Un phare pour un océan de clients

Si la perspective de se lancer en freelance est synonyme de liberté d’action, elle contient cependant une notion d’instabilité. En effet, la principale peur de tout traducteur à son compte, c’est de ne pas avoir (assez) de client. Chose encore plus tangible lorsque l’on vient juste de terminer sa formation et que le grand bain semble davantage ressembler à un océan.

Alors que faire ?

La réponse, bien évidemment, est de démarcher des clients.

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Des bouteilles à la mer

Bien que basique, démarcher des clients passe avant tout par le courrier électronique.

Le problème réside dans le succès de cette méthode : pour vingt-cinq mails envoyés, combien seront lus ? Combien seront retenus ? Combien vont aboutir à une offre ?

Le résultat oscille entre une réponse et rien du tout.

Jennifer Goforth Gregory, dans son livre The Freelance Content Marketing Writer, offre quelques éléments de réponse afin d’approcher cette phase de démarchage plus sereinement : il ne faut pas avoir peur de la quantité. Si le ratio de réponse est faible, il suffit simplement d’augmenter les occurrences. Selon son expérience, obtenir au moins une réponse positive toutes les cinquante demandes et un client pour cent mails, c’est envisageable. Ceci peut donc amener à une quantité virtuelle de mails relativement effarante. Il convient cependant de garder à l’esprit que ce ratio reste avant tout un repère : il est possible de trouver des clients rapidement, mais il ne faut pas hésiter à persévérer, même si de nombreux mails se sont déjà révélés infructueux.

Combien de clients ?

Beaucoup de traducteurs pensent qu’entre vingt et trente clients suffisent, mais il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin. De par la nature de ce métier, il est important de démarcher en continu, au rythme d’une à deux demandes par jour, afin de pouvoir garder une marge de manœuvre confortable. Construire son carnet prend du temps et toute perte de client doit donner lieu à une recherche accrue. Ceci est encore plus valable pour les nouveaux arrivants : les premières semaines d’activité à son compte devraient se concentrer majoritairement sur la prise de contact.

Soignez l’étiquette

Si les demandes n’aboutissent pas, il existe peut-être d’autres raisons à cela. Il est important de bien vérifier le contenu et la formulation du mail, du CV ou de la lettre. En dépit de son caractère fastidieux, prendre systématiquement le temps de faire une demande individualisée peut s’avérer payant. D’autre part, il faut être conscient de son champ des possibles : se limiter à certains domaines peut également être la source du problème.

Pour conclure, être à son compte, c’est être acteur de son succès, ou tout du moins de sa visibilité. Si l’objectif principal est de décrocher un client, devenir une « possibilité pour une traduction future » est (presque) aussi important. Le démarchage est une phase vitale pour le traducteur freelance et donc peut être source d’inquiétudes. Il n’y a pourtant aucun risque à se proposer, alors jetez-vous à l’eau !

 

Clément Lagarde

 

Source : http ://www.thoughtsontranslation.com/2018/08/13/much-marketing-enough/

Quelques conseils avant de devenir traducteur indépendant

Être traducteur indépendant a bien des avantages : vous choisissez vos heures de travail, vos tarifs, vos projets. Cependant, il est difficile de se lancer et de réussir sans problèmes. Voici donc quelques conseils pour ne pas vous retrouver complètement au dépourvu.

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L’espace de travail

Travailler chez soi peut être arrangeant. On lance une machine à laver entre deux traductions, on fait le ménage, on surveille les enfants et leurs devoirs… Quelques traducteurs indépendants sont habitués à ces situations mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Certains risquent de se retrouver submergés et de ne pas avancer dans leur travail, ce qui peut leur coûter cher. Il est donc conseillé d’avoir une pièce bureau chez vous dédiée à votre emploi, afin de bien séparer le travail du personnel.

Les premiers mois

Au début de votre carrière de traducteur indépendant, il est difficile de trouver du travail : personne ne vous connait, vous n’avez pas encore votre réseau de clients, de nombreux traducteurs sont déjà sur le marché, etc. Ne vous étonnez pas de cette situation, vous la résoudrez plus vite que vous ne le pensez. Cependant, il est important d’avoir des économies de côté pour pallier au manque de salaire durant cette période et ainsi payer vos frais habituels (loyer, alimentation, etc.).

Le réseau de clients

Comment construire son réseau de clients ? Il existe tellement de manières de se faire connaître, l’une d’entre elles sera votre porte vers la réussite : avoir un site web, poster des annonces sur les réseaux sociaux, démarcher des entreprises et pourquoi pas déposer des flyers dans certains établissements. Exploitez vos expériences, vos projets précédents, vos tarifs. Concernant ce dernier point, du moins pour le début, pourquoi ne pas offrir certains services (relecture, PAO, et autre suivant vos capacités) ? Proposer un prix réduit comme première collaboration ? Mais n’oubliez pas : tout travail mérite salaire, même s’il est bas.

Les factures

En tant que traducteur indépendant, il est important de garder toutes vos factures et tickets relatifs à votre travail, que ce soient des gains ou des dépenses : les factures de projets, les tickets de caisse (achats de logiciels, de dictionnaires, etc.), les factures de transports (si un client souhaite vous rencontrer)… Vous pouvez les garder sur votre ordinateur (une copie digitale peut être pratique) et/ou dans des classeurs organisés. Cela vous permettra d’avoir des références pour plus tard, notamment lors de votre déclaration d’impôt (certaines de vos dépenses sont déductibles).

Chaque traducteur a sa propre expérience (bonne ou mauvaise) de lancement en freelance, mais essayez de suivre ces conseils afin de rendre cette étape plus agréable.

Avatar Marie Moriceau

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/12/a-free-lesson-in-freelancing/

Pourquoi choisir d’être traducteur indépendant ?

Comme nous le savons, la plupart des traducteurs exercent leur métier en tant que travailleurs indépendants. Contrairement aux salariés du secteur privé ou de la fonction publique, les traducteurs indépendants sont installés en tant que profession libérale ou sous le régime d’autoentrepreneur. Cependant, alors que le marché de la traduction est caractérisé par une très forte concurrence, quel est l’intérêt pour un traducteur débutant de travailler à son compte ?

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Les avantages du métier de traducteur en tant que travailleur indépendant

Travailler en tant que traducteur indépendant offre un certain nombre d’avantages qui peuvent justifier ce choix.

Pour commencer, le traducteur indépendant peut choisir les projets sur lesquels il souhaite travailler et négocier ses propres tarifs avec ses clients. En effet, il répond directement aux appels d’offres des prestataires de services linguistiques ou à ceux des entreprises qui ont des projets de traduction.

Ensuite, le traducteur indépendant peut choisir son lieu de travail et aménager ses horaires en fonction de ses besoins. Il peut, par exemple, travailler à domicile dans une pièce dédiée à son activité ou dans un espace de travail partagé.

Enfin, l’absence d’un contrat de travail liant le traducteur indépendant à un employeur rend inexistant les risques de licenciement. Cela lui permet de se projeter dans l’avenir avec moins d’incertitudes.

Toutefois, il est indispensable que le traducteur indépendant développe certaines qualités et adopte un certain positionnement dans le but de fidéliser ses clients.

Le traducteur indépendant sur le marché de la traduction

Premièrement, le traducteur indépendant a l’obligation d’être visible pour trouver de nouveaux clients. Il peut par exemple créer un site vitrine présentant ses traductions. De même, il peut faire de la publicité en ligne pour présenter ses services. Cela nécessite qu’il développe des compétences en communication ou en marketing.

Deuxièmement, le traducteur indépendant se doit d’être performant dans son activité afin de fidéliser ses clients. Dans ce but, il doit s’informer sur l’évolution de son métier en participant à des conférences, travailler dans un environnement approprié avec des outils performants pour éviter les distractions et les pertes de données, surveiller sa santé pour rester productif et décliner les projets ayant des délais de livraison irréalistes.

Troisièmement, le traducteur indépendant doit être prévoyant et savoir gérer ses comptes afin d’éviter une procédure de liquidation judiciaire. Cela nécessite d’épargner de l’argent pour les dépenses liées à son activité d’une part, (ex. licences de logiciels, matériel informatique, connexion internet) et pour les dépenses obligatoires d’autre part, (ex. assurance, électricité, retraite, régime social des indépendants, impôt sur le revenu).

Stéphane Bagassien-Catalan

 

Source : http ://www.thoughtsontranslation.com/2016/12/05/reader-asks-whole-freelance-thing-worth/

 

Personnaliser son site WordPress en tant que traducteur indépendant

En vue de l’évolution constante de la technologie intelligente, il est important de se faire une place sur le marché de la traduction ; et pourquoi ne pas se servir d’Internet ? Se créer un site internet professionnel (sur WordPress) devient primordial, néanmoins cela requiert du temps au traducteur indépendant et quelques bases sur les fonctionnalités majeures.

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Thèmes

Un thème représente la partie design du site, l’habillage. À proprement parler, un thème apporte la mise en page design du site, appelée en informatique CMS (Gestionnaire de contenu).

Quelques soient les informations que contiennent un site web, le thème sur WordPress n’a aucun impact sur le contenu, mais sur la forme. Qu’ils soient gratuits ou payants, ils mettent en lumière l’image première que veut véhiculer une entreprise à travers son site. Choisir le thème adéquat pour son site en tant que traducteur est donc une étape importante à ne pas négliger.

Il est également préférable d’être vigilant durant la recherche du thème parfait pour son site internet, car certains sont parfois trop complexes et proposent des fonctionnalités qui ne sont pas nécessaires pour un site de traducteur indépendant.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les thèmes gratuits sont régulièrement mis à jour dans la plupart des cas. Ceci dit, il n’est pas impossible de tomber sur des thèmes obsolètes. Certains sites proposant également le téléchargement de thèmes WordPress ne sont parfois pas très fiables et peuvent offrir des thèmes contenant des codes cachés, ce qui peut infecter par la suite votre site.

Plugins

Appelé également « extension » (ou module d’extension), un plugin est un programme permettant de personnaliser un site en y ajoutant des fonctionnalités supplémentaires et non présentes dans les thèmes.

Tout site web professionnel comporte au minimum une extension, qui en général est celle du formulaire de contact. Pour un traducteur indépendant (ou une agence également), il est souvent nécessaire d’ajouter d’autres plugins, comme par exemple un formulaire de devis en ligne pour les potentiels clients.

Il y a également les plugins sociaux, qui redirigent vers les pages de réseaux sociaux souhaitées, des plugins de sécurité ou encore de création de diaporama photo (slider) et/ou de modification d’image.

Tout comme les thèmes, il existe des « extensions » gratuites comme payantes, dont certaines offrent un tutoriel présentant leurs fonctionnalités.

En toute logique, qu’il s’agisse de thèmes ou de plugins, même s’ils sont gratuits, le plus souvent fiables et nombreux, ils peuvent être limités et certains paramètres sont parfois verrouillés et payants. Les thèmes ou plugins payants offrent quant à eux nettement plus d’options diverses et variées mais également modifiables et utiles à la réalisation et à la personnalisation d’un site web. Il est donc nécessaire de réfléchir au préalable à la présentation désirée, mais qui reste adéquate pour un site web professionnel. C’est pourquoi un thème ou un plugin n’est jamais entièrement gratuit.

Site web

En général un site web professionnel, et plus particulièrement celui d’un traducteur ou d’une agence, comporte :

  • profil de l’entreprise
  • prestations et/ou services offerts
  • tranche tarifaire
  • portfolio avec différentes réalisations et références
  • formulaire de contact

Cette liste n’est en aucun cas exhaustive et peut parfois contenir bien plus de rubriques en fonction du traducteur.

Qui dit site de traducteur, dit site multilingue. En effet, pour rendre un site accessible à toutes et à tous, celui-ci peut offrir la possibilité de passer d’une langue à une autre. Un traducteur indépendant utilise à minima la langue internationale anglaise (britannique ou américaine), mais peut y ajouter toutes ses langues de travail, sans pour autant tomber trop dans l’excès.

L’utilisation de trop de plugins peut entraîner un ralentissement du système de performance de votre site internet. Il faut également s’assurer que le thème est compatible avec les principaux navigateurs d’Internet et que celui-ci reste réactif (responsive) pour une visualisation optimale du site sur divers appareils électroniques : mobiles, tablettes, ordinateurs.

N’oubliez pas de rendre votre site visible grâce à une optimisation pour les moteurs de recherches (SEO), une des options modifiables de WordPress.

Il existe tout type de site internet. Cependant, celui d’un traducteur indépendant se doit d’être élégant, attractif et design, sans trop d’excentricité. À vous de créer votre propre site web à l’image de votre activité professionnelle et de permettre à de nouveaux clients de vous trouver sur Internet.

Avatar Christelle Dilling

Source : http ://successfulfreelancetranslator.com/best-wp-theme-translator-website/

Quelques astuces pour les nouveaux traducteurs freelance

Débuter dans la traduction en indépendant peut être effrayant. Où trouver du travail, comment se vendre efficacement, où et comment développer son réseau, à combien se vendre ? Tant de questions que peuvent se poser les débutants et si peu de réponses, ou tout au moins pas évidentes. Alors, comment doit-on s’y prendre pour débuter dans les meilleures conditions possibles ?

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La collaboration entre traducteurs indépendants

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, un traducteur indépendant est amené à travailler avec d’autres collègues, que ce soit régulièrement ou ponctuellement. Continuer la lecture de La collaboration entre traducteurs indépendants

Agence de traduction ou traducteur indépendant, quel est le bon choix ?

Vous avez besoin de traduire un ou plusieurs documents, mais vous ne savez pas s’il faut choisir une agence de traduction ou un traducteur indépendant ? Certaines caractéristiques peuvent vous aider à prendre cette décision. Continuer la lecture de Agence de traduction ou traducteur indépendant, quel est le bon choix  ?

Travailler avec une agence de traduction  : bonne ou mauvaise idée ?

Beaucoup de traducteurs indépendants travaillent avec des agences de traduction, soit exclusivement, soit en plus de leur clientèle directe. Pourtant, ces agences sont souvent critiquées. Essayons donc ici de démêler avantages et inconvénients. Continuer la lecture de Travailler avec une agence de traduction   : bonne ou mauvaise idée  ?

Définir le prix de ses traductions

En tant que traducteur indépendant, fixer ses tarifs n’est jamais une tâche facile. Il faut garder en tête que le but est d’assurer son propre succès, et non d’écraser ses concurrents. Il est important également de ne pas se laisser emporter par le tourbillon de la concurrence, et ne donc pas baisser ses prix sans limite. En effet, tout le domaine de la traduction pourrait s’en trouver affaibli. Benson Shapiro, un professeur de marketing de la Harvard Business School, a donc établi sept recommandations à suivre afin de justifier au mieux le prix de ses traductions.

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