Parlez-vous l10n ?

Vous venez tout juste de débarquer dans le domaine de la traduction et n’êtes pas encore familier avec tous les termes spécifiques à l’industrie ? Pour vous y retrouver, je vous propose un petit glossaire constitué de quelques termes propres à la traduction, et plus particulièrement à la localisation, ainsi que leurs désignations courantes sur internet.

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Internationalisation (#i18n)

L’internationalisation décrit le processus consistant à extraire tous les textes d’un logiciel ou d’un produit et de les placer dans des fichiers « ressources ». C’est la base de la localisation rapide et de la traduction de logiciels. 

Localisation (#l10n)

La localisation décrit le processus d’adaptation d’un produit, d’une application, d’un logiciel ou d’un document à une langue, à une culture et à d’autres exigences spécifiques à un pays ou une à région. Outre la traduction, la localisation comprend également l’adaptation des éléments suivants : l’heure, la date et les formats numériques, la monnaie, les méthodes de paiement, les images, les couleurs et plus encore. 

Traduction automatique

La traduction automatique, ou traduction instantanée, est la traduction d’un texte par un ordinateur sans intervention humaine. Il existe de nombreux problèmes quant à la qualité de la traduction automatique car celle-ci repose sur des algorithmes informatiques. 

Minimum Viable Localisation (MVL)

La MVL est l’équivalent de l’approche de produit viable minimum en développement d’applications. Elle est donc généralement utilisée dans la localisation d’applications mobiles et fait référence à une stratégie pour tester différents marchés et leur potentiel pour une application : vous localisez la description de votre boutique d’applications et les métadonnées pour divers marchés internationaux sans traduire l’application elle-même. Une MVL est un excellent moyen de tester certains marchés à faible coût.

Post-édition

En termes de qualité de traduction, la traduction automatique n’est pas arrivée à la cheville des traducteurs humains jusqu’à présent. La post-édition décrit un moyen d’utiliser la traduction automatique relue par des traducteurs humains pour accélérer la traduction. Les textes sont traduits par des machines pour être ensuite édités par des traducteurs professionnels pour élaborer des traductions de haute qualité dans un temps minimum.

RTL

RTL représente l’abréviation de « Right to Left » (droite à gauche) qui fait référence à la langue que vous écrivez et lisez de droite à gauche, comme l’arabe ou l’hébreu. Traduire votre application, logiciel, site internet ou document d’une langue LTR « Left to Right » (comme l’anglais) en une langue RTL exige des changements considérables dans la mise en page. Par conséquent, il est important de prendre en compte le RTL lors de l’internationalisation.

Base terminologique

La base terminologique est l’outil principal pour la gestion terminologique dans les projets de traduction. Il s’agit d’une compilation de termes propres à l’entreprise ou au texte à traduire et se compose généralement de cette façon :

Termes (langue source)

Traductions approuvées (langues cibles)

Définitions

Termes qui ne doivent pas être traduits, mais conservés dans la langue source.

Unicode

L’Unicode est une norme de l’industrie informatique internationale utilisée pour la représentation et la manipulation de texte dans la plupart des systèmes d’écriture. Les codages les plus couramment utilisés sont UTF-8 et UTF-16. 

Mémoire de traduction, Exact Matches et Fuzzy Matches

Une mémoire de traduction est une base de données qui se développe au fil des traductions que vous enregistrez. Elle propose en temps réel des traductions de textes sources, sur une base de similitudes (correspondances) avec vos traductions précédentes.

Les Exact Matches, « correspondances exactes » sont des suggestions de la mémoire de traduction qui conviennent parfaitement à un texte source. Ces suggestions n’ont généralement pas besoin d’être adaptées et peuvent être utilisées comme traductions finales.

Les Fuzzy Matches « correspondances floues » suggérées dans la mémoire de traduction sont approximatives. Elles conviennent entre 55 % et 99 % à un texte source et ont donc besoin de quelques retouches afin de créer une traduction finale. Les Fuzzy Matches sont un très bon point de départ pour élaborer des traductions de haute qualité.

Pour terminer cette liste (qui est évidemment non exhaustive), il est utile de savoir que les termes « translate », « translation » et « globalisation » sont respectivement désignés sur internet par les hashtags suivants : #xl8, #T9n et #g11n.

Avatar Anne-Claire Nourian

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/12/l10n-glossary-terms-all-product-managers-and-global-companies-should-know/

Guides de styles et glossaires terminologiques : les clés d’une traduction de qualité

Lumière sur des outils parfois négligés…

Essentiels à l’harmonisation d’une traduction, ces outils personnalisables diffèrent d’une agence à l’autre. Il n’y a pas de standard ou de norme à respecter, si ce n’est votre propre norme, puisque vous êtes maître de vos contenus. Votre guide et vos glossaires vous permettent de développer un style propre à votre entreprise, mais aussi de vous distinguer de la concurrence. En un sens, ils sont le miroir de votre entreprise, c’est pourquoi il ne faut pas les négliger. Qu’est-ce qu’un guide de style, réellement ? Qu’est-ce qu’un glossaire terminologique ? Comment créer ces outils et que peut-on y inclure ? Ce sont les quelques questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans cet article.

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Le guide de style

Comme son nom l’indique, le guide de style est là pour guider le traducteur dans son travail. D’une manière générale, il comprend tout un tas de règles en lien avec la ponctuation, l’orthographe, ou encore la grammaire. Par exemple, dans un guide de style anglophone, on doit savoir répondre à un certain nombre de règles orthographiques. Écrit-on colour à l’anglaise ou color à l’américaine ? Theatre ou theater ? Il faut se mettre d’accord ! C’est pour cela que le guide de style existe, entre autres.

Le glossaire terminologique

Parfois appelé « navette terminologique », le glossaire terminologique se constitue d’un ensemble de termes utiles à la traduction. C’est une grande base de données perpétuellement mise à jour, où sont classés des termes en tout genre. Tout comme son cousin le guide de style, le glossaire terminologique est là pour assurer cohérence et harmonisation.

Personnalisables en toute occasion, ces deux outils peuvent s’adapter aux besoins spécifiques d’un client. Par exemple, comme le client est toujours roi, s’il veut qu’on traduise « pomme » par « banane », qu’il en soit ainsi.

Commencer un projet de traduction sans guide de style et sans glossaire, c’est prendre le risque d’avoir des incohérences et de devoir revenir sur une traduction à plusieurs reprises. De plus, perdre du temps c’est aussi perdre de l’argent, et peut-être aussi perdre un client !

Alors dans un souci de qualité et d’optimisation du temps de travail, toute agence de traduction qui se respecte devrait posséder un guide de style et un glossaire terminologique propres à elle-même. Après tout, c’est peut-être ça la clé d’une traduction de qualité… Alors pourquoi hésiter ?

Source : http ://content.lionbridge.com/how-to-create-a-translation-style-guide-and-terminology-glossary/

La gestion de la terminologie d’entreprise et son utilité

La création d’un glossaire est sans doute une des dernières choses à laquelle une entreprise pense lorsqu’elle décide de s’exporter à l’étranger. Il s’agit pourtant d’une étape primordiale si l’on veut être sûr que l’image de son entreprise reste professionnelle, qualitative et cohérente. Et cela bien avant la traduction de certains documents.

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Car si les jargons sont si présents à la fois dans un secteur professionnel, dans une filiale, ou même dans un service, alors la communication entre les différentes composantes de l’entreprise peut s’en trouver facilement troublée…

Heureusement, c’est là que la gestion de la terminologie d’entreprise vient à la rescousse. Le principe de cette gestion est très simple : s’assurer que l’entièreté de l’entreprise utilise le même vocabulaire pour désigner les mêmes concepts.

Son succès peut apporter à l’entreprise des clés indispensables à son bon fonctionnement. Permettre à ses employés, quelle que soit leur place dans l’entreprise, de se transmettre des informations avec fluidité et fiabilité est une base fondamentale lorsqu’on veut assurer une bonne communication interne et externe. Et les firmes, tous domaines confondus, savent reconnaître l’importance de la communication pour leur développement.

Malheureusement, la mise en application d’une terminologie commune peut être extrêmement complexe et difficile, surtout s’il s’agit d’une compagnie internationale de grande ampleur. Dans ce dernier cas, cela a généralement déjà été pris en compte, mais parfois, son importance peut avoir été sous-estimée, et beaucoup de travail reste encore à faire dans ce sens.

Cela reste vrai malgré l’avancement des technologies, mais les plus grosses défaites commerciales qu’ont dû essuyer les grosses entreprises datent surtout d’avant les années 2000. C’est le cas pour le constructeur Mitsubishi, lors du lancement de sa voiture « Pajero 4WD » en Espagne. Tout se serait bien déroulé, si le mot « pajero » ne voulait pas dire « abruti » en espagnol !

Lorsque la terminologie d’une entreprise souffre d’une mauvaise gestion, c’est souvent la traduction qui en pâtit le plus. Ces traductions, lorsqu’elles sont destinées au public, peuvent ternir véritablement la réputation d’une marque, mais peuvent aussi en ralentir durablement les échanges internes. C’est une problématique souvent bien connue des traducteurs, car si les entreprises l’ignorent parfois, eux savent l’importance de la terminologie dans l’exactitude de leur travail.

L’enjeu sera alors pour eux de convaincre les entreprises de l’utilité de la gestion de leur terminologie. L’argument le plus efficace peut être de mentionner les coûts supplémentaires que son absence suscite : des délais plus longs à cause de la création complète d’un glossaire, les demandes de validation des glossaires, les nombreuses relectures nécessaires pour corriger des documents traduits sans glossaires, ou par des traducteurs différents… Les exemples ne manquent pas.

Si vous êtes un traducteur dont le client est peu enclin à passer par le processus complexe de la création d’une terminologie fixe, rassurez-le donc : sans aucun doute, ses efforts lui offriront à long terme un gain de temps et d’argent considérable.

Gaël Le Lostec

Source : https ://www.sajan.com/translation-term-management-glossaries/

Traduire à partir de rien

À partir d’un texte court

 

Les étudiants en traduction effectuent beaucoup de recherches lorsqu’ils sont amenés à traduire une partie d’un texte ou un texte court. Mais l’extrait n’est pas représentatif du texte intégral et le contexte manque. Pour aboutir à une traduction qui semble la plus juste possible, il faut vérifier diverses sources relatives au thème du document. Continuer la lecture de Traduire à partir de rien

Jamais sans mon glossaire !

Lorsque vous commencez une traduction, vous savez que le client exige une qualité de travail à la hauteur de ses espérances. Une incohérence, une mauvaise traduction d’un mot, une terminologie peu approfondie, ces erreurs peuvent être évitées grâce à la création d’un glossaire terminologique qui vous permet d’harmoniser votre travail tout en améliorant sa qualité.

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Importance de la mise à jour des glossaires et des mémoires de traduction

Dans le processus de traduction, les traducteurs, qu´ils soient salariés ou indépendants, utilisent des glossaires et des mémoires de traduction que peuvent leur fournir certains clients ou qu´ils produisent eux-mêmes. Et en agence, l´une des tâches du chef de projet consiste à mettre à jour ces mémoires et ces glossaires.

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