes.

La traduction, comme beaucoup de tâches intellectuelles, demande une grande concentration, car il s’agit de comprendre, assimiler puis rédiger. Que l’on traduise vers une langue étrangère ou sa langue maternelle, cet effort présente toujours quelques difficultés, ou du moins certaines problématiques.

Pour nous aider à nous y atteler, nous avons chacun nos méthodes. Certains préfèrent le silence total, pour être en toute harmonie ; d’autres un fond sonore apaisant, et bien souvent musical. Qui n’a jamais vu un étudiant ou un employé avec une paire d’écouteurs ou un casque, les yeux rivés sur son écran d’ordinateur ? Si cette attitude est parfois trompeuse et ne sert qu’à imiter les boules Quies, elle correspond bien souvent à ce qu’on attend : écouter de la musique.

Chacun suit donc ses préférences mais rares sont ceux qui mettront une musique agitée ou très bruyante. Si le fond musical permet d’imiter une certaine présence, il ne s’agit pas d’être déconcentré ou de réellement écouter ce qu’on entend. C’est pourquoi on recommande bien souvent de choisir une mélodie sans paroles. Voici dans cet article quelques propositions de musiques qui pourraient vous plaire.

Un bon conseil est de créer à l’avance une playlist, ce qui vous évitera de devoir revenir à votre lecteur trop régulièrement pour changer de morceau. Mais si vous n’avez pas de bibliothèque numérique, ou tout simplement pas le temps de créer votre propre playlist, voici de nombreuses solutions gratuites en ligne.

Sur le célèbre site Spotify, on trouve d’innombrables catégories de playlists, et ce pour tout type de situations. Entre « faire du sport » et « Dîner entre amis », on trouvera également de nombreuses playlists pour travailler. Que ce soit sur un fond mélancolique, jazz ou plutôt classique, vous ne serez pas déçu par les centaines de musiques au choix.

Une autre alternative est de faire une recherche Youtube, qui propose également de nombreuses listes de lecture.
• Si vous aimez le classique, vous trouverez très facilement des morceaux de Beethoven, Chopin ou Vivaldi, très propices à la relaxation.
• Pour une ambiance un peu plus chaleureuse, je vous recommande Gotan Project, célèbre groupe franco-suisso-argentin de tango-électronique, aux morceaux très rythmiques.
• Enfin si vous pouvez supporter plus de paroles, succombez pour la voix de Janis Joplin, Norah Jones ou bien Katie Melua.

Les bandes sons de films ou jeux vidéo sont aussi souvent de très bonnes ressources de longues musiques, qui vous plongeront dans vos univers préférés, sans vous culpabiliser de ne pas avancer dans votre travail. Quelques exemples à essayer :
– Pour les plus nostalgiques d’entre vous, la playlist des Sims 1, avec de nombreux morceaux classiques ou d’orchestres, qui, pour les connaisseurs, vous rappelleront de longues heures de jeux.
– Les bandes originales de Gladiator ou Kill Bill, qui réuniront autant d’ambiances palpitantes que de détente.
Enfin, quelques radios en ligne réservent aussi de bonnes surprises ! On pense par exemple à la radio FIP, du groupe radio France, avec une sélection parfaitement éclectique. Étudiants de Rennes 2, n’oubliez pas notre radio locale, Radio campus Rennes, qui propose souvent des morceaux alternatifs et intéressants.

Pour finir, une belle découverte d’un autre genre : la page Noisli. Elle vous permet de recréer des environnements sonores, en reproduisant un ou plusieurs bruits de votre choix, le tout sur un fond de couleurs aléatoires, pour favoriser la relaxation.

Et vous, qu’écoutez-vous lors de vos devoirs de traduction ? Vos suggestions sont bien évidemment les bienvenues !

Source : http ://20000lenguas.com/2015/02/06/la-musica-en-traduccion/

Anne-Claire Vorain

Quel avenir pour les étudiants en langues ?

Les études de l’INSEE montrent que les étudiants en langues ne représentent qu’une partie minime des étudiants inscrits à l’université. En effet, pour l’année 2009-2012, seuls 7,7 % des inscrits appartenaient à une filière linguistique (tous niveaux confondus).

Mais à quelle profession ou à quel secteur ces étudiants se destinent-ils ?

Étant donné que l’éducation nationale n’a que très peu de postes à pourvoir, il a été relevé que les étudiants en langues finissent par travailler majoritairement dans des services de traduction/interprétation, dans des entreprises ou au sein d’organismes institutionnels.

Éducation nationale

 

En 2011, les titulaires du CAPES ne furent que 1 274 chanceux à pourvoir devenir enseignants, tant le nombre de postes disponibles est faible. Les étudiants en langues se destinant à l’enseignement sont donc prévenus, la persévérance sera de mise !

Postes en entreprise

 

Les postes en entreprise semblent être la meilleure option pour les diplômés en langues. Les entreprises possédant un service de traduction et/ou d’interprétariat ne cessent de se multiplier. D’après des études récentes, plus de 65 % des étudiants en langues sont embauchés par des sociétés. Avec la mondialisation, celles-ci ont des besoins croissants en ce qui concerne le recrutement de traducteurs spécialisés dans tel ou tel domaine (notamment dans le secteur juridique et financier).

Les entreprises recherchent également particulièrement les personnes maîtrisant des langues « rares ». La demande pour le suédois et le chinois est en nette augmentation.

Agences de traduction

 

L’autre piste à explorer est celle des agences de traduction. La plupart des entreprises ne possédant pas leur propre service de traduction font appel à ces agences. Les agences recrutent le plus souvent des traducteurs possédant au moins trois langues de travail, c’est-à-dire pouvant traduire d’une langue B et d’une langue C vers leur langue maternelle. Par ailleurs, elles recherchent également des traducteurs spécialisés dans un domaine bien particulier comme la traduction médicale ou la traduction économique.

Institutions

 

Il existe des possibilités d’emploi dans les institutions européennes ou internationales mais les postes sont rares et réservés à des travailleurs expérimentés et le plus souvent spécialisés.

Amélie Wadoux

Source : http ://blog.atenao.com/traduction-professionnelle/les-debouches-pour-les-etudiants-en-langues-484