Les projets « stage interne » du master MTLC2M

Le master MTLC2M, pour Métiers de la Traduction-Localisation et de la Communication Multilingue et Multimédia, de l’université de Rennes 2 offre un réel aspect professionnalisant au métier de traducteur. En effet, des projets sont réalisés tout au long de l’année dans le cadre du stage interne, en plus du stage en entreprise obligatoire de trois mois minimum à la fin de l’année. Présentation des projets réalisés en stage interne :
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La traduction audiovisuelle  : formation spécifique obligatoire  ?

Bref historique de la localisation

L’univers de l’audiovisuel s’est énormément développé ces dernières années.

Aujourd’hui, il existe de nombreuses entreprises qui distribuent différents types de contenus, tels que des séries, des films ou des documentaires. Bien entendu, tous ces contenus nécessitent d’être traduits et localisés pour les rendre accessibles à toute personne souhaitant les visionner.

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Un traducteur doit-il être diplômé  ?

C’est une question qui peut paraître étrange, tout particulièrement à l’heure actuelle, où un diplôme universitaire est pratiquement indispensable pour trouver un emploi. C’est pourtant une question complexe qui mérite réflexion. En effet, l’existence même d’une formation au métier de traducteur suscite souvent l’étonnement. C’est un métier encore peu reconnu malgré la pluralité et la mixité des langues qui existent en Europe, raison pour laquelle il y a un perpétuel besoin de traducteurs issus d’une formation adaptée. Continuer la lecture de Un traducteur doit-il être diplômé   ?

La traduction, une profession méconnue

C’est parfois en recevant des demandes de clients que l’on se rend compte que le métier de traducteur est particulièrement méconnu ou mal compris. Lorsqu’un client a un niveau d’exigence élevé, il est facile de remarquer les fautes de langue que lui-même commet lors de sa demande. Il est alors légitime de se demander comment un client qui ne maîtrise pas lui-même la langue peut savoir quels critères sont essentiels dans la recherche d’un traducteur.

Voici deux des critères nommés par un client à la recherche d’un traducteur :

-titulaire d’un doctorat de préférence

Ce critère peut paraître étrange car il est évident que l’on n’est pas un meilleur traducteur parce qu’on a un doctorat plutôt qu’un master. Par ailleurs, pourquoi une personne titulaire d’un doctorat voudrait devenir traducteur alors qu’elle gagne certainement beaucoup plus d’argent en exerçant une profession en lien avec son diplôme de docteur ? Certainement parce qu’elle n’est pas apte à exercer cette profession ; pourquoi donc lui faire plus confiance qu’à un traducteur titulaire d’un master ? Parallèlement, il existe des personnes dans de telles situations mais elles sont en général retraitées et considèrent la traduction plus comme un loisir que comme une véritable profession.

-expérience dans la traduction du japonais vers l’anglais et de l’anglais vers le japonais

Ce point souligne une réelle incompréhension de ce en quoi consiste le métier de traducteur. Le potentiel client ignore qu’un traducteur n’est censé traduire que vers sa langue maternelle, or la plupart des gens n’ont qu’une seule langue maternelle. L’anglais et le japonais sont des langues tellement éloignées qu’il est peu probable que n’importe quel traducteur possède un niveau de langue similaire à celui d’un natif dans les deux langues. Malgré cela, certaines des agences ayant reçu cette offre clameront certainement avoir le candidat idéal pour réaliser un tel travail.

Ces deux critères montrent que beaucoup de clients ne comprennent pas forcément en quoi consiste le travail du traducteur, ou quelles qualités ou compétences sont nécessaires pour faire un bon traducteur.

Amélie Wadoux

Traduction : entre enseignement universitaire et réalité professionnelle

Sur son blog, une traductrice indépendante étant intervenue en tant que professionnelle à l’université raconte les différences qu’elle a pu percevoir entre l’enseignement donné et la réalité du métier.

Elle tient tout d’abord à rappeler que, selon elle, nombre d’universités ont tendance à former leurs étudiants dans l’optique qu’ils deviennent des traducteurs salariés. Or, force est de rappeler que la grande majorité des traducteurs professionnels exercent en tant qu’indépendants et non en tant que salariés.

Elle pointe ensuite du doigt les différences qui existent entre les enseignements dispensés à l’université en matière de traduction et la réalité du travail de traducteur indépendant tel qu’elle la vit.

Elle remarque tout d’abord que les cours de traduction consistent en de la « version » et du « thème » alors qu’un traducteur professionnel est toujours censé traduire vers sa langue maternelle. On peut donc s’interroger sur l’utilité des cours de traduction vers une langue étrangère, peut-être est-ce utile pour le perfectionnement de cette langue ?

D’autre part, beaucoup de filières en Langues Étrangères Appliquées, notamment en licence, continuent de faire traduire les étudiants sur papier et à l’aide de dictionnaires bilingues alors que les traducteurs travaillent sur informatique et à l’aide de logiciels. La traductrice professionnelle souligne donc le manque de modernité des universités en la matière.

Est également étudié le type de document traduit sur les bancs de la fac : il s’agit principalement d’articles de presse alors qu’un professionnel a plutôt affaire à des comptes rendus, des brochures ou des guides d’utilisateur. L’étudiant explore plutôt la méthodologie de la traduction et d’autres techniques pouvant, certes, s’avérer utiles mais n’étant pas centrales dans l’apprentissage du métier de traducteur.

Sans vouloir pour autant réformer les filières LEA, cette traductrice bloggeuse émet un point de vue intéressant sur les enseignements universitaires en traduction. On peut en effet parfois s’interroger sur l’utilité de certaines matières proposées à l’université et sur leur pertinence face aux évolutions du métier. La traductrice rappelle que le réel enjeu des cours de traduction à l’université est que les étudiants s’intéressent au métier de traducteur et elle craint que les cours dispensés ne donnent une mauvaise représentation de la profession.

 

Amélie Wadoux

Source :http ://www.tradeona.com/2012/03/23/la-traduction-universitaire-vs-la-traduction-professionnelle/ 

Qu’est-ce que la traduction ?

On pourrait penser la question un peu bête, mais en réalité pas du tout ! En effet, quand on pose cette question, on se rend compte que la réponse est parfois un peu – ou totalement à côté de la plaque. Alors halte aux idées reçues, il est temps de mettre les points sur les i ! Continuer la lecture de Qu’est-ce que la traduction  ?

Quel avenir pour les étudiants en langues ?

Les études de l’INSEE montrent que les étudiants en langues ne représentent qu’une partie minime des étudiants inscrits à l’université. En effet, pour l’année 2009-2012, seuls 7,7 % des inscrits appartenaient à une filière linguistique (tous niveaux confondus).

Mais à quelle profession ou à quel secteur ces étudiants se destinent-ils ?

Étant donné que l’éducation nationale n’a que très peu de postes à pourvoir, il a été relevé que les étudiants en langues finissent par travailler majoritairement dans des services de traduction/interprétation, dans des entreprises ou au sein d’organismes institutionnels.

Éducation nationale

 

En 2011, les titulaires du CAPES ne furent que 1 274 chanceux à pourvoir devenir enseignants, tant le nombre de postes disponibles est faible. Les étudiants en langues se destinant à l’enseignement sont donc prévenus, la persévérance sera de mise !

Postes en entreprise

 

Les postes en entreprise semblent être la meilleure option pour les diplômés en langues. Les entreprises possédant un service de traduction et/ou d’interprétariat ne cessent de se multiplier. D’après des études récentes, plus de 65 % des étudiants en langues sont embauchés par des sociétés. Avec la mondialisation, celles-ci ont des besoins croissants en ce qui concerne le recrutement de traducteurs spécialisés dans tel ou tel domaine (notamment dans le secteur juridique et financier).

Les entreprises recherchent également particulièrement les personnes maîtrisant des langues « rares ». La demande pour le suédois et le chinois est en nette augmentation.

Agences de traduction

 

L’autre piste à explorer est celle des agences de traduction. La plupart des entreprises ne possédant pas leur propre service de traduction font appel à ces agences. Les agences recrutent le plus souvent des traducteurs possédant au moins trois langues de travail, c’est-à-dire pouvant traduire d’une langue B et d’une langue C vers leur langue maternelle. Par ailleurs, elles recherchent également des traducteurs spécialisés dans un domaine bien particulier comme la traduction médicale ou la traduction économique.

Institutions

 

Il existe des possibilités d’emploi dans les institutions européennes ou internationales mais les postes sont rares et réservés à des travailleurs expérimentés et le plus souvent spécialisés.

Amélie Wadoux

Source : http ://blog.atenao.com/traduction-professionnelle/les-debouches-pour-les-etudiants-en-langues-484