Localisation et traduction de vidéos : un service qui tend à prospérer

Le format vidéo est aujourd’hui une excellente passerelle d’informations. Que ce soit les entreprises ou le service public, tous utilisent ce format simple et efficace pour faire passer leur message. Avec les moyens de communication et les plateformes actuels, les vidéos sont des moyens ludiques et rapides de se maintenir informé. Elles fournissent, par ailleurs, un travail important aux sociétés de localisation et de traduction.

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Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises utilisent le format vidéo comme un outil marketing. Une vidéo bien réalisée permet de capter l’attention du client sur des points bien précis et devient bien plus efficace qu’un texte. La vidéo se révèle alors être un atout majeur déclinable dans quasiment tous les domaines : l’économie, la publicité, les jeux vidéo, etc.

Les sociétés de traduction ou de localisation ont un rôle majeur car elles permettent la diffusion de cette information. La plupart du temps c’est un produit ou un concept qui est présenté dans ce type de format. Dans l’optique de conquérir les marchés étrangers, il est nécessaire d’adapter le contenu en fonction de la cible visée.

Les sociétés de traduction et de localisation proposent des services variés à leurs clients, maximisant ainsi leur retour sur investissement. Voici les principaux services qu’elles peuvent offrir :

  • Doublage : vise à remplacer la bande son originale par celle produite dans la langue souhaitée. Le doublage nécessite un processus de traduction particulier en amont, car le linguiste doit, dans un premier temps, analyser le mouvement des lèvres originel afin que la traduction s’y conforme et que le doublage ne se remarque pas.
  • Sous-titrage : consiste à ajouter à l’écran le texte du dialogue ou de la narration, traduit ou non.
  • Voice-over : consiste à remplacer ou à superposer la voix originale par le texte traduit. Il est alors possible de substituer complètement la traduction à la version originale ou de laisser cette dernière en fond sonore.
  • Voix-off : correspond à la voix d’une personne qui n’est pas à l’image. Une fois le script traduit, le comédien délivrera le message en adoptant une diction adéquate et en marquant les pauses nécessaires.

Moins couteux que le doublage, le voice-over et la voix off constituent des alternatives intéressantes au sous-titrage, qui oblige le spectateur à se concentrer sur la lecture, au détriment du reste de la vidéo. Il s’agit d’un service plus souple et plus rapide.

S’agissant d’un format narratif très efficace en termes de communication, la vidéo s’inscrit en permanence dans l’utilisation des réseaux sociaux. Non seulement c’est un support captivant, mais elle est la forme de contenu la plus partagée sur internet.

Arthur CHEVALLIER-LETORT
Révisé par Margaux LECLERC

La traduction des contenus vidéo des entreprises

Les contenus vidéo représentent près des trois quarts de la circulation des flux d’informations sur Internet. De nombreuses entreprises utilisent ces outils de communication pour faire la promotion de leurs produits ou de leurs services. C’est par exemple le cas des éditeurs de jeux-vidéos, qui se servent des sites web d’hébergement de vidéos pour présenter les derniers épisodes de leurs licences.

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Un grand nombre de ces contenus vidéo sont des traductions, voire des adaptations créées spécialement pour le marché français. Cependant, en les visionnant, il n’est pas toujours évident de se rendre compte du travail préalable qui a été mené par les traducteurs en concertation avec les responsables des entreprises. Découvrons les étapes permettant d’obtenir une bonne traduction audiovisuelle respectueuse du public cible.

Les questions préalables à la traduction des contenus vidéo

Avant de faire traduire leurs contenus, les responsables des entreprises se prononcent sur leurs besoins en matière de traduction.

L’un des sujets les plus fréquents est celui du choix à opérer entre le sous-titrage et le voice-over. L’un des avantages du sous-titrage réside dans le fait qu’il permet au destinataire de comprendre le contenu d’une vidéo sans qu’il n’ait besoin d’activer le son de son smartphone ou de son ordinateur.

Néanmoins, le voice-over comporte aussi des avantages, puisqu’il évite au destinataire de devoir lire un trop grand nombre d’informations par la diffusion simultanée de la bande originale et de la voix-off.

Si le choix des responsables s’est porté sur le sous-titrage, se pose alors la question des types de sous-titres à utiliser. Les fichiers de sous-titres, qu’ils soient aux formats SRT, SUB, SSA ou TXT peuvent être modifiés à tout moment tandis que les sous-titres incrustés sont intégrés définitivement dans les vidéos.

Enfin, la question de la prise en charge de la transcription des contenus vidéo par le traducteur adaptateur est également un sujet crucial. En effet, si les responsables des entreprises décident de la traiter eux-mêmes, ils devront s’assurer de disposer des outils adéquats permettant de réaliser la détection.

L’intervention du traducteur adaptateur

Une fois qu’un projet sera attribué à un traducteur, celui-ci devra tout faire pour que le contenu livré soit en adéquation avec les attentes de l’entreprise.

Ainsi, le style du contenu vidéo original devra être respecté afin de préserver l’authenticité du message. Cela passera entre autres par l’utilisation du même registre de langue ou du même ton dans le cas du voice-over. Un vocabulaire familier pourra par exemple être conservé pour le sous-titrage d’un contenu vidéo destiné à de jeunes joueurs.

D’autre part, le traducteur devra veiller à ce que son adaptation soit respectueuse de la culture des destinataires du contenu vidéo traduit. Les responsables de l’entreprise, tout comme le traducteur devront donc avoir une bonne connaissance de leur public cible pour éviter de nuire à la réputation de l’entreprise et à celle du traducteur.

En conclusion, la traduction des contenus vidéo des entreprises est une activité bien plus complexe qu’on ne pourrait l’imaginer au premier abord.

Stéphane Bagassien-Catalan

Source : http ://www.vengaglobal.com/blog/expanding-market-reach-teach-your-videos-how-to-speak-a-foreign-language/

Dix habitudes à adopter pour une bonne traduction audiovisuelle

La traduction audiovisuelle (TAV) est une spécialisation pouvant s’avérer relativement contraignante, notamment à cause du besoin d’adapter une traduction à une image et à un contexte qu’on ne peut pas forcément expliciter. C’est pourquoi il est nécessaire de s’organiser un minimum pour se faciliter la tâche.

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Vérification des documents sources

Il est indispensable que vous preniez l’habitude de vérifier que le ou les documents que vous devez traduire sont complets. Imaginez, vous commencez un projet et vous vous rendez compte au bout de plusieurs jours qu’il est incomplet, non seulement vous prendrez un retard considérable, mais en plus, votre réputation de traducteur en pâtira. Ceci ne s’applique pas seulement à la traduction audiovisuelle : il est essentiel de faire cette vérification quel que soit le document à traduire, par exemple les « feuilles » Excel peuvent facilement passer inaperçues et se voir dispensées de traduction.

Demander au lieu de supposer !

Souvent, on n’ose pas poser trop de questions de peur de paraître inexpérimenté, et pourtant, il vaut mieux mettre à plat les doutes qui vous hantent plutôt que de vous tromper et de vous en rendre compte qu’une fois le projet rendu. Si le client n’est pas en mesure d’éclaircir votre lanterne, notamment sur une traduction technique ou spécialisée, n’hésitez pas à demander à un spécialiste du domaine en question qui pourrait éventuellement vous guider avec précision.

Produire efficacement

Il existe quelques astuces pour traduire de façon efficace et rapide. Pour commencer, il est indispensable d’anticiper : lisez attentivement la transcription de votre TAV afin d’en connaître le sujet, de savoir à quoi vous attendre et d’approfondir les sujets que vous ne comprenez pas bien. Quand vous devrez passer à la traduction, votre travail n’en sera que facilité ! Familiarisez-vous au maximum avec les raccourcis clavier les plus utiles (Ctrl+C, Ctrl+V, Ctrl+X, Entrée+Shift, etc.) pour n’utiliser la souris que dans les cas où elle est nécessaire.

Maîtriser ses logiciels

Certaines astuces simples peuvent faciliter la vie du traducteur en quelques clics, s’il maîtrise les logiciels à sa disposition. C’est le cas des macros qui peuvent permettre (que ce soit sur Word ou Excel) d’automatiser des tâches complexes souvent fastidieuses.

L’image est légion

Il est important de bien coordonner ce qu’il se passe sur les images et ce qu’il se dit. Exemple récurent, le « you ». Si en anglais le vouvoiement et le tutoiement sont des questions qui ne se posent même pas, il peut s’avérer compliqué de trancher lorsqu’il s’agit de la traduction. C’est pourquoi, il faut être extrêmement attentif au contexte et donc, aux images. Bien qu’elles paraissent souvent secondaires, les conversations de fond qui peuvent apporter certains éléments essentiels au déroulement du film doivent être traduites quand elles sont intelligibles.

Attention aux faux amis !

Certains mots peuvent avoir la même racine mais pas forcément la même définition d’une langue à l’autre ; il vaut mieux être prudent et vérifier la véritable définition de certains mots et ne pas les traduire par simple transparence sous prétexte qu’ils ont la même racine ! Par exemple, les mots « cave » en français et « cave » en anglais ne sont pas une traduction l’un de l’autre. Le mot « cave » en anglais se réfère à une caverne, alors que le « cave » français se traduira par « cellar ».

Influence géographique

Soyez très vigilants aux expressions spécifiques à certaines zones géographiques. Elles peuvent se révéler compliquées voire impossibles à comprendre pour une personne n’étant pas familière avec l’expression en question.

La culture, encore et toujours !

Afin d’éviter les anachronismes, il est vital d’adapter les termes utilisés à l’époque où se déroule le film ou la série qu’on traduit. Pour remédier à ce problème, rien de tel que la lecture, non seulement pour affiner votre plume et développer votre vocabulaire mais aussi pour étendre votre culture générale et justement éviter les anachronismes.

Sources

Si Internet a profondément transformé notre façon de rechercher des informations et de travailler, il est essentiel de continuer à s’informer par d’autres moyens plus efficaces sur certains domaines (encyclopédies, professionnels, dictionnaire, etc.).

Camille Rigaud

https ://enlalunadebabel.com/2017/01/18/diez-trucos-tipicos-de-un-buen-traductor-audiovisual/

Les contraintes du sous-titrage

Le sous-titrage est l’opération qui consiste à faire apparaître, dans un film, une série ou un jeu vidéo, la traduction résumée des dialogues en bas de l’écran. Il s’agit d’une tâche complexe qui présente bien des contraintes.

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Contrairement à la traduction de documents écrits, le sous-titrage ne vise pas à traduire l’intégralité des mots et phrases d’une langue à l’autre. En effet, la traduction de documents écrits nous permet de traduire chaque mot sans avoir à nous préoccuper du temps de lecture de chacun. Cependant, les sous-titres ne peuvent pas être aussi longs que certaines phrases que l’on pourrait lire dans un livre de fiction ; certaines règles de sous-titrage forcent donc les traducteurs à ne transmettre que le message véhiculé efficacement tout en respectant ces règles.

Selon les langues, il peut être relativement difficile de traduire les phrases dans leur intégralité tout en respectant les règles qui s’appliquent au nombre de caractères par seconde et au temps d’affichage d’un sous-titre. De ce fait, lorsque l’on traduit les dialogues d’un contenu audiovisuel, il faut retransmettre au mieux le sens des paroles sans s’attarder sur les expressions idiomatiques, les hésitations ou les fautes de langage.

Sous-titrer serait probablement trop complexe sans règles pour nous donner une idée du résultat à obtenir. C’est pourquoi il existe des règles de sous-titrage que vous devez toujours garder en tête lorsque vous devez mener cette tâche à bien. Ces règles, bien qu’elles puissent être contraignantes, peuvent réellement vous aider à travailler convenablement et à obtenir un résultat appréciable pour tous. De ce fait, il faut respecter le nombre de caractères par seconde dans chaque sous-titre, soit 32 à 36 caractères par ligne selon le support. Cela permet au sous-titre d’être lisible sans surcharger l’écran.

Il faut toujours penser, pour la lisibilité, à respecter la règle qui concerne le temps d’affichage des sous-titres à l’écran. En effet, l’enchaînement des sous-titres ne doit pas être trop rapide, car cela empêche de percevoir convenablement le changement de sous-titre. Bien sûr, il ne faut pas non plus laisser un sous-titre trop longtemps à l’écran car cela ne fait qu’encombrer l’image. En cas de doute, faites attention aux changements de plan pour savoir si votre sous-titre doit être moins long ou rester moins longtemps à l’écran. De plus, s’il y a du texte affiché à l’écran, sur une enseigne, par exemple, vous ne devez pas oublier de le traduire. Dans le cas où vous avez du texte et des paroles à traduire, n’hésitez pas à placer les sous-titres desdits textes en haut de l’image et ceux des paroles en bas. Cela vous permettra de conserver une bonne lisibilité des sous-titres.

Il est important de garder en tête le fait que le sous-titrage reste un domaine de la traduction ; même s’il n’est pas nécessaire de traduire chaque mot, le sens doit être parfaitement conservé et le ton du discours doit également l’être. De plus, il est important d’adapter le vocabulaire en fonction de la langue des sous-titres : la localisation (le processus d’adaptation d’un produit ou d’un service auprès d’une région spécifique) n’est pas négligeable. Cela permettra à votre sous-titrage d’être de bien meilleure qualité que si vous vous contentiez de traduire les phrases sans prêter attention à la culture de la langue cible.

Ainsi, alors que le sous-titrage peut sembler n’être qu’une traduction de films, séries et vidéos, cette modalité de la traduction audiovisuelle est loin d’être simple. À l’instar de la traduction d’un texte, le sous-titrage nécessite une attention sans faille, que ce soit au niveau du respect des règles ou au respect du sens des phrases originales.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/12/the-challenge-of-foreign-language-subtitling/

Le doublage au pays des oubliés ?

« Si on va au cinéma, c’est VO obligatoire ! ». Que celui qui n’a jamais entendu une connaissance prononcer ces mots se manifeste. De nos jours, il est de plus en plus commun de voir des films, séries et documentaires dans leur langue originale. Les sous-titres ne sont plus réservés aux sourds et malentendants. Pour la plupart des gens, devoir lire des sous-titres est un faible prix à payer pour pouvoir apprécier une œuvre audiovisuelle dans toute son authenticité. Alors que cette tendance va sûrement continuer dans sa lancée, une autre en pâtit grandement.

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De l’autre côté du miroir

Le doublage, qui consiste à remplacer la langue originale d’une œuvre par celle du pays où la diffusion a lieu, est une pratique aujourd’hui omniprésente. Seulement, sa popularité a quelque peu chuté au cours des dernières années. La qualité parfois médiocre des voix et le fait que l’œuvre perde souvent de son naturel sont les arguments majeurs ressortis par les cinéphiles pour décrédibiliser le doublage. Pour autant, celui-ci a également ses bons côtés. Il permet, par exemple, de pouvoir se concentrer pleinement sur ce qui se passe à l’écran plutôt que de devoir simultanément lire et suivre l’action. Dans le cas où le spectateur n’est pas familier avec la langue parlée, cela peut être d’autant plus perturbant.

L’impossible est-il réalisable ?

Malgré sa dépréciation, le doublage reste largement présent et nécessaire pour certaines populations. Les enfants, notamment, ne peuvent pas lire avant un certain âge et le doublage est donc indispensable dans leur cas. Autrement dit, il serait absurde de ne serait-ce qu’imaginer la disparition totale de cette technique audiovisuelle. Elle reste encore trop utilisée à l’heure actuelle pour que cela n’arrive. Néanmoins, elle est indéniablement en déclin. Bien que sa présence soit assurée lors des prochaines années, le doublage va-t-il petit à petit laisser sa place au sous-titrage comme pratique audiovisuelle traditionnelle ?

Avatar Donovan Chevalier

 

Texte source : http ://tavargentina.com/2016/11/encuesta-subtitulado-doblaje/

Ingrats

La complexité inhérente à la confection de sous-titres de qualité vient de la présence de nombreux facteurs concourants dans l’équation. Afin de ne pas devenir la risée d’une communauté de fans quelconques d’une série tout autant quelconque en raison de la piètre qualité des sous-titres dont vous affublez leurs maîtres à penser fictionnels, vous aurez tout intérêt à tenir compte des éléments et astuces exposés ici.

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La première difficulté est la conversion du langage parlé vers le langage écrit. Dans le cadre du sous-titrage, cette étape est d’autant plus complexe qu’elle s’accompagne d’un processus de traduction. Il est nécessaire de parvenir à donner l’impression au spectateur qu’il entend le personnage à travers vos sous-titres. Vient ensuite s’ajouter une autre couche d’éléments problématiques non négligeables : les limites de caractère et de durée d’affichage d’un sous-titre. Le savant mélange de tous ces éléments nous donne approximativement la formule suivante : « les sous-titres doivent véhiculer le plus fidèlement possible les propos des personnages et sonner comme du discours oral tout en étant restreints en termes de nombre de caractères ».

En vue d’améliorer et/ou renforcer vos compétences en matière de sous-titrage, il est possible de procéder comme suit :

  • Respectez minutieusement les règles de sous-titrage existantes, notamment en matière de durée d’affichage, de saut de ligne et de nombre de caractères maximum. Elles furent mises au point pour une raison, honorez la mémoire de leurs créateurs.
  • Concentrez-vous plus sur le sens du message que sur les mots le composant (qui l’eût cru ?).
  • Éliminez les hésitations, balbutiements et autres éléments de ce type de vos sous-titres. Ils sont source de confusion, et occupent de la place, qui vous est précieuse.
  • Intéressez-vous à la culture de la langue vers laquelle vous traduisez. Cela vous aidera à traduire d’éventuels jeux de mots, et confèrera un caractère naturel et idiomatique à vos sous-titres. De plus, vous apprendrez certainement des choses, et cela ne vous fera pas de mal.
  • Adaptez votre vocabulaire et votre niveau de langue à ceux des personnages dont vous sous-titrez les propos.

RESPECTEZ MINUTIEUSEMENT LES RÈGLES DE SOUS-TITRAGE EXISTANTES. Sérieusement. Sinon un jour vous vous réveillerez avec la bonne idée de faire découvrir à votre petite sœur votre dessin animé préféré, et ses compétences relatives en anglais vous obligeront à trouver une version sous-titrée. Après quelques minutes de recherche vous atteindrez enfin le Graal : « Rick.and.morty.S01E01.VOSTFR.1080p » ; lancerez la vidéo plein de joie et d’enthousiasme seulement pour les voir tous deux ruinés quelques secondes plus tard lorsque vous constaterez que les sous-titres sont une fois trop long, une fois trop court, ne restent pas assez ou trop longtemps à l’écran, sont mal synchronisés, comportent des fautes d’orthographes et reviennent à la ligne au milieu d’un mot… Vous tenterez ensuite désespérément de faire en sorte que cette journée ne soit pas un fiasco total, mais vous échouerez lamentablement, et chacune des larmes de votre petite sœur, inconsolable, sera tel un coup de poignard dans votre cœur.

Élaborer des sous-titres de qualité ? La balle est dans votre camp désormais. Soyez attentif et vous vous rendrez vite compte que les démarches à suivre pour mettre au point de « bons sous-titres » relèvent plus du bon sens que des arcanes de la nécromancie.

Une dernière chose à bien garder à l’esprit : si des sous-titres de mauvaise qualité invoqueront la colère du public sur votre misérable personne, ne vous attendez pas à ce que quiconque vous remercie pour vos efforts acharnés lorsque vous aurez enfin le secret des sous-titres parfaits. Il s’agit là d’un travail ingrat, un peu comme être parent. Mais pensez aux petites sœurs du monde, et de grâce, ne baissez pas les bras !

Florian Huynh-Tan

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/12/the-challenge-of-foreign-language-subtitling/

YouTube et la traduction audiovisuelle « nouvelle génération »

Avec son système de sous-titrage et de transcription automatique, YouTube ne manque pas d’imagination pour l’internationalisation de ses vidéos…

Créé en 2005 et racheté par Google en 2006, cet hébergeur de vidéos en ligne est utilisé par des milliards d’utilisateurs du monde entier. Afin d’exploiter au mieux son pouvoir de communication et de diffusion, YouTube s’est muni d’une certaine forme de traduction audiovisuelle moderne : le sous-titrage automatique. Mais peut-on vraiment s’y fier ?

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Très facile à activer et à désactiver sur une vidéo, les sous-titres automatiques de YouTube ne sont pas le fruit du labeur d’un traducteur ou d’un sous-titreur. Nos technologies évoluent sans cesse et nos ordinateurs sont donc de plus en « intelligents », capables de générer des transcriptions et même des traductions instantanées, grâce à un système de reconnaissance vocale. Aussi pratique que soit ce système, aucune fiabilité n’est garantie, car plusieurs facteurs peuvent venir parasiter le travail de l’ordinateur. En effet, selon le son de la vidéo, l’accent de la personne qui parle, les bruits extérieurs qui viennent brouiller la clarté sonore, et de nombreux autres facteurs, la qualité des sous-titres automatiques peut varier de manière considérable, jusqu’à ne plus avoir aucun sens.

Néanmoins, il ne faut pas les confondre avec les sous-titres personnalisés que les propriétaires de vidéos intègrent eux-mêmes et qui peuvent donc être tout à fait fiables. C’est le cas des vidéos de conférence « TED talks » par exemple, dont les sous-titres (réalisés par des traducteurs bénévoles) subissent toute une procédure de contrôle avant publication, afin de garantir leur qualité.

Pour résumer, les sous-titres automatiques peuvent s’avérer être de véritables alliés lorsqu’il s’agit de comprendre le sens d’une vidéo. Malgré les erreurs de sens, nous arrivons à comprendre le message principal de la vidéo, c’est l’essentiel. Cependant, il vaut mieux ne pas s’y fier si l’on a besoin d’une traduction ou d’une transcription parfaite et irréprochable.

Source : http ://traduccionexperta.com/youtube-subtitulos-automaticos-personalizados/

Quelles sont les difficultés auxquelles doit faire face un traducteur audiovisuel ?

L’émergence des nouvelles technologies dans notre société a énormément modifié notre manière de vivre. Autrefois, on accordait beaucoup d’importance au support papier (journaux, livres). Aujourd’hui on a plus souvent recours aux écrans (téléphone, ordinateur, télévision) pour regarder un film ou même les informations. Ainsi, face à cette apparition, la traduction audiovisuelle est devenue une pratique en pleine expansion qui a donné naissance à des groupes de sous-titrage bénévoles surnommés « fansub » (contraction de l’anglais « fan » et « subtitle » pour « sous-titre »). L’objectif des fansub est de sous-titrer gratuitement des vidéos d’origine étrangère vers leur langue maternelle afin d’en permettre l’accès au public. La question qui se pose alors est : la traduction audiovisuelle est-elle soumise à des règles ? Si oui, quelles sont-elles ?

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De prime abord sous-titrer semblerait facile ; cependant, ce n’est pas toujours le cas. En effet, pour sous-titrer, ou du moins pour fournir un sous-titrage de qualité, il faut respecter un certain nombre de règles pour ne pas perdre les spectateurs. Or, certains passionnés de sous-titrage, les fansub, soumettent la plupart du temps des sous-titres de mauvaise qualité. Les fanas de streaming : n’avez-vous jamais remarqué dans certaines vidéos des sous-titres qui défilent trop vite sous votre nez ou des sous-titres illisibles à cause d’un fond d’écran trop clair ? On se rend compte alors que la raison pour laquelle ces sous-titres sont souvent déficients est parce que ces fansub ne prennent pas en compte les règles en vigueur dans la traduction audiovisuelle. Effectivement, pour sous-titrer il ne suffit pas seulement de savoir traduire : ce domaine est soumis à une contrainte de temps omniprésente que la traduction littéraire ne connaît pas.

Ainsi, face à la contrainte de temps, le traducteur audiovisuel se doit de respecter un nombre précis de caractères par ligne pour que le lecteur ait le temps de lire tout le sous-titre sans aucune difficulté. En France, ce nombre s’élève généralement à 40 caractères en moyenne par ligne. Mais, il est important de préciser que cette règle varie d’un pays à l’autre. Par exemple, le temps de lecture fixé en France est particulièrement élevé comparativement à d’autres pays d’Europe. En Suisse, par exemple, un sous-titre ne doit pas excéder une ligne, alors qu’en France il peut faire jusqu’à deux lignes. Il est également important de respecter le temps d’affichage d’un sous-titre qui en général ne doit pas excéder cinq secondes, car l’œil humain a du mal à lire quelque chose qui dure moins d’une seconde. De plus, afin d’avoir une bonne synchronisation, il faut repérer les changements de plan. En effet, il est interdit ou du moins déconseillé de faire apparaître un sous-titre avant que la personne ne parle. Ainsi, outre les règles de vitesse, d’autres règles s’ajoutent telles que les règles de concision. En effet, face à la limite de nombre de caractères, il est important d’être concis et de supprimer les mots inutiles tels que les onomatopées ou les répétitions. En résumé, il faut certes synthétiser mais préserver les nuances de ce qui est dit dans la langue d’origine. Ainsi, à travers ces quelques règles, on s’aperçoit que sous-titrer n’est pas chose facile, bien au contraire.

Après cette liste de conseils non-exhaustive, vous voici maintenant « expert » en sous-titrage. Pour de plus amples conseils, n’hésitez pas à vous rendre sur l’ATTA, le site de l’Association des Traducteurs et Adaptateurs de l’Audiovisuel. Pour ceux qui souhaitent s’adonner au plaisir du sous-titrage pendant leur temps libre, voici quelques sites de sous-titrage : Amara, Overstream editor, Jubler.

Auréa Artis

Article source : https ://enlalunadebabel.com/2016/06/06/practicar-idiomas-subtitulando/|

Les défis de la traduction audiovisuelle

La traduction audiovisuelle (TAV) peut s’avérer complexe et peut comporter des enjeux de taille. En effet, la bonne traduction d’un film (surtout s’il s’agit d’un doublage) peut s’attirer les éloges des critiques de la même manière qu’une mauvaise traduction sera fustigée par ces derniers. Voici les aspects les plus délicats à gérer de la TAV :

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Argot 

L’argot est l’un des aspects les plus complexes de la traduction, il dépend en effet d’une série de facteurs linguistiques et culturels. Il est alors compliqué de rester fidèle à cette traduction. Plusieurs facteurs expliquent cette difficulté :

  • Les spécificités culturelles de chaque pays rendent chaque expression unique, et ce, même pour deux pays ayant la même langue officielle. De plus, au même titre que les insultes et gros mots, certaines expressions sont intraduisibles, le traducteur cherche donc l’équivalent le plus proche qui dénature le moins la phrase de la langue source.
  • La famille des langues. Il sera plus simple de traduire le couple de langues allemand/anglais qui sont des langues germaniques et ayant de grandes similitudes géographiques. A contrario, le couple de langues anglais/français sera plus difficile à traduire car la construction syntaxique et les références sont différentes. Les Anglais étant traditionnellement un peuple de marins, il est normal que nombreuses de leurs expressions aient un rapport avec la pêche ou la mer en général, ainsi on traduira l’expression « Un de perdu, dix de retrouvés» par « There are plenty more fish in the sea ».

Surnoms 

Les surnoms peuvent représenter un aspect compliqué de la traduction qui revient très fréquemment dans la TAV. Ils contiennent généralement une dimension culturelle et comportementale qui ne peut pas forcément se traduire ou présente une résonance cacophonique.

En général, la version originale dans une traduction est conservée mais ce n’est pas toujours possible quand le surnom a un lien important avec la personnalité du personnage. C’est le cas notamment dans les films de mafia ou sur des bandes de criminels dont les surnoms ont un lien très important avec la personnalité ou les penchants des personnages. L’approche la plus sûre dans ces cas est de garder le surnom tel quel, gardant ainsi l’intégrité du message.

Gros mots 

On dit souvent que les premiers mots appris dans une langue étrangère sont les gros mots. Bien qu’ils soient mal vus dans certains contextes, ils font pourtant partie intégrante de notre vocabulaire quotidien, sont universels et vitaux dans certains contextes socioculturels. Cependant, tout comme l’argot, les gros mots peuvent être différents dans deux pays de même langue. Le degré de difficulté de traduction dépend également du degré de l’insulte.

Gestuelle 

Autre défi de taille pour les traducteurs de TAV : la gestuelle. En effet, d’un pays à l’autre, la gestuelle peut être complètement différente : si dans de nombreux pays nous croisons les doigts pour souhaiter bonne chance à quelqu’un, au Viêt-Nam, ce geste évoque le sexe féminin. Le sous-titrage, et même le doublage en vietnamien se complique alors sensiblement et ces usages peuvent rapidement devenir un véritable problème lors du sous-titrage d’un film. Comment traduire une gestuelle, la replacer dans son contexte et expliquer les différences culturelles entre le geste dans un pays de la langue originale et celui de la langue cible ?

La TAV doit sa principale difficulté au fait qu’il faille traduire, ou du moins faire comprendre, non seulement ce qui est dit, mais aussi ce qui est sous-entendu. Une difficulté qu’on ne rencontrera pas, ou peu, dans la traduction technique et qui peut poser problème même au meilleur des traducteurs.

Camille Rigaud

Sources :

https ://www.onehourtranslation.com/translation/blog/film-translation-and-its-challenges-part-1

https ://www.onehourtranslation.com/translation/blog/film-translation-and-its-challenges-part-2

L’importance du marketing dans la traduction audiovisuelle

Tout le monde connaît Coca-Cola, Microsoft ou encore les films et séries comme Game of Thrones ou le Roi Lion. Qu’ont-ils en commun ? Une stratégie marketing par l’audiovisuel ! Elles sont de renommées mondiales grâce au sous-titrage ou à la voix-off. Continuer la lecture de L’importance du marketing dans la traduction audiovisuelle