Comment se sortir de certaines situations délicates quand on est traducteur débutant ?

Être traducteur, ce n’est pas seulement être bon en langue, en terminologie ou en culture générale… Il faut aussi avoir le sens des affaires, et le sens de la négociation ! De nombreux pièges attendent le jeune traducteur qui entre sur le marché du travail et qui veut tout faire pour obtenir un projet et des clients, mais mieux vaut y réfléchir à deux fois avant d’accepter tout et n’importe quoi.

1. « Vous devez passer un test gratuitement avant que l’on vous donne du travail. »

En sortant de master vous avez de l’expérience grâce aux stages, des diplômes reconnus, peut-être même déjà des références… Vous débutez, très bien, mais vous méritez que vos futurs clients vous fassent confiance. Et attention, car certaines agences utilisent ces « tests » pour obtenir des traductions gratuites, tests qui s’avèrent être différentes portions d’un même document. Attention toutefois à ne pas refuser tous les tests, mais utilisez votre instinct et votre bon sens : si l’agence a une attitude très professionnelle, si elle offre des projets intéressants sans chercher à marchander les prix… Passer ces tests peut être une bonne solution pour montrer ce que vous valez.

2. « Baissez vos tarifs et on aura plein de travail pour vous. »

C’est vous qui fixez vos prix, et ils signifient quelque chose. Vos tarifs témoignent de vos compétences, de votre expérience et de vos compétences dans votre domaine de spécialité. Ce n’est pas en bradant vos compétences que vous forcerez le respect en tant que traducteur. Montrez ce que vous valez !

Dans le même genre d’ailleurs « Vous êtes cher… Normalement on paye nos traducteurs xxx euro. » Les tarifs des collègues n’ont rien à voir avec les vôtres : ils n’ont pas la même expérience du métier, n’ont pas les même compétences, et si vous êtes plus cher c’est que votre travail sera de bien meilleure qualité.

3. « Notre collègue qui parle bien anglais a relu votre traduction et a trouvé beaucoup d’erreurs. Vous devez la refaire. »

Demandez à ce fameux collègue de vous renvoyer la traduction avec ses commentaires. Si vous êtes certain d’avoir produit un travail de qualité, demandez à parler de tout problème rencontré lors de cette relecture avant d’accepter de refaire la traduction. Petite variante bien connue avec « Ma fille qui a eu 17 en anglais au bac a relu votre traduction… ». Vous savez ce qu’il vous reste à faire, et toujours avec le sourire.

4. « On a un énorme projet à traduire qui devrait arriver dans le courant de la semaine prochaine ; ne prenez pas en charge d’autres projets en attendant. »

Demandez alors LA garantie : exigez auprès de votre client un bon de commande en bonne et due forme précisant l’échéance, le nombre de mots et le tarif. Ne refusez surtout pas de travail entre-temps, surtout pas sur la base d’une simple promesse orale. Beaucoup de projets prennent du retard ou sont annulés, et vous pourriez regretter d’avoir dit non à d’autre clients en attendant quelque chose qui n’est finalement pas arrivé.

Même cas de figure si l’agence vous contacte grâce à un contact personnel : les relations commerciales n’ont rien à voir avec les relations professionnelles que vous allez entretenir en acceptant peut-être leur travail : les relations doivent être réglementées et les deux parties doivent se mettre d’accord par écrit des conditions exigées. Ce fameux bon de commande protège le traducteur et le client concernant les conditions de livraison de la traduction.

5. « Nous avons un document très simple de 2 000 mots à traduire, pourriez-vous nous envoyer la traduction pour demain midi ? »

Peut-être ! Mais avant d’accepter de renvoyer quoi que ce soit à une date donnée, n’ayez pas peur d’exiger d’étudier le document. Il n’est pas rare que les 2 000 mots se transforment en 20 000 mots et que le document « tout simple » ne soit compréhensible que pour des personnes qui sortent de 8 ans d’études dans le domaine du nucléaire. Vérifiez également que le thème de votre document fasse partie de votre domaine de prédilection, toujours pour garantir à votre client des traductions de haute qualité.

Carole Rigoni

Source : http ://www.translationdirectory.com/article1139francais.htm

Traduction de ON et OFF

Dans le milieu du jeu vidéo ou du logiciel, la traduction des mots ON et OFF peut représenter un véritable casse-tête. En effet, selon le contexte et le nombre de caractères disponibles, plusieurs traductions peuvent être envisagées.

« Activé » et « Désactivé » sont des mots relativement longs et il y a donc de bonnes chances pour qu’ils ne rentrent pas dans l’espace imparti, de plus il faut tenir compte des éventuels accords au féminin et au pluriel qui peuvent rallonger encore davantage le nombre de caractères. Dans la localisation de jeux vidéo, il n’est d’ailleurs pas toujours possible de faire l’accord si la même chaîne de caractères est utilisée dans tout le jeu. Dans ce cas, il faudra trouver une traduction qui convienne dans tous les cas.

Que penser alors de l’option « Activ./Desactiv. » ? Si elle peut paraître pratique, elle n’est sans doute pas l’option préférée du traducteur souhaitant trouver une solution satisfaisante.

Et pourquoi ne pas employer le verbe à l’infinitif « Activer/Désactiver » ?

Afin de démontrer en quoi cette option est un problème, voici ci-dessous un exemple de traduction en français de l’interface Kindle en espagnol :

Mode avion

Activez le mode avion pour désactiver la connexion sans fil                     Désactiver/Activer

Comme on peut le voir grâce à cet exemple, il existe une certaine ambiguïté dans la traduction puisque l’utilisateur doit se demander s’il veut activer l’activation ou la désactiver. Les chances pour ce dernier de se tromper sont donc bien réelles.

Il existe également l’option Allumé/Éteint mais qui ne semble pas réellement adaptée au monde du logiciel.

La solution la plus simple et infaillible est sûrement l’utilisation de « Oui » et de « Non ». Ces mots ne sont pas soumis aux problèmes d’accords en genre et en nombre ni au problème de nombre de caractères. Il s’agit de l’option la plus claire pour l’utilisateur.

 

Amélie Wadoux

Source : http ://algomasquetraducir.com/2013/12/04/como-traducir-on-off-espanol-software-juegos-aplicaciones/