Former les non-rédacteurs

De nombreux documents sont rédigés par les concepteurs du produit  : ingénieurs, développeurs, inventeurs, etc. Même si les rédacteurs techniques sont de plus en plus employés pour créer des documents, de multiples entreprises n’ont pas encore du personnel en interne formé à cette tâche.

Afin de rendre la rédaction et son résultat plus satisfaisants, des formations se développent pour aider ces professionnels.

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Le b.a.-ba de l’écriture technique

Si les rédacteurs professionnels utilisent des outils et des formats particuliers, auxquels il serait trop long de former les concepteurs, ces derniers ont des besoins plus basiques.

Brian Lanigan explique ainsi sur www.technicallywriteit.com que sa firme a développé un programme à destination des rédacteurs non professionnels.

Après plusieurs mois, les demandes les plus fréquentes concernaient  :

  • Le bon usage des listes à puces.
  • L’utilisation des modèles dans Word.
  • L’utilité des espacements de lignes et de paragraphes.
  • Les techniques d’écriture concise (écrire à la voie active, éviter les redondances, utiliser des formulations types).

Ces domaines de formation montrent bien qu’il n’y a rien d’inné dans la rédaction. Que les tâches à priori les plus simples demandent également une maîtrise technique et une stratégie particulière. Et que rédacteur est un vrai métier.

Former à la rédaction technique

Comme l’explique Brian Lanigan, former à la rédaction nécessite de s’adapter à chaque groupe. En effet, chaque employé a des compétences différentes, mais surtout, chaque entreprise a des besoins spécifiques. Et pour cause  : les documents s’adaptent au domaine, à la forme, au public visé et à l’objectif poursuivi.

Il n’existe pas d’outils ou de méthodes adaptés à tous les cas. Mais bien sûr, il existe des incontournables  : le respect des règles typographiques et de mise en page , la méthode KISS (Keep It Short and Simple), etc.

Si la demande croissante de formations de ce type montre d’une part l’importance grandissante de la communication pour les entreprises, et d’autre part leur reconnaissance des compétences spécifiques à ce domaine, cela éclaire également le rôle éducatif des rédacteurs.

Éduquer à la rédaction technique

Les rédacteurs techniques peuvent bien sûr aider les entreprises en proposant directement leurs compétences, mais également en les sensibilisant à l’importance d’une communication efficace et en formant les concepteurs. On pourrait penser que c’est potentiellement se priver de clients ou d’opportunités d’embauche, mais en réalité, il s’agit plutôt de former pour des compagnies qui n’ont pas les moyens d’augmenter leur masse salariale en embauchant un salarié dédié, ou qui ne sont pas encore convaincues de la nécessité de le faire. Instruire permet donc de promouvoir un métier.

N’est-ce pas finalement le rôle des rédacteurs de transmettre l’information la plus pertinente possible selon le public  ? D’expliquer des procédures  ?

Alexane Bébin

Source  : https ://www.technicallywriteit.com/delivering-technical-writing-training/

La traduction pour les « nuls »

Vous êtes-vous déjà retrouvés confrontés à un ami ou à une personne que vous connaissez à peine qui vous soutient que pour traduire, il suffit d’être bilingue ? Ou bien que notre métier ne valait plus rien avec la montée des traducteurs automatiques en ligne ? Il est parfois assez difficile de venir à bout de ces idées reçues qui, en plus de défaire l’image des traducteurs, véhiculent un message peu encourageant.

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Les années de formation nous permettant d’obtenir le titre de traducteur ne seraient-elles que du vent ? Certes, il faut de base avoir une passion pour les langues et être doué dans l’apprentissage de celles-ci, mais non, la traduction n’est pas accessible à tous ceux qui parlent plusieurs langues, ni aux algorithmes du web. C’est un exercice nécessitant une réflexion subtile axée sur la synonymie inter-langues. Une personne possédant une double nationalité ne sera pas forcément capable de préférer un synonyme à l’autre, n’ayant pas grande idée de l’infime différence séparant les deux mots pourtant similaires, mais qui apportent un sens différent en fonction du contexte. Il en va de même pour les logiciels de traduction automatique. Il est bien sûr évident que connaître deux cultures ou avoir accès à toutes les traductions sur internet permet dans de nombreux cas d’avoir une idée plus juste de l’idiomaticité de la traduction. Par exemple, l’expression idiomatique (excusez-moi par avance pour mon langage) « ça pue la mort » correspond en espagnol à « huele a tigre », ce qui est tout de même différent. Mais les traducteurs auront toujours le dernier mot quant au juste choix à effectuer dans un cas complexe et contextuel. Sorry, mais il est nécessaire de développer son œil critique et de véritablement connaître la traduction pour penser traduire correctement.

Le processus et les procédés de traduction

Il arrive souvent que l’on cherche à faire comprendre aux autres ce qu’est la traduction, et ce n’est pas une mince affaire. Nous avons nous-mêmes dû effectuer plusieurs années de formation afin d’en comprendre les rouages, et l’idée que nous nous en faisions à nos débuts n’est, pour la plupart, plus du tout la même. Alors quand nos parents nous demandent de raconter de quoi il s’agit, on a souvent du mal à se faire comprendre. Beaucoup d’étapes dans un projet de traduction paraissent logiques, mais ne le sont pourtant pas pour les autres. La recherche terminologique par exemple, lorsqu’il s’agit d’un texte spécialisé, est essentielle. Que vous connaissiez la traduction des termes ou non, il faut passer par là, et trouver des sources fiables pour justifier vos concordants. Et ça, ce n’est pas quelque chose qu’il est facile d’admettre. La gestion de projets est également quelque chose dont personne n’est au courant avant d’être aux portes du monde professionnel de la traduction, alors demander à ses amis d’en comprendre les tenants et les aboutissants n’est pas une étape facile. Quoi qu’il en soit, ne vous découragez pas, et s’il vous faut prendre le temps de détailler chaque étape dans le processus d’un projet de traduction, ainsi que les différents procédés de traduction, faites-le.

Les compétences des traducteurs

La plupart des gens n’imaginent pas la multitude de compétences que doivent détenir les traducteurs de nos jours. Même les clients des agences de traduction n’ont qu’une infime représentation du métier, et n’imaginent pas forcément que nous fournir les documents à traduire sous plusieurs formats peut nous faciliter amplement la tâche. À l’époque des nouvelles technologies, un traducteur se doit de maîtriser un grand nombre de logiciels et de techniques informatiques, pour la traduction assistée par ordinateur, le sous-titrage, le doublage, l’internationalisation de contenu, le traitement de l’image, la mise en page, le codage web, et bien d’autres encore. Les traducteurs deviennent de vrais couteaux suisses et sont donc très polyvalents. Pour quelqu’un de l’extérieur, nous nous contentons juste de comprendre des mots dans une langue et d’en trouver la correspondance dans une autre, mais pour être traducteur, je dirais qu’il faut être bon en tout : en compréhension, en communication, en grammaire, en orthographe, en dactylographie, en organisation, il faut être cultivé, perfectionniste, avoir de l’inspiration, de l’initiative, de la patience, et j’en passe.

Comment expliquer aux personnes ne sachant rien de notre métier ce qu’est la traduction ?

Pour bien se faire comprendre, je pense qu’il est nécessaire de tout reprendre depuis le début, en énonçant dans l’ordre les différentes étapes d’un projet de traduction et les différentes manières de traduire, ainsi que les compétences nécessaires, tout en donnant des exemples spécifiques pour illustrer la diversité du métier. Par exemple, un projet de sous-titrage sera très différent de l’interprétation ou de la traduction spécialisée, tant ces trois types de traduction font appel à des techniques et des ressources différentes. Le plus important reste à montrer que la traduction, ce n’est pas juste « prendre un texte et le traduire », et qu’il faut réaliser bon nombre de tâches pré et post traduction.

 

Zohra Lepeigneul

 

Source : https ://translatorthoughts.com/2017/09/translation-explained-to-an-8-year-old-child/ ?fbclid=IwAR02T8LxhnbdAdmyoqqVh2JfBlWHTxs2btbqzMZpv5BCCaXNdqpjOgp1f80

Mais que faire après une licence de langues ?

« Mais que faire de mon futur ? »

Cette question taraude plus d’un étudiant en langues quand se termine enfin la licence. Les possibilités sont nombreuses, mais rares sont celles et ceux qui s’arrêtent en bon chemin. Il faut alors continuer en master : mais lequel ? C’est un choix souvent difficile et qui peut donner bien des maux de tête.

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J’ai contacté d’anciens étudiants en licence LEA et LLCER des quatre coins de la France pour leur parler de leur expérience en M1 après ce premier mois de cours, afin de peut-être vous aider, vous aussi, à mieux discerner l’avenir.

La voie royale est bien souvent l’enseignement. C’est vers celui-ci que se dirigent la majorité des licenciés en langues pour devenir professeur des écoles ou bien enseigner dans les collèges et lycées. Cela se passe dans une des 32 ESPE (Écoles supérieures du professorat et de l’éducation).

François et Aykut, élèves à l’ESPE Lille Nord de France, sont en première année de Master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation) premier degré. Tous deux pensent être « bien formés » par de bons professeurs et les très nombreux stages qui rythment leurs études (cinq en M1) leur donnent confiance en l’avenir. Il est bon de noter qu’au minimum un des stages doit être effectué dans chaque cycle « pour avoir une approche du métier plus pratique dans toutes les tranches d’âges ».

La « pluridisciplinarité » des enseignements leur plaît, que ce soient « des cours de sciences, de littérature, d’art ou encore d’EPS […] à des élèves allant de petite section à la CM2 », sans oublier des matières plus spécifiques comme la psychologie du développement. Seul bémol, c’est une formation « assez stressante ».

Si revenir à l’école vous fait peur, il reste la plus ancienne profession au monde. Non, ce n’est pas ce que vous croyez. Contrairement au célèbre adage, c’est bien la traduction qui fut le premier métier. C’est notre domaine de prédilection, ici, au CFTTR (Centre de Formation des Traducteurs-localisateurs, Terminologues et Rédacteurs techniques) de l’université de Rennes 2. C’est vers cette profession que la plupart d’entre nous, étudiants du Centre, nous dirigeons.

Un traducteur travaille généralement avec trois langues : sa langue A, B et C. La langue A est toujours sa langue maternelle, la langue vers laquelle il traduit. En effet, même à bac+5, il est presque impossible de maîtriser une langue aussi bien que quelqu’un ayant baigné dedans toute sa vie. Dans notre master, la langue B est l’anglais et la langue C, l’espagnol, l’allemand ou l’italien.

La traduction ne demande pas seulement d’être « bon » en langues étrangères mais aussi en français : c’est-à-dire incollable en conjugaison, en grammaire et en syntaxe. Après tout, traduire c’est avant tout écrire. Mais le candidat idéal en master de traduction doit également avoir un bon esprit de synthèse et ne pas avoir peur d’un ordinateur, qui est son outil de travail principal.

On ne fait pas que de la traduction au CFTTR mais aussi de la rédaction technique. Margarita suit ce parcours, qu’elle trouve intéressant et dans lequel elle « se sent utile ». En effet, leur tâche est de rédiger les manuels d’utilisation des logiciels ou autres appareils qui nous rendent la vie plus facile. Sans rédacteurs techniques, le monde ne tournerait pas de la même manière. Il est souvent important pour un rédacteur technique de se spécialiser dans un domaine afin d’acquérir une expertise lui garantissant de l’indépendance.

Enfin, si rien de cela ne vous plaît, n’hésitez pas à aller frapper à la porte de masters plus inattendus.

C’est ce qu’a fait Saya, une passionnée de culture coréenne et diplômée d’une licence d’anglais. Elle étudie maintenant à l’université de la Rochelle en master LEA parcours Langues, Culture, Affaires Internationales en spécialité Asie-Pacifique. C’est l’une des seules universités en France à proposer ce master et la seule accessible aux débutants dans les langues asiatiques.

Saya a des cours en anglais, en français, et des cours de coréens. Cependant, dans ce master, les langues ne font pas tout. Des cours de management de projet sont au programme ainsi que de transition numérique, culture ou encore droit de la concurrence. Elle apprécie les partenariats tissés par son université qui lui permettent de côtoyer des élèves coréens. Malgré peu de cours d’anglais, elle considère son master comme diversifié et espère pouvoir partir en échange au pays du Matin calme.

Cette liste de métiers est néanmoins loin d’être exhaustive. Journalisme, recherche, linguistique ou encore Histoire sont tant de domaines dans lesquels les étudiants en langues brilleront. Prenez votre temps pour trouver la formation idéale mais n’oubliez pas de vous renseigner assez tôt dans l’année sur leurs dates d’inscription, qui peuvent aller de février à juin.

Dorian Baret

Source : https ://www.tragoraformacion.com/salidas-carrera-filologia/

Les projets « stage interne » du master MTLC2M

Le master MTLC2M, pour Métiers de la Traduction-Localisation et de la Communication Multilingue et Multimédia, de l’université de Rennes 2 offre un réel aspect professionnalisant au métier de traducteur. En effet, des projets sont réalisés tout au long de l’année dans le cadre du stage interne, en plus du stage en entreprise obligatoire de trois mois minimum à la fin de l’année. Présentation des projets réalisés en stage interne :
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La traduction audiovisuelle  : formation spécifique obligatoire  ?

Bref historique de la localisation

L’univers de l’audiovisuel s’est énormément développé ces dernières années.

Aujourd’hui, il existe de nombreuses entreprises qui distribuent différents types de contenus, tels que des séries, des films ou des documentaires. Bien entendu, tous ces contenus nécessitent d’être traduits et localisés pour les rendre accessibles à toute personne souhaitant les visionner.

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Un traducteur doit-il être diplômé  ?

C’est une question qui peut paraître étrange, tout particulièrement à l’heure actuelle, où un diplôme universitaire est pratiquement indispensable pour trouver un emploi. C’est pourtant une question complexe qui mérite réflexion. En effet, l’existence même d’une formation au métier de traducteur suscite souvent l’étonnement. C’est un métier encore peu reconnu malgré la pluralité et la mixité des langues qui existent en Europe, raison pour laquelle il y a un perpétuel besoin de traducteurs issus d’une formation adaptée. Continuer la lecture de Un traducteur doit-il être diplômé   ?

La traduction, une profession méconnue

C’est parfois en recevant des demandes de clients que l’on se rend compte que le métier de traducteur est particulièrement méconnu ou mal compris. Lorsqu’un client a un niveau d’exigence élevé, il est facile de remarquer les fautes de langue que lui-même commet lors de sa demande. Il est alors légitime de se demander comment un client qui ne maîtrise pas lui-même la langue peut savoir quels critères sont essentiels dans la recherche d’un traducteur.

Voici deux des critères nommés par un client à la recherche d’un traducteur :

-titulaire d’un doctorat de préférence

Ce critère peut paraître étrange car il est évident que l’on n’est pas un meilleur traducteur parce qu’on a un doctorat plutôt qu’un master. Par ailleurs, pourquoi une personne titulaire d’un doctorat voudrait devenir traducteur alors qu’elle gagne certainement beaucoup plus d’argent en exerçant une profession en lien avec son diplôme de docteur ? Certainement parce qu’elle n’est pas apte à exercer cette profession ; pourquoi donc lui faire plus confiance qu’à un traducteur titulaire d’un master ? Parallèlement, il existe des personnes dans de telles situations mais elles sont en général retraitées et considèrent la traduction plus comme un loisir que comme une véritable profession.

-expérience dans la traduction du japonais vers l’anglais et de l’anglais vers le japonais

Ce point souligne une réelle incompréhension de ce en quoi consiste le métier de traducteur. Le potentiel client ignore qu’un traducteur n’est censé traduire que vers sa langue maternelle, or la plupart des gens n’ont qu’une seule langue maternelle. L’anglais et le japonais sont des langues tellement éloignées qu’il est peu probable que n’importe quel traducteur possède un niveau de langue similaire à celui d’un natif dans les deux langues. Malgré cela, certaines des agences ayant reçu cette offre clameront certainement avoir le candidat idéal pour réaliser un tel travail.

Ces deux critères montrent que beaucoup de clients ne comprennent pas forcément en quoi consiste le travail du traducteur, ou quelles qualités ou compétences sont nécessaires pour faire un bon traducteur.

Amélie Wadoux

Traduction : entre enseignement universitaire et réalité professionnelle

Sur son blog, une traductrice indépendante étant intervenue en tant que professionnelle à l’université raconte les différences qu’elle a pu percevoir entre l’enseignement donné et la réalité du métier.

Elle tient tout d’abord à rappeler que, selon elle, nombre d’universités ont tendance à former leurs étudiants dans l’optique qu’ils deviennent des traducteurs salariés. Or, force est de rappeler que la grande majorité des traducteurs professionnels exercent en tant qu’indépendants et non en tant que salariés.

Elle pointe ensuite du doigt les différences qui existent entre les enseignements dispensés à l’université en matière de traduction et la réalité du travail de traducteur indépendant tel qu’elle la vit.

Elle remarque tout d’abord que les cours de traduction consistent en de la « version » et du « thème » alors qu’un traducteur professionnel est toujours censé traduire vers sa langue maternelle. On peut donc s’interroger sur l’utilité des cours de traduction vers une langue étrangère, peut-être est-ce utile pour le perfectionnement de cette langue ?

D’autre part, beaucoup de filières en Langues Étrangères Appliquées, notamment en licence, continuent de faire traduire les étudiants sur papier et à l’aide de dictionnaires bilingues alors que les traducteurs travaillent sur informatique et à l’aide de logiciels. La traductrice professionnelle souligne donc le manque de modernité des universités en la matière.

Est également étudié le type de document traduit sur les bancs de la fac : il s’agit principalement d’articles de presse alors qu’un professionnel a plutôt affaire à des comptes rendus, des brochures ou des guides d’utilisateur. L’étudiant explore plutôt la méthodologie de la traduction et d’autres techniques pouvant, certes, s’avérer utiles mais n’étant pas centrales dans l’apprentissage du métier de traducteur.

Sans vouloir pour autant réformer les filières LEA, cette traductrice bloggeuse émet un point de vue intéressant sur les enseignements universitaires en traduction. On peut en effet parfois s’interroger sur l’utilité de certaines matières proposées à l’université et sur leur pertinence face aux évolutions du métier. La traductrice rappelle que le réel enjeu des cours de traduction à l’université est que les étudiants s’intéressent au métier de traducteur et elle craint que les cours dispensés ne donnent une mauvaise représentation de la profession.

 

Amélie Wadoux

Source :http ://www.tradeona.com/2012/03/23/la-traduction-universitaire-vs-la-traduction-professionnelle/ 

Qu’est-ce que la traduction ?

On pourrait penser la question un peu bête, mais en réalité pas du tout ! En effet, quand on pose cette question, on se rend compte que la réponse est parfois un peu – ou totalement à côté de la plaque. Alors halte aux idées reçues, il est temps de mettre les points sur les i ! Continuer la lecture de Qu’est-ce que la traduction  ?

Quel avenir pour les étudiants en langues ?

Les études de l’INSEE montrent que les étudiants en langues ne représentent qu’une partie minime des étudiants inscrits à l’université. En effet, pour l’année 2009-2012, seuls 7,7 % des inscrits appartenaient à une filière linguistique (tous niveaux confondus).

Mais à quelle profession ou à quel secteur ces étudiants se destinent-ils ?

Étant donné que l’éducation nationale n’a que très peu de postes à pourvoir, il a été relevé que les étudiants en langues finissent par travailler majoritairement dans des services de traduction/interprétation, dans des entreprises ou au sein d’organismes institutionnels.

Éducation nationale

 

En 2011, les titulaires du CAPES ne furent que 1 274 chanceux à pourvoir devenir enseignants, tant le nombre de postes disponibles est faible. Les étudiants en langues se destinant à l’enseignement sont donc prévenus, la persévérance sera de mise !

Postes en entreprise

 

Les postes en entreprise semblent être la meilleure option pour les diplômés en langues. Les entreprises possédant un service de traduction et/ou d’interprétariat ne cessent de se multiplier. D’après des études récentes, plus de 65 % des étudiants en langues sont embauchés par des sociétés. Avec la mondialisation, celles-ci ont des besoins croissants en ce qui concerne le recrutement de traducteurs spécialisés dans tel ou tel domaine (notamment dans le secteur juridique et financier).

Les entreprises recherchent également particulièrement les personnes maîtrisant des langues « rares ». La demande pour le suédois et le chinois est en nette augmentation.

Agences de traduction

 

L’autre piste à explorer est celle des agences de traduction. La plupart des entreprises ne possédant pas leur propre service de traduction font appel à ces agences. Les agences recrutent le plus souvent des traducteurs possédant au moins trois langues de travail, c’est-à-dire pouvant traduire d’une langue B et d’une langue C vers leur langue maternelle. Par ailleurs, elles recherchent également des traducteurs spécialisés dans un domaine bien particulier comme la traduction médicale ou la traduction économique.

Institutions

 

Il existe des possibilités d’emploi dans les institutions européennes ou internationales mais les postes sont rares et réservés à des travailleurs expérimentés et le plus souvent spécialisés.

Amélie Wadoux

Source : http ://blog.atenao.com/traduction-professionnelle/les-debouches-pour-les-etudiants-en-langues-484