Conseils et méthodes pour une relecture efficace

Tout traducteur ou rédacteur est censé produire des textes parfaits en termes de structures linguistiques, d’adaptation culturelle et de normes graphiques ; mais il est toujours possible de rencontrer des fautes dans le texte. Pour assurer un travail irréprochable, il faut donc soigneusement relire le document avant la livraison. Cette étape permet de vérifier que le produit est bien conforme, fluide et compréhensible par le public cible. Voici donc quelques conseils qui peuvent être utiles lors d’une relecture.

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Le rôle du relecteur est de repérer les fautes qui sont passées inaperçues et un des principaux prérequis pour y parvenir est la concentration. Il faut donc éliminer toute distraction environnante (portable, radio, etc.) et s’assurer de ne pas être fatigué, car cela pourrait engendrer un manque d’attention. De plus, il est préférable de ne pas se relire soi-même, mais de se faire relire par une autre personne, car nous avons tendance à repérer plus facilement les erreurs des autres que les nôtres.

Avant de se plonger dans le repérage des fautes de typographie ou de grammaire, il est conseillé de relire le texte à voix haute afin de corriger de potentiels problèmes de rythme.

Les correcteurs automatiques d’orthographe sont des éléments précieux, mais ils ne sont pas toujours efficaces à 100 %. Une petite astuce pour repérer des erreurs de ce type est de relire le texte en partant de la fin. Bien que cela ne paraisse pas logique, cette technique permet à l’œil de se concentrer sur chaque mot plutôt que sur de longues phrases. De cette façon, notre cerveau ne pourra pas corriger automatiquement les erreurs en fonction du contexte, comme il le ferait en lisant chronologiquement, mais il sera contraint à trouver toutes les fautes de frappe ou d’orthographe.

Chaque langue présente des pièges auxquels les relecteurs doivent faire attention, par exemple les homonymes. En effet, il est assez facile de confondre des mots qui se prononcent ou s’écrivent de façon identique, mais de sens tout à fait différent.

Enfin, les chiffres peuvent également menacer la correction d’un texte lorsqu’ils ne sont pas bien écrits. Qu’il s’agisse d’une traduction ou d’une rédaction, le relecteur doit bien les vérifier dans un document et si un numéro ne semble pas être correct, il a le droit de faire appel à son bon sens ou d’effectuer une recherche rapide pour éliminer l’erreur.

Francesca Laganella

Source :  https ://aussietranslations.com.au/blog/proofreading-tips-and-tricks/

Inventer une langue : et pourquoi pas ?

Du Seigneur des anneaux à Star Trek en passant par Les Minions, les langues inventées sont légion dans la culture populaire et littéraire. Peu de personnes ignorent ce que veut dire l’expression « Valar Morghulis », quelques-unes se sont mêmes essayées au klingon et beaucoup ont déjà cherché à écrire leur prénom en runes elfiques. Ces langues dépassent même les frontières de leur univers et s’attirent souvent toute une communauté de fans qui l’apprennent, la parlent et vont parfois jusqu’à l’enrichir.

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Une langue peut permettre de développer un monde fictif. Elle apporte une dimension nouvelle à un univers imaginaire, peu importe le genre, et ce n’est pas un phénomène récent. Dans 1984 par exemple, le novlangue est utilisé pour enrichir la dystopie. Il repose sur un principe bien simple : réduire le nombre de mots pour réduire les concepts et empêcher les gens de réfléchir et se rebeller. La langue renforce l’univers fictif en lui donnant plus de profondeur.

Les langues imaginaires ne sont d’ailleurs en aucun cas simples. Une simple succession de sonorités bizarres et exotiques ne suffit pas. Elles sont souvent élaborées par des linguistes professionnels. Dans le cas de Game of Thrones, un concours a même été tenu pour déterminer qui allait créer le dothraki et le valyrien ! Vous pensiez que les Minions baragouinaient de façon incompréhensible en lâchant des « banana » de temps en temps ? Détrompez-vous, le « minionese » est en fait un mélange de plusieurs langues (français, anglais, espagnol, japonais, italien et bien d’autres) et dispose même d’un dictionnaire consultable en ligne ! Au contraire, le klingon a été créé par un linguiste qui a souhaité opposer complètement sa langue aux langues existantes, par exemple en adoptant l’ordre des mots objet-verbe- sujet, ce qui est tout sauf commun.

L’idée d’inventer une langue n’est pas aussi farfelue qu’elle en a l’air. L’espéranto en est l’exemple le plus parlant. Cette langue a été inventée dans le but de devenir une langue internationale qui effacerait les barrières de la communication. C’est une langue très facile à apprendre car sa grammaire ne comporte aucune exception. Aujourd’hui encore, ses défenseurs tentent de démocratiser son apprentissage. Même si l’espéranto n’a pas été à proprement parler un succès, il repose sur un principe d’équité et compte quand même des locuteurs dans 120 pays !

L’invention d’une langue requiert beaucoup d’imagination et de rigueur. Il faut inventer un alphabet, choisir une prononciation, créer des règles grammaticales, instaurer une logique dans le vocabulaire et la conjugaison et trouver des personnes avec qui la parler ! Notre camarade Gildas Mergny pourra vous en parler, car il a lui-même inventé sa langue : l’hymadwinalione.

Alors, les langues inventées, pourquoi pas les apprendre, les parler, les diffuser, ou même les créer ?

Perrine Bourdeau
Révisé par Camille Le Corre

Traduire un site : quelques contraintes

De nos jours, suite à la mondialisation, le besoin d’atteindre davantage de personnes est devenu une évidence. De ce fait, il est important de faire en sorte que le contenu de nos sites Internet soit compréhensible pour un maximum de personnes. Ceci nous pousse très souvent à traduire ces sites dans d’autres langues. Bien sûr, il y a certaines choses auxquelles il faut penser avant d’entreprendre la traduction d’un site.

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Pour commencer, il est important de savoir quelles langues doivent être privilégiées. Si votre site n’est pas en anglais par défaut, il ne fait aucun doute que cette langue est la première à laquelle il faut penser, sachant qu’elle est comprise par un très grand nombre de personnes. Sachez également qu’il ne faut pas obligatoirement avoir 25 langues pour que votre site soit intéressant dans un monde mondialisé. Ensuite, il peut être intéressant de permettre aux internautes de choisir leur langue rapidement quand ils entrent sur votre site. Pour ce faire, vous pouvez avoir une page d’accueil claire avec les différentes langues disponibles ou un volet dans lequel lesdites langues peuvent être sélectionnées. Toute idée originale et intuitive est envisageable condition qu’elle ne soit pas plus contraignante qu’utile.

Que vous choisissiez d’utiliser une page d’accueil sur laquelle choisir la langue avant d’entrer véritablement sur le site, ou que vous décidiez d’utiliser un volet où se trouvent lesdites langues, souvenez-vous qu’il est plus logique d’afficher les noms des langues dans la langue correspondante (English, Français, Español, etc.) que d’utiliser des drapeaux ou tout autre fantaisie artistique, sachant que certaines variantes existent selon les langues. Par exemple, le français de France et le français canadien ne sont pas parfaitement identiques et doivent être différenciés ; alors que l’on pourrait penser que mettre le drapeau de France et le drapeau du Québec est une bonne idée, cela ne rendrait pas réellement service à votre site. De ce fait, préférez les noms écrits en toutes lettres aux drapeaux et écrivez les noms des langues dans la langue correspondante pour rendre le choix de la langue simple et clair.

Pour certains, il est évident que la police a son importance, mais ce cas n’est pas une généralité. Il est important de savoir qu’une police agréable mais professionnelle est à privilégier. Les polices comme le Comic Sans MS sont à proscrire. N’oubliez pas que certaines polices recommandées peuvent être plus intéressantes à utiliser que celles que vous pourriez préférer. N’hésitez pas non plus à utiliser une taille de police relativement grande, de sorte que le contenu écrit puisse être lisible. Certes, il est possible de faire un zoom s’il nous est difficile de lire le contenu écrit, mais cela peut être désavantageux pour la mise en page et pour certains contenus visuels du site. Ainsi, pour le confort du lecteur, n’hésitez pas à utiliser une taille de police adaptée au plus grand nombre de langues possibles, quitte à en utiliser une autre pour les caractères asiatiques qui doivent être plus grands pour que chaque clé puisse être lue sans difficulté ; plus les Kanji sont compliqués, plus la police doit être grande. Mais tâchez tout de même de trouver un juste milieu : les Kanji n’ont pas besoin d’être écrits en taille de police 24 pour être lisibles ; une taille 14 est amplement suffisante.

Le contenu écrit a donc une importance indéniable lors de la traduction de votre site. Cependant, si vous avez du contenu visuel, notamment des images, il ne faut pas oublier de les localiser aussi. Si ces images comportent des éléments importants, il serait dommage d’empêcher de nombreux internautes d’en profiter. Néanmoins, il ne faudra pas oublier que localiser les images signifie également adapter ou modifier ces images de sorte qu’elles n’offensent personne. En effet, certains éléments pourraient être insignifiants pour certains mais ces éléments pourraient être inappropriés pour une autre culture. Cela s’applique à l’intégralité du contenu de votre site ; la localisation n’est pas une option : c’est une nécessité.
De plus, si vous avez des vidéos, n’oubliez pas d’y ajouter des sous-titres si cela est nécessaire. À l’instar des images, si elles contiennent des éléments potentiellement offensants pour certaines cultures, vous devrez faire tout votre possible pour adapter les vidéos, quitte à en créer une nouvelle si le contenu était réellement important.

Ainsi, alors que l’on pourrait croire qu’il est simple de traduire un site, il est important de se mettre à la place de l’internaute qui visite votre site et de visualiser ce que vous aimeriez voir quand vous entrez sur un site. En suivant cette procédure, vous aurez moins de difficultés lors de la localisation et vous pourrez atteindre bien plus de personnes autour du monde et ainsi améliorer la visibilité de votre site.


Avatar Léo Hercouët

Source : http ://www.vengaglobal.com/blog/make-sure-multilingual-websites-offer-best-user-experience-possible/

L’importance de mettre l’accent sur votre prononciation

« Look at that sheep ! ». En quelques secondes, le sens d’une phrase peut changer du tout au tout. Un quiproquo tel que celui-ci peut en effet rapidement survenir lorsque l’on parle dans une langue étrangère. Les Français sont notamment assez connus pour leur accent prononcé dans la langue de Shakespeare. Et, bien que certains y trouvent un certain charme, la prononciation erronée de certains termes peut mener à de multiples confusions. Pour reprendre l’exemple cité plus haut, il y a tout de même une grande différence sémantique entre les mots sheep et ship. Pourtant, une seule syllabe suffit à changer entièrement le sens de la phrase. Certes, cela reste sans grande conséquence dans ce cas-là, mais ce genre de malentendu pourrait aisément être de plus grande ampleur dans certaines situations.

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Ainsi, l’accent n’est pas seulement une question de style oral. La prononciation en anglais par certaines nationalités a beau être critiquée, ce n’est pas sur la sonorité plaisante ou non de l’accent qu’il est important de se concentrer. Ce détail phonique n’a d’importance que dans le cas où il fait réellement entrave au message. L’anglais n’est évidemment pas la seule langue concernée. Toutes possèdent leur lot de règles à respecter lorsque l’on en vient à la prononciation. Ces différences interlinguistiques demeurent malgré tout ce qui fait l’unicité de chacune d’entre elles. C’est d’ailleurs ce qui rend les règles de prononciation si difficiles à assimiler lorsqu’il ne s’agit pas de notre langue maternelle. Tant de problèmes, mais est-il possible d’y faire quelque chose ? Existe-t-il une solution miracle ?

Non. Dans tous les cas, il va falloir y mettre du sien. Améliorer sa prononciation dans une langue étrangère signifie la pratiquer régulièrement. Ce n’est pas seulement en regardant des œuvres multimédia en version originale que l’on s’en retrouvera meilleur en expression orale. À la limite, cela peut aider à mieux comprendre, mais certainement pas à mieux communiquer. Cela va sans doute paraître cliché, mais le meilleur moyen d’utiliser de manière assidue une langue étrangère est d’aller tout simplement dans un pays où elle est la langue officielle. Et si vous n’avez pas les moyens, il est toujours possible de rencontrer des étrangers qui n’attendent que vous pour converser. Partez à la rencontre de ces gens, et peut-être que vous adopterez leur accent !

Avatar Donovan Chevalier

Source : http ://www.infoidiomas.com/blog/8255/pronunciacion-del-ingles/

L’absence d’académie de la langue anglaise

Académie française, Real Academia Española (Académie royale espagnole), Rat für deutsche Rechtschreibung (Conseil de l’orthographe allemand) : ces noms nous sont familiers en tant que linguistes. Il s’agit des institutions qui normalisent la langue, préservent l’unité linguistique et s’adaptent si nécessaire à l’évolution de la langue. Il n’existe cependant pas d’institution équivalente pour la langue anglaise à ce jour. Pourquoi n’y a-t-il pas d’ « Académie anglaise » ? Comment normalise-t-on cette langue ?

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L’histoire de la langue anglaise

Comme toute autre langue qui s’est répandue de par quelques faits historiques, l’anglais possède des variantes. Notons l’exemple d’une variante qui est devenue une langue officielle : l’anglais américain aux États-Unis. Une académie de la langue anglaise aurait pu voir le jour mais le projet fut abandonné. Plus tard, en 1800, la même initiative émerge aux États-Unis sous John Quincy Adams. Le Royaume-Uni et les États-Unis souhaitaient donc normaliser et établir les règles de la même langue. Cela pourrait justifier le fait que l’institution qui réglemente l’usage de l’anglais n’ait toujours pas été créée. Pourtant, rien n’empêche réellement sa création puisque chacune des deux variantes est utilisée et enseignée dans le monde.

Anglais britannique ou américain ?

L’usage de l’anglais continue à être conflictuel aujourd’hui. En effet, chaque variante (britannique et américaine) a ses partisans. Fort heureusement, son usage n’est conflictuel que d’un point de vue intellectuel, certains apprécieront plus la grammaire d’une langue que celle d’une autre. Un européen serait aussi amené à privilégier l’anglais britannique pour des raisons historiques (malgré le Brexit qui a eu lieu récemment). Ensuite, pour des raisons diplomatiques, il semble logique de toujours s’adapter à la langue du pays. Si votre interlocuteur est américain, il convient d’employer l’anglais américain.

Enfin, bien que cette langue ne soit pas normalisée par une institution, plusieurs références restent à disposition pour mieux adapter nos contenus en fonction de la variante de l’anglais utilisée. Un autre enjeu subsiste : cette adaptation pose de plus en plus de problème car l’anglais s’est davantage répandu à cause de la mondialisation et possède plusieurs variantes.

 

Avatar Ornella Andriamanantsoa

Source : http ://blog-de-traduccion.trustedtranslations.com/busca-la-real-academia-inglesa-2016-12-02.html

Traduire vers l’espagnol en tenant compte des variantes régionales

Disposant d’un nombre important de locuteurs sur le continent américain et dans les Caraïbes, la langue espagnole est présente bien au-delà de la péninsule ibérique. Cependant, sur le plan du vocabulaire comme sur celui de la prononciation, les variantes de l’espagnol parlées en Amérique latine, aux Etats-Unis et dans les pays hispanophones des Caraïbes se distinguent plus ou moins du castillan d’Espagne. Dans ce contexte, découvrons quelles sont les précautions à prendre avant de débuter un projet de traduction vers l’espagnol.

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Identifier le public cible

Avant toute chose, il est indispensable d’identifier le public auquel on va s’adresser, afin de proposer la meilleure traduction possible, que ce soit pour un document à caractère juridique, pour la localisation d’un site web ou pour une interprétation par visioconférence.

Néanmoins, l’identification du public cible ne doit pas se limiter à faire le choix entre traduire pour un public espagnol ou traduire pour un public américain. En effet, on retrouve de nombreuses variantes de la langue espagnole sur le continent américain. Par ailleurs, on observe des différences entre celles parlées dans les régions de plaines et les régions de plateaux.

De plus, à l’échelle d’un même pays, peuvent coexister des variantes de la langue espagnole. C’est le cas des Etats-Unis, où l’on remarque des différences entre l’espagnol parlé par les populations latino-américaines installées depuis plusieurs générations et celui parlé par les nouveaux immigrés.

Identifier les différences de vocabulaire et de prononciation

Après avoir bien identifié le public cible, il est nécessaire d’analyser les différences liées au vocabulaire et à la prononciation.

Le vocabulaire de la langue source devra être adapté au public cible en recherchant les équivalents utilisés dans le pays. Ainsi, le mot « cuisinière » sera traduit par « estufa » pour un public colombien, guatémaltèque ou mexicain. Cette adaptation est utile afin d’éviter les erreurs de sens : par exemple le mot « voiture » qui peut être traduit par « coche » dans certains pays d’Amérique latine, devra être traduit par « automóvil » au Guatemala, où le mot « coche » désigne un animal.

La prononciation des mots devra aussi être prise en compte pour la traduction audiovisuelle. Il faudra par exemple veiller à mettre l’accent tonique sur les déterminants possessifs si l’on s’adresse à un public mexicain.

En conclusion, on ne peut pas traduire exactement de la même façon selon que l’on s’adresse à un locuteur vivant sur la côte Est du Mexique, dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, ou dans le Nord-Ouest de l’Argentine.

Stéphane Bagassien–Catalan

Source : http ://www.languagescientific.com/comprende-why-you-cant-just-translate-into-spanish/

Le japonais dans tous ses états

Mis à part un nombre restreint de japanophiles, rares sont les étudiants en langue qui choisissent d’apprendre le japonais. Cette belle langue a en effet la réputation d’être hors de portée à cause de sa structure et de ses sonorités très éloignées des langues indo-européennes dont nous avons l’habitude. Néanmoins, le japonais est une langue riche et subtile qui vaut vraiment la peine que l’on s’y intéresse.

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Historiquement, le japonais était à l’origine une langue uniquement parlée. Les signes que l’on connait aujourd’hui n’ont été introduits que plus tard et empruntés au chinois pour créer une forme écrite. Deux syllabaires ont découlé de ces signes chinois : le Katakana et l’Hiragana, qui une fois fusionnés sont désignés comme Kanamoji : un total de 94 signes dont chacun a un sens précis. Ce qui peut poser problème, c’est que certains signes en Hiragana et Katakana ont une apparence et une phonétique très proches et peuvent être facilement confondus.

Si le japonais ne semble pas si impossible à aborder avec deux syllabaires de 47 signes chacun, ne vous emballez pas trop vite car tout se complique avec les Kanjis : les signes chinois appelés Kanjis, viennent s’ajouter au Kanamoji dans l’écriture du japonais moderne, qui comporte au total pas moins de 8 000 signes. Ce n’est pas tout, chaque signe peut avoir une signification différente selon le contexte et, si la tâche ne paraît pas déjà assez complexe, le japonais s’écrit parfois sous une mise en forme appelée Tategaki : comme le chinois, il se lit de haut en bas et de droite à gauche (bien que cette forme tende à se perdre).

Quant au japonais parlé, il est très important de savoir que la prononciation en est la clé. La façon dont un mot est prononcé est bien plus importante que le mot en lui-même, et il faut absolument être attentif à cela pour éviter les quiproquos lors d’une conversation avec un japanophone. Fort heureusement, il existe une romanisation du japonais, le Romaji, pour permettre aux occidentaux d’avoir une idée de la façon de prononcer les mots au début de l’apprentissage de la langue.

Avec tous ces critères, le japonais semble être un véritable casse-tête, mais si cela peut vous rassurer, et parce qu’on ne le dit certainement pas assez : cette langue est en réalité relativement facile à intégrer. Avec, entre autres, son absence de conjugaison, sa prononciation évidente et ses rares déclinaisons, le japonais parlé est incroyablement logique. L’écrit prend souvent un peu plus de temps, mais il n’y a pas de secret : prenez votre courage à deux mains, entraînez-vous à faire de jolis signes et il ne vous restera plus qu’à les apprendre par cœur.

 

 

Avatar Anne-Claire Nourian

Source :http ://www.brightlines.co.uk/en-gb/brightlines/blog-and-news/2016/8/31/the-japanese-language-an-eclectic-mix/

L’espagnol, une langue bientôt universelle  ?

Aujourd’hui, l’espagnol fait partie des langues les plus parlées dans le monde avec près de 495 millions de locuteurs. Cette langue a pu se développer grâce à la colonisation de l’Amérique latine par l’empire espagnol et a encore, à ce jour, une influence très importante dans cette zone géographique. Il s’agit d’une langue présentant quelques particularités qui la rend unique par rapport à d’autres.

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L’irlandais, une langue toujours vivante  !

La langue officielle de l’Irlande est  l’anglais, mais la langue parlée à l’origine dans ce pays était l’irlandais, une langue gaélique ressemblant beaucoup au gaélique écossais. L’irlandais est encore parlé aujourd’hui en Irlande, 1,8 % de la population irlandaise parle encore l’irlandais tous les jours et 1,7 millions de personnes possèdent encore au moins des bases d’irlandais.

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L’île de Pâques et le Rapa Nui

Fiche d’identité du Rapa Nui

Le Rapa Nui est une langue parlée sur l’île de Pâques, territoire dépendant aujourd’hui du Chili et célèbre pour ses fameux moaï, ces statues monumentales et alimentant tous les mystères autour d’elles. Cette langue fait partie de la famille des langues polynésiennes, comme le tahitien et est parlée par environ 3 000 personnes sur l’île. Comme la plupart des langues rurales, elle est parlée par une poignée de personnes, et la question de sa survie est donc posée, car elle subit l’influence de langues dominantes, comme c’est ici le cas avec l’espagnol parlé par son voisin le Chili. C’est une langue qui possède 10 consonnes et 5 voyelles lorsqu’on la transcrit sous sa forme latine. Comme c’est le cas pour beaucoup de langues et de dialectes, le contact avec d’autres cultures a permis au Rapa Nui de se moderniser et d’emprunter des mots venant de l’espagnol, du français et de l’anglais. Continuer la lecture de L’île de Pâques et le Rapa Nui