La VOST pour mieux s’exprimer !

Je suis sûr que vous aimez regarder séries et films, dont la plupart viennent probablement de l’étranger. Dépendant de votre niveau, il est possible que vous activiez les sous-titres, et c’est aujourd’hui ce que nous allons aborder !

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Tout d’abord, mise au point. Ici, nous allons parler de VOST (Version originale sous-titrée), donc pas de sous-titres traduits, déjà parce que cela est plus adapté lorsqu’il en vient à l’apprentissage d’une langue. Ensuite, il est possible que vous soyez déjà tombés sur différents sous-titrages de films ou séries vous ayant laissés effarés devant leur médiocrité, alors autant en rester à leur version originale. Là au moins, nous sommes certains de lire quelque chose de correct !

Commençons donc par le commencement : apprendre une langue, c’est diablement long et ça demande un investissement aussi régulier que sérieux. Je suppose que tout le monde s’accorde sur la question. Malheureusement, tout le monde n’a pas le temps de prendre des cours pour s’améliorer, et à défaut de mieux, on se rabat souvent sur des applications mobiles ou autres plateformes d’apprentissage pour s’y mettre.

Mais survient maintenant un hic : une fois « apprise », il est fort possible d’avoir quelques difficultés à utiliser une langue, car apprendre une langue, c’est une chose, mais l’utiliser en est une toute autre. En effet, pour cela, il est mieux d’avoir une certaine compréhension de celle-ci, en particulier en termes de contexte.

Ici arrive l’intérêt premier d’utiliser le sous-titrage comme un moyen d’apprentissage. Tout d’abord parce que je pense que tout le monde s’accordera à dire qu’apprendre en se distrayant rend la tâche moins fastidieuse. Ici, c’est en réalité plutôt un moyen d’associer plus aisément des mots ou expressions à leur contexte : voir une scène dans une série (par exemple) et le sous-titre qui correspond à ce qui est dit permet d’associer les deux clairement. Ainsi, lorsque nous entendons de nouveau ces mots ou expressions, le contexte nous revient bien plus facilement. Comprendre ce qui est dit est alors plus aisé, et vice-versa lorsqu’il s’agit de s’exprimer : nous nous souvenons de la situation, du coup, les mots nous reviennent d’eux-mêmes.

De plus, les sous-titres ont un intérêt pour les films étrangers eux-mêmes, simplement du fait qu’ils offrent une perspective linguistique différente de celle qu’il nous est possible de percevoir dans leur version doublée ou sous-titrée en français. Voir un film dans sa version originale permet une meilleure appréhension et compréhension de la culture du film.

En gros, si votre expression écrite comme orale est bancale, regardez des séries en VOST, c’est la solution idéale !

Maxime Cléret
Révisé par Camille Le Corre

Localisation et traduction de vidéos : un service qui tend à prospérer

Le format vidéo est aujourd’hui une excellente passerelle d’informations. Que ce soit les entreprises ou le service public, tous utilisent ce format simple et efficace pour faire passer leur message. Avec les moyens de communication et les plateformes actuels, les vidéos sont des moyens ludiques et rapides de se maintenir informé. Elles fournissent, par ailleurs, un travail important aux sociétés de localisation et de traduction.

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Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises utilisent le format vidéo comme un outil marketing. Une vidéo bien réalisée permet de capter l’attention du client sur des points bien précis et devient bien plus efficace qu’un texte. La vidéo se révèle alors être un atout majeur déclinable dans quasiment tous les domaines : l’économie, la publicité, les jeux vidéo, etc.

Les sociétés de traduction ou de localisation ont un rôle majeur car elles permettent la diffusion de cette information. La plupart du temps c’est un produit ou un concept qui est présenté dans ce type de format. Dans l’optique de conquérir les marchés étrangers, il est nécessaire d’adapter le contenu en fonction de la cible visée.

Les sociétés de traduction et de localisation proposent des services variés à leurs clients, maximisant ainsi leur retour sur investissement. Voici les principaux services qu’elles peuvent offrir :

  • Doublage : vise à remplacer la bande son originale par celle produite dans la langue souhaitée. Le doublage nécessite un processus de traduction particulier en amont, car le linguiste doit, dans un premier temps, analyser le mouvement des lèvres originel afin que la traduction s’y conforme et que le doublage ne se remarque pas.
  • Sous-titrage : consiste à ajouter à l’écran le texte du dialogue ou de la narration, traduit ou non.
  • Voice-over : consiste à remplacer ou à superposer la voix originale par le texte traduit. Il est alors possible de substituer complètement la traduction à la version originale ou de laisser cette dernière en fond sonore.
  • Voix-off : correspond à la voix d’une personne qui n’est pas à l’image. Une fois le script traduit, le comédien délivrera le message en adoptant une diction adéquate et en marquant les pauses nécessaires.

Moins couteux que le doublage, le voice-over et la voix off constituent des alternatives intéressantes au sous-titrage, qui oblige le spectateur à se concentrer sur la lecture, au détriment du reste de la vidéo. Il s’agit d’un service plus souple et plus rapide.

S’agissant d’un format narratif très efficace en termes de communication, la vidéo s’inscrit en permanence dans l’utilisation des réseaux sociaux. Non seulement c’est un support captivant, mais elle est la forme de contenu la plus partagée sur internet.

Arthur CHEVALLIER-LETORT
Révisé par Margaux LECLERC

La transcription, c’est pas de la tarte  !

Ben non, ce n’est pas facile. Premièrement parce que je le dis, et ensuite parce que sinon ce ne serait pas un métier. Souvent, la transcription est la première étape d’un long travail. Ce n’est donc pas à prendre à la légère. La transcription c’est la première étape de nombreux sous-titrages et doublages, de comptes-rendus de conférences, de retranscriptions de vidéos pour sourds et malentendants, etc.

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Dans le cadre du sous-titrage ou du doublage, la transcription sert de script à partir duquel produire une traduction. Le travail se doit d’être sérieux car chaque erreur se répercutera dans les autres langues. De plus, certains téléspectateurs dépendent du sous-titrage pour comprendre un programme. Les personnes sourdes et malentendantes ne peuvent pas se passer du sous-titrage produit à partir de la transcription. D’ailleurs, il arrive que la transcription soit le seul support qui leur est proposé. La transcription se fait de manière générale a posteriori de la production de la vidéo mais il arrive, pour les programmes en direct tels que les journaux télévisés, que la transcription soit faite en direct. On parle alors de transcription audio. La transcription audio peut se faire grâce à des logiciels qui soit, font du bon travail, mais sont encore assez approximatifs, surtout quand l’interlocuteur a un accent marqué. Certaines personnes, dont le talent ne peut être égalé que par un interprète, transcrivent en direct. Il n’est pas rare pour elles d’entendre une langue source et de devoir transcrire vers une langue cible. Ce sont en quelque sorte des interprètes par écrit.

Il est important que l’étape de la transcription soit bien respectée car, alors que nous nous dirigeons de plus en plus vers des contenus diffusés en version multilingue, le sous-titrage pour personnes entendantes est devenu prévalent et parfois l’unique choix proposé. Les personnes sourdes ou malentendantes, en regardant un programme sous-titré de manière classique ne perçoivent pas les hésitations, peuvent avoir du mal à comprendre qui parle et, le sous-titrage étant retravaillé pour rentrer dans une limite de caractères, peuvent perdre une partie importante du discours qu’une personne entendante pourrait saisir.

La transcription est loin d’être inutile et facile. Si jamais vous ne me croyez pas, je vous invite à tenter de transcrire le discours d’un parlementaire écossais pour les personnes sourdes et malentendantes.

 

Léa Pigeau
Révisé par Blandine Fourchet et Virginie Le Diagon

Source : https ://thelanguagefactory.co.uk/transcription-audio-translation-difference/

Sous-titrage VS doublage  : le choc des titans

Dans un article précèdent (Le sous-titrage : pourquoi ? du 11/10/2017) nous avons mis en évidence quelques avantages et inconvénients du sous-titrage. Ces points ont montré quelles incidences ils ont sur le public. Nous nous étions alors questionnés sur le meilleur choix à adopter pour atteindre au mieux le public. Les solutions qui sont le plus prisées sont le sous-titrage ou le doublage.

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Le traducteur a une grande responsabilité lors de la rédaction du scénario. S’il choisit de respecter scrupuleusement le texte, il risque de perdre le public à cause d’un texte qui perd de son sens dans la langue cible. S’il choisit de l’adapter, il risque de perdre le sens de l’action.

Les avantages du doublage sont la bonne compréhension de l’intrigue par les spectateurs. Cependant, est-ce vraiment le cas ? Le doublage se compose de deux phases principales : la traduction littéraire du scénario d’origine, puis son interprétation (par le traducteur dans un premier temps, puis par les acteurs). Les versions papiers et enregistrées ne seront pas les mêmes.

Les acteurs n’étant pas tous originaires des mêmes régions du monde, leur dialecte diffère. Ainsi, un acteur québécois n’aura pas les mêmes expressions qu’un acteur marseillais. Ils parlent cependant tous deux la même langue. Alors imaginez ce qu’il en est pour les films à doubler depuis l’anglais…

Le souci le plus important lors de la traduction d’une série ou d’un film est la prise en compte des jeux de mots. Le traducteur doit savoir faire preuve de créativité et d’imagination pour trouver un équivalent qui pourra être compris par le public et garder l’effet comique du calembour. Car bien évidement, il est inconcevable de traduire littéralement un jeu de mots.

Argumentons par l’exemple : dans la série The Big Bang Theory, les blagues en lien avec la physique, l’astronomie et les comics sont constantes et sont utilisées dans chaque épisode. Lors du visionnage dans la version française (doublée, donc) les doubleurs surjouent les personnages qu’ils incarnent. Ceci afin d’ajouter un nouvel effet comique et ainsi conserver l’effet comique que seules les répliques n’auraient su préserver. Par ailleurs, lors du visionnage en version originale sous-titrée, certaines références sont indiquées comme par exemple une figure équivalente connue en France…

Parce qu’aujourd’hui les États Unis influencent le monde entier, les films les plus divertissants et les mieux vendus (du point de vue publicitaire) sont produits à Los Angeles, et le prestige hollywoodien traverse les frontières, alors, en bon esprit de business, les séries et les films sont doublés dans le maximum de langues. Ainsi accessibles, les spectateurs deviennent des fans. Beaucoup se prennent au jeu des versions originales sous-titrées (surtout pour les séries). Mais est-ce plus lié à la volonté d’écouter le texte original ? Ou serait-ce plutôt par simple impatience d’avoir la version doublée ?

Il n’y a pas de solution miracle finalement. Les erreurs de langues ne sont pas toutes relevées et mises à jour. Sur cette évidence, on peut conclure avec l’idée suivante : certains préfèreront les sous-titres, d’autres le doublage, le tout étant que ces deux versions soient disponibles pour satisfaire le plus grand nombre.

 

 Julie Daval

Révisé par Camille Le Corre et Paula Stylo

Source : http ://ataa.fr/revue/archives/2750

Les contraintes du sous-titrage

Le sous-titrage est l’opération qui consiste à faire apparaître, dans un film, une série ou un jeu vidéo, la traduction résumée des dialogues en bas de l’écran. Il s’agit d’une tâche complexe qui présente bien des contraintes.

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Contrairement à la traduction de documents écrits, le sous-titrage ne vise pas à traduire l’intégralité des mots et phrases d’une langue à l’autre. En effet, la traduction de documents écrits nous permet de traduire chaque mot sans avoir à nous préoccuper du temps de lecture de chacun. Cependant, les sous-titres ne peuvent pas être aussi longs que certaines phrases que l’on pourrait lire dans un livre de fiction ; certaines règles de sous-titrage forcent donc les traducteurs à ne transmettre que le message véhiculé efficacement tout en respectant ces règles.

Selon les langues, il peut être relativement difficile de traduire les phrases dans leur intégralité tout en respectant les règles qui s’appliquent au nombre de caractères par seconde et au temps d’affichage d’un sous-titre. De ce fait, lorsque l’on traduit les dialogues d’un contenu audiovisuel, il faut retransmettre au mieux le sens des paroles sans s’attarder sur les expressions idiomatiques, les hésitations ou les fautes de langage.

Sous-titrer serait probablement trop complexe sans règles pour nous donner une idée du résultat à obtenir. C’est pourquoi il existe des règles de sous-titrage que vous devez toujours garder en tête lorsque vous devez mener cette tâche à bien. Ces règles, bien qu’elles puissent être contraignantes, peuvent réellement vous aider à travailler convenablement et à obtenir un résultat appréciable pour tous. De ce fait, il faut respecter le nombre de caractères par seconde dans chaque sous-titre, soit 32 à 36 caractères par ligne selon le support. Cela permet au sous-titre d’être lisible sans surcharger l’écran.

Il faut toujours penser, pour la lisibilité, à respecter la règle qui concerne le temps d’affichage des sous-titres à l’écran. En effet, l’enchaînement des sous-titres ne doit pas être trop rapide, car cela empêche de percevoir convenablement le changement de sous-titre. Bien sûr, il ne faut pas non plus laisser un sous-titre trop longtemps à l’écran car cela ne fait qu’encombrer l’image. En cas de doute, faites attention aux changements de plan pour savoir si votre sous-titre doit être moins long ou rester moins longtemps à l’écran. De plus, s’il y a du texte affiché à l’écran, sur une enseigne, par exemple, vous ne devez pas oublier de le traduire. Dans le cas où vous avez du texte et des paroles à traduire, n’hésitez pas à placer les sous-titres desdits textes en haut de l’image et ceux des paroles en bas. Cela vous permettra de conserver une bonne lisibilité des sous-titres.

Il est important de garder en tête le fait que le sous-titrage reste un domaine de la traduction ; même s’il n’est pas nécessaire de traduire chaque mot, le sens doit être parfaitement conservé et le ton du discours doit également l’être. De plus, il est important d’adapter le vocabulaire en fonction de la langue des sous-titres : la localisation (le processus d’adaptation d’un produit ou d’un service auprès d’une région spécifique) n’est pas négligeable. Cela permettra à votre sous-titrage d’être de bien meilleure qualité que si vous vous contentiez de traduire les phrases sans prêter attention à la culture de la langue cible.

Ainsi, alors que le sous-titrage peut sembler n’être qu’une traduction de films, séries et vidéos, cette modalité de la traduction audiovisuelle est loin d’être simple. À l’instar de la traduction d’un texte, le sous-titrage nécessite une attention sans faille, que ce soit au niveau du respect des règles ou au respect du sens des phrases originales.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/12/the-challenge-of-foreign-language-subtitling/

Le doublage au pays des oubliés ?

« Si on va au cinéma, c’est VO obligatoire ! ». Que celui qui n’a jamais entendu une connaissance prononcer ces mots se manifeste. De nos jours, il est de plus en plus commun de voir des films, séries et documentaires dans leur langue originale. Les sous-titres ne sont plus réservés aux sourds et malentendants. Pour la plupart des gens, devoir lire des sous-titres est un faible prix à payer pour pouvoir apprécier une œuvre audiovisuelle dans toute son authenticité. Alors que cette tendance va sûrement continuer dans sa lancée, une autre en pâtit grandement.

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De l’autre côté du miroir

Le doublage, qui consiste à remplacer la langue originale d’une œuvre par celle du pays où la diffusion a lieu, est une pratique aujourd’hui omniprésente. Seulement, sa popularité a quelque peu chuté au cours des dernières années. La qualité parfois médiocre des voix et le fait que l’œuvre perde souvent de son naturel sont les arguments majeurs ressortis par les cinéphiles pour décrédibiliser le doublage. Pour autant, celui-ci a également ses bons côtés. Il permet, par exemple, de pouvoir se concentrer pleinement sur ce qui se passe à l’écran plutôt que de devoir simultanément lire et suivre l’action. Dans le cas où le spectateur n’est pas familier avec la langue parlée, cela peut être d’autant plus perturbant.

L’impossible est-il réalisable ?

Malgré sa dépréciation, le doublage reste largement présent et nécessaire pour certaines populations. Les enfants, notamment, ne peuvent pas lire avant un certain âge et le doublage est donc indispensable dans leur cas. Autrement dit, il serait absurde de ne serait-ce qu’imaginer la disparition totale de cette technique audiovisuelle. Elle reste encore trop utilisée à l’heure actuelle pour que cela n’arrive. Néanmoins, elle est indéniablement en déclin. Bien que sa présence soit assurée lors des prochaines années, le doublage va-t-il petit à petit laisser sa place au sous-titrage comme pratique audiovisuelle traditionnelle ?

Avatar Donovan Chevalier

 

Texte source : http ://tavargentina.com/2016/11/encuesta-subtitulado-doblaje/

Quels sous-titres pour vos vidéos YouTube ?

Depuis sa création, YouTube est devenu une fenêtre de communication puissante utilisée aussi bien par des particuliers que par des professionnels. Elle a permis à beaucoup d’internautes de gagner de l’argent en devenant vidéastes à plein temps. Peut-être avez-vous aussi envie de vous lancer ? Il faut être attentif à beaucoup de critères pour avoir du succès sur YouTube et le sous-titrage des vidéos en fait partie. Bien que les vidéastes ciblent en général un public qui parle leur langue, il faut savoir qu’en moyenne, deux tiers de la durée de session de visionnage des vidéos d’un créateur sont générés par un utilisateur habitant dans un pays différent du sien. Alors, quelle solution pour adapter vos vidéos YouTube aux spectateurs internationaux ?

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Depuis quelques années, vous avez la possibilité d’activer des sous-titres automatiques sur vos vidéos YouTube. Ils sont souvent utilisés pour accroître l’accessibilité aux vidéos et peuvent parfois être très pratiques pour comprendre le sens global d’une vidéo. Les sous-titres automatiques sont disponibles pour les langues suivantes : allemand, anglais, coréen, espagnol, français, italien, japonais, néerlandais, portugais et russe. Ils s’affichent grâce à une technologie de reconnaissance vocale et sont générés pas des algorithmes d’apprentissage automatique, mais la qualité n’est forcément pas toujours au rendez-vous.

Cette fonction est pratique pour les vidéos de particuliers qui ne parlent pas la même langue que leurs spectateurs mais il faut également penser aux sourds et malentendants pour qui ces sous-titres représentent une aide mais ne transcrivent pas toujours fidèlement ce qui est dit dans la vidéo. Ces personnes ne peuvent alors pas jouir de la totalité du contenu et de sa qualité. Cela peut contribuer à faire baisser la popularité d’un vidéaste mais représente surtout pour les entreprises le risque d’entacher leur image en laissant des erreurs dans leurs sous-titres.

Si vous souhaitez avoir des sous-titres de bonne qualité sur vos vidéos sans passer pour autant par des professionnels de la traduction, vous avez la possibilité d’en ajouter manuellement ou de permettre aux membres de la communauté YouTube de contribuer à la traduction ou à la transcription de votre contenu. Lorsque le contenu est soumis par la communauté, vous pouvez le vérifier, le modifier, le publier, le signaler ou le rejeter. Les internautes peuvent également vérifier les sous-titres proposés, lesquels seront automatiquement publiés lorsqu’ils auront été contrôlés suffisamment de fois.

La meilleure solution, en particulier si vous publiez du contenu commercial, reste de payer pour une transcription ou une traduction professionnelle. YouTube propose une liste de fournisseurs dont vous pouvez comparer les tarifs et auprès desquels vous pouvez commander des traductions et des transcriptions. Une fois la transcription ou la traduction terminée, vous en êtes informé par e-mail et les traductions sont automatiquement ajoutées à vos vidéos.

Avatar Anne-Claire Nourian

Source : http ://traduccionexperta.com/youtube-subtitulos-automaticos-personalizados/

Ingrats

La complexité inhérente à la confection de sous-titres de qualité vient de la présence de nombreux facteurs concourants dans l’équation. Afin de ne pas devenir la risée d’une communauté de fans quelconques d’une série tout autant quelconque en raison de la piètre qualité des sous-titres dont vous affublez leurs maîtres à penser fictionnels, vous aurez tout intérêt à tenir compte des éléments et astuces exposés ici.

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La première difficulté est la conversion du langage parlé vers le langage écrit. Dans le cadre du sous-titrage, cette étape est d’autant plus complexe qu’elle s’accompagne d’un processus de traduction. Il est nécessaire de parvenir à donner l’impression au spectateur qu’il entend le personnage à travers vos sous-titres. Vient ensuite s’ajouter une autre couche d’éléments problématiques non négligeables : les limites de caractère et de durée d’affichage d’un sous-titre. Le savant mélange de tous ces éléments nous donne approximativement la formule suivante : « les sous-titres doivent véhiculer le plus fidèlement possible les propos des personnages et sonner comme du discours oral tout en étant restreints en termes de nombre de caractères ».

En vue d’améliorer et/ou renforcer vos compétences en matière de sous-titrage, il est possible de procéder comme suit :

  • Respectez minutieusement les règles de sous-titrage existantes, notamment en matière de durée d’affichage, de saut de ligne et de nombre de caractères maximum. Elles furent mises au point pour une raison, honorez la mémoire de leurs créateurs.
  • Concentrez-vous plus sur le sens du message que sur les mots le composant (qui l’eût cru ?).
  • Éliminez les hésitations, balbutiements et autres éléments de ce type de vos sous-titres. Ils sont source de confusion, et occupent de la place, qui vous est précieuse.
  • Intéressez-vous à la culture de la langue vers laquelle vous traduisez. Cela vous aidera à traduire d’éventuels jeux de mots, et confèrera un caractère naturel et idiomatique à vos sous-titres. De plus, vous apprendrez certainement des choses, et cela ne vous fera pas de mal.
  • Adaptez votre vocabulaire et votre niveau de langue à ceux des personnages dont vous sous-titrez les propos.

RESPECTEZ MINUTIEUSEMENT LES RÈGLES DE SOUS-TITRAGE EXISTANTES. Sérieusement. Sinon un jour vous vous réveillerez avec la bonne idée de faire découvrir à votre petite sœur votre dessin animé préféré, et ses compétences relatives en anglais vous obligeront à trouver une version sous-titrée. Après quelques minutes de recherche vous atteindrez enfin le Graal : « Rick.and.morty.S01E01.VOSTFR.1080p » ; lancerez la vidéo plein de joie et d’enthousiasme seulement pour les voir tous deux ruinés quelques secondes plus tard lorsque vous constaterez que les sous-titres sont une fois trop long, une fois trop court, ne restent pas assez ou trop longtemps à l’écran, sont mal synchronisés, comportent des fautes d’orthographes et reviennent à la ligne au milieu d’un mot… Vous tenterez ensuite désespérément de faire en sorte que cette journée ne soit pas un fiasco total, mais vous échouerez lamentablement, et chacune des larmes de votre petite sœur, inconsolable, sera tel un coup de poignard dans votre cœur.

Élaborer des sous-titres de qualité ? La balle est dans votre camp désormais. Soyez attentif et vous vous rendrez vite compte que les démarches à suivre pour mettre au point de « bons sous-titres » relèvent plus du bon sens que des arcanes de la nécromancie.

Une dernière chose à bien garder à l’esprit : si des sous-titres de mauvaise qualité invoqueront la colère du public sur votre misérable personne, ne vous attendez pas à ce que quiconque vous remercie pour vos efforts acharnés lorsque vous aurez enfin le secret des sous-titres parfaits. Il s’agit là d’un travail ingrat, un peu comme être parent. Mais pensez aux petites sœurs du monde, et de grâce, ne baissez pas les bras !

Florian Huynh-Tan

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/12/the-challenge-of-foreign-language-subtitling/

Quel doublage pour quel budget  ?

Le doublage : une évidence pas si évidente

Quand il s’agit de faire découvrir une œuvre audiovisuelle en langue étrangère au plus grand nombre, le doublage est préféré au sous-titrage. Pas besoin de lire un texte pouvant nous couper de l’action : tous les personnages anglophones, asiatiques ou autres Russes semblent avoir miraculeusement appris le français pour le plus grand confort du spectateur. Christel Salgues, responsable du doublage chez TF1, parle d’une chute d’audience d’environ 30 % pour les programmes sous-titrés en comparaison avec les œuvres doublées.

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Cependant, si cette hausse de visibilité est alléchante, doubler des films ou des séries est loin d’être une décision évidente à prendre. En effet, le doublage a un prix, et pas des moindres : au lieu d’une simple traduction prenant en compte la longueur des phrases, tout un travail audio est également effectué, faisant alors gonfler les coûts. Tous les doublages ne se valant pas en ce qui concerne l’utilité et les tarifs, il faut alors sélectionner soigneusement celui qui sera utilisé.

Les moins vivants, les moins coûteux

Il semble évident que les doublages les moins onéreux, que ce soit dans le sens financier ou temporel du terme, sont ceux qui nécessitent le moins de travail en matière de voix. L’exemple le plus flagrant est la voix off, comme dans le cas de documentaires par exemple : il s’agit dans ce cas de remplacer la voix originale par la voix du doubleur, avec pour seule contrainte la durée de parole, afin de cadrer avec les scènes visuelles. Vingt minutes de voix off sont enregistrées en une heure de studio.

Le voice-over est une technique répandue dans le domaine journalistique, fréquemment utilisée lors d’interviews étrangères : la voix originale est conservée pendant deux à trois secondes, puis son volume est diminué afin de faire place au doublage. Là encore, pas d’artifice ni d’émotion : la phrase est débitée pour coller au timing de l’interview, mais rien d’autre n’est à prendre en compte. De ce fait, environ un quart d’heure de voice-over peut être enregistré en une heure de travail.

On peut également noter l’apparition récente des voix de synthèse pour les textes courts ne nécessitant pas de voix humaine, tels que des tutoriels ou nos répondeurs téléphoniques. Elles représentent une économie non négligeable, puisqu’il n’y a pas de recours à un doubleur ; les voix sont générées automatiquement par l’ordinateur.

Du doubleur au comédien de doublage

Si les techniques précédentes sont économiques, elles manquent indubitablement d’émotion et de profondeur. Pour remédier à cela, il faut savoir faire la différence entre un doubleur et un comédien de doublage. Ce dernier a pour but de faire « vivre » le doublage, remplaçant la voix originale par une interprétation tout aussi humaine.

On parle dans un premier temps de synchronisation de phrases : le comédien interprète phrase après phrase, s’appliquant à commencer au moment où un personnage parle et à finir au moment même où il s’arrête. Cette méthode laissant beaucoup moins de liberté à l’auteur de la traduction ainsi qu’à la personne donnant sa voix, une heure de travail est nécessaire pour produire dix minutes de synchronisation.

Enfin, le doublage auquel nous sommes confrontés dès que nous regardons un film ou une série américaine se nomme le lip-sync, comprendre par là « synchronisation des lèvres ». Tout est dans le mot : il s’agit de faire correspondre non seulement le texte, l’émotion et le temps de parole, mais également le mouvement des lèvres. Ceci requiert un travail complexe de la part des auteurs, puisqu’il leur faut adapter les sonorités de la traduction aux lèvres des acteurs. Le rendu est évidemment le plus apprécié, puisque cela donne l’impression que les acteurs parlent la langue cible comme s’ils étaient natifs ! Cependant, qui dit travail supplémentaire dit coûts supplémentaires. Seuls les films et séries diffusés par de grands distributeurs auront la chance d’avoir un budget alloué à leur doublage « lip-sync ». Le temps à consacrer est également plus conséquent, représentant une heure de travail en studio pour moins de cinq minutes de résultat final.

Pour faire simple, si notre cher Harry Potter maîtrise aujourd’hui aussi bien l’anglais que le français ou le népalais, il n’en aurait pas été autant si sa popularité n’avait pas été aussi fulgurante… et si son compte à Gringotts n’avait pas été aussi rempli.

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Sources :

Sajan (source principale) : https ://www.sajan.com/variations-of-voice-over-dubbings/

Slate : http ://www.slate.fr/story/18195/pourquoi-la-france-double-t-elle-tout-le-monde

L’importance du marketing dans la traduction audiovisuelle

Tout le monde connaît Coca-Cola, Microsoft ou encore les films et séries comme Game of Thrones ou le Roi Lion. Qu’ont-ils en commun ? Une stratégie marketing par l’audiovisuel ! Elles sont de renommées mondiales grâce au sous-titrage ou à la voix-off. Continuer la lecture de L’importance du marketing dans la traduction audiovisuelle