Le milieu de la traduction  : comment la place des femmes a-t-elle évolué  ?

Ces derniers siècles, d’énormes avancées au niveau des droits de la femme ont été réalisées mais il reste bien évidemment du chemin à parcourir pour atteindre une parité parfaite entre hommes et femmes. Si aujourd’hui le secteur de la traduction s’en approche de plus en plus, ça n’a pas toujours été le cas et certaines femmes ont dû se battre pour obtenir le droit de traduire.

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Rappelez-vous, quelques siècles en arrière, les milieux intellectuels comme la littérature ou les sciences étaient réservés aux hommes.  À cette époque, les femmes étaient autorisées à utiliser la traduction comme un moyen d’expression mais elles se retrouvaient obligées d’écrire anonymement ou pire encore d’emprunter le nom de leur mari dès lors qu’elles cherchaient à atteindre un public un peu plus important que leur cercle familial ou amical.

Certaines ne se sont pas découragées pour autant, ce fut notamment le cas d’Émilie du Châtelet. La traduction devînt pour elle un outil pour pénétrer un milieu essentiellement masculin : les sciences. Ce domaine passionnait Émilie qui traduisit (entre autres) des théories d’Isaac Newton et elle en profita au passage pour les commenter et les expliquer. Elle est encore aujourd’hui considérée comme une référence en traduction. Son amant le célèbre philosophe Voltaire déclara d’ailleurs qu’elle était : « un grand homme qui n’avait le défaut que d’être femme ».

Bien heureusement, cette époque est aujourd’hui révolue. En effet, le milieu de la traduction est majoritairement féminin : il suffit de regarder la répartition des classes à l’université. Mais quelles sont les grandes femmes du milieu langagier de notre époque ? Certains sites tels que welocalize.com ont été créés spécialement pour aider les femmes du milieu de la localisation à se connecter entre elles et à échanger. Il permet également de mettre en valeur les accomplissements des femmes dans l’industrie de la localisation. Par exemple, Orodi Solomon est devenue Director of Global Product Management (Responsable de la gestion globale des produits) au Starwood Hotels & Resorts Worldwide, elle a mis un point d’honneur à créer une ambiance de confiance dans son entreprise où chacun est libre de s’exprimer peu importe son sexe ou ses années d’expérience. Le site évoque également l’Américaine Lara Millmow qui déménagea au Royaume-Uni et devînt directrice générale de l’association ELIA (European Language Industry Association).

En résumé, ce site regorge de role models féminins qui ont réussi à briser les barrières de la localisation et à gravir les échelons. Les femmes ne doivent pas s’autocensurer ou se limiter mais peut-être qu’une citation de Lara Millmow serait plus parlante : « With self-belief, women have the power to achieve whatever they want—this is what will ultimately change the world ».

Déborah Rivallain
Révisé par Perrine Bourdeau et Paula Stylo

 

Source :

http ://content.lionbridge.com/women-localization-8-inspirational-leaders-storming-ahead-bold-change/

Trébucher

Le rêve de l’indépendance… Douce utopie pour l’individu… Hélas, s’aventurer là-dehors à bicyclette sans petites roues n’est pas toujours chose aisée, la route est semée d’embûches, dont l’ignorance du débutant fait partie intégrante. Ainsi existe-t-il un large éventail d’erreurs récurrentes commises par les traducteurs indépendants en herbe. Cinq d’entre elles, accompagnées de leurs solutions respectives, seront ici passées en revue afin, pour une fois, que l’histoire ne se répète plus ! Il est temps maintenant d’entrer dans le vif du sujet. Puissent les erreurs de jadis poser les fondations des succès de demain.

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Les deux premières erreurs susceptibles de vous coûter un client durant la phase de prospection sont en rapport avec les e-mails. De grâce ne sombrez pas dans la dépravation en vous adonnant à la rédaction d’e-mails de masses impersonnels ! Évitez à tout prix les tournures de styles « Madame, Monsieur… ». Effectuez des recherches au sujet de vos prospects, et si le corps du message doit rester le même pour tous, prenez au moins la peine de les nommer. « Cher M. Chollet,… ». De cette manière, vos prospects auront le sentiment que vous vous adressez directement à eux (et non pas que vous menez une large campagne de prospection un peu à l’aveugle comme c’est certainement le cas), cela équivaut à une poignée de main ferme et un regard droit dans les yeux. En appliquant cette perle de sagesse, l’attractivité de vos e-mails se trouvera décuplée.

Mais cela ne fait pas tout, car nombre de traducteurs indépendants en herbe, à l’instar des individus en général, ignore négligemment l’importance de spécification de l’objet. Gardez à l’esprit que l’objet fait office de résumé du mail, et que vos prospects n’ont sûrement pas le temps de lire l’intégralité des e-mails qui leur sont envoyés, et trient ceux-ci en fonction de leur objet. Essayez donc, tout comme lorsque vous personnalisiez jadis votre CV, de trouver quelques mots à la fois professionnels et accrocheurs à inscrire dans la ligne d’objet. Privilégiez par exemple le fait d’« offrir des solutions aux problèmes rencontrés » par les prospects plutôt que tenter de « vendre vos services » telle une poissonnière de Ménilmontant. Ne parlez pas de commerce, mais de collaboration.

Le théâtre de la prochaine aberration est situé un peu plus loin dans le cycle professionnel : n’acceptez jamais de travailler contre rémunération inférieure au taux que vous vous êtes fixé. L’égarement peut conduire le traducteur indépendant débutant à casser ses prix dans l’espoir de voir poindre à l’horizon une nuée de clients, mais n’en faites rien ! Cela réduirait à néant tous vos efforts passés et futurs de développement, et vous pourriez bien vous trouver prisonnier de ces faibles taux. Alors si ce n’est pas fait, définissez en fonction de vos besoins, de votre niveau et de vos spécialisations (puis plus tard, de manière ponctuelle, en fonction du projet en cours) le taux qui vous correspond, et ne facturez plus jamais vos clients en dessous de celui-ci. Afin de vous en assurer, appelez votre taux idéal « taux minimal », puis ajoutez-y une marge comprise entre 10 et 20 %, qui servira en tant que marge de négociation. Soyez patients, ne bradez pas vos services, et votre développement à moyen et long terme se déroulera à merveille.

Ne pas demander de retour sur le travail que l’on a fourni. Voilà une grossière erreur. Demander un « feedback » relève du bon sens pour certains, des arcanes de la nécromancie pour d’autres… Quoi qu’il en soit, il s’agit là d’une étape cruciale sur la longue (longue) route vers votre perfectionnement. Demandez à chacun de vos clients ce qu’ils ont pensé de votre prestation, ce qui leur a plu, ce qui est à améliorer, aussi bien au niveau de la traduction brute que de la communication ou encore de la relation client. Ainsi serez-vous au fait de vos points forts et points faibles, pour mieux éliminer ces derniers.

Rester en contact avec ses clients. Non. Pardon. Ceci ne constitue pas une erreur. Ne pas le faire en revanche, pourrait causer votre perte, car il est bien plus aisé de fidéliser sa clientèle que de relancer une campagne de prospection à la fin de chaque cycle lunaire. Pour ce faire, rien de plus simple : envoyez à vos clients des e-mails (ni trop espacés dans le temps, ni trop rapprochés, afin qu’ils ne sentent pas harcelés). Leurs contenus peuvent varier : souhaitez-leur un joyeux Noël (et autres fêtes annuelles païennes populaires), informez-les d’une période de soldes que vous entamez, proposez leur des réductions spéciales, ou rappelez-leur simplement et cordialement que vous êtes disponible et enthousiaste à l’idée d’une collaboration future. L’essentiel est d’informer vos clients que vous existez toujours, et êtes plus actif que jamais. Car même à la suite d’une collaboration fructueuse, un client donné reste susceptible de se tourner vers un autre prestataire en cas de silence radio de votre part.

Comme à l’accoutumée, les cartes sont dans vos mains. Alors si la traduction en « freelance » vous tente, jetez-vous à l’eau, mais tâchez de vous souvenir de ces cinq petites erreurs, susceptibles d’être fatales à vos affaires. Cela serait d’autant plus regrettable que les éviter est d’une facilité déconcertante. Alors oubliez la métaphore précédente, jetez ces stupides cartes où bon vous semble avec votre ignorance et les petites roues de votre bicyclette, et pédalez sans vous arrêter !

FLORIAN HUYNH-TAN

Source : http ://successfulfreelancetranslator.com/freelance-translator-mistakes/

Les différences comportementales chez les interprètes dans l’exercice de leurs fonctions

Les fonctions et les personnalités des professionnels jouent un rôle prépondérant dans leur manière de travailler. D’après le modèle de Bartle, il existe différents types de joueurs dans le milieu des jeux vidéo. Cette classification peut également s’appliquer sur des professions, telles que l’interprétation par exemple. Celle-ci s’établit en quatre points : les perfectionnistes, les ambitieux, les aventureux et les sociables. Même si cela peut paraître inutile, il est avantageux de connaître les types de personnalité des interprètes afin de savoir à quelle personne on a affaire. Quelles sont ses motivations ? Dans quel environnement de travail évolue-t-elle ? Et ce, pour pouvoir concevoir, à terme, des propositions personnalisées intéressantes pour les clients et éventuellement se démarquer.

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Pour réussir dans le monde professionnel, certains interprètes n’hésitent pas à placer la barre haute et à tendre vers l’individualisme pour approcher la perfection. En dépit du fait que cela les empêche de travailler correctement en équipe, lorsqu’ils sont en cabine avec des collègues, ils restent exigeants sur le choix du projet ainsi que sur leur travail. Ils sont ainsi plus minutieux sur les détails et plus pointilleux sur des projets plus spécialisés.

Au contraire, on peut aussi rencontrer des interprètes bien moins à cheval sur la terminologie mais qui ont un atout primordial dans l’interprétation : la curiosité. Analyser la documentation au préalable et faire des recherches pour connaître le sujet de leur projet montrent une patience et une passion sans égales. Ces qualités s’avèrent définitivement nécessaires pour exercer cette profession.

On retrouve également deux autres sortes d’interprètes, ceux qui aiment la compétition et qui se servent de celle-ci pour avancer, notamment lorsqu’ils sont en cabine avec des collègues ; et ceux qui s’appuient sur leurs collègues et qui apprennent d’eux pour se corriger et continuer à s’améliorer. Être ouvert d’esprit et savoir parler avec aisance sont des qualités recherchées chez un interprète.

Pour pouvoir avoir éventuellement une longueur d’avance sur le client, mieux vaut savoir quels sont les différents types d’interprètes auxquels on fait face. Néanmoins, le mieux reste encore de gagner en expérience professionnelle et de se faire son propre avis sur la question, sans trop avoir d’à-prioris sur l’interprétation.

Avatar Mélody Launay

Source : https ://aidagda.com/2016/10/28/que-tipo-de-interprete-eres/

Comment être traducteur en France

Que faut-il pour être traducteur en France ? Une personne peut-elle simplement se lancer comme traducteur indépendant du jour au lendemain et en vivre ? Dans l’inconscient collectif le traducteur n’est, après tout, qu’une personne convertissant des dires ou des écrits d’une langue étrangère en français.

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Des prérequis pour accéder à ce métier ?

De manière générale, nous pouvons admettre que tout le monde peut devenir traducteur. Ce métier n’a pas d’encadrement institutionnel en France et par conséquent une personne lambda peut aisément se déclarer traducteur auto-entrepreneur. Le choix de ce type de déclaration évite d’avoir à s’immatriculer au Registre du Commerce et des Sociétés ou au Répertoire des Métiers. Il suffit de se rendre à un Centre de Formalités des Entreprises ou de remplir le formulaire de déclaration en ligne.

Alors, comment peut-on s’assurer de la qualité d’un traducteur ? En quoi une personne formée à l’utilisation des langues serait-elle plus efficace qu’une personne simplement bilingue ?

Des organismes d’encadrement

Comme expliqué plus haut, il n’y a pas d’encadrement institutionnel en France. Cela implique qu’il n’y a aucun conseil de l’Ordre pouvant garantir le respect de la déontologie. À partir de là et au vu des conditions d’accès au métier de traducteur (particulièrement en indépendant), le marché de la traduction peut, en France, être perturbé par des personnes n’ayant pas les connaissances nécessaires à la profession de traducteur telles que la tarification. Cela peut facilement mener à des situations de concurrence déloyale. En revanche, il existe des organismes auxquels adhèrent beaucoup de traducteurs et qui proposent des stages de formations, de spécialisations, etc. Un de ces organismes est la Société française des traducteurs (SFT).

Au final, quelle différence existe-t-il entre un traducteur de formation et un traducteur autodidacte ?

N’importe qui peut être traducteur, c’est un fait maintenant établi. Alors pourquoi devrait-on davantage s’adresser à un traducteur qui a suivi une formation et obtenu un diplôme plutôt qu’à une personne bilingue qui maîtrise la langue source avec une certaine aisance ? Tout simplement parce que le traducteur de formation est un spécialiste : il sait utiliser les outils de traduction à disposition (logiciels de traduction assistée par ordinateur, de sous-titrages) et possède déjà une certaine expérience grâce à sa formation. Il connait les différentes étapes à suivre afin de garantir une traduction de qualité et pourra vous faire une proposition commerciale efficace et détaillée.

Mathieu Hergas

Source : https ://altraductions.com/node/635

 

Stop aux idées reçues sur la traduction !

La traduction concerne tout le monde. Tous les jours, les gens regardent des films sous-titrés ou doublés, lisent des livres d’auteurs américains, consultent une notice d’aspirateur conçu en Allemagne ou tombent sur le slogan de leur fast-food favori. Cela fait partie de nos vies et pourtant le marché de la traduction est bien souvent mal connu et mal compris. C’est un marché très diversifié, étendu et complexe, et cela échappe à beaucoup. Peut-être aviez vous vous-même des clichés en tête avant de devenir traducteur, voici les trois exemples les plus récurrents.

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L’équilibre entre le coût, le délai et la qualité

Au commencement d’un projet de traduction, les principaux sujets à aborder sont la mise en place du délai, nécessaire à la réalisation du projet et son coût. Néanmoins, lorsque le client pose la fameuse question du prix/délai, existe-t-il une réponse parfaite ? Y-a-t-il différents moyens de procéder ? Comment négocier un prix et un délai raisonnables ?

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Rapport qualité/prix/délai

Une bonne communication est la clé du succès. Lors de la négociation d’un projet, plusieurs notions doivent obligatoirement être abordées avec le client. Afin d’assurer le bon déroulement d’un projet, l’agence de traduction, ou le traducteur indépendant, se doit d’établir un prix et un délai en fonction du projet, tout en se référant au client. Le cahier des charges, une fois établie, doit présenter toutes les notions abordées avec le client et indiquer le choix final du délai, mais également celui du prix.

En règle générale, le délai fixé par le client est restreint. C’est donc au traducteur ou à l’agence de renégocier un délai correct, afin de produire un projet de qualité. Du côté du prix, souvent assimilé à l’élément négatif d’une vente, il peut constituer un argument de vente par rapport à la concurrence et valoriser l’offre proposée et/ou les compétences de l’agence.

L’un ne va pas sans l’autre. Ce rapport prix/délai permet, par la suite, d’aboutir à un projet de qualité. Lorsque des non-dits ou désaccords subsistent, cela peut entraîner des complications dans le projet. En termes de conséquences, l’agence peut fournir un projet de moins bonne qualité, ou parfois ne répondant pas vraiment aux attentes d’un client.

Les procédés

Quel que soit le moyen utilisé (téléphone, e-mail, etc.), annoncer un délai ou un prix à un client n’est pas chose aisée et présente des avantages comme des inconvénients.

Premièrement, l’agence décide de donner une réponse plus ou moins claire. Qu’elle soit par téléphone ou par un autre moyen, cela permet d’établir un premier contact avec le client et ainsi de mieux cerner ses attentes. La tranche de prix proposée au client peut présenter différentes options et c’est ensuite au client d’établir ce qui lui convient le mieux. Des négociations peuvent dès lors débuter afin de convenir à un prix et un délai raisonnables et répondant aux exigences de chacun. Le but de l’agence est avant tout de montrer sa flexibilité. Il ne faut donc pas donner de date et de prix fixes, car souvent la réponse du client peut être tardive. On ne sait donc pas si le projet demande une livraison rapide ou non, etc.

Deuxièmement, l’agence peut décider de suivre la volonté du client. C’est-à-dire qu’après avoir donné une « réponse fourchette », l’agence choisit donc de négocier le prix et le délai ni plus ni moins en fonction des attentes du client. Un traducteur débutant, manquant souvent d’expérience, peut se retrouver dans cette situation. Le mieux est donc de se renseigner et de convenir à une tarification adaptée aux habitudes du marché (spécifiques aux secteurs d’activités).

La situation, parfois épineuse, peut donc favoriser les intérêts du client, et constituer une perte d’argent pour le traducteur.

En outre, une agence peut parfois proposer un prix/délai supérieur à la concurrence. En termes de négociation, cette étape est souvent vue comme un désavantage. Pour contrer cela, l’agence peut jongler avec les différents éléments, c’est-à-dire proposer un geste commercial (par exemple, fournir une base de terminologie en supplément, etc.) ou au final, moduler son offre.

Équilibre de la balance

Comment assurer la réussite d’un projet ? Pour se faire, un équilibre entre coût/délai doit être établi afin de garantir au client une entière satisfaction, et une bonne rentabilité pour l’agence.

Il est donc indispensable de communiquer avec le client et d’étudier toutes les options présentées.

Par exemple, pour une demande de projet avec un délai restreint, l’agence peut décider par cause à effet d’augmenter sa tarification.

Cependant la qualité du projet ne doit pas être négligée, car c’est ce qui constitue avant tout la réussite d’une agence.

Chaque agence ou traducteur a sa propre vision et également une structure différente. Les décisions et résultats ne seront jamais les mêmes et c’est pourquoi, il n’y a finalement pas de réponse parfaite.

Avatar Christelle Dilling

Source : http ://www.thoughtsontranslation.com/2016/10/21/can-you-give-us-a-quote-and-a-turnaround-time/

Devenir un bon traducteur : des pistes pour avancer efficacement

Pour être traducteur, il est important d’avoir certaines capacités qui permettent d’élaborer des traductions de qualité. Cependant, il n’est pas facile de savoir quelles sont ces capacités, en particulier lorsque l’on débute. De ce fait, voici quelques idées qui devraient vous permettre de vous améliorer en tant que traducteur.

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Pour commencer, un bon traducteur se doit d’avoir une bonne communication pour se faire connaître. En effet, la stratégie de communication est extrêmement importante ; il faut donc utiliser tout ce qui est à votre disposition : présenter les commentaires de vos clients, indiquer les services que vous offrez, vous aider des conseils de vos collègues, utiliser un vocabulaire approprié, etc. Avec une mauvaise communication, il vous sera difficile de trouver une clientèle pour gagner en notoriété, et ainsi, il sera plus compliqué d’avancer dans le domaine de la traduction.

Ensuite, il ne faut pas oublier que tout bon travailleur aime son travail, et qu’il le fait aussi bien que possible, sans abandonner et en apprenant constamment de ses erreurs, surtout quand il vient d’entrer dans le monde professionnel. S’il aime vraiment son travail, un traducteur fera toujours en sorte que ses traductions soient de qualité et lui plaisent. S’il rencontre des difficultés, il n’abandonne pas et continue jusqu’à ce qu’il l’ait surmontée. À force de surmonter les obstacles, il comprendra d’où ils proviennent et pourquoi il les rencontre, et il trouvera le moyen de les contourner aisément sans affecter négativement la qualité de sa traduction.

S’il travaille dans une équipe, le traducteur ne doit pas oublier qu’il doit faire preuve d’humilité, d’objectivité et d’esprit critique, surtout si un collègue soulève des problèmes ou suggère des améliorations. C’est en traduisant efficacement que l’on améliore ses capacités.

Bien qu’un traducteur puisse facilement travailler dans des lieux différents, il peut être avantageux de définir rapidement lequel convient le mieux à ses besoins. S’il est possible de travailler en télétravail, donc depuis chez soi, il convient de séparer son espace de travail de son espace de vie, tout comme il est recommandé de séparer sa chambre de son bureau, par exemple. Si l’on travaille dans une entreprise, un lieu adapté au travail d’équipe permet d’améliorer son efficacité tout en favorisant la bonne communication avec le reste de l’équipe.

Bon nombre de traducteurs ont suivi une formation de traduction dans laquelle ils se sont spécialisés dans certains domaines précis, comme la traduction économique et la traduction juridique, par exemple. Bien qu’une spécialisation puisse présenter des avantages, il n‘est pas toujours nécessaire ou recommandable de ne se concentrer que sur un ou deux domaines de traduction. En effet, tandis qu’une spécialisation permet de maîtriser un domaine et d’être plus efficace lors de traduction de documents appartenant au domaine choisi, cette spécialisation risque de limiter les domaines de traduction accessibles, puisqu’elle limite notre expérience.

Ce manque d’expérience et de diversification peut réellement affecter vos possibilités et réduire le nombre de portes auxquelles vous aurez accès sur le marché de la traduction.

Pour ce qui est des prix, il n’est pas nécessaire de faire des calculs démesurément compliqués, même si vous débutez sur la marché de la traduction. En effet, vous pourrez toujours trouver les tarifs qui correspondent à votre niveau et aux langues utilisées. Par exemple, en France, une traduction est facturée à 0,12 € (0,09 € minimum) le mot si vous avez un niveau professionnel et à 0,08 € (0,05 € minimum) si vous débutez. Il ne faut pas oublier de penser au budget nécessaire si vous êtes en entreprise. De ce fait, n’hésitez pas à communiquer régulièrement avec votre client et à discuter, voire à négocier, s’il y a un quelconque problème.

Enfin, un bon traducteur doit, naturellement, maîtriser son langage, de sorte que son style soit approprié et qu’il puisse utiliser le registre de langue adéquat selon le type de texte. En effet, il est primordial de savoir différencier le registre de langue à utiliser quand il traduit un document économique et un texte littéraire. Il doit également apprendre à employer des termes désuets et des expressions idiomatiques appropriées s’il doit traduire l’autobiographie d’un auteur du 19ème siècle, par exemple.

Ainsi, un bon traducteur doit apprendre à communiquer avec ses clients et ses collègues, tout en s’efforçant de toujours chercher à améliorer ses compétences ainsi que sa manière de travailler. Bien qu’il soit souvent plus simple de blâmer certains facteurs pour ses échecs, il faut toujours garder la tête froide et un œil objectif sur son travail, sachant que l’humilité est une qualité essentielle pour un traducteur, qu’il soit débutant ou expérimenté.

Avatar Léo Hercouët

 

Source : https ://traduciresdescubrir.wordpress.com/2016/02/18/como-llegar-a-ser-un-buen-traductor-recopilacion-de-guias-y-consejos/

 

Les différences entre le traducteur indépendant et le traducteur salarié

Aujourd’hui, et plus particulièrement après la crise de 2008, nous nous trouvons dans une société où le chômage est fortement élevé, et où l’insertion sur le marché du travail est très difficile. Ce problème a d’autant plus d’importance pour les futurs traducteurs qu’ils voient l’accès à leur métier se compliquer avec l’apparition des nouvelles technologies (par exemple, les traductions assistées par ordinateur). Ainsi face à l’évolution du marché de la traduction, est-il plus intéressant de commencer à travailler en tant que traducteur indépendant ou en tant que traducteur salarié dans une agence ?

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De nombreux sondages montrent que beaucoup d’étudiants en traduction redoutent l’insertion sur le monde du travail de peur de ne pas trouver un travail de suite. En effet, ces étudiants appréhendent la fameuse excuse du « vous n’avez pas assez d’expérience » que les employeurs n’hésitent pas à utiliser à la suite d’un entretien d’embauche. C’est pourquoi, certains d’entre eux préfèrent se lancer en tant que traducteur indépendant sur le marché. Cependant, choisir ce statut demande certains prérequis essentiels pour s’en sortir sur le marché du travail. En effet, si l’on veut « survivre » sur le marché du travail en tant que traducteur indépendant, il est important de savoir comment facturer son client. Il faut donc se demander à combien s’élève la T.V.A, comment facturer sa traduction (est-ce au mot ou à la page ?), quel est le prix moyen auquel je peux facturer le mot (1 € ? Plus ? Moins ?), doit-on facturer sur la base du texte source ou sur le texte final, qu’est-ce qui doit apparaître sur une facture etc. Toutes ces questions ne sont qu’une liste incomplète des problématiques qui se posent lorsqu’on se lance sur le marché du travail en tant que traducteur indépendant. Et pourtant, beaucoup de futurs traducteurs ignorent la réponse à toutes ces questions.

C’est pourquoi, la majorité des jeunes diplômés en traduction choisissent au contraire, le statut de traducteur salarié qui, lui, est d’avantage documenté et mieux encadré. En effet, un traducteur salarié travaille dans un cadre précis sous la tutelle d’un patron qui s’occupe de la prospection et facturation des clients. Ce dernier est couvert par la mutuelle de son travail et cotise au sein de son travail pour sa retraite. De plus, en tant que traducteur salarié, on bénéficie à travers son entreprise de logiciels de traductions tels que Trados, MemoQ etc, tandis qu’en tant que traducteur indépendant, il faut payer de sa propre poche pour se procurer ces logiciels. Le traducteur salarié, lui, ne s’occupe de rien, à part fournir une traduction de qualité. On comprend alors que le statut de salarié engendre beaucoup moins d’inquiétudes et de dépenses. Ce sont les raisons pour lesquelles les futurs diplômés en traduction, par peur et par manque d’information sur le statut d’indépendant, décident de choisir cette voie qui, disons-le franchement, a l’air nettement plus compréhensible et sûre.

En conclusion, en tant que jeune diplômé il est essentiel de laisser la porte ouverte à toutes les options mêmes celles qui nous rebutent. Commencer en tant que traducteur indépendant peut être le moyen non seulement de se faire un peu d’expérience mais également de se faire progressivement de l’argent. La question qui se pose alors face à ces deux statuts est : être traducteur indépendant est-il plus rentable que traducteur salarié ?

Auréa ARTIS

Source : https ://traduciresdescubrir.wordpress.com/2016/03/08/el-salto-al-mundo-laboral-en-traduccion-e-interpretacion/

Les autres métiers de l’industrie linguistique

L’industrie linguistique comprend une multitude de métiers moins connus que ceux de traducteur ou d’interprète. Ils sont pourtant indispensables à la qualité de l’offre des prestataires de services linguistiques. Découvrons les apports de chacun d’eux :

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Quelques astuces pour les nouveaux traducteurs freelance

Débuter dans la traduction en indépendant peut être effrayant. Où trouver du travail, comment se vendre efficacement, où et comment développer son réseau, à combien se vendre ? Tant de questions que peuvent se poser les débutants et si peu de réponses, ou tout au moins pas évidentes. Alors, comment doit-on s’y prendre pour débuter dans les meilleures conditions possibles ?

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