Comment se faire connaître en tant que traducteur de jeux vidéo ?

De nos jours, le marché des jeux vidéo devient de plus en plus important, et certains disent même que ce secteur serait la première industrie culturelle au monde, devant le cinéma ou encore la musique. En effet, un Européen sur trois est adepte de la console. Alors en tant que joueur qui en plus s’intéresse aux langues, la traduction de jeux vidéo paraît être le job de rêve ! Mais avant de vous attaquer au marché de la traduction de jeux vidéo, il est important de savoir comment vous mettre en valeur auprès de vos clients.

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Montrez votre intérêt pour le secteur et pour les jeux vidéo en général

Comme mentionné plus haut, le secteur du jeu vidéo ne cesse de grandir, ce qui signifie que sa culture, son jargon et sa terminologie évoluent en même temps. Vos clients vous demanderont donc si vous êtes familier avec les jeux vidéo, et c’est tout à fait normal. Profitez-en pour leur expliquer que vous êtes un joueur, parlez leur des consoles ou du PC que vous possédez, du temps que vous passez à jouer, etc.

Spécialisez-vous par le biais des jeux que vous aimez

Le secteur du jeu vidéo est tellement vaste qu’il est impossible d’en connaître tous les moindre détails et toutes les spécificités. C’est pour cela qu’il est important de mentionner le type de jeux que vous aimez afin de vous spécialiser. Vos clients sauront qu’ils doivent faire appel à vous pour traduire ce genre de jeux. Il y a énormément de concurrence dans ce secteur, donc plus vous vous spécialiserez, plus vous aurez de visibilité.

Faites la part des choses entre enthousiasme et professionnalisme

Bien sûr, il est important de montrer votre enthousiasme pour les jeux vidéo, mais il faut tout de même rester professionnel. Vos clients ne seront pas intéressés par un simple « fan » de jeux. Ils recherchent quelqu’un de professionnel, capable de leur fournir une traduction de qualité, en accord avec l’univers et les spécificités du genre de leur jeu. C’est également pour cette raison que vous avez besoin de mettre votre expérience professionnelle en avant.

Comment gagner de l’expérience ?

La meilleure façon de commencer à faire vos armes dans la traduction de jeux vidéo est d’aider des développeurs indépendants à traduire leur jeu. Même s’ils n’ont pas beaucoup de budget, ce n’est pas ce qui vous intéresse ici. Le plus important est d’avoir le nom d’un véritable jeu à inscrire dans votre expérience. Vous n’aurez aucun mal à trouver des indépendants qui recherchent des traducteurs sur les réseaux sociaux. Plus vous aurez d’expérience grâce à la traduction de jeux vidéo indépendants et plus vous aurez de visibilité.

Baptiste Gougeon

Source  : https ://www.marketingtipsfortranslators.com/marketing-yourself-as-a-game-translator/

Dites non à la traduction automatique

La traduction automatique est en constante amélioration. Il y a 12 ans, lors de son lancement, Google Traduction offrait un service rudimentaire. Aujourd’hui, à l’instar de ses concurrents comme DeepL ou Reverso, il est plus fiable et plus intelligent.

Les services de traduction automatique bénéficient de l’amélioration des moyens technologiques. L’intelligence artificielle promet de nous offrir un jour des traductions entièrement automatisées et gratuites, dans n’importe quelle langue.

Cependant, ces services ne rivalisent pas encore avec l’expertise d’un traducteur professionnel. En effet, ils représentent un risque pour votre entreprise sur trois aspects  : la qualité, la confidentialité et plus étonnamment, le coût.

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Évitez les pièges

Il va sans dire qu’utiliser Google Traduction est plus simple qu’avoir affaire à un traducteur. Cependant, ne surestimez pas la qualité de la traduction automatique. Bien qu’elle soit efficace pour des textes simples, dans un milieu plus spécialisé, elle a souvent plus de mal.

Une étude de décembre 2014 dans le domaine médical l’a démontré. En effet, des chercheurs ont soumis à Google Traduction dix phrases dans 26 langues, puis ont évalué la justesse de ses traductions. Ces phrases étaient par exemple  : « Votre mari peut donner ses organes. » ou « Votre mari a eu un arrêt cardiaque. » Il n’a été correct que 57,7  % du temps. Dans un milieu aussi sensible, ces erreurs peuvent être fatales.

Protégez vos données

Connaissez-vous ce dicton populaire sur le web  ?

« Si c’est gratuit, vous êtes le produit. »

Si vous avez répondu « non », sachez qu’il est le crédo d’entreprises comme Google ou Facebook. Les conditions d’utilisation du moteur de recherche spécifient que « lorsque vous […] envoyez ou recevez des contenus à travers nos Services, vous accordez à Google […] une licence, dans le monde entier, d’utilisation, d’hébergement, de stockage, de reproduction, de modification ». Ces entreprises se servent des données que leurs utilisateurs leur fournissent, à des fins publicitaires notamment.

Cela peut parfois tourner à la catastrophe  : en 2017, des documents internes de l’entreprise norvégienne Equinor se sont retrouvés disponibles publiquement sur Google. Des employés de l’entreprise avaient utilisé le site Translate.com pour traduire des documents sensibles, dorénavant disponibles à la vue de tous.

Économisez de l’argent

Mal traduire coûte cher. Effectivement, dans le secteur légal, le non-respect d’une clause de confidentialité peut entraîner des amendes importantes. Mal traduire veut parfois dire également qu’une gamme entière de produits doit être rappelée, puis produite à nouveau. Cela peut porter un coup à votre entreprise immédiatement, du point de vue financier, mais également à plus long terme, du point de vue marketing.

Bref, pour le bien de votre entreprise, dites non à la traduction automatique.

Dorian Baret

 

Source  : https ://www.capitatranslationinterpreting.com/3-reasons-avoid-free-online-translation/

Un phare pour un océan de clients

Si la perspective de se lancer en freelance est synonyme de liberté d’action, elle contient cependant une notion d’instabilité. En effet, la principale peur de tout traducteur à son compte, c’est de ne pas avoir (assez) de client. Chose encore plus tangible lorsque l’on vient juste de terminer sa formation et que le grand bain semble davantage ressembler à un océan.

Alors que faire  ?

La réponse, bien évidemment, est de démarcher des clients.

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Des bouteilles à la mer

Bien que basique, démarcher des clients passe avant tout par le courrier électronique.

Le problème réside dans le succès de cette méthode  : pour vingt-cinq mails envoyés, combien seront lus  ? Combien seront retenus  ? Combien vont aboutir à une offre  ?

Le résultat oscille entre une réponse et rien du tout.

Jennifer Goforth Gregory, dans son livre The Freelance Content Marketing Writer, offre quelques éléments de réponse afin d’approcher cette phase de démarchage plus sereinement  : il ne faut pas avoir peur de la quantité. Si le ratio de réponse est faible, il suffit simplement d’augmenter les occurrences. Selon son expérience, obtenir au moins une réponse positive toutes les cinquante demandes et un client pour cent mails, c’est envisageable. Ceci peut donc amener à une quantité virtuelle de mails relativement effarante. Il convient cependant de garder à l’esprit que ce ratio reste avant tout un repère  : il est possible de trouver des clients rapidement, mais il ne faut pas hésiter à persévérer, même si de nombreux mails se sont déjà révélés infructueux.

Combien de clients  ?

Beaucoup de traducteurs pensent qu’entre vingt et trente clients suffisent, mais il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin. De par la nature de ce métier, il est important de démarcher en continu, au rythme d’une à deux demandes par jour, afin de pouvoir garder une marge de manœuvre confortable. Construire son carnet prend du temps et toute perte de client doit donner lieu à une recherche accrue. Ceci est encore plus valable pour les nouveaux arrivants  : les premières semaines d’activité à son compte devraient se concentrer majoritairement sur la prise de contact.

Soignez l’étiquette

Si les demandes n’aboutissent pas, il existe peut-être d’autres raisons à cela. Il est important de bien vérifier le contenu et la formulation du mail, du CV ou de la lettre. En dépit de son caractère fastidieux, prendre systématiquement le temps de faire une demande individualisée peut s’avérer payant. D’autre part, il faut être conscient de son champ des possibles  : se limiter à certains domaines peut également être la source du problème.

Pour conclure, être à son compte, c’est être acteur de son succès, ou tout du moins de sa visibilité. Si l’objectif principal est de décrocher un client, devenir une « possibilité pour une traduction future » est (presque) aussi important. Le démarchage est une phase vitale pour le traducteur freelance et donc peut être source d’inquiétudes. Il n’y a pourtant aucun risque à se proposer, alors jetez-vous à l’eau  !

Clément Lagarde

Source  : http ://www.thoughtsontranslation.com/2018/08/13/much-marketing-enough/

Difficultés et joies du traducteur littéraire

Certains textes sont plus complexes à traduire que d’autres. Certains auteurs sont plus compliqués à transposer que d’autres.

Compliqués ou savoureux  ?

Si pour le lecteur, le style de l’auteur fait partie intégrante du plaisir et de la richesse de lecture, c’est aussi vrai pour le traducteur.

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Dans un récent entretien accordé à l’ATLF (Association Littéraire des Traducteurs de France), Nathalie Bru décrit sa méthode de travail et son amour pour l’écrivain qui l’a conduite à la traduction littéraire  : Paul Beatty.

« Jubiler dans d’atroces souffrances »

Nathalie Bru explique en effet qu’elle a découvert l’auteur au cours de ses études et que, sous le charme du texte, elle a décidé de surmonter ses difficultés pour en faire son sujet de mémoire puis le proposer à des maisons d’édition, estimant que l’auteur méritait d’être connu en France.

Elle souligne l’importance de s’éloigner du texte pour mieux le traduire, la nécessité de s’approprier le texte pour en conserver l’esprit et le sens plutôt que la forme. La fidélité passe par une fine connaissance du français afin de trouver une manière d’écrire qui gardera l’essence de la source au lieu de vouloir à tout prix coller au texte. Nathalie Bru précise  : « Je me laisse porter par le texte tel que je l’entends, tel qu’il résonne en moi et j’essaie de transposer cette musique dans une musicalité française qui me semble correspondre en me laissant autant que possible porter par ma plume. Bien sûr, il y a de nombreux réglages à faire ensuite. […] Avec ce type d’écriture, être fidèle au texte implique un degré de trahison supérieur à ce qui est nécessaire pour la traduction de textes disons plus “classiques”. » Le traducteur est alors lui-même poussé à la création de formes innovantes, à la recherche d’autres sources d’inspiration  : collègues, amis et enfants sont mis à contribution pour trouver une nouvelle fraîcheur et tester des idées.

Ce point de vue n’est pas sans rappeler la méthode d’André Markowicz qui, dans sa nouvelle traduction des livres de Dostoïevski, s’était attaché à rendre la véhémence des propos de l’auteur, la musicalité et la théâtralité des œuvres, au lieu de produire une traduction en beau français, déstabilisant à l’époque les puristes.

Nathalie Bru évoque également les questions que soulève un texte riche en références culturelles. Ce type de texte nécessite que le traducteur s’interroge non seulement en amont, pour lui-même s’assurer d’appréhender et de bien retranscrire ces références, mais également lors de la traduction  : le lecteur va-t-il les saisir  ? L’écrivain a-t-il prévu que celui-ci les comprenne  ? Est-ce fondamental à la compréhension du texte  ? Faut-il fournir des explications  ? Sous quelles formes  ? Comment résister à la tentation de fournir au lectorat toutes les informations que le traducteur a pris plaisir à glaner au cours des recherches et qui prouvent, si besoin était, le talent de l’auteur  ?

Pour reprendre les mots de Nathalie Bru, toute traduction littéraire n’est-elle pas finalement « un travail à la fois jubilatoire, exténuant, enrichissant (intellectuellement faute de l’être financièrement) et… terriblement frustrant »  ?

Alexane Bébin

Source  : http ://www.atlf.org/jubiler-dans-datroces-souffrances-nathalie-bru-paul-beatty/

Premiers contacts professionnels  : les bonnes questions

Pour la promotion 2018/2019 du master Traduction et Rédaction Technique du CFTTR, c’est bientôt l’heure des premiers contacts avec les entreprises pour fixer les termes du contrat de stage que les étudiants devront effectuer à la suite du deuxième semestre.

Si l’éclectisme est au cœur de nos métiers et contribue largement à l’intérêt que nous portons à nos domaines respectifs, il marque aussi fortement les usages professionnels.

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Voici donc quelques pistes afin de répondre à la question suivante  : que l’on soit traducteur ou rédacteur technique, que doit-on garder en tête au cours des échanges avec les clients et les entreprises afin d’établir des bases solides lors de la prise de poste  ?

La clé de voûte pour découvrir votre rôle au sein de l’entreprise est d’essayer de comprendre l’entreprise elle-même. Vous devrez bien sûr vous intéresser à son domaine et en intégrer les codes au plus vite afin de ne pas être pris au dépourvu par une terminologie trop spécifique, par exemple.

Si ce constat vous paraît évident, n’hésitez pas à le dépasser et à chercher un peu plus en profondeur ce qui fait la spécificité de l’entreprise  :

À quelle clientèle s’adresse-t-elle  ?

Cette question est primordiale puisqu’elle va guider votre travail. Elle vous permettra d’adapter l’emploi des termes (spécifiques ou généraux) ainsi que votre niveau de langue.

L’entreprise a-t-elle l’habitude de travailler avec des personnes ayant un profil similaire au vôtre et pourquoi a-t-elle besoin de vous  ?

Vous pourrez ainsi mieux prendre conscience de votre rôle au sein de l’entreprise.

Avec quels outils travaillerez-vous  ?

En effet, certaines entreprises vous imposeront des outils spécifiques de TAO, ou un format de fichier, alors que d’autres vous laisseront travailler librement. Pour cette question comme pour d’autres, vous pouvez bien sûr proposer des solutions pour améliorer le workflow de l’équipe, mais restez toujours flexible et compréhensif.

Quel sera le statut légal de votre production  ?

Certaines de vos missions seront peut-être protégées par une clause de confidentialité. En tant que bon professionnel, il est nécessaire de s’en informer au plus tôt pour éviter toute divulgation d’information involontaire (dans une discussion informelle ou une recherche web, par exemple).

Y a-t-il une échéance à respecter  ? Est-elle négociable  ? Allez-vous travailler seul ou en équipe  ? Quel chemin votre travail effectuera-t-il avant la livraison finale  ?

Autant de questions qu’il faut garder à l’esprit pour construire votre crédibilité professionnelle et pour éviter nombre d’obstacles et d’accidents qui vous empêcheraient de vous épanouir au sein de votre entreprise et dans vos relations avec les clients.

Si l’enthousiasme est de mise et est souvent appréciable chez un jeune professionnel, il est également essentiel d’adopter une véritable posture réflexive afin de partir sur de bonnes bases plutôt que de foncer tête baissée dans un projet aux contours flous. Vous, comme l’entreprise, pourrez ainsi vous engager dans une démarche professionnelle consciente et de qualité.

Maxime Cicurel

Source  : https ://www.gala-global.org/blog/15-questions-ask-new-client

Le milieu de la traduction  : comment la place des femmes a-t-elle évolué  ?

Ces derniers siècles, d’énormes avancées au niveau des droits de la femme ont été réalisées mais il reste bien évidemment du chemin à parcourir pour atteindre une parité parfaite entre hommes et femmes. Si aujourd’hui le secteur de la traduction s’en approche de plus en plus, ça n’a pas toujours été le cas et certaines femmes ont dû se battre pour obtenir le droit de traduire.

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Rappelez-vous, quelques siècles en arrière, les milieux intellectuels comme la littérature ou les sciences étaient réservés aux hommes.  À cette époque, les femmes étaient autorisées à utiliser la traduction comme un moyen d’expression mais elles se retrouvaient obligées d’écrire anonymement ou pire encore d’emprunter le nom de leur mari dès lors qu’elles cherchaient à atteindre un public un peu plus important que leur cercle familial ou amical.

Certaines ne se sont pas découragées pour autant, ce fut notamment le cas d’Émilie du Châtelet. La traduction devînt pour elle un outil pour pénétrer un milieu essentiellement masculin : les sciences. Ce domaine passionnait Émilie qui traduisit (entre autres) des théories d’Isaac Newton et elle en profita au passage pour les commenter et les expliquer. Elle est encore aujourd’hui considérée comme une référence en traduction. Son amant le célèbre philosophe Voltaire déclara d’ailleurs qu’elle était : « un grand homme qui n’avait le défaut que d’être femme ».

Bien heureusement, cette époque est aujourd’hui révolue. En effet, le milieu de la traduction est majoritairement féminin : il suffit de regarder la répartition des classes à l’université. Mais quelles sont les grandes femmes du milieu langagier de notre époque ? Certains sites tels que welocalize.com ont été créés spécialement pour aider les femmes du milieu de la localisation à se connecter entre elles et à échanger. Il permet également de mettre en valeur les accomplissements des femmes dans l’industrie de la localisation. Par exemple, Orodi Solomon est devenue Director of Global Product Management (Responsable de la gestion globale des produits) au Starwood Hotels & Resorts Worldwide, elle a mis un point d’honneur à créer une ambiance de confiance dans son entreprise où chacun est libre de s’exprimer peu importe son sexe ou ses années d’expérience. Le site évoque également l’Américaine Lara Millmow qui déménagea au Royaume-Uni et devînt directrice générale de l’association ELIA (European Language Industry Association).

En résumé, ce site regorge de role models féminins qui ont réussi à briser les barrières de la localisation et à gravir les échelons. Les femmes ne doivent pas s’autocensurer ou se limiter mais peut-être qu’une citation de Lara Millmow serait plus parlante : « With self-belief, women have the power to achieve whatever they want—this is what will ultimately change the world ».

Déborah Rivallain
Révisé par Perrine Bourdeau et Paula Stylo

 

Source :

http ://content.lionbridge.com/women-localization-8-inspirational-leaders-storming-ahead-bold-change/

La qualité avant tout  !

Traduire c’est faire passer un texte rédigé dans une langue source dans une langue cible.

Cependant, fournir une traduction de qualité n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Et ce ne sont pas les traducteurs automatiques en ligne qui vous aideront, croyez-moi !

Je vais donc vous proposer cinq points clés qui pourront vous aider à juger de la bonne qualité d’une traduction.

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Français-anglais et anglais-français, c’est la même chose !

L’une des premières erreurs que l’on commet souvent en traduction, c’est de croire que l’on peut traduire vers n’importe quelle langue. FAUX ! Un vrai traducteur ne traduit que vers sa langue maternelle. Il doit avoir une connaissance parfaitement parfaite de sa langue d’origine.

À chacun ses compétences !

Tel le professeur de français qui enseigne le français et non les mathématiques, un traducteur est spécialisé dans un (ou des) domaine(s) bien précis. Ainsi, un traducteur spécialisé dans le domaine médical ne peut pas accepter une traduction juridique.

Les exigences de M. Le Client

Un traducteur se doit de respecter les exigences du client. Si des doutes persistent, il ne doit pas hésiter à revenir vers le client pour demander plus de détails et avoir toutes les informations qu’il juge nécessaires à la bonne traduction de son texte.

Respect et fidélité !

Comme en amour, certaines règles de base (évidentes ou non) sont primordiales pour le bon déroulement de votre traduction. Le respect du sens est de mise : il faut savoir restituer le contenu sans en oublier, ni en ajouter. Un bon traducteur sait éviter les faux-sens et les contre-sens. Il manie la langue avec une justesse juste par-faite.

Pertinence de la fluidité

La lecture du document traduit doit être naturelle et sans accroc (fluide !). On ne doit pas se rendre compte qu’il s’agit d’une traduction (fluidité !). C’est pour cela que le travail du traducteur est en réalité bien plus profond que la simple transposition d’un contenu linguistique dans une autre langue. « Adaptation » est son mot d’ordre : traduire c’est donc aussi adapter les éléments culturels au lecteur cible pour être sûr de transmettre l’intégralité du message.

Ainsi soit-il !

Anne-Laure Zamarreno
Révisé par Élodie Clomenil et Virginie Le Diagon

Source : http ://content.lionbridge.com/10-ways-to-ensure-quality-translations/

Cinq conseils pour optimiser la qualité de votre traduction

Souvent, la pression pèse sur les traducteurs pour qu’ils rendent un travail le plus rapidement possible. Le problème repose sur la qualité d’une traduction rendue dans des délais trop serrés. Lorsque vous voulez faire traduire votre site, il est vital de penser à la qualité de votre contenu quelle que soit la langue. Pour contrer ce problème, voici cinq conseils pour faciliter le travail des traducteurs de votre contenu.

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Localisation, localisation et localisation !

Si vous savez à l’avance que l’un des projets que vous allez traduire va être localisé, il est conseillé de traduire en pensant localisation. En effet, si vous évitez les images avec du texte ancré, utilisez des logiciels d’écriture, adoptez une rédaction concise et précise, votre contenu n’en sera que plus simple et rapide à traduire, ce qui vous fera faire des économies sur la traduction.

Bien choisir ses traducteurs

Il va de soi que plus les traducteurs sont performants, plus la traduction sera de bonne qualité. Pour commencer, un traducteur doit TOUJOURS avoir pour langue cible sa langue natale pour un résultat réellement professionnel et naturel, avec le moins de fautes possibles. Bien entendu, plus le traducteur a d’expérience, meilleur sera le résultat de sa traduction, mais si vous devez travailler avec un traducteur sans expérience, assurez-vous qu’il connaît la terminologie avec laquelle il va travailler.

Faites une base terminologique

Si vous donnez une base terminologique à votre traducteur/agence de traduction, sa durée de travail sera considérablement réduite et il n’en sera que plus efficace. De plus, vous serez sûr que les termes utilisés seront justes.

Utilisez des mémoires de traduction

La mémoire de traduction permet aux traducteurs d’économiser du temps en traduisant automatiquement des termes récurrents et spécifiques à certains domaines. Plus vous la nourrissez, plus elle est efficace et permet de gagner du temps et de l’argent sur la traduction, quel que soit le traducteur qui l’utilise.

Relecture et contrôle d’assurance qualité

Une fois le travail terminé, la traduction passe par une phase de relecture et d’assurance qualité qui permet au traducteur de vérifier si les termes ont bien été utilisés dans le bon contexte. En effet, certains termes apparaissent hors contexte dans la mémoire de traduction et peuvent donc varier en fonction de la phrase.

Camille Rigaud

Source  : https ://www.net-translators.com/blog/5-easy-ways-to-improve-translation-quality/

Traducteurs et clients, une question de confiance

Dans une période où la traduction est de plus en plus présente mais où les traducteurs se multiplient, il devient parfois assez complexe de se démarquer sur le marché du travail. Une partie importante du travail du traducteur indépendant ou de l’agence de traduction réside donc entièrement dans le fait de gagner la confiance des clients… et de la garder tout au long du processus !

Mieux vaut prévenir…
Tout d’abord, il faut donner au client une bonne première impression. Le moyen le plus simple d’y parvenir ?

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Prendre les devants, anticiper ! Il faut prendre en compte les demandes et besoins spécifiques du client et forger son plan (financier et temporel) autour de ça. Les clients en traduction n’ont que peu souvent le besoin, l’envie ou même le temps de s’encombrer de détails et d’une multitude de questions ; il faut donc se mettre à leur place et réfléchir vous-même à ce qui leur conviendrait le mieux. Plus vous êtes convaincant et juste, moins le client aura à effectuer de choix sur des points qu’il ne maîtrise pas, et plus il sera disposé à vous faire confiance.

Savoir trouver sa place
Au cours de la traduction, il faut savoir doser la communication : ne soyez pas invisible, mais ne soyez pas trop bavard pour autant ! Une fois encore, il faut se poser les bonnes questions avant d’en poser au client. Demandez-lui s’il souhaite une version corrigée de son document source ; ne lui demandez pas son avis à chaque faute (non, cette faute de frappe n’est certainement pas volontaire). Demandez-lui si une mise en page à l’instar du document source est nécessaire ; ne lui demandez pas son approbation à chaque occasion (non, ce paragraphe en Comic sans MS au milieu d’un texte juridique n’est probablement pas un choix esthétique).
Inversement, pensez à lui signifier les détails qui peuvent l’intéresser (comprendre par là, qui peuvent lui faire gagner du temps et/ou de l’argent) : si une traduction partielle d’un manuel d’utilisation existe déjà ailleurs, s’ils possèdent une mémoire de traduction provenant d’un ancien projet, ou si vous pouvez vous charger des images à localiser car vous pensez que les clients ne les comprendraient pas, le client appréciera à coup sûr votre démarche.
Cependant, avant toute chose, il faut surtout respecter les bases mêmes de votre contrat, à savoir la qualité et les dates de livraison. Livrer un projet à temps est la condition sine qua non pour instaurer une relation de confiance, attestant indubitablement du sérieux et du respect que vous portez à votre travail.

Demander son « bon point » de traduction
Après une traduction réussie, votre client est donc satisfait. Bien. Et ensuite ? Les entreprises ne vont pas forcément aller crier sur tous les toits à quel point votre travail était bon. Il faut donc ne pas hésiter à leur demander un compte-rendu de leurs impressions : la parole d’un client pèse beaucoup dans la balance quand vous cherchez à en convaincre de nouveaux. Une entreprise dans l’agro-alimentaire ne réfléchira pas à deux fois si elle voit l’une de ses concurrentes/consœurs vanter les mérites d’une agence de traduction spécialisée dans ce même domaine.

Vous l’aurez donc compris, tout le principe d’une relation de confiance entre le traducteur et son client repose sur une base simple : l’anticipation. Mettez-vous à la place du client, prévoyez ses exigences et préférences, et il ne vous en sera que reconnaissant !

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Article source : https ://multilingual.com/translation/trust-time-translation/

Nouveaux traducteurs indépendants : comment trouver ses premiers clients ?

Nombreux sont ceux qui se lancent en solo sur la marché de la traduction directement après la fin de leurs études et tentent de percer sans ou avec très peu d’expérience préalable. La concurrence est rude et les entreprises exigeantes, les nouveaux arrivants se retrouvent souvent bloqués et découragés. Trouver et garder des clients, cela demande beaucoup de temps et d’effort ; il n’existe malheureusement pas de solution miracle. Voici cependant trois idées soigneusement sélectionnées pour vous mettre sur la bonne voie :

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Soigner sa visibilité et sa présentation

Avant même de commencer à démarcher des clients potentiels, soignez minutieusement votre présentation : rédigez un beau CV et créez des profils sur les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo,…), car vos prospects ne manqueront pas de taper votre nom sur Google pour savoir à qui ils ont affaire. Vous pouvez aussi créer votre propre site personnalisable. Assurez-vous surtout d’avoir une adresse e-mail dédiée qui ne nuit pas à votre crédibilité professionnelle et une signature automatique précisant vos langues de travail et redirigeant vos contacts vers des pages leur permettant de se renseigner sur vous.
Gardez en tête que si vous avez du mal à trouver des clients, ces derniers ont autant de difficultés à trouver des traducteurs. N’hésitez pas à crier sur tous les toits que vous êtes traducteur : dites le à toute la famille, à votre voisin, votre maraîcher ou toute personne que vous rencontrez. Expliquez-leur en détails ce qu’est votre métier, qui sait qui peut avoir besoin d’une traduction un de ces jours.

Travailler pour de grosses agences

Cette étape est généralement déconseillée mais elle est inévitable. Les entreprises qui cherchent des traducteurs en permanence, et qui n’ont pas le temps de regarder votre CV et votre expérience dans les détails vous feront souvent passer des tests pour vous embaucher. Les tarifs sont généralement ridiculement bas et vous devrez rendre de gros volumes pour des délais très courts mais cela vous permettra de gagner de l’expérience. Le plus gros avantage est que vous pourrez choisir d’accepter un projet ou non, vous pourrez donc vous servir de ces agences comme recours si vous n’avez rien à vous mettre sous la dent. Cela peut être aussi une bonne solution si vous êtes étudiant en traduction et que vous voulez faire un travail en relation avec vos études à côté.

Suivez ce lien http ://www.commonsenseadvisory.com/Marketing/2016-largest-LSPs.aspx ?utm_source=MLIP+-+Top+100+LSPs&utm_campaign=LSPs&utm_medium=email pour consulter la liste des entreprises de traduction les plus importantes en 2016.

Se spécialiser

La plupart des traducteurs sont bien plus efficaces lorsqu’ils se concentrent sur un certain type de textes. En réduisant le nombre de sujets que vous accepterez de traiter, vous limiterez certes la taille du marché ciblé, mais aurez accès à des contrats plus rémunérateurs, confiés uniquement à des professionnels expérimentés. Une spécialisation doit rester relativement vaste pour être viable (traduction juridique, technique, économique, commerciale, etc.), mais peut aussi être très étroite pour vous positionner sur un marché de niche (vous devenez alors LE traducteur spécialisé dans l’élevage d’oursins, par exemple). Pour orienter votre choix, interrogez-vous sur ce qui vous plaît et ce que vous traduisez le mieux. Une fois que vous aurez trouvé votre domaine favori, vous pourrez consacrer du temps à parfaire vos connaissances et votre savoir-faire, afin de produire des traductions de qualité qui auront l’air d’avoir été rédigées par un expert en la matière !