Les crèches bilingues  : une bonne chose pour vous et vos enfants  ?

C’est bien à nos parents que nous devons, en général, notre capacité à nous exprimer. Leurs douces paroles que nous entendons depuis le berceau alors que nos sens s’éveillent jour après jour. Il est donc bien normal de les remercier dès le plus jeune âge en balbutiant nos premiers mots  : « Papa » et « Maman ». Un élan de fierté pour le paternel, une teinte de mélancolie pour celle qui nous a porté dans son ventre.

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Et pourtant, certains parents ont préféré prendre le risque de ne pas comprendre les premiers mots de leur enfants en les inscrivant aux crèches bilingues. « Mum » et « Dad » : des mots pourtant lourds de sens qui sonnent vides si on ne les comprend pas. Sans pour autant donner des exemples aussi extrêmes, la question des crèches bilingues se doit d’être soulevée.

Il est important de rappeler que « bilingue » désigne une personne ayant deux langues maternelles. C’est un mécanisme linguistique, mental et cérébral, qui apporte de nombreux avantages pour l’avenir ! Nul ne peut se prétendre bilingue en balbutiant correctement quelques mots dans une langue étrangère. Mais bien que l’apprentissage des langues fasse partie intégrante de l’éducation en France, beaucoup s’accordent à dire qu’« en France, on parle français ». Mais alors, pourquoi les crèches « bilingues » ont-elles la cote de nos jours ?

Les jeunes parents de la génération Y ont souffert de leur manque de connaissances en langues étrangères, notamment de l’anglais, et souhaitent un avenir plus brillant pour leur progéniture. Avec la propagation des anglicismes et du marché international dont la langue est l’anglais, il n’est pas dur de comprendre l’envie de ces parents d’offrir plus d’opportunités à leurs enfants. La soif de voyage des enfants de 80 à 2000 se traduit par le désir de découvrir de l’exotisme chez leur propre bambin. Un argument valide, peut-être, mais pas pour le moins réfutable.

En effet, quand on regarde les principaux intéressés de plus près, il a été démontré qu’un enfant bilingue aura peut-être des difficultés à prononcer ses premiers mots autant dans une langue que dans une autre. Il arrive même que la langue sociale (parlée en dehors du foyer) prenne le dessus. De manière générale, ce cas de figure ne pose pas de problème, puisqu’au moins un des parents de l’enfant bilingue parle la langue sociale. Que se passe-t-il alors si aucun des deux parents ne connaît la langue de son enfant ?

Un cas de figure peu probable chez les petits Français, et pourtant devenu possible depuis la création des crèches bilingues.

Français à la maison, anglais à l’extérieur. L’esprit de l’enfant étant tourné vers la découverte ou l’inconnu, un bambin apprend les concepts les plus fondamentaux de la société en dehors de la maison. Apprendre les préceptes du respect dans deux langues différentes peut s’avérer difficile… surtout si la communication entre les deux générations est bloquée par la barrière de la langue.

« Awright », me direz-vous, « It’s all about communication ». Et, oui, c’est vrai. La communication, c’est important. La compréhension, c’est encore mieux. Finalement, une seule question se pose alors que l’on choisit la crèche de son nouveau-né. Êtes-vous prêt à ce que l’on vous appelle « Mummy and Daddy » ?

 

Gildas Mergny

Révisé par Blandine Fourchet et Virginie Le Diagon

Source : http ://www.tradonline.fr/creches-bilingues-vraie-bonne-idee-nos-bambins/

Traduire vers l’espagnol en tenant compte des variantes régionales

Disposant d’un nombre important de locuteurs sur le continent américain et dans les Caraïbes, la langue espagnole est présente bien au-delà de la péninsule ibérique. Cependant, sur le plan du vocabulaire comme sur celui de la prononciation, les variantes de l’espagnol parlées en Amérique latine, aux Etats-Unis et dans les pays hispanophones des Caraïbes se distinguent plus ou moins du castillan d’Espagne. Dans ce contexte, découvrons quelles sont les précautions à prendre avant de débuter un projet de traduction vers l’espagnol.

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Identifier le public cible

Avant toute chose, il est indispensable d’identifier le public auquel on va s’adresser, afin de proposer la meilleure traduction possible, que ce soit pour un document à caractère juridique, pour la localisation d’un site web ou pour une interprétation par visioconférence.

Néanmoins, l’identification du public cible ne doit pas se limiter à faire le choix entre traduire pour un public espagnol ou traduire pour un public américain. En effet, on retrouve de nombreuses variantes de la langue espagnole sur le continent américain. Par ailleurs, on observe des différences entre celles parlées dans les régions de plaines et les régions de plateaux.

De plus, à l’échelle d’un même pays, peuvent coexister des variantes de la langue espagnole. C’est le cas des Etats-Unis, où l’on remarque des différences entre l’espagnol parlé par les populations latino-américaines installées depuis plusieurs générations et celui parlé par les nouveaux immigrés.

Identifier les différences de vocabulaire et de prononciation

Après avoir bien identifié le public cible, il est nécessaire d’analyser les différences liées au vocabulaire et à la prononciation.

Le vocabulaire de la langue source devra être adapté au public cible en recherchant les équivalents utilisés dans le pays. Ainsi, le mot « cuisinière » sera traduit par « estufa » pour un public colombien, guatémaltèque ou mexicain. Cette adaptation est utile afin d’éviter les erreurs de sens : par exemple le mot « voiture » qui peut être traduit par « coche » dans certains pays d’Amérique latine, devra être traduit par « automóvil » au Guatemala, où le mot « coche » désigne un animal.

La prononciation des mots devra aussi être prise en compte pour la traduction audiovisuelle. Il faudra par exemple veiller à mettre l’accent tonique sur les déterminants possessifs si l’on s’adresse à un public mexicain.

En conclusion, on ne peut pas traduire exactement de la même façon selon que l’on s’adresse à un locuteur vivant sur la côte Est du Mexique, dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, ou dans le Nord-Ouest de l’Argentine.

Stéphane Bagassien–Catalan

Source : http ://www.languagescientific.com/comprende-why-you-cant-just-translate-into-spanish/

La survie des langues mortes : une antithèse linguistique ?

Autopsie des langages disparus

Il faut tout d’abord distinguer ce qui fait que l’on considère une langue comme « morte » : pour faire court, une langue morte est considérée comme telle lorsque la dernière personne utilisant cet outil de communication comme langue maternelle décède.

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Cependant, comment une langue à part entière peut-elle disparaître ainsi ? Ce n’est évidemment pas un phénomène soudain. Certains langages régionaux ou nationaux jugés désuets, par exemple, cèdent leur place à d’autres plus utilisés : on notera, entre autres, la mise à mal du mexicain au profit de l’espagnol, similaire et beaucoup plus reconnu mondialement. Des contraintes plus physiques peuvent également en être la cause : en Turquie, la langue kurde s’est vue drastiquement restreinte à mesure que le peuple kurde subissait une ségrégation. Enfin, il faut noter que les langues sont en constant renouvellement, et leur évolution permanente peut être considérée comme une disparition continue des racines de la langue à chaque nouvelle génération.

Des morts encore persistants

Il serait cependant imprudent de considérer une langue morte comme enterrée à jamais. Bien au contraire, il existe de nombreuses raisons pour lesquelles, aujourd’hui encore, nous sommes bien plus entourés de ces langues antiques que nous ne l’imaginons.

Avant tout, certaines d’entre elles sont des piliers fondateurs de nos langues actuelles. Plus d’une quarantaine de langues parlées dans le monde aujourd’hui tirent leurs origines du latin ; et l’anglais, le français et l’italien ne sont pas en reste.

En dehors de l’utilisation quotidienne, le domaine scientifique est également fourni en matière de langues mortes. En effet, bien que la plupart des espèces possèdent bel et bien un nom d’usage, elles sont également toutes dotées d’un nom scientifique latin.

Archiver ou dépoussiérer ?

Cela dit, reconnaître que notre langue de tous les jours trouve ses origines dans des langues anciennes est une chose, mais que faire de ces dernières par la suite ? Faut-il aller de l’avant en laissant s’estomper les racines de nos langages ? Fort heureusement, cela ne semble pas être la direction actuelle.
Il faut savoir qu’étudier ces racines permet de mieux comprendre les bases de notre grammaire actuelle et d’étendre notre champ de vocabulaire. Ainsi, nous pouvons perfectionner notre langue maternelle et faciliter l’apprentissage de nouvelles langues. L’enseignement des langues anciennes est donc un atout considérable dans les connaissances linguistiques.

Pensons également aux nombreux écrits littéraires antiques n’existant que dans des langues considérées comme mortes : leur contenu serait perdu à jamais s’il n’existait plus personne pour enseigner (et d’autres personnes pour apprendre) la langue nécessaire à leur déchiffrage. Des traductions peuvent exister, mais ce serait un manque inestimable de ne plus pouvoir apprécier l’œuvre originale.

Il paraît alors improbable que les langues mortes le restent éternellement, tant leur ancienneté et rareté fascinent. Bien qu’elles ne soient plus parlées, leurs racines sont ancrées dans le temps et restent encore visibles de nos jours. Le jour où nous souhaiterons au latin et ses camarades de « Requiescat In Pace » n’est donc pas encore venu…

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Source : https ://www.capitatranslationinterpreting.com/useful-can-dead-language/ 

Conseils pour apprendre une langue

Préparez-vous pour la réussite

La première chose à faire est de choisir la langue que vous souhaitez apprendre. Nous vous conseillons pour cela d’avoir une bonne raison : vous êtes passionné par la culture chinoise ? Vous avez toujours trouvé le tchèque magnifique ? Ou vous êtes adepte d’un réalisateur qui fait des films en arabe ? Quelle que soit la motivation, si quelque chose vous pousse vers une langue, vous aurez du plaisir à la pratiquer et vous ouvrirez vos livres ou vos applications avec joie. Il ne faut pas apprendre parce que l’on se sent obligé, sinon les risques d’abandonner sont élevés.

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Pourquoi l’apprentissage des langues étrangères est-il si important ?

Aujourd’hui, un certain nombre de pays, à l’exception des pays anglo-saxons, s’est rendu compte de l’importance donnée à l’apprentissage des langues étrangères et le considère comme une étape incontournable. Celui-ci se fait de plus en plus tôt pour donner des compétences linguistiques aux nouvelles générations qui en auront le bénéfice plus tard. D’ailleurs, les raisons de cette prise de conscience ont été prouvées. Continuer la lecture de Pourquoi l’apprentissage des langues étrangères est-il si important  ?

Plusieurs langues, plusieurs identités ?

La langue est le marqueur d’identité d’une personne. C’est avec notre langue maternelle que nous avons grandi, que nous nous sommes construits. Par conséquent, elle détermine notre appartenance à une nation,  à un groupe social. Elle nous permet d’exprimer nos opinions, nos sentiments, notre personnalité. Parler couramment plusieurs langues, c’est donc être plongé dans différentes cultures, qui expriment tous ces sentiments de manière très différente. Parler plusieurs langues reviendrait alors à posséder plusieurs identités ?

Des études scientifiques ont démontré la relation entre la langue et l’identité d’une personne. On observe chez les personnes bilingues ou polyglottes, des changements de comportement en fonction des langues dans lesquelles elles s’expriment. Une expérience a été réalisée en Amérique : il a été demandé à des étudiantes hispano-américaines, parfaitement bilingues, de tourner deux spots publicitaires à six mois d’intervalle. Elles devaient tourner le premier spot en espagnol et le second en anglais. Les meneurs de cette expérience ont pu clairement observer que les filles adoptaient un comportement différent sur le tournage des deux spots : dans celui tourné en espagnol, elles ont l’air plus sûres d’elles, plus extraverties alors que dans celui en anglais elles adoptent un comportement plus traditionnel, plus discret.

Ce changement de comportement peut surtout être observé chez les personnes immergées dans une culture autre que celle de leur langue maternelle. Ces personnes d’origines étrangères imitent et s’approprient petit à petit certaines caractéristiques de la langue du pays d’accueil. En Italie, un étranger prendra le réflexe de s’exprimer avec l’aide de ses mains ; aux États-Unis, il adoptera certains tics de langage, comme par exemple l’habitude de ponctuer la plupart de ses phrases avec des petits mots tels que freaking, kind of, sort of… Il s’agit bien d’un phénomène qui s’opère de manière involontaire et qui s’installe automatiquement.

Chez les personnes plurilingues, les langues correspondent souvent à des domaines spécifiques dans lesquelles la langue est parlée. Par exemple, dans le cadre de la vie professionnelle, universitaire et privée, certaines personnes n’utiliseront pas forcément la même langue. Un cadre supérieur peut ainsi être amené à parler anglais sur son lieu de travail, où il adoptera l’attitude de la culture anglaise mais parlera italien le soir avec sa famille. Autrement dit, il n’adoptera pas du tout le même comportement d’une langue à l’autre. Mais alors, comment se forger une identité, une personnalité propre avec tous ces changements involontaires de personnalité ? Apparemment, une personne multilingue pourrait trouver son identité personnelle dans les points communs existants entre les langues et les cultures qu’elle côtoie au quotidien.

Un phénomène intéressant à observer est également la diglossie. Ce phénomène consiste à utiliser une langue plus qu’une autre, et s’applique souvent aux émigrés devant parler la langue dominante de leur pays d’accueil. Ils l’utilisent tout d’abord pour toutes les démarches administratives, pour trouver un emploi et pour communiquer au travail. On observe alors chez ces personnes, un problème dans l’expression des sentiments et des états d’âme dans cette langue d’accueil. Il s’agit aussi très souvent d’une langue « forcée », non choisie pour les émigrés ; ils auront alors du mal à utiliser cette langue sur le plan émotionnel, pour parler de choses intimes, qui touchent le plus profond de leur être.

Mais cette « quête identitaire » peut conduire à une véritable crise d’identité. Certaines personnes choisissent de se plonger dans l’écriture dans une autre langue que celle de leur langue maternelle. Le fait d’écrire dans une autre langue serait alors une analyse personnelle, une remise en question, la recherche d’un « autre moi ». Mais cela provoque de vraies crises d’identité et l’écrivain souffre de ne plus savoir à quelle culture il appartient réellement.

Il est parfois difficile d’évoluer entre plusieurs cultures. Mais cette situation offre un grand avantage : elle permet de construire son identité à partir de plusieurs repères, références linguistiques et culturelles.

Carole RIGONI

 

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Bilingue, trilingue, hyperpolyglotte, polyglotte, késako ?

Être bilingue c´est parler une langue étrangère, couramment, (il faut le souligner !) en plus de sa langue maternelle ; en parler deux, c´est être trilingue et en parler plus de six, c´est être hyperpolyglotte. Polyglotte, comme l´étymologie du mot l´indique, c´est plus simplement parler plusieurs langues. Continuer la lecture de Bilingue, trilingue, hyperpolyglotte, polyglotte, késako  ?

Maîtriser plusieurs langues : une arme contre Alzheimer

Le fait de maîtriser une langue autre que sa langue maternelle a du bon tout au long d’une vie. Mais il semblerait que cela soit d’avantage bénéfique aux personnes âgées. En plus d’augmenter leur attention et leur concentration, cette capacité leur donne accès à d’autres cultures tout en leur permettant de transmettre une certaine forme de savoir qui n’est pas accessible à tous. Nombreux sont les avantages qu’apporte la maîtrise de plusieurs langues  : on va jusqu’à dire qu’elle permet de retarder la maladie d’Alzheimer. Continuer la lecture de Maîtriser plusieurs langues  : une arme contre Alzheimer