La localisation vidéoludique hispanophone : un problème épineux

La localisation est un des sujets qui suscite un fort intérêt chez les jeunes traducteurs. Parmi ces passionnés, beaucoup sont attirés par le domaine du jeu vidéo ; un secteur qui est caractérisé par des problématiques spécifiques qui s’étendent bien au delà de celles que rencontrent un localisateur audiovisuel « lambda », puisqu’en plus du travail sur le sous-titrage, la synchronisation labiale et autres joyeusetés liées à la transcréation, le localisateur de jeux vidéo doit adopter une optique pragmatique pour permettre au joueur de rentrer facilement en interaction avec l’environnement virtuel qui lui est proposé.

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Pour ce faire, le localisateur doit passer maître dans l’art de choisir le mot juste. Si de nombreux articles traitent de ce problème au travers du prisme de notre société et de notre langue française, nous allons aujourd’hui nous intéresser aux spécificités de la localisation dans la langue de Cervantes.

Le problème majeur lié à la localisation hispanique (qu’il s’agisse de jeux vidéo ou de cinéma) réside dans les nombreuses déclinaisons de la langue espagnole à travers le monde. Rien qu’en Espagne, de nombreux dialectes sont pratiqués en plus des langues officielles, le castillan et le catalan, mais si on y ajoute les variantes terminologiques et phonétiques qui se manifestent sur l’ensemble du territoire d’Amérique Latine, nous pouvons commencer à imaginer l’envergure du problème que peut causer le fait de proposer une localisation qui convienne à l’ensemble du marché hispanophone.

De nombreuses sociétés de localisation audiovisuelle ont adopté une norme basée sur l’espagnol d’Amérique Latine, et plus particulièrement l’espagnol mexicain, avec une tentative de neutraliser le langage au maximum, afin de toucher le plus grand nombre d’hispanophones en limitant les coûts de localisation. Pour une majorité des espagnols parlant le castillan, ces versions « LatAm » (pour Latinoamérica) sont ancrées dans leurs souvenirs d’enfance, puisque la localisation en masse des dessins animés s’effectue sous ce format depuis de nombreuses années. Cet emploi ne choque pas les espagnols, puisqu’ils ont tendance à trouver le LatAm plus direct et informel, ce qui correspond bien aux dialogues des dessins animés.

Mais si on ajoute à cette pratique la difficulté de s’identifier à des personnages possédant un accent et des expressions idiomatiques différentes des nôtres, on comprend alors la nécessité d’avoir une version en castillan pour des productions audiovisuelles plus « sérieuses » et pour des jeux vidéo ciblant un public mature.

On peut penser à des exemples concrets très frappants, comme la variété d’utilisation des pronoms de tutoiement et de vouvoiement en espagnol selon les pays (en Colombie, « usted », pronom habituellement très formel, peut être utilisé pour parler à ses enfants). Les différences terminologiques peuvent aussi entraver le bon déroulement d’une partie de jeu vidéo. « Coger » peut être utilisé pour coder l’action de « prendre » ou « ramasser » un objet en espagnol d’Espagne, mais le mot fera sourire un Argentin puisqu’il est sexuellement connoté en Argentine. Ils utiliseront plutôt « agarrar », qui, en castillan, signifie « attraper ».

La nécessité de localiser un jeu dans plus d’une version de la langue espagnole paraît alors évidente, mais dans les faits, le phénomène reste assez rare. Cette année encore, lors de la sortie de State of Decay 2, un jeu de survie dans un monde post-apocalyptique rempli de zombies, les joueurs d’Espagne se sont sentis relégués au rang de joueurs de seconde zone en découvrant que Microsoft avait choisi de localiser le jeu en espagnol mexicain uniquement.

 

Contenu du tweet : « La version finale de la jaquette espagnole de State of Decay 2 a fuitée »
Titre ironique : « N’est Pas Traduit 2 »

On peut comprendre la frustration de ces joueurs lorsqu’on compare cette décision avec le travail méticuleux de certaines sociétés, comme Sony, qui s’efforce de proposer des versions multilingues riches et entièrement doublées pour ses jeux. Le marché du jeu vidéo est aujourd’hui dominé par Sony et sa Playstation 4 alors que les ventes de la Xbox One de Microsoft stagnent. La situation était pourtant inversée du temps de la précédente génération de consoles.

C’est, entre autres, sur son budget localisation que Microsoft a décidé de faire des économies pour pallier cette situation. Mais sans effort de la part du géant américain, les joueurs espagnols ont moins envie d’investir dans les titres de la licence, et « le serpent se mord la queue ». Les joueurs espagnols boudent alors les versions LatAm et beaucoup préfèrent jouer en version originale, comme ce fut le cas pour les jeux de la licence Halo, qui bénéficiait pourtant d’un doublage intégral. Microsoft semble s’être engagé dans une impasse, et la situation ne risque pas d’évoluer à moins que l’entreprise n’opère un changement de direction et se mette à véritablement prendre en compte l’avis de ses clients. Mais le jeu vidéo étant un marché comme un autre, la question de la rentabilité demeure au centre des préoccupations de l’éditeur américain qui continue de se poser la question : le jeu en vaut-il la chandelle ?

 

Maxime Cicurel

 

Source : http ://tavargentina.com/2018/10/el-drama-del-doblaje-de-los-videojuegos-se-aviva-con-state-of-decay-2/

Premiers contacts professionnels : les bonnes questions

Pour la promotion 2018/2019 du master Traduction et Rédaction Technique du CFTTR, c’est bientôt l’heure des premiers contacts avec les entreprises pour fixer les termes du contrat de stage que les étudiants devront effectuer à la suite du deuxième semestre.

Si l’éclectisme est au cœur de nos métiers et contribue largement à l’intérêt que nous portons à nos domaines respectifs, il marque aussi fortement les usages professionnels.

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Voici donc quelques pistes afin de répondre à la question suivante : que l’on soit traducteur ou rédacteur technique, que doit-on garder en tête au cours des échanges avec les clients et les entreprises afin d’établir des bases solides lors de la prise de poste ?

La clé de voûte pour découvrir votre rôle au sein de l’entreprise est d’essayer de comprendre l’entreprise elle-même. Vous devrez bien sûr vous intéresser à son domaine et en intégrer les codes au plus vite afin de ne pas être pris au dépourvu par une terminologie trop spécifique, par exemple.

Si ce constat vous paraît évident, n’hésitez pas à le dépasser et à chercher un peu plus en profondeur ce qui fait la spécificité de l’entreprise :

À quelle clientèle s’adresse-t-elle ?

Cette question est primordiale puisqu’elle va guider votre travail. Elle vous permettra d’adapter l’emploi des termes (spécifiques ou généraux) ainsi que votre niveau de langue.

L’entreprise a-t-elle l’habitude de travailler avec des personnes ayant un profil similaire au vôtre et pourquoi a-t-elle besoin de vous ?

Vous pourrez ainsi mieux prendre conscience de votre rôle au sein de l’entreprise.

Avec quels outils travaillerez-vous ?

En effet, certaines entreprises vous imposeront des outils spécifiques de TAO, ou un format de fichier, alors que d’autres vous laisseront travailler librement. Pour cette question comme pour d’autres, vous pouvez bien sûr proposer des solutions pour améliorer le workflow de l’équipe, mais restez toujours flexible et compréhensif.

Quel sera le statut légal de votre production ?

Certaines de vos missions seront peut-être protégées par une clause de confidentialité. En tant que bon professionnel, il est nécessaire de s’en informer au plus tôt pour éviter toute divulgation d’information involontaire (dans une discussion informelle ou une recherche web, par exemple).

Y a-t-il une échéance à respecter ? Est-elle négociable ? Allez-vous travailler seul ou en équipe ? Quel chemin votre travail effectuera-t-il avant la livraison finale ?

Autant de questions qu’il faut garder à l’esprit pour construire votre crédibilité professionnelle et pour éviter nombre d’obstacles et d’accidents qui vous empêcheraient de vous épanouir au sein de votre entreprise et dans vos relations avec les clients.

Si l’enthousiasme est de mise et est souvent appréciable chez un jeune professionnel, il est également essentiel d’adopter une véritable posture réflexive afin de partir sur de bonnes bases plutôt que de foncer tête baissée dans un projet aux contours flous. Vous, comme l’entreprise, pourrez ainsi vous engager dans une démarche professionnelle consciente et de qualité.

Maxime Cicurel

Révisé par Fanchon Morin

Source : https ://www.gala-global.org/blog/15-questions-ask-new-client

Les robots, successeurs des professionnels de la traduction ?

Avec les avancées technologiques, la demande de traduction est en constant déclin car la traduction automatique se fait de plus en plus précise et fiable. Mais la traduction humaine est-elle réellement une activité amenée à disparaître dans les années à venir ?

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On parle de plus en plus d’Intelligence Artificielle et de « robotique avancée », des notions qui semblent menacer de nombreuses professions comme celles de journaliste, de conseiller financier ou de traducteur par exemple.
La traduction automatique sur Internet est une avancée technologique qui est en développement continuel et qui prend de plus en plus d’ampleur au sein de notre société, surtout quand on sait que la traduction est à la croisée des échanges commerciaux internationaux. Le traducteur automatique possède des capacités grandissantes à pouvoir traduire des segments entiers sans fautes grâce à une base terminologique en constante assimilation de nouveaux termes. Google, notamment, progresse dans la recherche technologique d’un traducteur qui pourrait surpasser le traducteur humain. Mais cela ne reste qu’hypothétique et peut-être même irréealisable…

De nombreux linguistes l’affirment, les robots ne pourront pas remplacer les humains en matière de traduction. Bien que les traducteurs se servent de nombreux outils informatiques pour améliorer l’efficacité et la rapidité de leurs projets, la compréhension d’un texte reste avant tout une qualité irremplaçable. De plus, la langue évolue et intègre de nouveaux mots tous les jours, dans de nombreuses langues (si ce n’est dans toutes les langues), et si l’activité cérébrale peut-être reproduite par des ordinateurs, la sensibilité du traducteur, ses connaissances, son bon sens et sa perception restent finalement inimitables.

Néanmoins la traduction automatique a ses avantages que nul ne peut nier, notamment en ce qui concerne la traduction de messagerie instantanée par exemple, utilisée après le séisme qui avait touché Haïti en 2009, et qui a permis aux victimes de communiquer avec l’étranger depuis leur langue natale. Il n’est donc pas étonnant de penser que la traduction humaine est en voie de disparition.
Cependant cette pensée reste quasi-utopique, et le métier de traducteur, l’un des plus vieux au monde, ne risque pas de succomber de sitôt.Avatar Melody Launay

Source : http ://blog-de-traduccion.trustedtranslations.com/futuro-la-traduccion-asunto-patrones-arte-delicado-2016-11-27.html

L’équilibre entre le coût, le délai et la qualité

Au commencement d’un projet de traduction, les principaux sujets à aborder sont la mise en place du délai, nécessaire à la réalisation du projet et son coût. Néanmoins, lorsque le client pose la fameuse question du prix/délai, existe-t-il une réponse parfaite ? Y-a-t-il différents moyens de procéder ? Comment négocier un prix et un délai raisonnables ?

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Rapport qualité/prix/délai

Une bonne communication est la clé du succès. Lors de la négociation d’un projet, plusieurs notions doivent obligatoirement être abordées avec le client. Afin d’assurer le bon déroulement d’un projet, l’agence de traduction, ou le traducteur indépendant, se doit d’établir un prix et un délai en fonction du projet, tout en se référant au client. Le cahier des charges, une fois établie, doit présenter toutes les notions abordées avec le client et indiquer le choix final du délai, mais également celui du prix.

En règle générale, le délai fixé par le client est restreint. C’est donc au traducteur ou à l’agence de renégocier un délai correct, afin de produire un projet de qualité. Du côté du prix, souvent assimilé à l’élément négatif d’une vente, il peut constituer un argument de vente par rapport à la concurrence et valoriser l’offre proposée et/ou les compétences de l’agence.

L’un ne va pas sans l’autre. Ce rapport prix/délai permet, par la suite, d’aboutir à un projet de qualité. Lorsque des non-dits ou désaccords subsistent, cela peut entraîner des complications dans le projet. En termes de conséquences, l’agence peut fournir un projet de moins bonne qualité, ou parfois ne répondant pas vraiment aux attentes d’un client.

Les procédés

Quel que soit le moyen utilisé (téléphone, e-mail, etc.), annoncer un délai ou un prix à un client n’est pas chose aisée et présente des avantages comme des inconvénients.

Premièrement, l’agence décide de donner une réponse plus ou moins claire. Qu’elle soit par téléphone ou par un autre moyen, cela permet d’établir un premier contact avec le client et ainsi de mieux cerner ses attentes. La tranche de prix proposée au client peut présenter différentes options et c’est ensuite au client d’établir ce qui lui convient le mieux. Des négociations peuvent dès lors débuter afin de convenir à un prix et un délai raisonnables et répondant aux exigences de chacun. Le but de l’agence est avant tout de montrer sa flexibilité. Il ne faut donc pas donner de date et de prix fixes, car souvent la réponse du client peut être tardive. On ne sait donc pas si le projet demande une livraison rapide ou non, etc.

Deuxièmement, l’agence peut décider de suivre la volonté du client. C’est-à-dire qu’après avoir donné une « réponse fourchette », l’agence choisit donc de négocier le prix et le délai ni plus ni moins en fonction des attentes du client. Un traducteur débutant, manquant souvent d’expérience, peut se retrouver dans cette situation. Le mieux est donc de se renseigner et de convenir à une tarification adaptée aux habitudes du marché (spécifiques aux secteurs d’activités).

La situation, parfois épineuse, peut donc favoriser les intérêts du client, et constituer une perte d’argent pour le traducteur.

En outre, une agence peut parfois proposer un prix/délai supérieur à la concurrence. En termes de négociation, cette étape est souvent vue comme un désavantage. Pour contrer cela, l’agence peut jongler avec les différents éléments, c’est-à-dire proposer un geste commercial (par exemple, fournir une base de terminologie en supplément, etc.) ou au final, moduler son offre.

Équilibre de la balance

Comment assurer la réussite d’un projet ? Pour se faire, un équilibre entre coût/délai doit être établi afin de garantir au client une entière satisfaction, et une bonne rentabilité pour l’agence.

Il est donc indispensable de communiquer avec le client et d’étudier toutes les options présentées.

Par exemple, pour une demande de projet avec un délai restreint, l’agence peut décider par cause à effet d’augmenter sa tarification.

Cependant la qualité du projet ne doit pas être négligée, car c’est ce qui constitue avant tout la réussite d’une agence.

Chaque agence ou traducteur a sa propre vision et également une structure différente. Les décisions et résultats ne seront jamais les mêmes et c’est pourquoi, il n’y a finalement pas de réponse parfaite.

Avatar Christelle Dilling

Source : http ://www.thoughtsontranslation.com/2016/10/21/can-you-give-us-a-quote-and-a-turnaround-time/

Traduction vers une ou plusieurs langues : un choix personnel

Lorsque l’on entre dans le monde professionnel, se présente alors le choix de nos langues de travail et c’est pourquoi le traducteur natif domine aujourd’hui majoritairement le marché de la traduction, comparativement au professionnel traduisant vers une langue étrangère. Doit-on cependant uniquement traduire vers sa langue maternelle ?

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En matière de formation

Un traducteur diplômé ou en cours de formation doit, tôt ou tard, choisir sa ou ses langues de travail ; c’est-à-dire choisir de traduire uniquement vers sa langue maternelle ou vers une langue étrangère.

Les cours dispensés, dans une formation de traducteur, permettent à l’étudiant de développer ses connaissances et de se familiariser progressivement aux différents domaines. Qu’ils soient traduits vers la langue maternelle ou la langue étrangère, la traduction continuelle de textes permet à un étudiant de mieux se définir en tant qu’auteur et traducteur. De nos jours, les langues étrangères et le métier de traducteur sont deux points indissociables. C’est pour cela que maîtriser, au minimum et en dehors de sa langue maternelle, une langue étrangère voire deux, est essentiel.

Lors de l’apprentissage du métier de traducteur, différents domaines de spécialisation peuvent être abordés dans les textes, et ce pour des raisons bien précises. Un traducteur professionnel se doit non seulement de maîtriser des langues étrangères, mais également de se spécialiser dans un ou plusieurs domaines comme par exemple le domaine juridique, commercial, médical, etc.

Dans le processus d’apprentissage, certains cours et expériences permettent de se préparer quant à son entrée dans le monde professionnel. Malheureusement, un traducteur débutant peut parfois se retrouver dans une situation inconnue, ce qui peut le déstabiliser. C’est pourquoi, en tant que professionnel, le traducteur doit parfois s’adapter aux divers projets qui peuvent lui être confiés.

En matière de profession

Le monde professionnel dans le domaine de la traduction nécessite de faire des choix. N’ayant pas forcément le budget pour employer des traducteurs natifs dans chaque langue cible, une agence peut exiger d’un traducteur qu’il maîtrise plusieurs langues et traduise donc dans un sens comme dans l’autre. Tout est une question de moyen, d’une première part, mais également de qualité. Une personne traduisant uniquement vers sa langue maternelle fournira, en règle générale, une traduction de plus haute qualité qu’une autre personne devant exploiter plusieurs langues.

Néanmoins, quel que soit le choix du traducteur professionnel, il y aura toujours une place sur le marché du travail autant pour les traducteurs natifs que pour les professionnels traduisant dans les deux sens.

Avantages de la langue maternelle

D’après le SFT (Syndicat national des traducteurs professionnels) :

 « Les « bons » traducteurs professionnels sont de véritables auteurs […] Mais le plus important est leur aptitude à établir les bonnes passerelles entre les langues, à restituer l’essence du message dans leur propre langue, avec la terminologie et le style qui conviennent. »

En effet, une traduction doit non seulement être correcte linguistiquement et grammaticalement, mais doit aussi obligatoirement véhiculer le message de départ. Pour ce faire, le traducteur se doit de connaître les références culturelles et linguistiques provenant du pays de la langue cible.

Pour véhiculer le message initial donné, un traducteur peut s’inspirer de sa langue maternelle et ses divers styles de langue (jeux de mots, expressions, nuances, synonymes, etc.). Le texte produit permet donc d’apporter une touche personnelle, tout en conservant le message et la qualité du texte. Malgré un niveau élevé dans la langue cible, un traducteur natif, ayant baigné dans la culture de la langue, est par défaut plus apte à se nourrir de la richesse de sa langue maternelle, qu’un traducteur non natif.

Un choix personnel

Suite à ses études, un étudiant en traduction se doit d’effectuer des choix concernant son parcours professionnel. Très souvent vient la question des langues et de la volonté ou non de traduire uniquement vers sa langue maternelle ou dans les deux sens.

Ce choix, souvent difficile, doit essentiellement se fonder sur vos compétences et votre vision personnelle. C’est donc à vous de vous baser sur votre perception du monde du travail, et de vous frayer le chemin que vous souhaitez emprunter. Quoi qu’il en soit, chaque personne, aussi unique soit-elle, a sa place dans l’industrie de la traduction.

Avatar Christelle Dilling

Sources :

https ://karenrueckert.wordpress.com/2016/09/20/translating-in-one-direction-or-both-your-choice-to-make/

http ://pcollustraductions.com/pourquoi-le-traducteur-traduit-il-vers-sa-langue-maternelle/ 

Faciliter l’insertion d’un interprète sur le marché professionnel

L’interprétation est un métier qui nécessite de solides connaissances linguistiques mais également un bon bagage d’expériences. Pour les jeunes diplômés de l’interprétariat, le saut dans la vie active est bien souvent délicat car leurs études ne les ont, pour la plupart, pas si bien préparés au « vrai monde ».

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Pour commencer, il est demandé de posséder un niveau d’étude correspondant aux attentes du métier ; bien souvent, le bac + 5. Pour se démarquer et se mettre en valeur, l’intégration sur le marché du travail sera plus facile si l’interprète est spécialisé. On recherche fréquemment une spécialisation juridique, technique ou scientifique.

Avoir des connaissances solides et une spécialisation c’est bien beau, mais cela permet-il vraiment de faciliter l’insertion professionnelle ?

Il est vrai qu’une expérience accrue est souvent requise pour exercer le métier d’interprète. Or, après l’obtention de son diplôme, les seules expériences valorisantes qu’un interprète possède ne sont que les stages (s’il en a eu au cours de sa formation). C’est pourquoi il est de plus en plus fréquent de faire appel à des tuteurs dont l’objectif est de transmettre leurs expériences et leur savoir, en échange d’une expertise scolaire et technologique plus récente.

Grâce à cette méthode, les nouveaux interprètes peuvent ainsi être conseillés sur les zones d’ombre de l’interprétation telles que les limites du métier, les techniques d’interprétation et le genre de contrat qu’il faut accepter ou refuser. La gestion des affaires est également un domaine important, qui n’est pas forcément acquis pour les nouveaux interprètes travaillant à leur compte ; c’est pourquoi les tuteurs peuvent apporter leurs connaissances sur les taxes, les obligations légales et la détermination des prix par exemple.

Pour avoir un tuteur, il est possible de le demander directement à ses collègues, à des interprètes partis à la retraite, ou en faire part à nos connaissances qui connaîtraient des personnes intéressées. Les méthodes de tutorat sont différentes, il est conseillé d’en discuter avec le tuteur et de convenir de la meilleure méthode adaptée aux besoins du nouvel interprète. On peut préférer un tuteur situé à proximité qui permettrait un suivi plus attentif et consciencieux, ou bien un tuteur qui habiterait plus loin, mais qui laisserait plus de libertés et d’autonomie dans le travail.

Pour les tuteurs c’est un moyen de se mettre à la page sur les nouvelles méthodes d’interprétation qui aujourd’hui ne se résument pas qu’à l’interprétation de conférence, mais aussi aux vidéoconférences, aux diffusions en continu sur les sites web, etc. Cela leur permet aussi de développer un sens de la pédagogie et de leur permettre de découvrir une nouvelle facette de leur métier d’interprète, qui à la longue, peut s’avérer répétitif.

Les organisations internationales sont évidemment les premières sources de travail et sont à la recherche de candidats capables de délivrer un niveau de connaissances que les jeunes diplômés ne possèdent pas forcément. Les compétences linguistiques, les connaissances et l’expérience sont des éléments clés pour ces grandes organisations, mais un nouvel interprète qui vient d’arriver sur le marché du travail, ne possède pas forcément toutes ces bases. Il est alors judicieux et important pour le développement de sa carrière professionnelle de faire appel à des tuteurs qui sauront apporter des bases solides au métier.

Avatar Mélody Launay

Source : http ://aibarcelona.blogspot.fr

L’avenir post-Brexit de l’anglais et sa traduction

Une entrée fracassante, une sortie silencieuse ?

Depuis 1973, date d’entrée du Royaume-Uni dans l’Union européenne, l’anglais s’est officieusement imposé comme la langue principale en Europe. Qu’il en soit ainsi par son accessibilité ou sa présence majeure dans de nombreuses parties du globe, l’anglais outrepasse le français et l’allemand quand il s’agit de communiquer entre États membres. Le Brexit secoue donc non seulement l’aspect politique de l’UE, mais également son organisation en matière de communication. Continuer la lecture de L’avenir post-Brexit de l’anglais et sa traduction

N’hésitez plus  : proposez de traduire vers l’hindi  !

Malgré un certain nombre de problèmes touchant encore le pays, l’Inde est aujourd’hui considérée comme un pays émergent et s’affirme de plus en plus comme un acteur majeur de la scène économique mondiale. Continuer la lecture de N’hésitez plus   : proposez de traduire vers l’hindi   !

Comment préparer la localisation de son site internet

La traduction est un point non négligeable pour une entreprise souhaitant s’étendre à l’international. Après avoir effectué toutes les tâches financières, légales etc. n’oubliez pas que la localisation du site internet est effectivement une tâche importante. Heureusement, il existe une technique simple, en trois points, qui vous permettra d’organiser et de préparer facilement la localisation de votre site internet. Continuer la lecture de Comment préparer la localisation de son site internet

La Traduction : méfiez vous des clichés

Lorsque l’on évoque le métier de traducteur avec un individu lambda, plusieurs clichés ont tendance à revenir : on pense généralement à un intellectuel des belles lettres plongé dans ses dictionnaires, à une minorité élitiste dans le milieu littéraire, à des personnes exclusivement bilingues. Certains encore vous diront que, dans quelques années, les traducteurs n’existeront plus pour être remplacés par les outils de traduction automatique. Détrompez-vous. Continuer la lecture de La Traduction  : méfiez vous des clichés