L’importance du contexte

Traduire un document, un article ou encore un livre, est la base du métier de traducteur. Ce dernier joue avec les mots et les subtilités des langues  ; il connaît les méthodes de traductions par cœur et possède une technicité linguistique appréciée chez les professionnels. Cependant, le traducteur fait parfois face à certaines difficultés, notamment lorsqu’il doit traduire un texte ou un mot sans contexte apparent. Mais alors, pourquoi le contexte est-il donc si important dans le quotidien du traducteur  ? Explications.

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Le contexte  : la base de toute traduction

Juridique, technique, dossier de presse  : le traducteur est amené, à moins d’être très spécialisé, à traduire des documents dans toutes sortes de domaines. Il est donc primordial pour lui de connaître le contexte de sa traduction. En effet, selon qu’il s’agisse d’un essai juridique ou d’un manuel technique, les mots choisis ne seront pas les mêmes et n’auront pas la même signification dans un domaine ou un autre. Par exemple, en anglais, “run”, traduit littéralement par « courir », a en réalité, suivant le contexte, plus de 179 significations possibles  ! C’est autant de possibilités de traductions, et c’est donc pour cela que la connaissance du contexte est indispensable.

Le problème des traducteurs automatiques face au contexte

Un ordinateur est-il réellement capable d’analyser un texte et d’en comprendre le contexte  ? Voilà une question intéressante, que toutes les entreprises ou particuliers, qui utilisent ce genre de service, doivent se poser. En effet, on remarque très fréquemment que sur des plateformes proposant une traduction automatisée, le vocabulaire proposé est très peu lié au thème du texte. Or, chaque langue possède sa richesse, ses spécificités, ses pièges, que seul un humain formé peut déceler et donc, traduire. Si certaines plateformes s’approchent d’un quasi-sans-faute en matière de traduction, nous sommes tout de même loin de pouvoir nous passer de « vrais » traducteurs  ! 

Nous l’avons compris, le contexte joue donc un rôle primordial dans le métier du traducteur. Sachez toutefois qu’il est possible de traduire sans contexte apparent  : la tâche n’en sera que plus ardue et le risque plus grand. Ce sont les aléas du métier  !

Maxime HUYGHE

Source  : https ://www.smartling.com/resources/blog/clear-examples-of-why-context-matters/

Tuto broderie  : comment étoffer un texte  ?

Selon Wikipédia, la broderie est « un art de décoration des tissus qui consiste à ajouter sur un tissu un motif plat ou en relief fait de fils simples, parfois en intégrant des matériaux tels que paillettes, perles voire pierres précieuses ».

C’est exactement ce que je viens de faire en étoffant cette introduction maigrichonne grâce à une citation. Ce simple copier-coller me permet en effet de gagner quelques lignes, puis d’ajouter quelques mots en guise de commentaire.

Cependant, la stratégie d’étoffement ne doit pas être considérée comme un simple remplissage. Bien que la source puisse être plus fiable et plus intéressante que la page « Broderie » de Wikipédia, cet apport extérieur me permet à la fois d’établir une tentative de leçon par l’exemple, et d’imager mon propos en faisant une analogie entre l’art d’étoffer un texte et celui de la broderie. Ayant tous plus ou moins mis les pieds dans le système éducatif français, nombreux sont ceux qui se sont familiarisés à l’emploi polysémique de ce terme, lorsqu’au sortir d’un examen, ils se vantaient d’avoir réussi à « broder un peu ».

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Il est intéressant de noter qu’en français, le domaine de la couture s’associe volontiers au discours oral ou écrit. Nous disons bien : « un tissu de mensonges »  ; on peut parfois « perdre le fil » d’une conversation  ; et nous qualifions certains propos de « décousus » ou trouvons qu’ils sont « cousus de fils blancs ».

Une coïncidence  ? Pas tant que ça, si l’on en croit l’étymologie du mot « texte », à savoir le mot latin « textum », qui vient du verbe « textere », signifiant « tisser » (et dont on retrouve la racine dans « textile »). Si l’art de la rédaction partage sa rigueur et sa technicité avec celui de la couture, il est aisé de concevoir ce que le fait d’étoffer a en commun avec la définition de la broderie proposée en ouverture.

Aujourd’hui, je vous propose un tuto broderie afin de vous assurer que vos futures réalisations fassent leur plus bel effet.

  • La périphrase

Une première idée pour étoffer votre texte est de remplacer certains mots par une périphrase.

Exemple  : au lieu d’utiliser le terme « périphrase » ci-dessus, j’aurais pu écrire « courte phrase explicative reprenant les mêmes idées en les développant davantage ».

Attention toutefois à ne pas créer de lourdeurs, le but est d’expliquer plus en détail. Restez direct et pensez à ne pas perdre votre lecteur avec des imprécisions.

  • L’exemple

Ajoutez des exemples concrets et des données chiffrées, comme des statistiques. Cela permettra d’ajouter quelques mots à votre texte tout en aidant votre lecteur à mieux comprendre votre propos. L’exemple lui permettra aussi de mieux se souvenir de votre texte, surtout s’il est original et évocateur.

Exemple d’exemple  : dans le quatrième paragraphe, j’ai ajouté des expressions dans lesquelles le discours est assimilé au tissu ou à la couture.

  • La citation

Bien que non considérée comme un pur apport personnel, vous pouvez rebondir sur une citation pour l’expliciter, comme démontré en introduction de cet article.

  • Les sources

De la même manière, n’hésitez pas à citer des sources utiles à vos lecteurs et à les présenter brièvement.

  • L’introduction et la synthèse

Vous avez sûrement déjà pensé à écrire une introduction et une conclusion au début et à la fin de votre texte. Vous pouvez reprendre ce principe pour chacune de vos parties, grâce à des courtes phrases vous permettant d’articuler votre discours.

  • L’ouverture

En fin de rédaction, vous pouvez introduire une nouvelle idée pertinente permettant d’élargir les pistes de réflexion de votre lecteur.

Exemple  : pour conclure, je pourrais écrire une courte phrase annonçant à mes lecteurs la parution d’un futur « tuto cuisine » portant sur les ingrédients essentiels à une relecture visant à livrer un article sans coquilles.

  • Le point de vue

Pensez à changer d’angle lorsque vous exposez votre propos. Vous pouvez présenter un point de vue différent pour rallonger votre texte et ainsi toucher un public plus large. Une manière de procéder est d’énoncer les arguments favorables et défavorables relatifs à un point que vous venez d’exposer.

Exemple  : l’approche quelque peu humoristique de mon article permet de capter plus facilement l’attention de mes lecteurs, mais elle pourra également me discréditer auprès d’un certain public aux attentes plus conventionnelles.

  • La collaboration

Vous pouvez faire lire votre travail à un collègue rédacteur afin qu’il vous propose différentes approches et des idées pour étoffer. Vous pouvez trouver une personne ayant des connaissances relatives à votre domaine de rédaction et avec qui collaborer. Une fois que vous avez travaillé votre texte aux limites de vos capacités, envoyez-lui votre document afin qu’elle le retravaille en y apportant ses connaissances personnelles. Par la suite, vous lui rendrez la pareille. Vous pouvez également recueillir des données et des opinions en postant une question sur les réseaux sociaux.

Amis rédacteurs, il ne tient maintenant plus qu’à vous de vous pencher à nouveau sur votre ouvrage. « Croisons le fil, brodons avec bonheur, pour qu’au-delà du temps, les mots demeurent ».

Maxime Cicurel

Source : https ://www.redacteur.com/blog/comment-etoffer-texte-trop-court/

Conseils et méthodes pour une relecture efficace

Tout traducteur ou rédacteur est censé produire des textes parfaits en termes de structures linguistiques, d’adaptation culturelle et de normes graphiques  ; mais il est toujours possible de rencontrer des fautes dans le texte. Pour assurer un travail irréprochable, il faut donc soigneusement relire le document avant la livraison. Cette étape permet de vérifier que le produit est bien conforme, fluide et compréhensible par le public cible. Voici donc quelques conseils qui peuvent être utiles lors d’une relecture.

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Le rôle du relecteur est de repérer les fautes qui sont passées inaperçues et un des principaux prérequis pour y parvenir est la concentration. Il faut donc éliminer toute distraction environnante (portable, radio, etc.) et s’assurer de ne pas être fatigué, car cela pourrait engendrer un manque d’attention. De plus, il est préférable de ne pas se relire soi-même, mais de se faire relire par une autre personne, car nous avons tendance à repérer plus facilement les erreurs des autres que les nôtres.

Avant de se plonger dans le repérage des fautes de typographie ou de grammaire, il est conseillé de relire le texte à voix haute afin de corriger de potentiels problèmes de rythme.

Les correcteurs automatiques d’orthographe sont des éléments précieux, mais ils ne sont pas toujours efficaces à 100  %. Une petite astuce pour repérer des erreurs de ce type est de relire le texte en partant de la fin. Bien que cela ne paraisse pas logique, cette technique permet à l’œil de se concentrer sur chaque mot plutôt que sur de longues phrases. De cette façon, notre cerveau ne pourra pas corriger automatiquement les erreurs en fonction du contexte, comme il le ferait en lisant chronologiquement, mais il sera contraint à trouver toutes les fautes de frappe ou d’orthographe.

Chaque langue présente des pièges auxquels les relecteurs doivent faire attention, par exemple les homonymes. En effet, il est assez facile de confondre des mots qui se prononcent ou s’écrivent de façon identique, mais de sens tout à fait différent.

Enfin, les chiffres peuvent également menacer la correction d’un texte lorsqu’ils ne sont pas bien écrits. Qu’il s’agisse d’une traduction ou d’une rédaction, le relecteur doit bien les vérifier dans un document et si un numéro ne semble pas être correct, il a le droit de faire appel à son bon sens ou d’effectuer une recherche rapide pour éliminer l’erreur.

Francesca Laganella

Source  :  https ://aussietranslations.com.au/blog/proofreading-tips-and-tricks/

Comment dénicher le traducteur idéal dans un secteur exposé à la concurrence ?

Les tests de traduction sont aujourd’hui au service de la qualité chez les agences. Mais peut-on vraiment s’y fier les yeux fermés ?

Aujourd’hui, les prix des traductions connaissent un déclin, notamment à cause de la concurrence à bas prix qui existe sur le marché et qui n’en finit pas de croître. Envers et contre tout, nombreuses sont les agences qui continuent de favoriser la qualité au détriment du prix. Encore faut-il dénicher la perle rare, le traducteur qui rendra des travaux de qualité pour un tarif acceptable et un délai raisonnable.

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C’est dans ce but qu’interviennent les tests de traduction. En effet, afin d’assurer leurs arrières et dans un souci de qualité, les agences ont tout intérêt à tester leurs potentiels futurs collaborateurs. Entre les tests de traduction que l’on passe pour être admis en Master, ceux que l’on passe pour trouver un stage, ou encore pour décrocher un emploi, les étudiants en traduction et les traducteurs freelance sont habitués à cette pratique, très répandue dans le milieu.

Mais qui se cache derrière l’écran à l’autre bout du monde ? Est-ce réellement le traducteur que vous aurez décidé d’engager suite à son test, ou est-ce une tierce personne, peut-être plus expérimentée que celle que vous croyez ? La deuxième option étant invérifiable à distance, mieux vaut trouver une alternative.

Lorsqu’une entreprise dispose de locaux et que le traducteur potentiel est mobile, la meilleure solution reste celle de le faire déplacer pour effectuer son test. Ainsi, il n’y aura aucun doute sur son identité et la collaboration pourra démarrer sur de bonnes bases de confiance – un élément indispensable à la pérennité de la relation et une réelle valeur ajoutée pour l’entreprise.

Source : https ://multilingual.com/translation/requesting-test-translations/

Cinq conseils pour optimiser la qualité de votre traduction

Souvent, la pression pèse sur les traducteurs pour qu’ils rendent un travail le plus rapidement possible. Le problème repose sur la qualité d’une traduction rendue dans des délais trop serrés. Lorsque vous voulez faire traduire votre site, il est vital de penser à la qualité de votre contenu quelle que soit la langue. Pour contrer ce problème, voici cinq conseils pour faciliter le travail des traducteurs de votre contenu.

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Localisation, localisation et localisation !

Si vous savez à l’avance que l’un des projets que vous allez traduire va être localisé, il est conseillé de traduire en pensant localisation. En effet, si vous évitez les images avec du texte ancré, utilisez des logiciels d’écriture, adoptez une rédaction concise et précise, votre contenu n’en sera que plus simple et rapide à traduire, ce qui vous fera faire des économies sur la traduction.

Bien choisir ses traducteurs

Il va de soi que plus les traducteurs sont performants, plus la traduction sera de bonne qualité. Pour commencer, un traducteur doit TOUJOURS avoir pour langue cible sa langue natale pour un résultat réellement professionnel et naturel, avec le moins de fautes possibles. Bien entendu, plus le traducteur a d’expérience, meilleur sera le résultat de sa traduction, mais si vous devez travailler avec un traducteur sans expérience, assurez-vous qu’il connaît la terminologie avec laquelle il va travailler.

Faites une base terminologique

Si vous donnez une base terminologique à votre traducteur/agence de traduction, sa durée de travail sera considérablement réduite et il n’en sera que plus efficace. De plus, vous serez sûr que les termes utilisés seront justes.

Utilisez des mémoires de traduction

La mémoire de traduction permet aux traducteurs d’économiser du temps en traduisant automatiquement des termes récurrents et spécifiques à certains domaines. Plus vous la nourrissez, plus elle est efficace et permet de gagner du temps et de l’argent sur la traduction, quel que soit le traducteur qui l’utilise.

Relecture et contrôle d’assurance qualité

Une fois le travail terminé, la traduction passe par une phase de relecture et d’assurance qualité qui permet au traducteur de vérifier si les termes ont bien été utilisés dans le bon contexte. En effet, certains termes apparaissent hors contexte dans la mémoire de traduction et peuvent donc varier en fonction de la phrase.

Camille Rigaud

Source  : https ://www.net-translators.com/blog/5-easy-ways-to-improve-translation-quality/

Super Translation Bros. : comment traduire et localiser un jeu vidéo

La localisation est une branche à part entière de la traduction. Son maître-mot est l’accessibilité : permettre au plus grand nombre de comprendre le fond et la forme du texte source. Cependant, cette branche en possède de nombreuses autres, car chaque domaine à localiser possède ses propres spécificités. Dans le cas présent, nous passerons au crible les facettes uniques en matière de traduction et de localisation dans le domaine des jeux vidéo.

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Un vocabulaire très riche

Avant toute chose, bien qu’il s’agisse techniquement d’un texte comme un autre, il existe de nombreuses spécificités exclusives à la traduction de jeux vidéo. Tout d’abord, celle qui semble la plus évidente est le vocabulaire et sa diversité. En effet, les jeux vidéo touchent à un nombre extrêmement varié de domaines, allant des termes de combat utilisés par Street Fighter au lexique de l’automobile dans Forza, en passant par la chirurgie dans Trauma Center ou encore simplement les races canines de Nintendogs.

Bien sûr, il existe également des mots communs propres au domaine du jeu vidéo, tels que ceux que l’on retrouve dans les interfaces utilisateur de la plupart de ces jeux : « menu », « options » ou encore « sauvegarder » sont régulièrement de mise.

« To localize or not to localize » : faire de la fidélité une priorité…

Cependant, au-delà d’une simple traduction, c’est lors de la localisation qu’un dilemme se pose. En effet, c’est au cours de cette dernière que le traducteur/localisateur se retrouve à faire un choix entre rapporter l’œuvre originale dans la plus totale fidélité, ou transmettre l’expérience de jeu la plus similaire possible au joueur en prenant en compte son environnement. Cette différence peut paraître abstraite, c’est pourquoi nous l’expliquerons avec des exemples précis.

Si le traducteur/localisateur fait le choix de ne pas localiser, c’est-à-dire de ne pas adapter l’œuvre de base à l’utilisateur, c’est parce qu’il juge que cette dernière serait dénaturée si l’on venait à changer ses éléments ou tout simplement parce qu’il pense l’utilisateur capable de se transposer sans problème. Un bon exemple de ce cas de figure pourrait être la série des Shenmue, jeux vidéo d’aventure, où tous les personnages portent des noms asiatiques puisque l’environnement est profondément ancré dans une inspiration chinoise. Modifier le design et le nom des personnages, ainsi que transporter l’action ailleurs, serait un travail colossal et une perte de temps monumentale, puisque l’histoire en perdrait son sens.

…ou favoriser le ressenti du joueur

Cependant, le traducteur/localisateur peut parfois choisir de localiser le jeu, et donc de privilégier l’expérience et le ressenti de l’utilisateur (sans perdre pour autant en qualité de jeu !). C’est souvent le cas lorsque l’histoire ou la cohésion du jeu n’est pas affectée et que l’environnement est secondaire, dans le but de permettre à l’utilisateur d’être plus proche des personnages et de s’approprier réellement l’action. L’exemple parfait pour illustrer cela est la série des Ace Attorney, jeux vidéo d’aventure textuels vous plaçant dans la peau d’un avocat, où l’action a été transportée du Japon à Los Angeles, Paris ou autres grandes métropoles en fonction de la version du jeu. Plus encore, les noms des personnages étant souvent des calembours et certains tics de langage apportant beaucoup à l’humour du jeu, il était nécessaire de ne pas simplement laisser leur transcription du japonais à l’anglais ou au français, mais de les adapter afin que le public international puisse comprendre les subtilités et rire lorsque le public japonais était censé rire. C’est pourquoi, entre autres, un personnage au fort accent d’Hokkaido (région située au nord du Japon) se retrouve doté d’un accent marseillais à couper au couteau dans la version française ! Cependant, lorsque des éléments très japonais (tels que les « yokaïs », monstres typiques du folklore japonais) se retrouvent au cœur de certaines affaires, la localisation peut parfois être un véritable travail d’équilibriste… Vous pouvez d’ailleurs retrouver l’artiste AwkwardZombie se moquant de certaines incohérences auxquelles l’équipe de localisation a parfois pu se confronter dans une planche qu’il a dessinée.

La localisation est donc un art plus que subtil dans l’univers du jeu vidéo, avec autant de possibilités qu’il existe de jeux. Il appartient donc au traducteur/localisateur de faire le choix qui lui semble juste et de décider si, oui ou non, il faudrait remplacer de traditionnelles ramen japonaises par un hamburger bien américain.

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Source : https ://www.gala-global.org/blog/localization-considerations-game-and-mobile-app-glossaries

Google Traduction : un outil de traduction automatique limité

Tout le monde connaît et utilise Google, que ce soit pour faire des recherches précises d’images, d’articles, de vidéos ou de produits en tous genres. Vous avez une question ? Google a la réponse. Vous voulez faire des conversions d’unités ? Google vous le permet. Vous voulez trouver la traduction d’un mot ou d’une phrase ? Google vous la donne… Plus ou moins.

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En effet, si vous cherchez la traduction de certains mots qui pourraient avoir plus d’une signification précise selon le contexte, vous ne serez pas certain d’avoir la traduction adéquate. Cela peut s’avérer problématique si vous ne comptez que sur Google Traduction pour effectuer la traduction de certains passages d’un document important.

De ce fait, le moteur de recherche que nous utilisons presque tous a tout de même ses limites en matière de traduction, malgré son potentiel ; Google Traduction permet d’avoir une idée générale du sens d’une phrase, voire d’un court texte écrit dans une langue étrangère. Il ne vous permettra pas, par exemple, de traduire parfaitement un article de presse complexe dans son intégralité ; ce n’est pas un outil de traduction automatique aussi efficace qu’une mémoire de traduction, sachant que l’utiliser régulièrement n’améliore pas ses capacités. D’aucuns ont recours à d’autres outils de traduction automatique gratuits similaires, comme Reverso Context qui donne des traductions en contexte souvent tirées de documents officiels, mais là encore, le potentiel reste limité.

Si vous souhaitez essayer un outil de traduction automatique plus performant que Google Traduction, la traduction automatique personnalisée est une solution, sachant que cet outil est adapté au domaine de traduction pour lequel vous l’utilisez. En effet, il s’appuie sur des données accumulées grâce à la traduction de documents effectuée en amont et il propose par la suite des traductions cohérentes pour des phrases de votre document qui ont déjà été traduites par le passé.

Bien sûr, cet outil a, lui aussi, des limites, puisque traduire efficacement ne revient pas à traduire chaque phrase mot à mot ; les nuances linguistiques et expressions idiomatiques sont à prendre en compte lors du processus de traduction et une machine ne peut pas toujours fournir la traduction adéquate de ces éléments, surtout s’ils n’ont pas été traduits et enregistrés en amont.

Par exemple, pour traduire une phrase ou un nom de produit qui contient un jeu de mot, il est préférable d’essayer d’en trouver la traduction adéquate par vous-même, sachant que vous pouvez faire preuve d’une créativité et d’une imagination qu’un outil de traduction automatique ne peut avoir, tout en adaptant la traduction à la culture de la langue.

De ce fait, il est recommandable de penser à la post-édition lorsque vous utilisez un outil de traduction automatique personnalisée. En effet, vous pouvez utiliser la traduction automatique personnalisée puis effectuer une étape de révision suivie d’une étape de relecture pour corriger les éventuels non-sens et autres problèmes linguistiques. Cela vous fera gagner un temps précieux et vous n’aurez pas à prévoir un budget trop important pour qu’un traducteur se charge de la traduction ou de la révision. De plus, vous pourrez être sûr d’avoir une traduction cohérente, dans la mesure où vous aurez corrigé les possibles fautes de sens.

Ainsi, alors que beaucoup utilisent Google Traduction et lui font presque aveuglément confiance, il ne faut pas oublier que cet outil n’est pas réellement fiable pour traduire des documents dans leur intégralité, puisqu’il ne s’améliore pas au fur et à mesure que vous l’utilisez. Se servir d’un outil de traduction automatique personnalisée est une solution viable et rentable pour vos besoins dans ce domaine, qu’il faille ou non effectuer une étape de post-édition après la traduction du document, selon votre utilisation de cet outil.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://www.brightlines.co.uk/en-gb/brightlines/blog-and-news/2016/7/19/machine-translation-so-much-more-than-google-translate/

Guides de styles et glossaires terminologiques : les clés d’une traduction de qualité

Lumière sur des outils parfois négligés…

Essentiels à l’harmonisation d’une traduction, ces outils personnalisables diffèrent d’une agence à l’autre. Il n’y a pas de standard ou de norme à respecter, si ce n’est votre propre norme, puisque vous êtes maître de vos contenus. Votre guide et vos glossaires vous permettent de développer un style propre à votre entreprise, mais aussi de vous distinguer de la concurrence. En un sens, ils sont le miroir de votre entreprise, c’est pourquoi il ne faut pas les négliger. Qu’est-ce qu’un guide de style, réellement ? Qu’est-ce qu’un glossaire terminologique ? Comment créer ces outils et que peut-on y inclure ? Ce sont les quelques questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans cet article.

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Le guide de style

Comme son nom l’indique, le guide de style est là pour guider le traducteur dans son travail. D’une manière générale, il comprend tout un tas de règles en lien avec la ponctuation, l’orthographe, ou encore la grammaire. Par exemple, dans un guide de style anglophone, on doit savoir répondre à un certain nombre de règles orthographiques. Écrit-on colour à l’anglaise ou color à l’américaine ? Theatre ou theater ? Il faut se mettre d’accord ! C’est pour cela que le guide de style existe, entre autres.

Le glossaire terminologique

Parfois appelé « navette terminologique », le glossaire terminologique se constitue d’un ensemble de termes utiles à la traduction. C’est une grande base de données perpétuellement mise à jour, où sont classés des termes en tout genre. Tout comme son cousin le guide de style, le glossaire terminologique est là pour assurer cohérence et harmonisation.

Personnalisables en toute occasion, ces deux outils peuvent s’adapter aux besoins spécifiques d’un client. Par exemple, comme le client est toujours roi, s’il veut qu’on traduise « pomme » par « banane », qu’il en soit ainsi.

Commencer un projet de traduction sans guide de style et sans glossaire, c’est prendre le risque d’avoir des incohérences et de devoir revenir sur une traduction à plusieurs reprises. De plus, perdre du temps c’est aussi perdre de l’argent, et peut-être aussi perdre un client !

Alors dans un souci de qualité et d’optimisation du temps de travail, toute agence de traduction qui se respecte devrait posséder un guide de style et un glossaire terminologique propres à elle-même. Après tout, c’est peut-être ça la clé d’une traduction de qualité… Alors pourquoi hésiter ?

Source : http ://content.lionbridge.com/how-to-create-a-translation-style-guide-and-terminology-glossary/

Les causes communes de la mauvaise qualité d’une traduction

Il est possible que vous ayez besoin de traduire un document et que vous doutiez de la qualité de votre travail. Pour vous aider à améliorer la qualité de votre traduction, voici les plus fréquents facteurs entraînant une qualité de traduction médiocre, ainsi que des conseils pour améliorer votre travail.

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Un document source difficile à comprendre et mal écrit

La qualité de votre traduction peut être grandement influencée par le document source. En effet, il peut contenir des fautes de syntaxe, de grammaire ou d’orthographe qui peuvent vous induire en erreur lors du processus de traduction.

Privilégiez les phrases courtes

En plus d’être difficiles à traduire, les phrases longues sont difficiles à comprendre pour le traducteur comme pour le lecteur. À l’inverse, les phrases plus courtes sont faciles à comprendre et à traduire. Elles sont également plus efficaces pour véhiculer le message désiré. Si une phrase du texte source est trop longue, n’hésitez pas à la scinder en deux parties sans nuire au sens de la phrase originale.

Relisez le texte source

Quelle que soit la langue, il y a un risque pour que le document source contienne des erreurs. Il est donc prudent de vérifier chaque phrase attentivement. N’hésitez pas à demander de l’aide à un natif si besoin, car les plus petites fautes sont les plus difficiles à trouver.

Faites attention au ton employé

Évitez de traduire votre document source comme s’il s’agissait d’une conversation informelle. En effet, le langage que l’on utilise à l’oral est inapproprié à l’écrit, bien qu’il donne une impression de proximité avec le lecteur. Tâchez donc de rester le plus neutre possible et de respecter les règles de langue.

Un processus de traduction peu efficace

Parfois, les textes à traduire peuvent être envoyés aux traducteurs avec un copier/coller imprécis ou sans avoir été relus. Il est donc préférable d’anticiper ce genre de problèmes et d’organiser convenablement le travail, de sorte que la traduction soit de qualité et que les délais soient respectés.

Utilisez des outils de TAO

N’hésitez pas à utiliser des outils et logiciels pouvant faciliter le travail de traduction tout en communiquant avec le reste de l’équipe. Les outils de traduction assistée par ordinateur permettent de gagner du temps et d’être ainsi plus efficace.
Il est recommandé d’utiliser :

  • Une mémoire de traduction ;
  • une base terminologique ;
  • un logiciel de traduction automatique ;
  • un outil de vérification automatique de qualité.

Un manque d’informations et de communication

Les informations contextuelles et la communication avec les membres de votre équipe sont cruciales pour procéder à la traduction d’un produit. Il est donc nécessaire de donner des directives précises, des explications claires, ainsi que tous les documents nécessaires aux traducteurs pour qu’ils puissent fournir une traduction de qualité.

Un traducteur peu expérimenté

Même si un jeune traducteur ne pourra pas demander une rémunération aussi importante qu’un traducteur professionnel, ses traductions ne seront probablement pas d’aussi bonne qualité. À l’inverse, si un traducteur expérimenté produit des traductions de qualité, le prix de ses services risque d’être beaucoup plus élevé. Ainsi, il faut bien choisir les traducteurs d’emblée pour éviter d’avoir des coûts de traduction trop élevés et pour être sûr d’avoir une traduction de qualité.

La publication sans relecture

Même si le traducteur est très expérimenté, il ne faut surtout pas négliger la relecture de la traduction : un texte non corrigé comporte très probablement des erreurs qui nuisent à la qualité de la traduction ainsi qu’à la réputation de l’agence et du traducteur. Pour vous assurer de la qualité de la traduction, il est judicieux de demander à un relecteur expérimenté de procéder à une correction de la traduction.

Traduire un document, qu’il soit long ou court, n’est jamais simple. Même si l’on utilise des logiciels pour gagner en efficacité, il est nécessaire de rester vigilant tout au long du processus de traduction, de sorte que les erreurs puissent être évitées ou corrigées rapidement.

Avatar Léo Hercouët

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/09/6-common-reasons-poor-translation-quality/

La traduction et les sciences de la vie

De nombreux secteurs font aujourd’hui appel à des agences de traduction afin d’atteindre un public plus large.

Le développement des nouvelles technologies a poussé les prestataires de services linguistiques à s’adapter aux demandes de plus en plus variées des clients.

Dorénavant, les agences proposent une étape de localisation, qui consiste en la traduction de sites Web ou la traduction de texte qui se trouve dans des images.

L’industrie des sciences de la vie fait partie de ces secteurs qui sollicitent les agences de traduction pour traiter leurs demandes linguistiques.

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