Conseils précieux aux jeunes traducteurs freelance

Les questions que se pose un traducteur débutant peuvent être angoissantes. « Et si ça ne marche pas ? », « Comment je fais pour m´en sortir financièrement si je n´ai pas assez de travail ? ». Ce jeune traducteur nous offre les leçons qu´il a tiré de sa première année en tant que traducteur freelance débutant. Il répond à nos doutes, nos peurs et rassure les angoisses de ceux qui veulent se lancer dans la grande aventure de la traduction en freelance. Continuer la lecture de Conseils précieux aux jeunes traducteurs freelance

De bons conseils pour les traducteurs qui souhaitent se lancer en tant qu’indépendant

Une blogueuse a fait la liste des vingt commandements du traducteur indépendant. Voici une version synthétique de la première partie des conseils qu’elle nous donne :

  1. Elle nous rappelle ainsi que la première chose à faire avant de commencer son activité est d’obtenir un statut. Le métier de traducteur indépendant est réglementé et l’obtention du statut est indispensable pour verser ses cotisations sociales.

  2. Ensuite, il ne faut pas hésiter à se renseigner sur les sites d’associations professionnelles ou de traducteurs :

  • Le site de l’Aprotrad, donne des informations sur les modes d’exercices,

  • Le site de l’Ataa vous renseigne sur le statut social et fiscal des traducteurs,

  • TrëmaTranslations vous donne des précisions sur le statut d’autoentrepreneur.

  1. Pour être un bon indépendant, il est nécessaire de comprendre toutes les démarches administratives qui vont de pair avec ce statut. De même, il faut être capable de faire sa comptabilité.

  2. Il faut se renseigner sur les tarifs pratiqués. Cette question surgit forcément lorsqu’on se lance en tant qu’indépendant. Pour vous aider, la SFT publie de façon régulière une enquête sur les conditions d’exercice des traducteurs indépendants ainsi que sur les tarifs pratiqués.

Avant de se lancer, le point essentiel à retenir est qu’il faut faire un calcul : en tant que débutant, combien de mots par jour suis-je capable de traduire ? Il faut penser à fixer son tarif en fonction de cette variable, car il est évident qu’un traducteur débutant n’a pas la même productivité qu’un traducteur expérimenté, mais il doit néanmoins pouvoir vivre de son activité. Attention donc, à ne pas fixer de tarifs trop bas.

  1. Ne pas oublier qu’on ne peut pas traduire n’importe quel type de texte. Les documents spécialisés sont réservés à des spécialistes et s’engager dans un projet dont on ne maîtrise pas le sujet peut causer du tort au client.

  2. En tant que jeune diplômé, ne pas se présenter comme étant spécialiste d’un nombre surréaliste de sujets lorsque l’on prospecte.

  3. Faire attention à ne pas accepter des délais irréalistes. Il faut prendre garde à ne pas sous-estimer le temps passé à faire des recherches ou à effectuer la relecture. Rendre une mauvaise traduction parce que vous avez accepté un délai trop court pour rendre un bon travail ne vous fera pas vraiment de bonne publicité.

  4. Lorsque vous prospectez ou contactez des confrères, prenez la peine de personnaliser votre e-mail (savoir si l’on s’adresse à un homme ou à une femme, à une agence ou à une seule personne).

  5. Écoutez les conseils de professionnels plus expérimentés ou d’associations de traducteurs.

  6. Et pensez à les remercier du temps précieux qu’ils vous ont accordé dans l’espoir de vous aider. Souvenez-vous que vous avez choisi un métier basé sur le contact, cette étape est donc impérative.

Amélie Wadoux

 

http ://lespilesintermediaires.blogspot.fr/2013/10/chere-jeune-consur-cher-jeune-confrere.html  http ://lespilesintermediaires.blogspot.fr/2013/11/chere-jeune-consur-cher-jeune-confrere.html

 

Le prix à payer pour une mauvaise traduction

Dans un domaine tel que celui de la traduction, il n’est pas rare de voir les tarifs changer du tout au tout entre deux agences. Ces différences sont-elles justifiées ?

Comme on peut s’y attendre, la réponse est « oui ». Une mauvaise traduction peut faire perdre beaucoup à une entreprise, en termes d’argent, d’image mais aussi de crédibilité et cela s’est déjà vu à de nombreuses reprises. Le fait est qu’il n’est pas non plus juste de payer trop cher, puisque cela représente une perte d’argent.

On pourrait dire que le but d’une traduction est de « se faire oublier ». Plus la traduction est de bonne qualité, moins elle se remarque. Elle doit paraître complètement naturelle, comme si elle avait initialement été écrite dans la langue cible. Le problème se posant alors est qu’une excellente traduction peut ne pas être appréciée à sa juste valeur, puisque aucun défaut n’apparaît. Alors comment prouver aux entreprises qu’il est mieux de faire appel à des traductions de qualité dès le départ ?

Dans un rapport de la Commission Européenne, l’homme d’affaire et expert en contrôle qualité Armand V. Feigenbaum distingue quatre types de coûts dans le processus de traduction, pour lesquels l’entreprise paie soit pour obtenir de la qualité, soit pour réparer les erreurs d’une mauvaise traduction.

1. Les coûts de prévention

La prévention ne devrait jamais être négligée en traduction. Travailler avec une agence réputée, ayant une charte de qualité, des assurances et une certaine éthique assurera le plus souvent à l’entreprise un résultat à la hauteur de ses espérances. Il est bien entendu plus tentant de faire appel à une agence proposant des tarifs défiant toute concurrence, mais il est fort possible que le client doive ensuite dépenser du temps et de l’argent à corriger les erreurs ou à trouver de meilleurs fournisseurs.

2. Les coûts d’appréciation

L’appréciation d’une traduction va souvent de pair avec des mesures préventives. Cela comprend, entre autres, la révision et la relecture. Un traducteur n’est pas un robot et il arrive qu’après plusieurs heures passées sur un texte, il puisse ne plus très bien distinguer des subtilités stylistiques dans la langue cible. La relecture permet donc de gommer ces défauts de style et permettre au texte une parfaite harmonisation. Ce type de coût demande bien sur un investissement en termes d’argent et de temps. Cependant,plus les mesures de prévention sont bonnes et moins les coûts d’appréciation seront élevés.

3. Les coûts liés aux erreurs internes

Faire appel à une agence peu scrupuleuse peut se révéler désastreux lorsque la traduction livrée est mauvaise et qu’il faut alors la retourner pour qu’elle soit corrigée. Cela fait invariablement augmenter le prix, tout en retardant les délais et les clients en aval. Pour éviter cela, il est important de faire appel à des linguistes qualifiés.

4. Les coûts liés aux erreurs externes

Ce type de coût est bien évidemment le pire, puisqu’il désigne le cas où le client final reçoit une mauvaise traduction, désormais impossible à changer. Cela peut dans le « meilleur des cas » entraîner une perte de clientèle et de réputation. Dans le pire des cas, une erreur de traduction peut s’avérer dangereuse pour le client, surtout en matière de manuels d’utilisation ou de notices de produits.

En traduction, il est donc important de faire appel à des spécialistes qualifiés, afin d’éviter la perte de temps et les dépenses superflues liées à une traduction de mauvaise qualité. Le fait d’utiliser des personnes non qualifiées ou des outils douteux peut quelquefois passer inaperçu, mais cela ne marche vraiment pas à tous les coups !

 

Pauline Gauthier

Source : http ://www.kwintessential.co.uk/read-our-blog/can-you-really-afford-a-cheap-translation-service.html

 

La présence du traducteur dans nos livres traduits

Le traducteur doit, dans l’absolu, rester invisible aux yeux des lecteurs cibles. Cependant, il y a inévitablement un mot, une explication ou un choix de traduction qui rend sa visibilité au traducteur, ou plutôt qui fait que l’on se rend compte qu’une personne est derrière « tout ça ». De nos jours, peu de personnes se soucient de l’origine d’un texte et beaucoup ne font pas précisément la distinction entre un traducteur automatique et un correcteur d’orthographe. Dans cette optique, il serait donc bien naïf de croire que le travail de traducteur est jugé à sa juste valeur. Continuer la lecture de La présence du traducteur dans nos livres traduits

L’Afrique, une nouvelle mine d’or pour le marché de la localisation

Selon l’entreprise internationale de services linguistiques Sajan, l’Afrique représenterait un marché de plus en plus important dans le domaine de la localisation, grâce à sa population grandissante et son économie en pleine croissance.

C’est désormais vers ce continent que les entreprises devraient se tourner quand elles parlent de stratégie de localisation. Globalement, les 10 des 15 pays dont la croissance est la plus élevée, se trouvent en Afrique, sans compter la présence nouvelle de l’Afrique du Sud au sein des BRICS. De manière générale, la population s’est enrichie et environ 150 millions d’africains ont accédé à la classe moyenne depuis les années 1990. Une génération de clients plus jeunes et plus riches arrive donc sur le marché. Leur demande augmente de façon continue, les consommateurs sont plus nombreux et prêts à dépenser plus pour des produits multimédias.

Le développement des technologies ces dernières années a entraîné une forte demande en localisation pour tous types de produits multimédias. Le support le plus utilisé restant le téléphone mobile, de nombreuses entreprises ont développé le e-commerce et le « m-learning », une méthode d’apprentissage via des appareils portatifs. D’ici 2015, les africains devraient représenter un marché de 800 millions d’abonnés mobile prêts à consommer des produits multimédias, ces derniers devront donc être localisés afin d’être utilisés par le plus grand nombre.

Voici quelques conseils que l’entreprise Sajan adresse aux entreprises qui souhaiteraient inclure l’Afrique dans leur liste de clients potentiels :

  • Créer une version du site internet de l’entreprise adaptée aux marchés africains ciblés, tout en s’assurant qu’il soit compatible avec un téléphone mobile.

  • Permettre le paiement en ligne.

  • Développer un site internet en utilisant des mots clés à fort impact, afin que celui-ci soit bien référencé par les moteurs de recherche.

  • Faire en sorte que le contenu marketing soit disponible sous forme digitale, et l’adapter au public africain.

Pour l’instant, les besoins sont très importants dans les milieux de la santé et des sciences de la vie, et avec une liste de 53 pays et un nombre presque incalculable de langues, les opportunités ne manquent pas.

Pauline Gauthier