Révision, relecture, comment réussir ?

Voici quelques conseils pour que rien ne vous échappe lors de la révision et de la relecture d’une production écrite.

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Il est évident que même les meilleurs rédacteurs ne produisent pas toujours les plus belles phrases d’emblée et qu’ils ont besoin de temps pour embellir et améliorer leur texte. Ce procédé de transformation s’inscrit dans l’optique de la révision d’un texte.

Il est également incontestable que même ceux qui excellent à l’écrit font des fautes ou, devrait-on dire, des « erreurs » en vue de rester laïque, car oui, une faute fait référence au péché. Ces erreurs sont bien souvent de l’ordre de l’inattention et peuvent concerner l’orthographe, la grammaire, la syntaxe, etc. Corriger ces erreurs correspond alors à l’étape de la relecture d’un texte.

La frontière séparant ces deux concepts de révision et de relecture est parfois mince puisque les deux induisent des actions similaires, telles que la transformation des tournures de phrases pour une meilleure fluidité de lecture et le changement de certains termes pour éviter les répétitions, entre autres.

Alors, dans le but de savoir rendre une production écrite avec un minimum de fautes pour ne pas surcharger vos relecteurs ou futurs lecteurs, voici quelques tips (terme anglais signifiant « conseils », parmi la cinquantaine de sens différents qu’il propose), pour avoir un rendu optimal.

Prenez votre temps

Il est plus qu’important de laisser du temps à sa production écrite, terminée ou non, pour qu’elle mûrisse. Y revenir un peu plus tard permet de porter un regard nouveau sur ce que l’on a rédigé. Si vous êtes bloqués dans votre processus rédactionnel, faîtes donc une pause, l’inspiration vous regagnera plus tard. De même, si vous avez fini d’écrire, reprenez votre document en fin de journée, voire le lendemain, afin d’y corriger les dernières erreurs qui vous auraient échappées, et/ou de vous réapproprier votre texte en changeant le style ou l’ordre des idées.

On dit toujours que la nuit porte conseil, mais il est plus juste de considérer que vous vous portez vous-même conseil. Le sommeil participe au développement et à la maturité cérébrale, ainsi qu’à la consolidation de la mémoire et à l’apprentissage en général et donc manquer de sommeil réduit vos capacités de création et d’imagination.

Si vous n’arrivez pas à écrire, allez donc dormir et surtout ne faites pas de nuit blanche sur votre page blanche !

Demandez de l’aide

Pour la révision :

De mon point de vue, il est toujours très constructif de faire lire sa production à quelqu’un d’autre, que ce soit une personne qui n’a aucune idée de ce que l’on fait ou bien un collègue de travail qui connaît les enjeux de la rédaction. Ils pourront, l’un comme l’autre, vous apporter des critiques ou simplement des commentaires qui vous permettront de réfléchir à la partie du texte déjà rédigée ou à la suite de votre rédaction.

On dit toujours que l’on apprend en enseignant aux autres. Il en va de même lorsque l’on explique à une personne extérieure ce que l’on doit faire : on ancre plus en profondeur notre motivation et on comprend d’autant plus ce que l’on cherche à faire et quel message on souhaite faire passer par notre texte. Pour autant, le résultat final et tout le crédit de la production vous appartiennent ! Personne n’a jamais réussi à réaliser quoi que ce soit sans l’aide des autres et sans s’en inspirer. Ainsi, plus on profite de l’avis d’autrui, plus on avance dans notre réflexion.

Pour la relecture :

Aucune publication de textes professionnels n’échappe à la relecture de personnes annexes. Lorsque l’on écrit un texte, il est bien souvent presque impossible de dénicher les erreurs de frappe pour les corriger. Le simple fait d’avoir passé du temps sur chaque phrase, voire sur le choix de chaque mot, nous empêche de voir les lettres telles qu’elles sont. Demander à quelqu’un de vous relire n’a jamais fait de mal à personne !

N’hésitez pas non plus à utiliser les outils informatiques fournissant une aide à la relecture, ne serait-ce que les correcteurs orthographiques et grammaticaux de votre traitement de texte. Bien sûr, vous resterez toujours plus critique que ces outils, car ils ne comprennent pas toujours vos choix syntaxiques et peuvent alors vous indiquer à tort qu’il y a une erreur dans votre texte.

Posez-vous des questions

Pour la révision :

Étudiez la forme de votre texte :

  • Le sujet est-il introduit de manière pertinente et intéressante ?
  • Le rythme de votre rédaction est-il trop soutenu ou avez-vous réussi à expliciter vos idées de façon exhaustive pour ne pas perdre le lecteur ?
  • Vos idées s’enchaînent-elles correctement, leur ordre est-il logique ?
  • La lecture se fait-elle de manière fluide ?
  • Votre conclusion reprend-elle correctement les points énoncés, et ouvre-t-elle à la réflexion ?

Pour la relecture :

Utilisez les ressources papier ou internet à votre disposition.

Malgré les années de pratique de notre langue maternelle et en dépit des études linguistiques effectuées par certains, nous ne sommes jamais à l’abri des erreurs de français et nous aurons toujours de nouveaux mots à apprendre.

  • Lors de la rédaction même de votre texte, n’hésitez pas à douter de chaque élément de la langue qui vous paraît difficile. Ne restez jamais sur vos acquis et cherchez les règles d’écriture et d’utilisation des éléments que vous voulez utiliser : mot, expression, conjugaison d’un verbe à tel temps, etc.
  • Pour améliorer la richesse de votre texte et ne pas faire de répétitions, cherchez des synonymes, voire des antonymes si vous souhaitez tourner une phrase de manière différente.
  • Au fur et à mesure de vos relectures et de vos conversations, vous déterminerez toujours une liste d’éléments sur lesquels vous doutez, pour lesquels vous ne connaissez pas l’utilisation correcte. Il est alors intéressant de les retenir et de vérifier la façon de les utiliser dès que vous y êtes confronté. De cette façon, à la relecture de vos productions écrites, vous saurez où regarder pour trouver ces erreurs. Lorsque l’on a des difficultés au niveau de l’orthographe et de la grammaire, il ne faut pas perdre espoir si on n’arrive pas à retenir la forme correcte du premier coup.

(Pour apprendre des choses, la méthode est simple : faites des connexions avec ce que vous savez déjà pour « sécuriser » l’information (les moyens mnémotechniques). Et si vous n’arrivez pas à mettre en pratique ce que vous venez d’apprendre, sachez qu’il faut faire répéter l’action de nombreuses fois à votre cerveau pour qu’elle rentre puis qu’elle s’effectue automatiquement pour enfin devenir une habitude.)

Le fin mot de l’histoire est de ne jamais rester sur ses acquis et de ne jamais avoir honte de réfléchir avec les autres à ses idées et productions. Si ce n’était pas pour autrui et grâce aux autres, nous n’écririons pas. La collaboration est existentielle et incontournable, nous ne nous réalisons pleinement qu’au travers de notre environnement humain.

Zohra Lepeigneul

Source : https ://www.redacteur.com/blog/conseils-relecture-texte/

Conseils et méthodes pour une relecture efficace

Tout traducteur ou rédacteur est censé produire des textes parfaits en termes de structures linguistiques, d’adaptation culturelle et de normes graphiques  ; mais il est toujours possible de rencontrer des fautes dans le texte. Pour assurer un travail irréprochable, il faut donc soigneusement relire le document avant la livraison. Cette étape permet de vérifier que le produit est bien conforme, fluide et compréhensible par le public cible. Voici donc quelques conseils qui peuvent être utiles lors d’une relecture.

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Le rôle du relecteur est de repérer les fautes qui sont passées inaperçues et un des principaux prérequis pour y parvenir est la concentration. Il faut donc éliminer toute distraction environnante (portable, radio, etc.) et s’assurer de ne pas être fatigué, car cela pourrait engendrer un manque d’attention. De plus, il est préférable de ne pas se relire soi-même, mais de se faire relire par une autre personne, car nous avons tendance à repérer plus facilement les erreurs des autres que les nôtres.

Avant de se plonger dans le repérage des fautes de typographie ou de grammaire, il est conseillé de relire le texte à voix haute afin de corriger de potentiels problèmes de rythme.

Les correcteurs automatiques d’orthographe sont des éléments précieux, mais ils ne sont pas toujours efficaces à 100  %. Une petite astuce pour repérer des erreurs de ce type est de relire le texte en partant de la fin. Bien que cela ne paraisse pas logique, cette technique permet à l’œil de se concentrer sur chaque mot plutôt que sur de longues phrases. De cette façon, notre cerveau ne pourra pas corriger automatiquement les erreurs en fonction du contexte, comme il le ferait en lisant chronologiquement, mais il sera contraint à trouver toutes les fautes de frappe ou d’orthographe.

Chaque langue présente des pièges auxquels les relecteurs doivent faire attention, par exemple les homonymes. En effet, il est assez facile de confondre des mots qui se prononcent ou s’écrivent de façon identique, mais de sens tout à fait différent.

Enfin, les chiffres peuvent également menacer la correction d’un texte lorsqu’ils ne sont pas bien écrits. Qu’il s’agisse d’une traduction ou d’une rédaction, le relecteur doit bien les vérifier dans un document et si un numéro ne semble pas être correct, il a le droit de faire appel à son bon sens ou d’effectuer une recherche rapide pour éliminer l’erreur.

Francesca Laganella

Source  :  https ://aussietranslations.com.au/blog/proofreading-tips-and-tricks/

Quelques conseils pour éliminer les erreurs de typographie

Le traducteur écrit et édite énormément, et forcément, des erreurs de typographie peuvent se glisser dans son travail. En effet, après avoir passé plusieurs heures ou plusieurs jours sur un même document, il est évident que ces erreurs peuvent passer inaperçues, tout simplement car on a tendance à scanner les phrases et le document sans prêter attention à chaque mot. Alors voici quelques conseils qui peuvent s’avérer utiles :

  • Le premier conseil est peut-être le plus connu : il s’agit de la relecture à voix haute. Elle peut paraître futile mais elle est tout à fait pertinente pour repérer les erreurs de typographie et permet en même temps de corriger les problèmes de rythme dans la phrase. Elle sert aussi pour les chiffres, les dates et autres éléments auxquels il faut faire extrêmement attention.
  • On a souvent tendance, et cela nous paraît logique, à vérifier un texte dans l’ordre chronologique. Mais pourquoi ne pas essayer de le faire dans l’autre sens, en partant de la fin du document ? De cette façon, l’œil se concentre sur les mots plus que sur les phrases et cela permet de repérer des erreurs que l’on n’aurait pas remarquées en scannant les phrases rapidement de bas en haut.
  • On le sait déjà tous, les correcteurs automatiques d’orthographe et de grammaire ne sont pas fiables à 100 %. Ils ne prennent pas en compte de nombreux mots, même si certaines préférences ont été spécifiées à l’avance. Le correcteur de grammaire représente indubitablement une aide précieuse mais remarque parfois des erreurs car il n’a pas compris la syntaxe de la phrase. Le meilleur correcteur reste donc l’œil humain.
  • Le dernier conseil, et non des moindres, est de laisser passer un peu de temps, dans la mesure du possible, entre le travail d’écriture et la relecture finale. C’est à ce moment là qu’il est le plus facile de repérer les coquilles ou les erreurs de typographie puisque l’esprit se concentrera plus aisément sur les mots, et moins sur le texte en général.

Et, comme on apprend de ses erreurs, il est très utile de repérer celles que l’on fait souvent afin de les noter et d’y remédier. C’est la façon la plus facile de ne plus les commettre et de s’améliorer !

Pauline GAUTHIER

  

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Les secrets d’une bonne traduction

La réalisation d’une bonne traduction s’apparente à une recette de cuisine : il faut suivre différentes étapes dans un ordre précis de telle sorte à ne pas être déçu du résultat final. Le processus de traduction comprend trois étapes essentielles : la traduction, la révision et le contrôle qualité. Si une seule de ces étapes n’a pas été prise en compte, il est impossible de satisfaire la demande du client.

La première étape consiste bien évidemment à traduire le ou les fichiers envoyé(s) par le client. La traduction est la seule activité des agences de services linguistiques que les clients connaissent. Les traducteurs travaillent en s’appuyant éventuellement sur des guides de styles et des glossaires et portent une attention particulière au style et à la grammaire.

La deuxième étape consiste à réviser le document. Dans cette étape, un autre traducteur doit s’assurer que le sens du texte a bien été conservé et que le guide de style a été respecté. L’essentiel est de répondre aux attentes du client. Par exemple, si le client a demandé à ce que des noms de produits ne soient pas traduits, il faut s’en tenir à cette instruction. Le traducteur chargé de la révision doit donc corriger les fautes linguistiques et stylistiques, il doit s’assurer que le guide de style a été respecté. Il doit aussi s’assurer que la terminologie et la phraséologie ont été respectées et harmonisées.

La dernière étape, qui est capitale pour une bonne traduction, consiste à effectuer le contrôle qualité du texte traduit. Le traducteur chargé de cette tâche doit réaliser une dernière relecture du document et doit donner l’impression que le texte français a été rédigé et non traduit. Il s’agit sans doute de l’étape la plus importante puisque le traducteur doit donner son dernier mot sur la traduction : il porte donc une responsabilité conséquente.

Il existe une autre étape qui est facultative, mais qui ne s’avère pas négligeable pour les documents contenant des images : la relecture. La relecture permet de vérifier grâce aux images si les termes source, qui ont plusieurs traductions possibles, ont bien été traduits selon le contexte du document. De plus, le contenu d’un fichier qui vient d’être traduit peut avoir été déplacé ou masqué à cause des images, d’où l’importance de la relecture.

Ezanno Kévin

Source : http ://www.sajan.com/blog/crucial-ingredients-translation-quality-translate-edit-proof-steps/  

L´importance de la relecture

Dans le processus de traduction, la relecture vient après la révision. La révision consiste à corriger les fautes linguistiques, stylistiques et les fautes de sens tout en s´appuyant sur le texte source. La relecture, quant à elle, consiste à corriger les éventuelles fautes persistantes dans le texte cible et ne s´appuie pas sur le texte source. Le but de la relecture est de vérifier que le texte est fluide, que l’écriture est spontanée : le texte ne doit pas donner l’impression au lecteur qu’il a été traduit. Ni le réviseur, ni le traducteur ne doivent intervenir dans cette étape de relecture. Il n‘y a qu’un seul cas où le relecteur peut utiliser le texte source : celui des fichiers à reformater. La consultation du texte source dans ce cas permet au relecteur de respecter la typographie d’origine et de conserver l’emplacement du texte et des images.
Il faut un budget particulier pour la relecture. La relecture est souvent considérée comme optionnelle. Or, cette étape du processus est primordiale : le relecteur doit se rappeler que le contenu qui sera lu sera le document envoyé au client. La relecture prend donc un peu de temps et peut retarder la livraison de la traduction finale mais elle reste néanmoins nécessaire.
La relecture est particulièrement importante pour les fichiers nécessitant un reformatage. En effet, lorsque les traducteurs travaillent avec des outils de Traduction Assistée par Ordinateur (T.A.O.), ces outils traitent l’intégralité du texte éditable. Par conséquent, le texte peut prendre plus de place ou moins de place que prévu car il existe des différences linguistiques entre les langues. Ce phénomène se produit dès que le fichier a été formaté. De plus, les fichiers réalisés sous Adobe In design peuvent présenter des sauts de phrases qui n’ont pas été correctement délimités et qui peuvent passer inaperçus lors de la révision de la traduction.

Ezanno Kévin

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