L’art des négociations

Devez-vous accepter un projet peu importe sa rétribution ?

Jeune traducteur fraîchement débarqué sur le marché de la traduction ou vieux loup de mer expérimenté, la question du prix d’une traduction ne reste pas moins à la base de tout projet. C’est même la clef pour décrocher le contrat ! Mais attention, il n’est pas forcément bon d’accepter de travailler à bas coût, même sous prétexte que vous êtes novice.

Voici quelques astuces pour vous aider à mieux appréhender vos négociations.

  • Définissez vos tarifs :

C’est à vous d’imposer votre tarif et non au client qui achète votre traduction.

  • Acceptez le refus :

C’est peut être une évidence, mais elle a son importance. Le prix que vous allez choisir ne va pas plaire à tout le monde, et tout le monde ne va pas faire affaire avec vous. Le principal c’est que ce prix vous convienne et qu’il représente une rétribution adaptée au service que vous offrez.

  • Ne vous justifiez pas :

On voit souvent beaucoup de traducteurs qui éprouvent le besoin de justifier le tarif qu’ils appliquent. Ce n’est pas nécessaire. Annoncez votre prix, point. Votre jardinier vous explique-t-il pourquoi il vous facture tel ou tel montant ? Dites-vous que c’est pareil pour vos clients, ils attendent un prix, non des justifications.

  • Soyez ferme :

A moins d’y être contraint, pas la peine d’utiliser les grands moyens. Il est tout à fait possible d’être ferme ET poli, mais aussi de déclarer ses prix non négociables.

  • Appâtez le client :

Si vous n’arrivez pas à trouver un accord avec un client sur un projet qui vous intéresse, n’hésitez pas à proposer un rabais sur autre chose que le prix en lui-même. Par exemple, maintenez votre prix de base, mais faites comprendre au client que vous n’allez pas lui facturer la charge de travail supplémentaire qu’implique le travail sur un document PDF. De cette manière le client va voir que vous faites une concession et il sera plus enclin à accepter vos tarifs. Il est parfois nécessaire de faire des concessions.

  • Le pouvoir du silence :

Chez beaucoup de personnes, le silence met mal à l’aise et on essaye de le combler en parlant… trop. La négociation est un art difficile et il faut savoir maîtriser le silence à son avantage. Voici un exercice simple : annoncez votre prix, et laissez un blanc de quelques secondes pour voir la réaction de votre interlocuteur. Cet exercice est encore plus facile à réaliser au téléphone.

  • Sachez dire non :

En tant que traducteur freelance / auto-entrepreneur, vous avez la possibilité et la responsabilité de décider avec qui et sur quoi vous voulez travailler. Si un projet ne vous convient pas, vous pouvez le dire – poliment.

  • Déclinez :

Quand les négociations s’éternisent, il faut vous demander jusqu’où vous êtes prêt à aller pour arriver à un accord avec le client. La perte de temps va-t-elle être compensée par le contrat qui est à la clef ? Est-il possible que le client en question devienne régulier sur le moyen/long terme ? N’oubliez pas que toute négociation n’est pas fructueuse. Adaptez votre temps en conséquence.

  • Ayez foi en votre instinct :

Si vous sentez que les négociations tournent à votre désavantage et que vous perdez pied, n’hésitez pas à suivre votre instinct et à décliner l’offre. Il serait dommage de vous retrouver à travailler avec une personne que vous ne supportez pas, ou d’être engagé sur un contrat en votre défaveur.

  • Officialisez le résultat de la négociation :

Lorsque la négociation est finie et qu’un accord est conclu, officialisez-le par écrit et envoyez-le au client par mail ou fax pour qu’il le signe et vous le renvoie.

Enora Lopez

 

http ://translationtimes.blogspot.fr/2009/02/negotiating-art-not-science.html