La traduction pour les « nuls »

Vous êtes-vous déjà retrouvés confrontés à un ami ou à une personne que vous connaissez à peine qui vous soutient que pour traduire, il suffit d’être bilingue ? Ou bien que notre métier ne valait plus rien avec la montée des traducteurs automatiques en ligne ? Il est parfois assez difficile de venir à bout de ces idées reçues qui, en plus de défaire l’image des traducteurs, véhiculent un message peu encourageant.

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Les années de formation nous permettant d’obtenir le titre de traducteur ne seraient-elles que du vent ? Certes, il faut de base avoir une passion pour les langues et être doué dans l’apprentissage de celles-ci, mais non, la traduction n’est pas accessible à tous ceux qui parlent plusieurs langues, ni aux algorithmes du web. C’est un exercice nécessitant une réflexion subtile axée sur la synonymie inter-langues. Une personne possédant une double nationalité ne sera pas forcément capable de préférer un synonyme à l’autre, n’ayant pas grande idée de l’infime différence séparant les deux mots pourtant similaires, mais qui apportent un sens différent en fonction du contexte. Il en va de même pour les logiciels de traduction automatique. Il est bien sûr évident que connaître deux cultures ou avoir accès à toutes les traductions sur internet permet dans de nombreux cas d’avoir une idée plus juste de l’idiomaticité de la traduction. Par exemple, l’expression idiomatique (excusez-moi par avance pour mon langage) « ça pue la mort » correspond en espagnol à « huele a tigre », ce qui est tout de même différent. Mais les traducteurs auront toujours le dernier mot quant au juste choix à effectuer dans un cas complexe et contextuel. Sorry, mais il est nécessaire de développer son œil critique et de véritablement connaître la traduction pour penser traduire correctement.

Le processus et les procédés de traduction

Il arrive souvent que l’on cherche à faire comprendre aux autres ce qu’est la traduction, et ce n’est pas une mince affaire. Nous avons nous-mêmes dû effectuer plusieurs années de formation afin d’en comprendre les rouages, et l’idée que nous nous en faisions à nos débuts n’est, pour la plupart, plus du tout la même. Alors quand nos parents nous demandent de raconter de quoi il s’agit, on a souvent du mal à se faire comprendre. Beaucoup d’étapes dans un projet de traduction paraissent logiques, mais ne le sont pourtant pas pour les autres. La recherche terminologique par exemple, lorsqu’il s’agit d’un texte spécialisé, est essentielle. Que vous connaissiez la traduction des termes ou non, il faut passer par là, et trouver des sources fiables pour justifier vos concordants. Et ça, ce n’est pas quelque chose qu’il est facile d’admettre. La gestion de projets est également quelque chose dont personne n’est au courant avant d’être aux portes du monde professionnel de la traduction, alors demander à ses amis d’en comprendre les tenants et les aboutissants n’est pas une étape facile. Quoi qu’il en soit, ne vous découragez pas, et s’il vous faut prendre le temps de détailler chaque étape dans le processus d’un projet de traduction, ainsi que les différents procédés de traduction, faites-le.

Les compétences des traducteurs

La plupart des gens n’imaginent pas la multitude de compétences que doivent détenir les traducteurs de nos jours. Même les clients des agences de traduction n’ont qu’une infime représentation du métier, et n’imaginent pas forcément que nous fournir les documents à traduire sous plusieurs formats peut nous faciliter amplement la tâche. À l’époque des nouvelles technologies, un traducteur se doit de maîtriser un grand nombre de logiciels et de techniques informatiques, pour la traduction assistée par ordinateur, le sous-titrage, le doublage, l’internationalisation de contenu, le traitement de l’image, la mise en page, le codage web, et bien d’autres encore. Les traducteurs deviennent de vrais couteaux suisses et sont donc très polyvalents. Pour quelqu’un de l’extérieur, nous nous contentons juste de comprendre des mots dans une langue et d’en trouver la correspondance dans une autre, mais pour être traducteur, je dirais qu’il faut être bon en tout : en compréhension, en communication, en grammaire, en orthographe, en dactylographie, en organisation, il faut être cultivé, perfectionniste, avoir de l’inspiration, de l’initiative, de la patience, et j’en passe.

Comment expliquer aux personnes ne sachant rien de notre métier ce qu’est la traduction ?

Pour bien se faire comprendre, je pense qu’il est nécessaire de tout reprendre depuis le début, en énonçant dans l’ordre les différentes étapes d’un projet de traduction et les différentes manières de traduire, ainsi que les compétences nécessaires, tout en donnant des exemples spécifiques pour illustrer la diversité du métier. Par exemple, un projet de sous-titrage sera très différent de l’interprétation ou de la traduction spécialisée, tant ces trois types de traduction font appel à des techniques et des ressources différentes. Le plus important reste à montrer que la traduction, ce n’est pas juste « prendre un texte et le traduire », et qu’il faut réaliser bon nombre de tâches pré et post traduction.

 

Zohra Lepeigneul

 

Source : https ://translatorthoughts.com/2017/09/translation-explained-to-an-8-year-old-child/ ?fbclid=IwAR02T8LxhnbdAdmyoqqVh2JfBlWHTxs2btbqzMZpv5BCCaXNdqpjOgp1f80

Révision, relecture, comment réussir ?

Voici quelques conseils pour que rien ne vous échappe lors de la révision et de la relecture d’une production écrite.

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Il est évident que même les meilleurs rédacteurs ne produisent pas toujours les plus belles phrases d’emblée et qu’ils ont besoin de temps pour embellir et améliorer leur texte. Ce procédé de transformation s’inscrit dans l’optique de la révision d’un texte.

Il est également incontestable que même ceux qui excellent à l’écrit font des fautes ou, devrait-on dire, des « erreurs » en vue de rester laïque, car oui, une faute fait référence au péché. Ces erreurs sont bien souvent de l’ordre de l’inattention et peuvent concerner l’orthographe, la grammaire, la syntaxe, etc. Corriger ces erreurs correspond alors à l’étape de la relecture d’un texte.

La frontière séparant ces deux concepts de révision et de relecture est parfois mince puisque les deux induisent des actions similaires, telles que la transformation des tournures de phrases pour une meilleure fluidité de lecture et le changement de certains termes pour éviter les répétitions, entre autres.

Alors, dans le but de savoir rendre une production écrite avec un minimum de fautes pour ne pas surcharger vos relecteurs ou futurs lecteurs, voici quelques tips (terme anglais signifiant « conseils », parmi la cinquantaine de sens différents qu’il propose), pour avoir un rendu optimal.

Prenez votre temps

Il est plus qu’important de laisser du temps à sa production écrite, terminée ou non, pour qu’elle mûrisse. Y revenir un peu plus tard permet de porter un regard nouveau sur ce que l’on a rédigé. Si vous êtes bloqués dans votre processus rédactionnel, faîtes donc une pause, l’inspiration vous regagnera plus tard. De même, si vous avez fini d’écrire, reprenez votre document en fin de journée, voire le lendemain, afin d’y corriger les dernières erreurs qui vous auraient échappées, et/ou de vous réapproprier votre texte en changeant le style ou l’ordre des idées.

On dit toujours que la nuit porte conseil, mais il est plus juste de considérer que vous vous portez vous-même conseil. Le sommeil participe au développement et à la maturité cérébrale, ainsi qu’à la consolidation de la mémoire et à l’apprentissage en général et donc manquer de sommeil réduit vos capacités de création et d’imagination.

Si vous n’arrivez pas à écrire, allez donc dormir et surtout ne faites pas de nuit blanche sur votre page blanche !

Demandez de l’aide

Pour la révision :

De mon point de vue, il est toujours très constructif de faire lire sa production à quelqu’un d’autre, que ce soit une personne qui n’a aucune idée de ce que l’on fait ou bien un collègue de travail qui connaît les enjeux de la rédaction. Ils pourront, l’un comme l’autre, vous apporter des critiques ou simplement des commentaires qui vous permettront de réfléchir à la partie du texte déjà rédigée ou à la suite de votre rédaction.

On dit toujours que l’on apprend en enseignant aux autres. Il en va de même lorsque l’on explique à une personne extérieure ce que l’on doit faire : on ancre plus en profondeur notre motivation et on comprend d’autant plus ce que l’on cherche à faire et quel message on souhaite faire passer par notre texte. Pour autant, le résultat final et tout le crédit de la production vous appartiennent ! Personne n’a jamais réussi à réaliser quoi que ce soit sans l’aide des autres et sans s’en inspirer. Ainsi, plus on profite de l’avis d’autrui, plus on avance dans notre réflexion.

Pour la relecture :

Aucune publication de textes professionnels n’échappe à la relecture de personnes annexes. Lorsque l’on écrit un texte, il est bien souvent presque impossible de dénicher les erreurs de frappe pour les corriger. Le simple fait d’avoir passé du temps sur chaque phrase, voire sur le choix de chaque mot, nous empêche de voir les lettres telles qu’elles sont. Demander à quelqu’un de vous relire n’a jamais fait de mal à personne !

N’hésitez pas non plus à utiliser les outils informatiques fournissant une aide à la relecture, ne serait-ce que les correcteurs orthographiques et grammaticaux de votre traitement de texte. Bien sûr, vous resterez toujours plus critique que ces outils, car ils ne comprennent pas toujours vos choix syntaxiques et peuvent alors vous indiquer à tort qu’il y a une erreur dans votre texte.

Posez-vous des questions

Pour la révision :

Étudiez la forme de votre texte :

  • Le sujet est-il introduit de manière pertinente et intéressante ?
  • Le rythme de votre rédaction est-il trop soutenu ou avez-vous réussi à expliciter vos idées de façon exhaustive pour ne pas perdre le lecteur ?
  • Vos idées s’enchaînent-elles correctement, leur ordre est-il logique ?
  • La lecture se fait-elle de manière fluide ?
  • Votre conclusion reprend-elle correctement les points énoncés, et ouvre-t-elle à la réflexion ?

Pour la relecture :

Utilisez les ressources papier ou internet à votre disposition.

Malgré les années de pratique de notre langue maternelle et en dépit des études linguistiques effectuées par certains, nous ne sommes jamais à l’abri des erreurs de français et nous aurons toujours de nouveaux mots à apprendre.

  • Lors de la rédaction même de votre texte, n’hésitez pas à douter de chaque élément de la langue qui vous paraît difficile. Ne restez jamais sur vos acquis et cherchez les règles d’écriture et d’utilisation des éléments que vous voulez utiliser : mot, expression, conjugaison d’un verbe à tel temps, etc.
  • Pour améliorer la richesse de votre texte et ne pas faire de répétitions, cherchez des synonymes, voire des antonymes si vous souhaitez tourner une phrase de manière différente.
  • Au fur et à mesure de vos relectures et de vos conversations, vous déterminerez toujours une liste d’éléments sur lesquels vous doutez, pour lesquels vous ne connaissez pas l’utilisation correcte. Il est alors intéressant de les retenir et de vérifier la façon de les utiliser dès que vous y êtes confronté. De cette façon, à la relecture de vos productions écrites, vous saurez où regarder pour trouver ces erreurs. Lorsque l’on a des difficultés au niveau de l’orthographe et de la grammaire, il ne faut pas perdre espoir si on n’arrive pas à retenir la forme correcte du premier coup.

(Pour apprendre des choses, la méthode est simple : faites des connexions avec ce que vous savez déjà pour « sécuriser » l’information (les moyens mnémotechniques). Et si vous n’arrivez pas à mettre en pratique ce que vous venez d’apprendre, sachez qu’il faut faire répéter l’action de nombreuses fois à votre cerveau pour qu’elle rentre puis qu’elle s’effectue automatiquement pour enfin devenir une habitude.)

Le fin mot de l’histoire est de ne jamais rester sur ses acquis et de ne jamais avoir honte de réfléchir avec les autres à ses idées et productions. Si ce n’était pas pour autrui et grâce aux autres, nous n’écririons pas. La collaboration est existentielle et incontournable, nous ne nous réalisons pleinement qu’au travers de notre environnement humain.

Zohra Lepeigneul

Source : https ://www.redacteur.com/blog/conseils-relecture-texte/

Être (ou ne pas être) un traducteur efficace

Dans un article récent, Jenie Gabriel, de l’agence de traduction Gengo, propose de prendre sept habitudes pour améliorer son efficacité :

  1. Garantir la qualité de son travail
  2. Réviser et relire sans cesse
  3. Construire une bonne relation client
  4. Apprendre grâce aux feedbacks
  5. Pouvoir sortir de sa zone de confort
  6. Gérer méticuleusement son temps
  7. Continuer à apprendre et à s’améliorer

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De quelle efficacité parle-t-on ?

Quand on lit ces conseils, on peut tout de suite s’apercevoir qu’il ne s’agit ni d’outils pour gagner du temps, ni d’outils pour améliorer son organisation ou négocier plus favorablement avec ses clients. Il ne s’agit pas de « travailler plus pour gagner plus », mais plutôt de travailler mieux.

Jenie Gabriel cite Aristote : « Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. L’excellence n’est donc pas une action, mais une habitude ».

Le traducteur doit ainsi viser l’excellence. Pourquoi ? Par amour du métier, ou conscience professionnelle ? En partie. Mais surtout pour se démarquer.

Dans un monde où les services linguistiques répondent à un besoin en augmentation, l’offre s’accroît également, mais avec des niveaux de qualité très variables.

Ces habitudes seraient donc plutôt une façon de faire la différence entre un expert formé et aguerri et les autres. Entre quelqu’un qui, par la valeur de son travail, va réussir à développer une clientèle fidèle pour des projets intéressants et rémunérateurs, et quelqu’un qui sera obligé de traduire ce qu’on voudra bien lui donner.

Être efficace n’est pas qu’une question de nombre de mots traduits, mais de gagner constamment en savoir-faire et en qualité. Il ne s’agit pas tant de traduire que de construire une réputation et s’assurer que demain sera encore fait de  traductions.

Pourtant, ce standard de l’excellence fixé par ces conseils, s’il permet d’être efficace sur le long terme pour l’entreprise, semble à court terme entrer en conflit avec le besoin de traduire vite (et bien) et d’être donc efficace pécuniairement.

Prendre l’habitude d’être efficace (et vice-versa)

« Le temps c’est de l’argent ». Le temps passé à se faire réviser, à envoyer des mails ou à appeler ses clients, c’est autant de temps perdu en traduction, pourrait-on penser.

Certes, mais c’est là qu’intervient l’habitude. Les tâches répétées quotidiennement se réalisent de plus en plus rapidement. En veillant à s’améliorer à chaque projet qu’il entreprend, le traducteur fait de moins en moins d’erreurs et passe donc moins de temps en révision. Il gagne donc en efficacité dans son travail à court terme.

Excellence et habitudes, l’un ne va pas sans l’autre, ainsi que l’écrivait Isaac Newton : « Lorsque deux forces sont jointes, leur efficacité est double ».

Source : https ://www.marketingtipsfortranslators.com/seven-habits-of-highly-effective-translators/

Alexane Bébin

Télétravail  : oui, mais pas n’importe comment

Travailler de chez soi, d’un café ou d’un espace de coworking est assez commun pour les traducteurs et rédacteurs, qu’ils soient indépendants ou non.

Travailler à distance est, d’une façon générale, de plus en plus courant. En effet, le nombre de métiers exercés depuis un ordinateur ne cesse de s’accroître et la loi Travail promulguée en France, fin 2016, favorise le travail à distance. En France, 17  % des salariés travaillaient en télétravail en 2016 et 41  % souhaitaient l’adopter à temps plein.

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Ce mode de travail permet, en effet, aux salariés d’améliorer leur bien-être (96  % des sondés), de diminuer l’absentéisme (5,5 jours d’arrêt en moins par télétravailleur), d’être plus efficaces (+22  %) et de gagner en temps (37 min au profit de la famille et 45 min de sommeil par jour) et en argent (lié aux transports).

Pourtant, travailler à distance ne s’invente pas. Il est nécessaire d’être prêt.

Avoir les bonnes compétences

Plus le temps passé à travailler en dehors des murs d’une entreprise est important, plus le travailleur doit développer des compétences essentielles pour s’épanouir dans ce type de travail.

Adrienne Jack de Lionbridge liste six compétences indispensables pour se lancer  :

  • Savoir gérer son temps  : apprendre à valoriser son temps de travail, apprendre à dire « non », intégrer son travail dans son mode de vie.
  • Savoir se gérer soi-même  : éviter les distractions, apprendre par soi-même, livrer à temps.
  • Être indépendant  : ne pas se couper du monde, mais au contraire savoir quand il faut rencontrer les autres pour développer son empathie.
  • Être fiable  : fournir un travail régulier et de qualité. Tenir les commanditaires au courant de son avancée, demander des feedbacks, proposer son aide à ses collègues quand c’est possible.
  • Être flexible  : s’adapter aux besoins et aux urgences des clients.
  • Aimer son travail  : travailler à distance ne fait pas aimer son travail.

Avoir les bons outils

Outre le fait d’avoir un ordinateur à la configuration adaptée pour son travail et de posséder les logiciels adéquats, il semble également essentiel d’avoir une bonne connexion internet ; non seulement pour avoir accès aux ressources en ligne, mais aussi pour faciliter le contact avec les clients et l’envoi d’informations ou de travaux.

Par ailleurs, certains outils peuvent faciliter le travail en équipe à distance (comme Trello ou la nouvelle plateforme open source Crust) et d’autres simplifient l’organisation du travailleur.

L’auteur et traducteur, Lionel Davoust, a par exemple recensé sur son blog les outils les plus pertinents pour se constituer une « boîte à outils », allant des logiciels de correction orthographique, aux applications pour augmenter sa vitesse de frappe, en passant par des logiciels permettant d’éviter les distractions…

La décision de télétravailler ne se prend donc pas au hasard. Ce n’est pas une panacée, mais si vous êtes paré, elle peut offrir de belles opportunités.

Alexane Bébin

Sources  : https ://content.lionbridge.com/remote-work-101-6-skills-need-get-started/

Bien choisir son traducteur assermenté

Chaque année, un nombre croissant de Français font le choix d’aller vivre à l’étranger. Si c’est votre cas, vous devrez fournir certains documents à l’administration de votre pays d’accueil  : votre acte de naissance, de mariage ou de divorce, par exemple. Seul bémol, si l’on n’y parle pas français, vous devrez sans doute vous munir également de sa traduction. Attention, même si vous vous considérez bilingue, vous ne pourrez pas traduire vos documents vous-même. De même, n’importe quel traducteur ne fera pas l’affaire. Ce qu’il vous faut, c’est un traducteur assermenté.

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Crédit : pexel.com

 

Mais qu’est-ce qu’un traducteur assermenté  ?

Celui-ci créera une traduction certifiée de votre document et sera, avant tout, le garant de sa valeur juridique. Tout le monde ne peut pas devenir traducteur assermenté. En France, les tribunaux reconnaissent les traducteurs assermentés comme des experts judiciaires. Ceux-ci doivent obtenir un diplôme universitaire bac+5 et une expérience professionnelle significative, avant d’avoir à montrer patte blanche à la cour. Il leur est effectivement interdit d’avoir un casier judiciaire.

La cour d’appel de chaque région établit une liste qui les répertorie. Pour bien choisir votre traducteur assermenté, n’hésitez pas à aller la consulter.

Comment se passe la démarche  ?

Une fois la perle rare trouvée, n’hésitez pas à lui demander un échantillon de son travail. Si tout est en ordre, demandez un devis. Le traducteur détermine le prix selon le nombre de pages (entre 40 € et 120 € l’unité) et la paire de langues concernée. Plus elle est rare, plus la traduction devient chère.

Une fois le prix fixé et la traduction réalisée, celle-ci devra être légalisée. La légalisation (aussi appelée « apostille » selon les pays qui ont signé cette convention internationale) atteste de l’authenticité des documents fournis. C’est une prérogative des traducteurs assermentés.

En effet, le tampon du traducteur et sa signature apparaîtront sur le document d’origine et sur sa traduction. Ils devront ensuite être authentifiés à la mairie, à la chambre de commerce ou chez le notaire.

Et si je n’ai pas le temps  ?

Si vous ne souhaitez pas vous soucier de toutes ces formalités, le plus simple reste de vous adresser à une agence de traduction. Aujourd’hui, il existe même des agences qui concentrent leurs activités sur internet et auxquelles il est possible d’envoyer ses documents par PDF. Ils se chargeront de trouver un traducteur assermenté à votre place mais malheureusement, vous paierez davantage.

Dorian Baret

Source  : https ://aussietranslations.com.au/blog/tips-for-choosing-good-legal-translation-services/

Le milieu de la traduction  : comment la place des femmes a-t-elle évolué  ?

Ces derniers siècles, d’énormes avancées au niveau des droits de la femme ont été réalisées mais il reste bien évidemment du chemin à parcourir pour atteindre une parité parfaite entre hommes et femmes. Si aujourd’hui le secteur de la traduction s’en approche de plus en plus, ça n’a pas toujours été le cas et certaines femmes ont dû se battre pour obtenir le droit de traduire.

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Rappelez-vous, quelques siècles en arrière, les milieux intellectuels comme la littérature ou les sciences étaient réservés aux hommes.  À cette époque, les femmes étaient autorisées à utiliser la traduction comme un moyen d’expression mais elles se retrouvaient obligées d’écrire anonymement ou pire encore d’emprunter le nom de leur mari dès lors qu’elles cherchaient à atteindre un public un peu plus important que leur cercle familial ou amical.

Certaines ne se sont pas découragées pour autant, ce fut notamment le cas d’Émilie du Châtelet. La traduction devînt pour elle un outil pour pénétrer un milieu essentiellement masculin : les sciences. Ce domaine passionnait Émilie qui traduisit (entre autres) des théories d’Isaac Newton et elle en profita au passage pour les commenter et les expliquer. Elle est encore aujourd’hui considérée comme une référence en traduction. Son amant le célèbre philosophe Voltaire déclara d’ailleurs qu’elle était : « un grand homme qui n’avait le défaut que d’être femme ».

Bien heureusement, cette époque est aujourd’hui révolue. En effet, le milieu de la traduction est majoritairement féminin : il suffit de regarder la répartition des classes à l’université. Mais quelles sont les grandes femmes du milieu langagier de notre époque ? Certains sites tels que welocalize.com ont été créés spécialement pour aider les femmes du milieu de la localisation à se connecter entre elles et à échanger. Il permet également de mettre en valeur les accomplissements des femmes dans l’industrie de la localisation. Par exemple, Orodi Solomon est devenue Director of Global Product Management (Responsable de la gestion globale des produits) au Starwood Hotels & Resorts Worldwide, elle a mis un point d’honneur à créer une ambiance de confiance dans son entreprise où chacun est libre de s’exprimer peu importe son sexe ou ses années d’expérience. Le site évoque également l’Américaine Lara Millmow qui déménagea au Royaume-Uni et devînt directrice générale de l’association ELIA (European Language Industry Association).

En résumé, ce site regorge de role models féminins qui ont réussi à briser les barrières de la localisation et à gravir les échelons. Les femmes ne doivent pas s’autocensurer ou se limiter mais peut-être qu’une citation de Lara Millmow serait plus parlante : « With self-belief, women have the power to achieve whatever they want—this is what will ultimately change the world ».

Déborah Rivallain
Révisé par Perrine Bourdeau et Paula Stylo

 

Source :

http ://content.lionbridge.com/women-localization-8-inspirational-leaders-storming-ahead-bold-change/

Trébucher

Le rêve de l’indépendance… Douce utopie pour l’individu… Hélas, s’aventurer là-dehors à bicyclette sans petites roues n’est pas toujours chose aisée, la route est semée d’embûches, dont l’ignorance du débutant fait partie intégrante. Ainsi existe-t-il un large éventail d’erreurs récurrentes commises par les traducteurs indépendants en herbe. Cinq d’entre elles, accompagnées de leurs solutions respectives, seront ici passées en revue afin, pour une fois, que l’histoire ne se répète plus ! Il est temps maintenant d’entrer dans le vif du sujet. Puissent les erreurs de jadis poser les fondations des succès de demain.

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Les deux premières erreurs susceptibles de vous coûter un client durant la phase de prospection sont en rapport avec les e-mails. De grâce ne sombrez pas dans la dépravation en vous adonnant à la rédaction d’e-mails de masses impersonnels ! Évitez à tout prix les tournures de styles « Madame, Monsieur… ». Effectuez des recherches au sujet de vos prospects, et si le corps du message doit rester le même pour tous, prenez au moins la peine de les nommer. « Cher M. Chollet,… ». De cette manière, vos prospects auront le sentiment que vous vous adressez directement à eux (et non pas que vous menez une large campagne de prospection un peu à l’aveugle comme c’est certainement le cas), cela équivaut à une poignée de main ferme et un regard droit dans les yeux. En appliquant cette perle de sagesse, l’attractivité de vos e-mails se trouvera décuplée.

Mais cela ne fait pas tout, car nombre de traducteurs indépendants en herbe, à l’instar des individus en général, ignore négligemment l’importance de spécification de l’objet. Gardez à l’esprit que l’objet fait office de résumé du mail, et que vos prospects n’ont sûrement pas le temps de lire l’intégralité des e-mails qui leur sont envoyés, et trient ceux-ci en fonction de leur objet. Essayez donc, tout comme lorsque vous personnalisiez jadis votre CV, de trouver quelques mots à la fois professionnels et accrocheurs à inscrire dans la ligne d’objet. Privilégiez par exemple le fait d’« offrir des solutions aux problèmes rencontrés » par les prospects plutôt que tenter de « vendre vos services » telle une poissonnière de Ménilmontant. Ne parlez pas de commerce, mais de collaboration.

Le théâtre de la prochaine aberration est situé un peu plus loin dans le cycle professionnel : n’acceptez jamais de travailler contre rémunération inférieure au taux que vous vous êtes fixé. L’égarement peut conduire le traducteur indépendant débutant à casser ses prix dans l’espoir de voir poindre à l’horizon une nuée de clients, mais n’en faites rien ! Cela réduirait à néant tous vos efforts passés et futurs de développement, et vous pourriez bien vous trouver prisonnier de ces faibles taux. Alors si ce n’est pas fait, définissez en fonction de vos besoins, de votre niveau et de vos spécialisations (puis plus tard, de manière ponctuelle, en fonction du projet en cours) le taux qui vous correspond, et ne facturez plus jamais vos clients en dessous de celui-ci. Afin de vous en assurer, appelez votre taux idéal « taux minimal », puis ajoutez-y une marge comprise entre 10 et 20 %, qui servira en tant que marge de négociation. Soyez patients, ne bradez pas vos services, et votre développement à moyen et long terme se déroulera à merveille.

Ne pas demander de retour sur le travail que l’on a fourni. Voilà une grossière erreur. Demander un « feedback » relève du bon sens pour certains, des arcanes de la nécromancie pour d’autres… Quoi qu’il en soit, il s’agit là d’une étape cruciale sur la longue (longue) route vers votre perfectionnement. Demandez à chacun de vos clients ce qu’ils ont pensé de votre prestation, ce qui leur a plu, ce qui est à améliorer, aussi bien au niveau de la traduction brute que de la communication ou encore de la relation client. Ainsi serez-vous au fait de vos points forts et points faibles, pour mieux éliminer ces derniers.

Rester en contact avec ses clients. Non. Pardon. Ceci ne constitue pas une erreur. Ne pas le faire en revanche, pourrait causer votre perte, car il est bien plus aisé de fidéliser sa clientèle que de relancer une campagne de prospection à la fin de chaque cycle lunaire. Pour ce faire, rien de plus simple : envoyez à vos clients des e-mails (ni trop espacés dans le temps, ni trop rapprochés, afin qu’ils ne sentent pas harcelés). Leurs contenus peuvent varier : souhaitez-leur un joyeux Noël (et autres fêtes annuelles païennes populaires), informez-les d’une période de soldes que vous entamez, proposez leur des réductions spéciales, ou rappelez-leur simplement et cordialement que vous êtes disponible et enthousiaste à l’idée d’une collaboration future. L’essentiel est d’informer vos clients que vous existez toujours, et êtes plus actif que jamais. Car même à la suite d’une collaboration fructueuse, un client donné reste susceptible de se tourner vers un autre prestataire en cas de silence radio de votre part.

Comme à l’accoutumée, les cartes sont dans vos mains. Alors si la traduction en « freelance » vous tente, jetez-vous à l’eau, mais tâchez de vous souvenir de ces cinq petites erreurs, susceptibles d’être fatales à vos affaires. Cela serait d’autant plus regrettable que les éviter est d’une facilité déconcertante. Alors oubliez la métaphore précédente, jetez ces stupides cartes où bon vous semble avec votre ignorance et les petites roues de votre bicyclette, et pédalez sans vous arrêter !

FLORIAN HUYNH-TAN

Source : http ://successfulfreelancetranslator.com/freelance-translator-mistakes/

Les différences comportementales chez les interprètes dans l’exercice de leurs fonctions

Les fonctions et les personnalités des professionnels jouent un rôle prépondérant dans leur manière de travailler. D’après le modèle de Bartle, il existe différents types de joueurs dans le milieu des jeux vidéo. Cette classification peut également s’appliquer sur des professions, telles que l’interprétation par exemple. Celle-ci s’établit en quatre points : les perfectionnistes, les ambitieux, les aventureux et les sociables. Même si cela peut paraître inutile, il est avantageux de connaître les types de personnalité des interprètes afin de savoir à quelle personne on a affaire. Quelles sont ses motivations ? Dans quel environnement de travail évolue-t-elle ? Et ce, pour pouvoir concevoir, à terme, des propositions personnalisées intéressantes pour les clients et éventuellement se démarquer.

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Pour réussir dans le monde professionnel, certains interprètes n’hésitent pas à placer la barre haute et à tendre vers l’individualisme pour approcher la perfection. En dépit du fait que cela les empêche de travailler correctement en équipe, lorsqu’ils sont en cabine avec des collègues, ils restent exigeants sur le choix du projet ainsi que sur leur travail. Ils sont ainsi plus minutieux sur les détails et plus pointilleux sur des projets plus spécialisés.

Au contraire, on peut aussi rencontrer des interprètes bien moins à cheval sur la terminologie mais qui ont un atout primordial dans l’interprétation : la curiosité. Analyser la documentation au préalable et faire des recherches pour connaître le sujet de leur projet montrent une patience et une passion sans égales. Ces qualités s’avèrent définitivement nécessaires pour exercer cette profession.

On retrouve également deux autres sortes d’interprètes, ceux qui aiment la compétition et qui se servent de celle-ci pour avancer, notamment lorsqu’ils sont en cabine avec des collègues ; et ceux qui s’appuient sur leurs collègues et qui apprennent d’eux pour se corriger et continuer à s’améliorer. Être ouvert d’esprit et savoir parler avec aisance sont des qualités recherchées chez un interprète.

Pour pouvoir avoir éventuellement une longueur d’avance sur le client, mieux vaut savoir quels sont les différents types d’interprètes auxquels on fait face. Néanmoins, le mieux reste encore de gagner en expérience professionnelle et de se faire son propre avis sur la question, sans trop avoir d’à-prioris sur l’interprétation.

Avatar Mélody Launay

Source : https ://aidagda.com/2016/10/28/que-tipo-de-interprete-eres/

Comment être traducteur en France

Que faut-il pour être traducteur en France ? Une personne peut-elle simplement se lancer comme traducteur indépendant du jour au lendemain et en vivre ? Dans l’inconscient collectif le traducteur n’est, après tout, qu’une personne convertissant des dires ou des écrits d’une langue étrangère en français.

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Des prérequis pour accéder à ce métier ?

De manière générale, nous pouvons admettre que tout le monde peut devenir traducteur. Ce métier n’a pas d’encadrement institutionnel en France et par conséquent une personne lambda peut aisément se déclarer traducteur auto-entrepreneur. Le choix de ce type de déclaration évite d’avoir à s’immatriculer au Registre du Commerce et des Sociétés ou au Répertoire des Métiers. Il suffit de se rendre à un Centre de Formalités des Entreprises ou de remplir le formulaire de déclaration en ligne.

Alors, comment peut-on s’assurer de la qualité d’un traducteur ? En quoi une personne formée à l’utilisation des langues serait-elle plus efficace qu’une personne simplement bilingue ?

Des organismes d’encadrement

Comme expliqué plus haut, il n’y a pas d’encadrement institutionnel en France. Cela implique qu’il n’y a aucun conseil de l’Ordre pouvant garantir le respect de la déontologie. À partir de là et au vu des conditions d’accès au métier de traducteur (particulièrement en indépendant), le marché de la traduction peut, en France, être perturbé par des personnes n’ayant pas les connaissances nécessaires à la profession de traducteur telles que la tarification. Cela peut facilement mener à des situations de concurrence déloyale. En revanche, il existe des organismes auxquels adhèrent beaucoup de traducteurs et qui proposent des stages de formations, de spécialisations, etc. Un de ces organismes est la Société française des traducteurs (SFT).

Au final, quelle différence existe-t-il entre un traducteur de formation et un traducteur autodidacte ?

N’importe qui peut être traducteur, c’est un fait maintenant établi. Alors pourquoi devrait-on davantage s’adresser à un traducteur qui a suivi une formation et obtenu un diplôme plutôt qu’à une personne bilingue qui maîtrise la langue source avec une certaine aisance ? Tout simplement parce que le traducteur de formation est un spécialiste : il sait utiliser les outils de traduction à disposition (logiciels de traduction assistée par ordinateur, de sous-titrages) et possède déjà une certaine expérience grâce à sa formation. Il connait les différentes étapes à suivre afin de garantir une traduction de qualité et pourra vous faire une proposition commerciale efficace et détaillée.

Mathieu Hergas

Source : https ://altraductions.com/node/635

 

Stop aux idées reçues sur la traduction !

La traduction concerne tout le monde. Tous les jours, les gens regardent des films sous-titrés ou doublés, lisent des livres d’auteurs américains, consultent une notice d’aspirateur conçu en Allemagne ou tombent sur le slogan de leur fast-food favori. Cela fait partie de nos vies et pourtant le marché de la traduction est bien souvent mal connu et mal compris. C’est un marché très diversifié, étendu et complexe, et cela échappe à beaucoup. Peut-être aviez vous vous-même des clichés en tête avant de devenir traducteur, voici les trois exemples les plus récurrents.

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