Comment préparer la localisation de son site internet

La traduction est un point non négligeable pour une entreprise souhaitant s’étendre à l’international. Après avoir effectué toutes les tâches financières, légales etc. n’oubliez pas que la localisation du site internet est effectivement une tâche importante. Heureusement, il existe une technique simple, en trois points, qui vous permettra d’organiser et de préparer facilement la localisation de votre site internet. Continuer la lecture de Comment préparer la localisation de son site internet

La Traduction : méfiez vous des clichés

Lorsque l’on évoque le métier de traducteur avec un individu lambda, plusieurs clichés ont tendance à revenir : on pense généralement à un intellectuel des belles lettres plongé dans ses dictionnaires, à une minorité élitiste dans le milieu littéraire, à des personnes exclusivement bilingues. Certains encore vous diront que, dans quelques années, les traducteurs n’existeront plus pour être remplacés par les outils de traduction automatique. Détrompez-vous. Continuer la lecture de La Traduction  : méfiez vous des clichés

Augmenter ses prix ? Oui, mais comment ?

La question des prix revient souvent dans le monde de la traduction indépendante. Pour un traducteur indépendant, avoir des tarifs trop faibles peut vouloir dire ne pas pouvoir vivre de son métier. D’un autre côté, fixer des prix trop élevés peut faire fuir les clients. Il faut donc trouver un juste milieu.

Quel est le bon moment pour augmenter vos tarifs ?

Tout dépend du client. Pour les clients déjà existants, il n’est pas question d’augmenter vos tarifs, en tout cas pas de manière significative. Cela reviendrait au même que de demander à votre patron une hausse exagérée de votre salaire si vous étiez salarié. Pour obtenir cette hausse, il faudrait certainement que vous changiez de travail.

C’est pourquoi il vaut mieux tenter d’augmenter vos tarifs avec de nouveaux clients et lorsque vous êtes suffisamment impliqué sur d’autres projets. De cette façon, si le nouveau client refuse, vous n’avez rien perdu et vous avez toujours suffisamment de travail pour vous occuper.

Si vous avez en tête une hausse moyenne de vos tarifs, plusieurs options s’offrent à vous :

1) Invoquer votre comptable qui vous a informé que M. Untel était votre dernier client à payer X centimes du mot. Faites savoir à votre client que vous espérez néanmoins pouvoir continuer votre collaboration.

2) Parler au client et lui expliquer qu’il est un de vos meilleurs clients mais que vous ne pouvez travailler avec lui que lorsque vous n’avez pas d’autre projet en cours étant donné qu’il est celui qui vous paye le moins. Vous aimeriez tellement pouvoir travailler avec lui plus souvent, mais pour cela il faudrait qu’il accepte une légère augmentation de votre prix.

3) Imposer votre augmentation au client. Informez-le par courrier électronique de l’augmentation prévue et attendez sa réaction.

Gardez néanmoins à l’esprit qu’une augmentation de vos tarifs aura plus de chances d’aboutir avec un client direct qu’avec une agence.

Amélie Wadoux

Source : http ://thoughtsontranslation.com/2014/02/10/raising-your-translation-rates-how-and-when/

La traduction, une profession méconnue

C’est parfois en recevant des demandes de clients que l’on se rend compte que le métier de traducteur est particulièrement méconnu ou mal compris. Lorsqu’un client a un niveau d’exigence élevé, il est facile de remarquer les fautes de langue que lui-même commet lors de sa demande. Il est alors légitime de se demander comment un client qui ne maitrise pas lui-même la langue peut connaitre les critères essentiels pour la recherche d’un traducteur.

Voici deux des critères nommés par un client en recherche d’un traducteur :

  • titulaire d’un doctorat de préférence

Ce critère peut paraitre étrange car il est évident que l’on n’est pas un meilleur traducteur parce qu’on a un doctorat plutôt qu’un master. Par ailleurs, pourquoi une personne titulaire d’un doctorat voudrait devenir traducteur alors qu’elle gagne certainement beaucoup plus d’argent en exerçant une profession en lien avec son diplôme de docteur ? Certainement parce qu’elle n’est pas apte à exercer cette profession ; pourquoi donc lui faire plus confiance qu’à un traducteur titulaire d’un master ? D’autre part, il existe des personnes dans de telles situations mais qui sont en général retraitées et qui considèrent la traduction plus comme un loisir que comme une véritable profession.

  • expérience dans la traduction du japonais vers l’anglais et de l’anglais vers le japonais

Ce point souligne une réelle incompréhension de ce en quoi consiste le métier de traducteur. Le potentiel client ignore qu’un traducteur n’est censé traduire que vers sa langue maternelle, or la plupart des gens n’ont qu’une seule langue maternelle. L’anglais et le japonais sont des langues tellement éloignées qu’il est peu probable que n’importe quel traducteur possède un niveau de langue similaire à celui d’un natif dans les deux langues. Malgré cela, certaines des agences ayant reçu cette offre clameront certainement avoir le candidat idéal pour réaliser un tel travail.

Ces deux critères montrent que beaucoup de clients ne comprennent pas forcément en quoi consiste le travail du traducteur, ou quelles qualités ou compétences sont nécessaires pour faire un bon traducteur.

                                                                                                                        Amélie Wadoux

Source : http ://patenttranslator.wordpress.com/2014/02/09/translation-a-most-misunderstood-profession/

Comment se sortir de certaines situations délicates quand on est traducteur débutant ?

Être traducteur, ce n’est pas seulement être bon en langue, en terminologie ou en culture générale… Il faut aussi avoir le sens des affaires, et le sens de la négociation ! De nombreux pièges attendent le jeune traducteur qui entre sur le marché du travail et qui veut tout faire pour obtenir un projet et des clients, mais mieux vaut y réfléchir à deux fois avant d’accepter tout et n’importe quoi.

1. « Vous devez passer un test gratuitement avant que l’on vous donne du travail. »

En sortant de master vous avez de l’expérience grâce aux stages, des diplômes reconnus, peut-être même déjà des références… Vous débutez, très bien, mais vous méritez que vos futurs clients vous fassent confiance. Et attention, car certaines agences utilisent ces « tests » pour obtenir des traductions gratuites, tests qui s’avèrent être différentes portions d’un même document. Attention toutefois à ne pas refuser tous les tests, mais utilisez votre instinct et votre bon sens : si l’agence a une attitude très professionnelle, si elle offre des projets intéressants sans chercher à marchander les prix… Passer ces tests peut être une bonne solution pour montrer ce que vous valez.

2. « Baissez vos tarifs et on aura plein de travail pour vous. »

C’est vous qui fixez vos prix, et ils signifient quelque chose. Vos tarifs témoignent de vos compétences, de votre expérience et de vos compétences dans votre domaine de spécialité. Ce n’est pas en bradant vos compétences que vous forcerez le respect en tant que traducteur. Montrez ce que vous valez !

Dans le même genre d’ailleurs « Vous êtes cher… Normalement on paye nos traducteurs xxx euro. » Les tarifs des collègues n’ont rien à voir avec les vôtres : ils n’ont pas la même expérience du métier, n’ont pas les même compétences, et si vous êtes plus cher c’est que votre travail sera de bien meilleure qualité.

3. « Notre collègue qui parle bien anglais a relu votre traduction et a trouvé beaucoup d’erreurs. Vous devez la refaire. »

Demandez à ce fameux collègue de vous renvoyer la traduction avec ses commentaires. Si vous êtes certain d’avoir produit un travail de qualité, demandez à parler de tout problème rencontré lors de cette relecture avant d’accepter de refaire la traduction. Petite variante bien connue avec « Ma fille qui a eu 17 en anglais au bac a relu votre traduction… ». Vous savez ce qu’il vous reste à faire, et toujours avec le sourire.

4. « On a un énorme projet à traduire qui devrait arriver dans le courant de la semaine prochaine ; ne prenez pas en charge d’autres projets en attendant. »

Demandez alors LA garantie : exigez auprès de votre client un bon de commande en bonne et due forme précisant l’échéance, le nombre de mots et le tarif. Ne refusez surtout pas de travail entre-temps, surtout pas sur la base d’une simple promesse orale. Beaucoup de projets prennent du retard ou sont annulés, et vous pourriez regretter d’avoir dit non à d’autre clients en attendant quelque chose qui n’est finalement pas arrivé.

Même cas de figure si l’agence vous contacte grâce à un contact personnel : les relations commerciales n’ont rien à voir avec les relations professionnelles que vous allez entretenir en acceptant peut-être leur travail : les relations doivent être réglementées et les deux parties doivent se mettre d’accord par écrit des conditions exigées. Ce fameux bon de commande protège le traducteur et le client concernant les conditions de livraison de la traduction.

5. « Nous avons un document très simple de 2 000 mots à traduire, pourriez-vous nous envoyer la traduction pour demain midi ? »

Peut-être ! Mais avant d’accepter de renvoyer quoi que ce soit à une date donnée, n’ayez pas peur d’exiger d’étudier le document. Il n’est pas rare que les 2 000 mots se transforment en 20 000 mots et que le document « tout simple » ne soit compréhensible que pour des personnes qui sortent de 8 ans d’études dans le domaine du nucléaire. Vérifiez également que le thème de votre document fasse partie de votre domaine de prédilection, toujours pour garantir à votre client des traductions de haute qualité.

Carole Rigoni

Source : http ://www.translationdirectory.com/article1139francais.htm

Le prix : seul critère de choix ?

Une question revient souvent dans le monde de la traduction, celle du prix. Il est légitime de se demander si pour un client, le prix constitue le premier critère de choix pour l´achat des services d´un traducteur. Beaucoup de traducteurs indépendants se posent cette question, notamment dans les débuts de leur carrière : quel prix fixer ? La recherche du juste milieu entre la facturation d’un prix décent et une baisse excessive du prix au risque d’effrayer le client, peut constituer un véritable dilemme pour le traducteur. Continuer la lecture de Le prix  : seul critère de choix  ?

Le marché de la traduction en Inde

Alors que le potentiel du marché de la traduction en Inde semble très prometteur, les études de Common Sense Advisory montrent qu´en réalité l´Inde doit faire face à plusieurs challenges.

Tout d´abord, la conjoncture économique est défavorable en Inde : la croissance est en berne et la roupie (la monnaie indienne) perd de sa valeur. Cependant, le problème n’est pas seulement d’ordre économique. Les études ont montré que le véritable problème de fond vient de la perception des indiens sur les services de traduction. Selon Common Sense Advisory, les acheteurs indiens ne réalisent ni la valeur d’une traduction, ni le fait que ce ne soit pas un service qui s’achète comme du simple mobilier de bureau.

Malgré tout, l’Inde attire de nombreuses entreprises européennes et américaines qui souhaitent délocaliser leurs frais de traduction et profiter de son image « low cost ». De plus, l’Inde dispose d’agences de traduction très performantes qui peuvent s’avérer être d’excellents partenaires pour effectuer la localisation de certains projets internationaux.

Malgré tout, Common Sense Advisory conseille à ces agences de ne pas tomber dans le stéréotype indien de la « meilleure qualité au meilleur prix », mais au contraire de se différencier pour apporter plus de crédibilité à leur entreprise et aux services proposés. Ce sujet a d’ailleurs été développé à l’occasion du salon Think ! India qui s’est tenu à New Delhi le 22 novembre dernier.

 

Enora Lopez