L’équilibre entre le coût, le délai et la qualité

Au commencement d’un projet de traduction, les principaux sujets à aborder sont la mise en place du délai, nécessaire à la réalisation du projet et son coût. Néanmoins, lorsque le client pose la fameuse question du prix/délai, existe-t-il une réponse parfaite ? Y-a-t-il différents moyens de procéder ? Comment négocier un prix et un délai raisonnables ?

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Rapport qualité/prix/délai

Une bonne communication est la clé du succès. Lors de la négociation d’un projet, plusieurs notions doivent obligatoirement être abordées avec le client. Afin d’assurer le bon déroulement d’un projet, l’agence de traduction, ou le traducteur indépendant, se doit d’établir un prix et un délai en fonction du projet, tout en se référant au client. Le cahier des charges, une fois établie, doit présenter toutes les notions abordées avec le client et indiquer le choix final du délai, mais également celui du prix.

En règle générale, le délai fixé par le client est restreint. C’est donc au traducteur ou à l’agence de renégocier un délai correct, afin de produire un projet de qualité. Du côté du prix, souvent assimilé à l’élément négatif d’une vente, il peut constituer un argument de vente par rapport à la concurrence et valoriser l’offre proposée et/ou les compétences de l’agence.

L’un ne va pas sans l’autre. Ce rapport prix/délai permet, par la suite, d’aboutir à un projet de qualité. Lorsque des non-dits ou désaccords subsistent, cela peut entraîner des complications dans le projet. En termes de conséquences, l’agence peut fournir un projet de moins bonne qualité, ou parfois ne répondant pas vraiment aux attentes d’un client.

Les procédés

Quel que soit le moyen utilisé (téléphone, e-mail, etc.), annoncer un délai ou un prix à un client n’est pas chose aisée et présente des avantages comme des inconvénients.

Premièrement, l’agence décide de donner une réponse plus ou moins claire. Qu’elle soit par téléphone ou par un autre moyen, cela permet d’établir un premier contact avec le client et ainsi de mieux cerner ses attentes. La tranche de prix proposée au client peut présenter différentes options et c’est ensuite au client d’établir ce qui lui convient le mieux. Des négociations peuvent dès lors débuter afin de convenir à un prix et un délai raisonnables et répondant aux exigences de chacun. Le but de l’agence est avant tout de montrer sa flexibilité. Il ne faut donc pas donner de date et de prix fixes, car souvent la réponse du client peut être tardive. On ne sait donc pas si le projet demande une livraison rapide ou non, etc.

Deuxièmement, l’agence peut décider de suivre la volonté du client. C’est-à-dire qu’après avoir donné une « réponse fourchette », l’agence choisit donc de négocier le prix et le délai ni plus ni moins en fonction des attentes du client. Un traducteur débutant, manquant souvent d’expérience, peut se retrouver dans cette situation. Le mieux est donc de se renseigner et de convenir à une tarification adaptée aux habitudes du marché (spécifiques aux secteurs d’activités).

La situation, parfois épineuse, peut donc favoriser les intérêts du client, et constituer une perte d’argent pour le traducteur.

En outre, une agence peut parfois proposer un prix/délai supérieur à la concurrence. En termes de négociation, cette étape est souvent vue comme un désavantage. Pour contrer cela, l’agence peut jongler avec les différents éléments, c’est-à-dire proposer un geste commercial (par exemple, fournir une base de terminologie en supplément, etc.) ou au final, moduler son offre.

Équilibre de la balance

Comment assurer la réussite d’un projet ? Pour se faire, un équilibre entre coût/délai doit être établi afin de garantir au client une entière satisfaction, et une bonne rentabilité pour l’agence.

Il est donc indispensable de communiquer avec le client et d’étudier toutes les options présentées.

Par exemple, pour une demande de projet avec un délai restreint, l’agence peut décider par cause à effet d’augmenter sa tarification.

Cependant la qualité du projet ne doit pas être négligée, car c’est ce qui constitue avant tout la réussite d’une agence.

Chaque agence ou traducteur a sa propre vision et également une structure différente. Les décisions et résultats ne seront jamais les mêmes et c’est pourquoi, il n’y a finalement pas de réponse parfaite.

Avatar Christelle Dilling

Source : http ://www.thoughtsontranslation.com/2016/10/21/can-you-give-us-a-quote-and-a-turnaround-time/

Devenir un bon traducteur : des pistes pour avancer efficacement

Pour être traducteur, il est important d’avoir certaines capacités qui permettent d’élaborer des traductions de qualité. Cependant, il n’est pas facile de savoir quelles sont ces capacités, en particulier lorsque l’on débute. De ce fait, voici quelques idées qui devraient vous permettre de vous améliorer en tant que traducteur.

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Pour commencer, un bon traducteur se doit d’avoir une bonne communication pour se faire connaître. En effet, la stratégie de communication est extrêmement importante ; il faut donc utiliser tout ce qui est à votre disposition : présenter les commentaires de vos clients, indiquer les services que vous offrez, vous aider des conseils de vos collègues, utiliser un vocabulaire approprié, etc. Avec une mauvaise communication, il vous sera difficile de trouver une clientèle pour gagner en notoriété, et ainsi, il sera plus compliqué d’avancer dans le domaine de la traduction.

Ensuite, il ne faut pas oublier que tout bon travailleur aime son travail, et qu’il le fait aussi bien que possible, sans abandonner et en apprenant constamment de ses erreurs, surtout quand il vient d’entrer dans le monde professionnel. S’il aime vraiment son travail, un traducteur fera toujours en sorte que ses traductions soient de qualité et lui plaisent. S’il rencontre des difficultés, il n’abandonne pas et continue jusqu’à ce qu’il l’ait surmontée. À force de surmonter les obstacles, il comprendra d’où ils proviennent et pourquoi il les rencontre, et il trouvera le moyen de les contourner aisément sans affecter négativement la qualité de sa traduction.

S’il travaille dans une équipe, le traducteur ne doit pas oublier qu’il doit faire preuve d’humilité, d’objectivité et d’esprit critique, surtout si un collègue soulève des problèmes ou suggère des améliorations. C’est en traduisant efficacement que l’on améliore ses capacités.

Bien qu’un traducteur puisse facilement travailler dans des lieux différents, il peut être avantageux de définir rapidement lequel convient le mieux à ses besoins. S’il est possible de travailler en télétravail, donc depuis chez soi, il convient de séparer son espace de travail de son espace de vie, tout comme il est recommandé de séparer sa chambre de son bureau, par exemple. Si l’on travaille dans une entreprise, un lieu adapté au travail d’équipe permet d’améliorer son efficacité tout en favorisant la bonne communication avec le reste de l’équipe.

Bon nombre de traducteurs ont suivi une formation de traduction dans laquelle ils se sont spécialisés dans certains domaines précis, comme la traduction économique et la traduction juridique, par exemple. Bien qu’une spécialisation puisse présenter des avantages, il n‘est pas toujours nécessaire ou recommandable de ne se concentrer que sur un ou deux domaines de traduction. En effet, tandis qu’une spécialisation permet de maîtriser un domaine et d’être plus efficace lors de traduction de documents appartenant au domaine choisi, cette spécialisation risque de limiter les domaines de traduction accessibles, puisqu’elle limite notre expérience.

Ce manque d’expérience et de diversification peut réellement affecter vos possibilités et réduire le nombre de portes auxquelles vous aurez accès sur le marché de la traduction.

Pour ce qui est des prix, il n’est pas nécessaire de faire des calculs démesurément compliqués, même si vous débutez sur la marché de la traduction. En effet, vous pourrez toujours trouver les tarifs qui correspondent à votre niveau et aux langues utilisées. Par exemple, en France, une traduction est facturée à 0,12 € (0,09 € minimum) le mot si vous avez un niveau professionnel et à 0,08 € (0,05 € minimum) si vous débutez. Il ne faut pas oublier de penser au budget nécessaire si vous êtes en entreprise. De ce fait, n’hésitez pas à communiquer régulièrement avec votre client et à discuter, voire à négocier, s’il y a un quelconque problème.

Enfin, un bon traducteur doit, naturellement, maîtriser son langage, de sorte que son style soit approprié et qu’il puisse utiliser le registre de langue adéquat selon le type de texte. En effet, il est primordial de savoir différencier le registre de langue à utiliser quand il traduit un document économique et un texte littéraire. Il doit également apprendre à employer des termes désuets et des expressions idiomatiques appropriées s’il doit traduire l’autobiographie d’un auteur du 19ème siècle, par exemple.

Ainsi, un bon traducteur doit apprendre à communiquer avec ses clients et ses collègues, tout en s’efforçant de toujours chercher à améliorer ses compétences ainsi que sa manière de travailler. Bien qu’il soit souvent plus simple de blâmer certains facteurs pour ses échecs, il faut toujours garder la tête froide et un œil objectif sur son travail, sachant que l’humilité est une qualité essentielle pour un traducteur, qu’il soit débutant ou expérimenté.

Avatar Léo Hercouët

 

Source : https ://traduciresdescubrir.wordpress.com/2016/02/18/como-llegar-a-ser-un-buen-traductor-recopilacion-de-guias-y-consejos/

 

Les différences entre le traducteur indépendant et le traducteur salarié

Aujourd’hui, et plus particulièrement après la crise de 2008, nous nous trouvons dans une société où le chômage est fortement élevé, et où l’insertion sur le marché du travail est très difficile. Ce problème a d’autant plus d’importance pour les futurs traducteurs qu’ils voient l’accès à leur métier se compliquer avec l’apparition des nouvelles technologies (par exemple, les traductions assistées par ordinateur). Ainsi face à l’évolution du marché de la traduction, est-il plus intéressant de commencer à travailler en tant que traducteur indépendant ou en tant que traducteur salarié dans une agence ?

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De nombreux sondages montrent que beaucoup d’étudiants en traduction redoutent l’insertion sur le monde du travail de peur de ne pas trouver un travail de suite. En effet, ces étudiants appréhendent la fameuse excuse du « vous n’avez pas assez d’expérience » que les employeurs n’hésitent pas à utiliser à la suite d’un entretien d’embauche. C’est pourquoi, certains d’entre eux préfèrent se lancer en tant que traducteur indépendant sur le marché. Cependant, choisir ce statut demande certains prérequis essentiels pour s’en sortir sur le marché du travail. En effet, si l’on veut « survivre » sur le marché du travail en tant que traducteur indépendant, il est important de savoir comment facturer son client. Il faut donc se demander à combien s’élève la T.V.A, comment facturer sa traduction (est-ce au mot ou à la page ?), quel est le prix moyen auquel je peux facturer le mot (1 € ? Plus ? Moins ?), doit-on facturer sur la base du texte source ou sur le texte final, qu’est-ce qui doit apparaître sur une facture etc. Toutes ces questions ne sont qu’une liste incomplète des problématiques qui se posent lorsqu’on se lance sur le marché du travail en tant que traducteur indépendant. Et pourtant, beaucoup de futurs traducteurs ignorent la réponse à toutes ces questions.

C’est pourquoi, la majorité des jeunes diplômés en traduction choisissent au contraire, le statut de traducteur salarié qui, lui, est d’avantage documenté et mieux encadré. En effet, un traducteur salarié travaille dans un cadre précis sous la tutelle d’un patron qui s’occupe de la prospection et facturation des clients. Ce dernier est couvert par la mutuelle de son travail et cotise au sein de son travail pour sa retraite. De plus, en tant que traducteur salarié, on bénéficie à travers son entreprise de logiciels de traductions tels que Trados, MemoQ etc, tandis qu’en tant que traducteur indépendant, il faut payer de sa propre poche pour se procurer ces logiciels. Le traducteur salarié, lui, ne s’occupe de rien, à part fournir une traduction de qualité. On comprend alors que le statut de salarié engendre beaucoup moins d’inquiétudes et de dépenses. Ce sont les raisons pour lesquelles les futurs diplômés en traduction, par peur et par manque d’information sur le statut d’indépendant, décident de choisir cette voie qui, disons-le franchement, a l’air nettement plus compréhensible et sûre.

En conclusion, en tant que jeune diplômé il est essentiel de laisser la porte ouverte à toutes les options mêmes celles qui nous rebutent. Commencer en tant que traducteur indépendant peut être le moyen non seulement de se faire un peu d’expérience mais également de se faire progressivement de l’argent. La question qui se pose alors face à ces deux statuts est : être traducteur indépendant est-il plus rentable que traducteur salarié ?

Auréa ARTIS

Source : https ://traduciresdescubrir.wordpress.com/2016/03/08/el-salto-al-mundo-laboral-en-traduccion-e-interpretacion/

Les autres métiers de l’industrie linguistique

L’industrie linguistique comprend une multitude de métiers moins connus que ceux de traducteur ou d’interprète. Ils sont pourtant indispensables à la qualité de l’offre des prestataires de services linguistiques. Découvrons les apports de chacun d’eux :

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Quelques astuces pour les nouveaux traducteurs freelance

Débuter dans la traduction en indépendant peut être effrayant. Où trouver du travail, comment se vendre efficacement, où et comment développer son réseau, à combien se vendre ? Tant de questions que peuvent se poser les débutants et si peu de réponses, ou tout au moins pas évidentes. Alors, comment doit-on s’y prendre pour débuter dans les meilleures conditions possibles ?

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La traduction, et après ?

Le métier de traducteur a beau être l’un des métiers les plus anciens au monde, il n’en reste pas moins encore très actuel. On remarque toutefois une baisse constante des traducteurs sur le marché du travail. Cela est principalement dû à une rémunération trop basse compte tenu de la quantité de travail à fournir. Être traducteur requiert des compétences analytiques et linguistiques. Pas de panique ! Ces compétences sont extrêmement recherchées dans de nombreux autres domaines. Donc si jamais vous pensiez que finalement ce métier n’était pas fait pour vous, voici quelques domaines dans lesquels il est possible d’exercer des métiers uniques. Continuer la lecture de La traduction, et après  ?

Quelles qualités posséder pour être un bon chef de projets ?

Un chef de projets en traduction doit gérer de nombreux projets à la fois et doit s’assurer de leur bon déroulement à chaque étape du projet. Certaines qualités sont donc indispensables pour pouvoir devenir un bon chef de projets. Retrouvez les plus importantes dans cet article. Continuer la lecture de Quelles qualités posséder pour être un bon chef de projets  ?

Engager une agence de traduction ou un traducteur freelance ?

Il n’est pas toujours facile de faire le choix entre une agence de traduction et un traducteur freelance pour traduire ses documents. Cet article vous aidera à décider entre ces deux modes de prestation. Continuer la lecture de Engager une agence de traduction ou un traducteur freelance  ?

Les différents formats de fichier dans le monde de la traduction

Les formats de base

Très souvent, les agences de traduction reçoivent des fichiers dans des formats basiques, connus de tous et faciles d’utilisation. Par exemple, le format Microsoft Word est le type de fichier à traiter que les clients envoient le plus. Continuer la lecture de Les différents formats de fichier dans le monde de la traduction