La VF est-elle notre ennemie ?

Parmi les nombreuses pétitions que l’on peut trouver sur le site change.org, il y a celle de Delphine Tabaries-Poncet, professeur d’anglais au lycée Jean Moulin à Béziers. Cette pétition-ci s’adresse au gouvernement, et son objectif est de rassembler 35 000 signatures pour que tous les films étrangers soient diffusés dans leur version originale sous-titrée en français.

Les principaux arguments que cette enseignante expose sont les suivants :

  • La VF empêche le public de profiter de l’intégralité de la performance artistique des acteurs.
  • Elle pose des problèmes de fidélité à l’œuvre originale.
  • Elle représente un obstacle à l’apprentissage de l’anglais.

Avec déjà plus de 31 000 signatures recueillies, cette pétition montre l’intérêt grandissant du public français pour la VO. Cependant, il existe une part d’irréductibles défenseurs de la VF. Nous allons donc plonger au cœur de cette problématique, en essayant de dégager une réponse satisfaisante à la question de savoir si la VF nous nuit réellement.

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La VO : une question de respect ?

Richard Darbois, Benoît Allemane ou encore Françoise Cadol, ces noms parleront sûrement à ceux qui s’intéressent de près à l’audiovisuel français, car ils font partie de la myriade de doubleurs œuvrant pour une plus grande accessibilité du cinéma étranger. Mais il est vrai que la pratique du doublage peut paraître gênante vis-à-vis du respect de la performance des acteurs d’origine. Le fait que d’autres acteurs, aussi talentueux soient-ils, interprètent leurs dialogues nous empêche de profiter de l’intégralité d’une performance pour laquelle certains ont été nominés ou récompensés. Comme le souligne Delphine Tabaries-Poncet dans sa pétition, nous trouverions absurde que la même pratique soit en vigueur dans le domaine de la musique.

Au cinéma comme dans les séries, le choix de traduction de certains termes spécifiques à l’univers du récit peut nuire à sa richesse. Dans Star Wars, le choix du terme « hommes des sables » pour traduire « Tusken Raiders » ne traduit pas l’existence de la culture Tusken, faisant d’eux de simples silhouettes peuplant le désert de Tatooine. Quant aux premières traductions des noms d’objets et de techniques de l’univers de Dragon Ball appauvrissaient grandement l’univers de la série. Le studio de localisation manquant alors de spécialistes nippons, ses traducteurs ont choisi la facilité, accolant l’adjectif « magique » à tous les termes qu’ils ne savaient pas traduire (ce qui a donné les savoureux « nuage magique », « bâton magique », « haricot magique » et autre « rayon magique »).

La VF peut également freiner notre immersion dans l’univers du film en dehors de toute problématique terminologique. Le langage n’est pas seulement vecteur de sens, mais il traduit également une vérité culturelle bien plus large au travers de ses variantes phonétiques et lexicales. Malgré l’excellent travail effectué par l’équipe de localisation française sur le film Inglorious Bastards, il est impossible de retranscrire avec fidélité le fossé qui sépare les soldats américains et britanniques sans profiter de leurs différences de prononciation.

Pour transposer le problème d’un point de vue francophone, imaginez l’absurdité d’un film de Michel Audiard doublé en anglais, alors que l’emploi de l’argot français participe grandement au charme de ses productions.

La VF : un obstacle à l’apprentissage des langues ?

Selon les rapports du PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), les élèves français sont à la traîne en ce qui concerne l’apprentissage des langues. De nombreux facteurs ont été avancés pour expliquer la différence de niveau en anglais entre la France et les autres pays européens. Il est vrai que nous sommes quelque peu conservateurs et que notre système scolaire comporte bien des lacunes, mais il semblerait que le principal problème réside dans le manque d’exposition aux langues étrangères que nous subissons en France. Dans cette optique, le cinéma et la télévision auraient un rôle important à jouer dans la construction de nos compétences linguistiques.

Sans être le seul facteur explicatif, il est intéressant de mettre en parallèle ces deux facteurs (l’exposition aux versions originales et le niveau de langue). Je vous laisse donc méditer sur ces deux cartes :

Quels arguments restent-ils aux défenseurs de la VF ?

Répétons-le : qu’il s’agisse du doublage destiné au cinéma, aux dessins animés ou aux jeux vidéo, nous avons d’excellents doubleurs en France. Bien sûr, tous les doublages ne se valent pas. Mais nombre de ces voix font partie de notre patrimoine culturel et nous évoquent d’heureux souvenirs cinématographiques. Ne plus produire de VF, c’est mettre une partie de ces talents au chômage.

Sous-titrer en français n’est peut-être pas non plus la meilleure solution. En plus d’obstruer une partie de l’écran (ce qui nuit déjà à l’intégralité de l’œuvre originale), les sous-titres captent l’attention du spectateur qui ne peut alors pas profiter de l’intégralité de la performance du comédien, de chacun de ses regards, de chacune de ses mimiques.

L’apparition d’un sous-titre peut également gâcher un effet de surprise. Par exemple, lorsqu’un sous-titre est interrompu par « … », on sait que le personnage n’aura pas le temps de finir sa phrase et qu’un autre personnage ou qu’un événement extérieur va l’interrompre. Si cette situation se produit dans un épisode de Game of Thrones, ça ne présage rien de bon…

En plus de s’avérer fatigante cognitivement, la lecture des sous-titres n’apporte rien au spectateur lambda sur le plan linguistique. S’il n’y a pas été habitué, le cerveau ne fait pas de lien entre ce qu’il lit et ce qu’il entend. Le spectateur finira alors par lire les sous-titres sans vraiment écouter.

Pour finir, nous pouvons considérer que la version originale sous-titrée en français (ou la VOSTFR) exclue une partie du public français, à savoir les analphabètes, les jeunes enfants et les dyslexiques.

La VF est-elle notre ennemie ? Répondre à cette question est plus difficile qu’il n’y paraît. Il en va de la sensibilité artistique et culturelle de chacun.

Devrait-on imposer la VOSTFR au public français ? Probablement. Mais l’effet désiré sur le niveau en langues étrangères ne se fera pas du jour au lendemain, et cette décision risquerait bien de faire chuter le chiffre d’affaires de l’audiovisuel en France, marché qui se verrait alors dominé par les programmes anglophones. Cette situation risque de ne pas plaire au CSA, qui impose déjà des quotas de musique française à la radio. Le problème de fond ne réside-t-il pas justement dans cette éternelle peur de l’invasion (culturelle) ?

Rédigé par Maxime Cicurel

Sources :

https ://www.altalang.com/beyond-words/dubbing-fails-popular-hollywood-films-surprising-hit/

https ://www.change.org/p/films- %C3 %A9trangers-en-vost-non-au-doublage ?recruiter=598666112&utm_source=share_petition&utm_campaign=share_page&utm_medium=whatsapp&utm_content=nafta_whatsapp_sharetext_en_4 :control

https ://en.wikipedia.org/wiki/Dubbing_ %28filmmaking %29#/media/File :Dubbing_films_in_Europe.png

https ://www.ef.fr/epi/

Netflix et la plateforme Hermès, une bonne nouvelle ?

Dans un communiqué, Netflix nous informe de la création d’un dialogue avec l’AVTE (AudioVisual Translators Europe) afin de pouvoir améliorer les conditions de travail et la rémunération des traducteurs dans le secteur de l’adaptation audiovisuelle. Si l’effort est louable, il est révélateur de plusieurs problématiques sous-jacentes.

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Un métier non protégé

Si des pays, comme l’Allemagne ou le Canada, possèdent un cadre législatif protégeant le titre de traducteur, ce n’est pas la cas pour la France. Ce problème est doublement épineux, car il affecte autant les traducteurs que les clients. En effet, n’importe qui peut s’improviser traducteur !

Si le titre n’est pas protégé, cela veut dire que l’on peut se déclarer traducteur, et ce, en l’absence totale de formation. Le risque principal reste la production de traduction à un niveau non-professionnel. Mais le problème ne s’arrête pas là : en l’absence de régulation, les tarifs imposés par certaines entreprises se trouvent bien au-dessous de l’acceptable.

Il en va de même pour les délais imposés. Le travail de traduction-adaptation se situe à la fin de la chaîne de production de contenu. De ce fait, les délais pâtissent systématiquement du retard engendré par les autres étapes en amont. On en arrive à devoir « expédier » une traduction qui aurait nécessité plus de temps.

Tout ceci reflète un manque de considération pour la traduction. Jugée à la légère, même dans les médias, bien que normée (Norme européenne NF EN 15038 Services de traduction – Exigences requises pour la prestation du service) l’absence de cadre obligatoire fragilise une profession en constante évolution.

Une demande monumentale

Revenons à Netflix.

L’entreprise a fait connaître la mise en place d’un test afin de recruter ses professionnels : le test Hermès. Un premier pas en avant selon l’ATAA (l’Association des traducteurs-adaptateurs de l’audiovisuel) qui reste cependant vigilante sur les conditions. Elle déplore déjà la mise en place éventuelle d’un algorithme de sélection pour assigner les tâches.

Alors pourquoi Netflix ?

Tout simplement parce que la demande est sans précédent. En 2016, le catalogue disponible en France était composé de 387 séries et de 1 541 films, ce qui représentait un quart du catalogue américain. En 2018, l’offre proposée en France s’élève à 2 386 films et 1 025 séries contre respectivement 3 980 et 1 677 en Amérique. En l’espace de deux ans, le contenu disponible a presque doublé, même s’il apparaît à différents niveaux de disponibilité.

Tout ce qui est disponible n’est pas forcément adapté en version française. Sur l’ensemble du catalogue, certaines séries n’existent que en version sous-titrée en français et dans certains cas, uniquement en anglais. Pour autant, la demande de traduction est indéniable et continue, et nécessite donc un réseau de professionnels reconnus afin de pouvoir y répondre.

Nouvelle formule pour Netflix, puisque le lien entre diffuseur et adaptation se ferait sans l’intermédiaire d’une entreprise de prestataires. Le futur nous dira donc si la mise en place d’un tel procédé permet de protéger les conditions de travail des traducteurs ou, au contraire, de les imposer.

 

Clément Lagarde

 

Source : https ://beta.ataa.fr/blog/article/netflix-et-la-plateforme-hermes

Comment faire de bons sous-titres  ?

Au-delà des compétences nécessaires liées à la traduction, un traducteur doit répondre à d’autres critères pour réaliser une bonne traduction audiovisuelle.

Le sous-titrage est un médium particulier de la traduction puisqu’il s’agit d’un intermédiaire entre la traduction écrite et orale. Devoir traduire des discours oraux à l’écrit, sur format réduit, induit une longue liste de règles à ne pas négliger.

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Cet article se centre sur une méthode de sous-titrage élaborée par mes soins. Étant novice, je cherche à éclaircir les étapes qui permettent de réaliser des sous-titres de façon simple et sans encombre. Tous ces conseils ne s’appliquent pas forcément aux ambassadeurs du sous-titrage, et après quelques traductions audiovisuelles vous irez sûrement plus vite et donc pourrez passer certaines étapes. Toutefois, cette méthode reste utile face à des traductions d’œuvres compliquées voire spécialisées (documentaires, conférences, etc.). L’avant-dernière étape concernant la mise en forme et les paramètres des sous-titres dans le logiciel reste concise et nécessite la consultation de méthodes annexes pour sa parfaite réalisation.

Les étapes de la traduction audiovisuelle :

  • La découverte du document :

Commencez par visionner la vidéo que vous devez traduire. Prenez connaissance de tous les éléments la composant :

    1. Le thème abordé
    2. Les différents locuteurs et leur point de vue
    3. Le public cible de la vidéo

Une fois familiarisé avec tout cela, assurez-vous de bien comprendre les tenants et les aboutissants des interjections. Si vous n’avez qu’un extrait d’une œuvre plus grande à traduire, vous pouvez faire des recherches complémentaires pour saisir les moindres éléments dont vous avez besoin pour le traduire.

Il m’est arrivé de constater de belles erreurs dans les sous-titres d’une série (bien qu’effectués non professionnellement, cela fait toujours tache de voir écrit à plusieurs reprises « vous n’êtes qu’un singe Athelstan » en entendant « You’re only a monk Athelstan ». Il s’agissait bien évidemment d’un moine, qui plus est un personnage récurrent dans Vikings). Preuve en est de la nécessité de ne pas traduire ce que notre oreille entend, mais plutôt ce que nous comprenons en contexte. Faire du sous-titrage, c’est d’abord être un bon téléspectateur et analyser chaque geste et paroles des acteurs dans les moindres détails pour bien comprendre l’œuvre.

  • La transcription :

Il n’est pas toujours nécessaire de devoir retranscrire le texte de la vidéo, du film ou du documentaire à sous-titrer. Vous pourrez parfois en trouver le script, s’il ne vous est pas déjà fourni. Quoi qu’il en soit, veillez toujours à bien relire ce script en écoutant la piste audio de votre support à traduire afin de vérifier qu’aucun élément n’ait été omis ou mal retranscrit. Il est plus astucieux de disposer du script de la vidéo avant de traduire puisque cela vous permet d’avoir le texte sous les yeux sans devoir réécouter incessamment le passage sur lequel vous travaillez.

  • La recherche :

Cette étape intermédiaire préparatoire à la traduction ne diffère pas de la recherche terminologique habituelle pour une traduction écrite spécialisée, bien qu’elle puisse inclure de localiser ou de transcréer certains éléments.

Faites une liste des éléments culturels de la langue source qui ne peuvent pas être traduits tels quels, et adaptez-les de manière à ce que votre public cible en saisisse l’essence. Le but étant d’adapter la traduction aux us et coutumes de la culture cible. Vous n’aurez parfois qu’à trouver l’équivalent (par exemple pour « príncipe azul » on ne traduira pas « prince bleu » mais « prince charmant »), c’est ce qu’on appelle la localisation.  Il faudra parfois inventer une correspondance culturelle (par exemple Tempête de boulettes géantes est traduit par « Il pleut des falafels » en Israël), c’est ce qu’on appelle la transcréation. Pour plus d’informations, vous pouvez d’ailleurs vous référer à mon précédent article portant ce nom sur ce site.

  • La traduction :

Pour commencer, il me semble judicieux de traduire le texte en amont sur un traitement de texte. Traduire à l’aide de la transcription et sans la piste audio permet de visualiser l’œuvre dans son ensemble pour mieux l’appréhender. Toutefois, utiliser un traitement de texte vous permettra surtout de favoriser la qualité de la traduction (le fond) et non la taille des sous-titres (la forme).

Je m’explique : lorsque l’on traduit directement sur un logiciel de sous-titrage quel qu’il soit, on se retrouve souvent confronté à un besoin de réduire la taille de notre phrase. Puisqu’il est nécessaire de respecter la taille maximale des sous-titres, le nombre de caractères par sous-titre, le temps d’affichage, etc., il faut reformuler nos idées, et les avoir traduites avant permet d’en dégager l’essentiel du message. De cette manière, l’étape de traduction s’effectue dans son but primaire : traduire. Ne pas mélanger les deux étapes peut, dans nos débuts en sous-titrage, être d’une grande aide.

  • La mise en forme :

  1. Effectuez votre « time code », c’est-à-dire déterminez où se placeront les sous-titres en fonction des interactions. Vous pouvez demander au logiciel de le faire, ce qui vous mâche le travail, même si vous devrez en général rectifier le découpage en fonction des paramètres énumérés ci-après.
  2. Pour réaliser le sous-titrage de votre vidéo, vous devrez vous référer aux standards concernant les paramètres des sous-titres : le nombre de caractères maximum par ligne et par sous-titre, la durée d’affichage et la durée entre chacun d’entre-eux. Ces éléments sont généralement imposés par le client, la boîte de production, ou plus largement par les normes de la traduction audiovisuelle. En général, une période de deux secondes doit séparer chaque sous-titre. Ceux-ci ne peuvent contenir que deux lignes de texte, en moyenne composées chacune de 30 à 40 caractères maximum (espaces incluses). Vous devrez veiller à ce que chaque sous-titre reste affiché suffisamment longtemps à l’écran pour que l’on puisse le lire sans que cela ne devienne trop contraignant pour les yeux. Il est possible de demander au logiciel de vous signaler lorsque vous excédez le maximum fixé, en paramétrant ces éléments.
  3. Vous pourrez ensuite passer au remplissage de vos segments de traduction. Vous avez pour but que chaque phrase occupe un sous-titre qui commence à la première ou seconde image où elle est énoncée, sans dépasser de trop dans le temps le moment où elle s’arrête, surtout si les interjections suivent rapidement. Il faudra également faire le nécessaire pour respecter le découpage des phrases au sein d’un même sous-titre en plusieurs lignes, pour ne pas entacher la compréhension. Par exemple, la phrase « Je ne dois pas mal découper mon sous-titre » devrait s’articuler ainsi sur deux lignes : « Je ne dois pas/mal découper mon sous-titre », et non pas « Je ne dois/pas mal découper mon sous-titre ». En réfléchissant bien, ce procédé s’effectue naturellement.
  4. Les normes de traduction audiovisuelle interdisent l’affichage des interjections et onomatopées inutiles à la compréhension, de manière à fluidifier la lecture et à raccourcir la durée des sous-titres. Évitez donc tout superflu tel que : « Bah, ce n’est pas grave », et favorisez seulement le « Ce n’est pas grave ».
  5. Pour respecter les paramètres de durée et de taille, essayez au maximum de réduire vos phrases. Cela vous permettra de faciliter votre découpage. Par exemple, la phrase « Je ne suis pas certain qu’il s’agissait de cet élément » pourrait se sous-titrer « Je ne crois pas que c’était cela ».
  6. Les normes de sous-titrage concernant la ponctuation varient selon le type de discours à traduire et s’adaptent toujours au cas par cas. Par exemple, pour certains dialogues à plusieurs interlocuteurs, vous devrez utiliser les tirets. Les guillemets ne servent que pour les discours, les lettres lues, etc. En fonction du type de sous-titrage, par exemple pour les malvoyants/malentendants, vous devrez insérer des balises de style pour les codes couleurs, entre autres.

Pour tous ces éléments techniques, vous pouvez vous référer à cette méthode : « http ://lingalog.net/dokuwiki/_media/cours/sg/trad/methodest.pdf »

  • La simulation :

La dernière étape consiste à lire vos sous-titres en même temps que la vidéo pour vérifier que tout s’articule correctement. Vous pourrez alors y apporter vos dernières modifications.

J’espère que cet article vous a été utile et qu’il vous a simplifié la tâche. Ce médium paraît inaccessible de par sa complexité, mais l’expérience vient naturellement grâce à la pratique.

Zohra Lepeigneul

Sources : http ://tavargentina.com/2018/05/pruebas-de-traduccion-audiovisual-que-errores-debemos-evitar/

La VOST pour mieux s’exprimer !

Je suis sûr que vous aimez regarder séries et films, dont la plupart viennent probablement de l’étranger. Dépendant de votre niveau, il est possible que vous activiez les sous-titres, et c’est aujourd’hui ce que nous allons aborder !

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Tout d’abord, mise au point. Ici, nous allons parler de VOST (Version originale sous-titrée), donc pas de sous-titres traduits, déjà parce que cela est plus adapté lorsqu’il en vient à l’apprentissage d’une langue. Ensuite, il est possible que vous soyez déjà tombés sur différents sous-titrages de films ou séries vous ayant laissés effarés devant leur médiocrité, alors autant en rester à leur version originale. Là au moins, nous sommes certains de lire quelque chose de correct !

Commençons donc par le commencement : apprendre une langue, c’est diablement long et ça demande un investissement aussi régulier que sérieux. Je suppose que tout le monde s’accorde sur la question. Malheureusement, tout le monde n’a pas le temps de prendre des cours pour s’améliorer, et à défaut de mieux, on se rabat souvent sur des applications mobiles ou autres plateformes d’apprentissage pour s’y mettre.

Mais survient maintenant un hic : une fois « apprise », il est fort possible d’avoir quelques difficultés à utiliser une langue, car apprendre une langue, c’est une chose, mais l’utiliser en est une toute autre. En effet, pour cela, il est mieux d’avoir une certaine compréhension de celle-ci, en particulier en termes de contexte.

Ici arrive l’intérêt premier d’utiliser le sous-titrage comme un moyen d’apprentissage. Tout d’abord parce que je pense que tout le monde s’accordera à dire qu’apprendre en se distrayant rend la tâche moins fastidieuse. Ici, c’est en réalité plutôt un moyen d’associer plus aisément des mots ou expressions à leur contexte : voir une scène dans une série (par exemple) et le sous-titre qui correspond à ce qui est dit permet d’associer les deux clairement. Ainsi, lorsque nous entendons de nouveau ces mots ou expressions, le contexte nous revient bien plus facilement. Comprendre ce qui est dit est alors plus aisé, et vice-versa lorsqu’il s’agit de s’exprimer : nous nous souvenons de la situation, du coup, les mots nous reviennent d’eux-mêmes.

De plus, les sous-titres ont un intérêt pour les films étrangers eux-mêmes, simplement du fait qu’ils offrent une perspective linguistique différente de celle qu’il nous est possible de percevoir dans leur version doublée ou sous-titrée en français. Voir un film dans sa version originale permet une meilleure appréhension et compréhension de la culture du film.

En gros, si votre expression écrite comme orale est bancale, regardez des séries en VOST, c’est la solution idéale !

Maxime Cléret
Révisé par Camille Le Corre

Localisation et traduction de vidéos : un service qui tend à prospérer

Le format vidéo est aujourd’hui une excellente passerelle d’informations. Que ce soit les entreprises ou le service public, tous utilisent ce format simple et efficace pour faire passer leur message. Avec les moyens de communication et les plateformes actuels, les vidéos sont des moyens ludiques et rapides de se maintenir informé. Elles fournissent, par ailleurs, un travail important aux sociétés de localisation et de traduction.

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Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises utilisent le format vidéo comme un outil marketing. Une vidéo bien réalisée permet de capter l’attention du client sur des points bien précis et devient bien plus efficace qu’un texte. La vidéo se révèle alors être un atout majeur déclinable dans quasiment tous les domaines : l’économie, la publicité, les jeux vidéo, etc.

Les sociétés de traduction ou de localisation ont un rôle majeur car elles permettent la diffusion de cette information. La plupart du temps c’est un produit ou un concept qui est présenté dans ce type de format. Dans l’optique de conquérir les marchés étrangers, il est nécessaire d’adapter le contenu en fonction de la cible visée.

Les sociétés de traduction et de localisation proposent des services variés à leurs clients, maximisant ainsi leur retour sur investissement. Voici les principaux services qu’elles peuvent offrir :

  • Doublage : vise à remplacer la bande son originale par celle produite dans la langue souhaitée. Le doublage nécessite un processus de traduction particulier en amont, car le linguiste doit, dans un premier temps, analyser le mouvement des lèvres originel afin que la traduction s’y conforme et que le doublage ne se remarque pas.
  • Sous-titrage : consiste à ajouter à l’écran le texte du dialogue ou de la narration, traduit ou non.
  • Voice-over : consiste à remplacer ou à superposer la voix originale par le texte traduit. Il est alors possible de substituer complètement la traduction à la version originale ou de laisser cette dernière en fond sonore.
  • Voix-off : correspond à la voix d’une personne qui n’est pas à l’image. Une fois le script traduit, le comédien délivrera le message en adoptant une diction adéquate et en marquant les pauses nécessaires.

Moins couteux que le doublage, le voice-over et la voix off constituent des alternatives intéressantes au sous-titrage, qui oblige le spectateur à se concentrer sur la lecture, au détriment du reste de la vidéo. Il s’agit d’un service plus souple et plus rapide.

S’agissant d’un format narratif très efficace en termes de communication, la vidéo s’inscrit en permanence dans l’utilisation des réseaux sociaux. Non seulement c’est un support captivant, mais elle est la forme de contenu la plus partagée sur internet.

Arthur CHEVALLIER-LETORT
Révisé par Margaux LECLERC

La transcription, c’est pas de la tarte  !

Ben non, ce n’est pas facile. Premièrement parce que je le dis, et ensuite parce que sinon ce ne serait pas un métier. Souvent, la transcription est la première étape d’un long travail. Ce n’est donc pas à prendre à la légère. La transcription c’est la première étape de nombreux sous-titrages et doublages, de comptes-rendus de conférences, de retranscriptions de vidéos pour sourds et malentendants, etc.

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Dans le cadre du sous-titrage ou du doublage, la transcription sert de script à partir duquel produire une traduction. Le travail se doit d’être sérieux car chaque erreur se répercutera dans les autres langues. De plus, certains téléspectateurs dépendent du sous-titrage pour comprendre un programme. Les personnes sourdes et malentendantes ne peuvent pas se passer du sous-titrage produit à partir de la transcription. D’ailleurs, il arrive que la transcription soit le seul support qui leur est proposé. La transcription se fait de manière générale a posteriori de la production de la vidéo mais il arrive, pour les programmes en direct tels que les journaux télévisés, que la transcription soit faite en direct. On parle alors de transcription audio. La transcription audio peut se faire grâce à des logiciels qui soit, font du bon travail, mais sont encore assez approximatifs, surtout quand l’interlocuteur a un accent marqué. Certaines personnes, dont le talent ne peut être égalé que par un interprète, transcrivent en direct. Il n’est pas rare pour elles d’entendre une langue source et de devoir transcrire vers une langue cible. Ce sont en quelque sorte des interprètes par écrit.

Il est important que l’étape de la transcription soit bien respectée car, alors que nous nous dirigeons de plus en plus vers des contenus diffusés en version multilingue, le sous-titrage pour personnes entendantes est devenu prévalent et parfois l’unique choix proposé. Les personnes sourdes ou malentendantes, en regardant un programme sous-titré de manière classique ne perçoivent pas les hésitations, peuvent avoir du mal à comprendre qui parle et, le sous-titrage étant retravaillé pour rentrer dans une limite de caractères, peuvent perdre une partie importante du discours qu’une personne entendante pourrait saisir.

La transcription est loin d’être inutile et facile. Si jamais vous ne me croyez pas, je vous invite à tenter de transcrire le discours d’un parlementaire écossais pour les personnes sourdes et malentendantes.

 

Léa Pigeau
Révisé par Blandine Fourchet et Virginie Le Diagon

Source : https ://thelanguagefactory.co.uk/transcription-audio-translation-difference/

Sous-titrage VS doublage  : le choc des titans

Dans un article précèdent (Le sous-titrage : pourquoi ? du 11/10/2017) nous avons mis en évidence quelques avantages et inconvénients du sous-titrage. Ces points ont montré quelles incidences ils ont sur le public. Nous nous étions alors questionnés sur le meilleur choix à adopter pour atteindre au mieux le public. Les solutions qui sont le plus prisées sont le sous-titrage ou le doublage.

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Le traducteur a une grande responsabilité lors de la rédaction du scénario. S’il choisit de respecter scrupuleusement le texte, il risque de perdre le public à cause d’un texte qui perd de son sens dans la langue cible. S’il choisit de l’adapter, il risque de perdre le sens de l’action.

Les avantages du doublage sont la bonne compréhension de l’intrigue par les spectateurs. Cependant, est-ce vraiment le cas ? Le doublage se compose de deux phases principales : la traduction littéraire du scénario d’origine, puis son interprétation (par le traducteur dans un premier temps, puis par les acteurs). Les versions papiers et enregistrées ne seront pas les mêmes.

Les acteurs n’étant pas tous originaires des mêmes régions du monde, leur dialecte diffère. Ainsi, un acteur québécois n’aura pas les mêmes expressions qu’un acteur marseillais. Ils parlent cependant tous deux la même langue. Alors imaginez ce qu’il en est pour les films à doubler depuis l’anglais…

Le souci le plus important lors de la traduction d’une série ou d’un film est la prise en compte des jeux de mots. Le traducteur doit savoir faire preuve de créativité et d’imagination pour trouver un équivalent qui pourra être compris par le public et garder l’effet comique du calembour. Car bien évidement, il est inconcevable de traduire littéralement un jeu de mots.

Argumentons par l’exemple : dans la série The Big Bang Theory, les blagues en lien avec la physique, l’astronomie et les comics sont constantes et sont utilisées dans chaque épisode. Lors du visionnage dans la version française (doublée, donc) les doubleurs surjouent les personnages qu’ils incarnent. Ceci afin d’ajouter un nouvel effet comique et ainsi conserver l’effet comique que seules les répliques n’auraient su préserver. Par ailleurs, lors du visionnage en version originale sous-titrée, certaines références sont indiquées comme par exemple une figure équivalente connue en France…

Parce qu’aujourd’hui les États Unis influencent le monde entier, les films les plus divertissants et les mieux vendus (du point de vue publicitaire) sont produits à Los Angeles, et le prestige hollywoodien traverse les frontières, alors, en bon esprit de business, les séries et les films sont doublés dans le maximum de langues. Ainsi accessibles, les spectateurs deviennent des fans. Beaucoup se prennent au jeu des versions originales sous-titrées (surtout pour les séries). Mais est-ce plus lié à la volonté d’écouter le texte original ? Ou serait-ce plutôt par simple impatience d’avoir la version doublée ?

Il n’y a pas de solution miracle finalement. Les erreurs de langues ne sont pas toutes relevées et mises à jour. Sur cette évidence, on peut conclure avec l’idée suivante : certains préfèreront les sous-titres, d’autres le doublage, le tout étant que ces deux versions soient disponibles pour satisfaire le plus grand nombre.

 

 Julie Daval

Révisé par Camille Le Corre et Paula Stylo

Source : http ://ataa.fr/revue/archives/2750

Les contraintes du sous-titrage

Le sous-titrage est l’opération qui consiste à faire apparaître, dans un film, une série ou un jeu vidéo, la traduction résumée des dialogues en bas de l’écran. Il s’agit d’une tâche complexe qui présente bien des contraintes.

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Contrairement à la traduction de documents écrits, le sous-titrage ne vise pas à traduire l’intégralité des mots et phrases d’une langue à l’autre. En effet, la traduction de documents écrits nous permet de traduire chaque mot sans avoir à nous préoccuper du temps de lecture de chacun. Cependant, les sous-titres ne peuvent pas être aussi longs que certaines phrases que l’on pourrait lire dans un livre de fiction ; certaines règles de sous-titrage forcent donc les traducteurs à ne transmettre que le message véhiculé efficacement tout en respectant ces règles.

Selon les langues, il peut être relativement difficile de traduire les phrases dans leur intégralité tout en respectant les règles qui s’appliquent au nombre de caractères par seconde et au temps d’affichage d’un sous-titre. De ce fait, lorsque l’on traduit les dialogues d’un contenu audiovisuel, il faut retransmettre au mieux le sens des paroles sans s’attarder sur les expressions idiomatiques, les hésitations ou les fautes de langage.

Sous-titrer serait probablement trop complexe sans règles pour nous donner une idée du résultat à obtenir. C’est pourquoi il existe des règles de sous-titrage que vous devez toujours garder en tête lorsque vous devez mener cette tâche à bien. Ces règles, bien qu’elles puissent être contraignantes, peuvent réellement vous aider à travailler convenablement et à obtenir un résultat appréciable pour tous. De ce fait, il faut respecter le nombre de caractères par seconde dans chaque sous-titre, soit 32 à 36 caractères par ligne selon le support. Cela permet au sous-titre d’être lisible sans surcharger l’écran.

Il faut toujours penser, pour la lisibilité, à respecter la règle qui concerne le temps d’affichage des sous-titres à l’écran. En effet, l’enchaînement des sous-titres ne doit pas être trop rapide, car cela empêche de percevoir convenablement le changement de sous-titre. Bien sûr, il ne faut pas non plus laisser un sous-titre trop longtemps à l’écran car cela ne fait qu’encombrer l’image. En cas de doute, faites attention aux changements de plan pour savoir si votre sous-titre doit être moins long ou rester moins longtemps à l’écran. De plus, s’il y a du texte affiché à l’écran, sur une enseigne, par exemple, vous ne devez pas oublier de le traduire. Dans le cas où vous avez du texte et des paroles à traduire, n’hésitez pas à placer les sous-titres desdits textes en haut de l’image et ceux des paroles en bas. Cela vous permettra de conserver une bonne lisibilité des sous-titres.

Il est important de garder en tête le fait que le sous-titrage reste un domaine de la traduction ; même s’il n’est pas nécessaire de traduire chaque mot, le sens doit être parfaitement conservé et le ton du discours doit également l’être. De plus, il est important d’adapter le vocabulaire en fonction de la langue des sous-titres : la localisation (le processus d’adaptation d’un produit ou d’un service auprès d’une région spécifique) n’est pas négligeable. Cela permettra à votre sous-titrage d’être de bien meilleure qualité que si vous vous contentiez de traduire les phrases sans prêter attention à la culture de la langue cible.

Ainsi, alors que le sous-titrage peut sembler n’être qu’une traduction de films, séries et vidéos, cette modalité de la traduction audiovisuelle est loin d’être simple. À l’instar de la traduction d’un texte, le sous-titrage nécessite une attention sans faille, que ce soit au niveau du respect des règles ou au respect du sens des phrases originales.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/12/the-challenge-of-foreign-language-subtitling/

Le doublage au pays des oubliés ?

« Si on va au cinéma, c’est VO obligatoire ! ». Que celui qui n’a jamais entendu une connaissance prononcer ces mots se manifeste. De nos jours, il est de plus en plus commun de voir des films, séries et documentaires dans leur langue originale. Les sous-titres ne sont plus réservés aux sourds et malentendants. Pour la plupart des gens, devoir lire des sous-titres est un faible prix à payer pour pouvoir apprécier une œuvre audiovisuelle dans toute son authenticité. Alors que cette tendance va sûrement continuer dans sa lancée, une autre en pâtit grandement.

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De l’autre côté du miroir

Le doublage, qui consiste à remplacer la langue originale d’une œuvre par celle du pays où la diffusion a lieu, est une pratique aujourd’hui omniprésente. Seulement, sa popularité a quelque peu chuté au cours des dernières années. La qualité parfois médiocre des voix et le fait que l’œuvre perde souvent de son naturel sont les arguments majeurs ressortis par les cinéphiles pour décrédibiliser le doublage. Pour autant, celui-ci a également ses bons côtés. Il permet, par exemple, de pouvoir se concentrer pleinement sur ce qui se passe à l’écran plutôt que de devoir simultanément lire et suivre l’action. Dans le cas où le spectateur n’est pas familier avec la langue parlée, cela peut être d’autant plus perturbant.

L’impossible est-il réalisable ?

Malgré sa dépréciation, le doublage reste largement présent et nécessaire pour certaines populations. Les enfants, notamment, ne peuvent pas lire avant un certain âge et le doublage est donc indispensable dans leur cas. Autrement dit, il serait absurde de ne serait-ce qu’imaginer la disparition totale de cette technique audiovisuelle. Elle reste encore trop utilisée à l’heure actuelle pour que cela n’arrive. Néanmoins, elle est indéniablement en déclin. Bien que sa présence soit assurée lors des prochaines années, le doublage va-t-il petit à petit laisser sa place au sous-titrage comme pratique audiovisuelle traditionnelle ?

Avatar Donovan Chevalier

 

Texte source : http ://tavargentina.com/2016/11/encuesta-subtitulado-doblaje/

Quels sous-titres pour vos vidéos YouTube ?

Depuis sa création, YouTube est devenu une fenêtre de communication puissante utilisée aussi bien par des particuliers que par des professionnels. Elle a permis à beaucoup d’internautes de gagner de l’argent en devenant vidéastes à plein temps. Peut-être avez-vous aussi envie de vous lancer ? Il faut être attentif à beaucoup de critères pour avoir du succès sur YouTube et le sous-titrage des vidéos en fait partie. Bien que les vidéastes ciblent en général un public qui parle leur langue, il faut savoir qu’en moyenne, deux tiers de la durée de session de visionnage des vidéos d’un créateur sont générés par un utilisateur habitant dans un pays différent du sien. Alors, quelle solution pour adapter vos vidéos YouTube aux spectateurs internationaux ?

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Depuis quelques années, vous avez la possibilité d’activer des sous-titres automatiques sur vos vidéos YouTube. Ils sont souvent utilisés pour accroître l’accessibilité aux vidéos et peuvent parfois être très pratiques pour comprendre le sens global d’une vidéo. Les sous-titres automatiques sont disponibles pour les langues suivantes : allemand, anglais, coréen, espagnol, français, italien, japonais, néerlandais, portugais et russe. Ils s’affichent grâce à une technologie de reconnaissance vocale et sont générés pas des algorithmes d’apprentissage automatique, mais la qualité n’est forcément pas toujours au rendez-vous.

Cette fonction est pratique pour les vidéos de particuliers qui ne parlent pas la même langue que leurs spectateurs mais il faut également penser aux sourds et malentendants pour qui ces sous-titres représentent une aide mais ne transcrivent pas toujours fidèlement ce qui est dit dans la vidéo. Ces personnes ne peuvent alors pas jouir de la totalité du contenu et de sa qualité. Cela peut contribuer à faire baisser la popularité d’un vidéaste mais représente surtout pour les entreprises le risque d’entacher leur image en laissant des erreurs dans leurs sous-titres.

Si vous souhaitez avoir des sous-titres de bonne qualité sur vos vidéos sans passer pour autant par des professionnels de la traduction, vous avez la possibilité d’en ajouter manuellement ou de permettre aux membres de la communauté YouTube de contribuer à la traduction ou à la transcription de votre contenu. Lorsque le contenu est soumis par la communauté, vous pouvez le vérifier, le modifier, le publier, le signaler ou le rejeter. Les internautes peuvent également vérifier les sous-titres proposés, lesquels seront automatiquement publiés lorsqu’ils auront été contrôlés suffisamment de fois.

La meilleure solution, en particulier si vous publiez du contenu commercial, reste de payer pour une transcription ou une traduction professionnelle. YouTube propose une liste de fournisseurs dont vous pouvez comparer les tarifs et auprès desquels vous pouvez commander des traductions et des transcriptions. Une fois la transcription ou la traduction terminée, vous en êtes informé par e-mail et les traductions sont automatiquement ajoutées à vos vidéos.

Source : http ://traduccionexperta.com/youtube-subtitulos-automaticos-personalizados/