Google Traduction : la mauvaise idée des gens pressés

De nos jours, les méthodes de traduction ne cessent d’évoluer. C’est notamment le cas des systèmes de traduction automatique, dont le plus connu est bien évidemment Google Traduction (GT). On peut d’ailleurs comprendre, à première vue, l’attrait que peut représenter un traducteur automatique comme celui mis en place par Google en 2006. Cependant, derrière l’innovation constante que connait Google Traduction, il reste des défauts inéluctables qu’une machine ne saurait corriger. Voici donc un petit tour d’horizon des raisons pour lesquelles une entreprise (et même tout simplement une personne) ne devrait pas faire usage de Google Traduction à la place d’un professionnel de la traduction.

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Une description alléchante…

Bien. Imaginez un instant que vous dirigez une petite entreprise. Vous commencez à connaître un certain essor et vous réalisez qu’il pourrait être bon de faire traduire votre site web et vos produits, peut-être même vos contrats et quelques autres documents officiels. Toutefois, vous êtes malgré tout un peu inquiet ; est-ce vraiment une bonne idée d’investir dans les services d’un traducteur professionnel si vous ne parvenez pas à atteindre le marché étranger ?

C’est alors qu’une idée vous traverse l’esprit : et si vous utilisiez Google Traduction ? Le service est gratuit et vous l’utilisez déjà ponctuellement pour chercher un mot de vocabulaire par-ci par-là.

Sur le papier, l’idée peut sembler intéressante. En effet, la technologie des traducteurs automatiques est en constante évolution et se révèle de plus en plus performante. Elle s’appuie sur des corpus de textes pour être aussi précise que possible et Google Traduction propose une option pour permettre à ses utilisateurs d’améliorer le contenu proposé. Enfin, il est clair que le nombre de paires de langues disponible est imbattable ; jamais un traducteur professionnel ne pourra vous en proposer autant puisqu’il traduit toujours vers sa langue maternelle. Mais n’y aurait-il pas une bonne raison à cela ?

 

Mais un résultat en-deçà des espérances

Traduire un texte, ce n’est pas seulement traduire des mots ou des groupes de mots. Ce que l’on traduit dans un texte, c’est le fond, le sens, et non la forme, or pour cela il faut une personne. Un traducteur automatique ne pourra jamais faire preuve de la sensibilité d’un être humain, trouver ce petit détail qui fait toute la différence. Vous l’avez peut-être remarqué ? Google Traduction traduit toujours le « you » anglais par « vous », jamais par « tu » alors que les deux sens sont corrects, tout dépend du cadre. C’est d’ailleurs bien là que se trouve le nœud du problème : Google Traduction fait fi du contexte.

Un texte est complètement dépendant de son contexte, et tenter de traduire un texte indépendamment de son cadre c’est comme essayer de cuisiner sans connaître le goût des aliments utilisés : vous aurez peut-être de la chance, cela ne sera peut-être pas mauvais, mais cela ne sera jamais aussi bon que vous l’espériez. Les concepteurs de Google Traduction le savent d’ailleurs bien, c’est pourquoi le système s’appuie sur des corpus pour pallier le problème. Cependant, les contextes de deux textes différents ne sont jamais égaux, c’est pourquoi on peut aisément faire la différence entre une traduction professionnelle et une traduction automatique.

Par ailleurs, lorsque vous rentrez un texte sur Google Traduction, l’application l’enregistre automatiquement pour pouvoir le traduire, ce qui représente un gros problème pour les documents confidentiels qui ne doivent surtout pas être rendus public.

Enfin, dites-vous bien qu’une mauvaise traduction met en danger la crédibilité de votre entreprise puisqu’elle lui donnera une image aux antipodes de la rigueur professionnelle attendue, ce qui est contreproductif.

Toutes ces notions sont, certes, vraies pour Google Traduction, mais les autres traducteurs automatiques (Reverso, DeepL, Linguee, etc.) n’y échappent pas non plus. Même si ces applications deviennent de plus en plus précises, elles restent encore loin des performances des traducteurs professionnels.

Margaux LECLERC

Source : https ://www.gala-global.org/blog/6-reasons-avoid-using-google-translate

L’intelligence artificielle apprend de ses erreurs

On apprend de ses erreurs, c’est bien connu. Chaque créature du règne animal répond à une règle de cause-conséquence qui l’oblige par un travail de mémoire, de raison ou d’instinct à ne pas reproduire une erreur si elle en a déjà subi une réprimande morale physique ou psychologique. Et ce type de ressentis étant spécifique aux êtres doués de sensation et de conscience, il nous paraît impossible de l’appliquer aux ordinateurs. Mais que dire de l’intelligence artificielle ?

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De nos jours, l’IA ne se limite pas seulement à la reconnaissance et au traitement de programmes traitant action après action pour atteindre un but fixé. Au commencement de l’IA, un étudiant de l’Université de Manchester élabora en 1951 une machine qui pouvait vous battre à plate couture aux échecs. Il s’agit là d’un exemple parmi tant d’autres d’intelligence artificielle primitive, impressionnante pour l’époque, mais qui a rapidement été dépassée par les besoins informatiques et scientifiques.

Les chercheurs ont, au fil des années, cerné le besoin de révolutionner l’IA et ont suivi l’exemple le plus logique pour orienter leurs avancées : l’humain. Cette faculté à faire des erreurs est une imperfection que nous envient donc les machines. Si bien que les systèmes d’intelligence artificielle actuels peuvent en quelque sorte reproduire des pensées, un esprit de déduction et même un raisonnement, pour ensuite stocker chaque donnée dans une mémoire propre. Un apprentissage avancé.

Autrefois, les logiciels de traduction automatique fonctionnaient à l’aide d’un algorithme découpant le texte complet en fragment, puis en recherchant dans la mémoire le sens des différents fragments. Selon la langue, le logiciel adaptait ensuite la structure des fragments à la grammaire spécifique de chaque langue. Mais la qualité n’étant pas toujours au rendez-vous, la traduction en ligne a récemment connu l’ajout d’un système d’apprentissage avancé, permettant au logiciel d’apprendre de ses erreurs.

Prenons l’exemple de deux langues intrinsèquement différentes : l’anglais et le japonais. Ayant rencontré des difficultés de performance lors d’une précédente traduction dans cette combinaison de langues, le logiciel change de tactique et choisit une langue « compromis ». Dans le cas présent, le coréen fait office de pont entre des grammaires trop différentes. Après une brève analyse, le logiciel de traduction automatique procède d’abord à une traduction du japonais vers le coréen, puis du coréen vers l’anglais, contournant la difficulté et améliorant le résultat.

En prenant l’exemple du langage, on comprend vite à quel point l’apprentissage moderne de l’IA, calquée sur la raison humaine, peut devenir performante. On pourrait donc croire que l’écart se fait moins important entre l’IA et l’homme, mais on ne peut exclure de l’équation le mécanisme non-mécanique de l’esprit humain. Les nuances, les sensations, la connaissance des cultures… Ce qui fait la beauté de l’humanité, c’est la myriade d’énigmes incalculables que même la plus puissante des calculatrices, appelons-la « ordinateur » ne saurait résoudre.

Gildas Mergny
Révisé par Camille Le Corre et Virginie Le Diagon

La traduction instantanée : menace ou nouvel outil pour le traducteur ?

Développer un système informatique capable de traduire un texte ou un discours en temps réel. C’est un rêve que font les programmeurs depuis la fin des années 40 : allier linguistique et informatique. C’est ainsi que de nombreuses recherches ont été menées dans le but d’atteindre cet objectif, et il semble que nous nous en rapprochions de plus en plus. Mais quel impact aura cette évolution technologique sur le métier même du traducteur ?

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Rappelons que si lors de son développement la traduction automatique vise à supplanter le travail du traducteur en offrant une traduction bien plus rapide avec des coûts moindres, son développement n’en a pas été moins bénéfique pour l’amélioration des prestations que peut aujourd’hui offrir ce domaine professionnel. En effet, au fil des tests et des découvertes, le métier du traducteur a pu se moderniser grâce à ce que l’on appelle la Traduction Assistée par Ordinateur, qui représente l’ensemble des moyens technologiques à disposition lors de la réalisation d’une traduction. De nos jours, plusieurs entreprises telles que SDL ou MemoQ commercialisent des logiciels de TAO de plus en plus complets et évolués. Néanmoins, un premier point important est à souligner ici : si les systèmes d’aide à la traduction connaissent une constante évolution, l’intervention humaine demeure indispensable afin de garantir une traduction de qualité. Le meilleur exemple qui vient confirmer cette affirmation est l’apparition de programmes de traduction en ligne (Google Translation, Reverso, etc.) que nous avons tous déjà utilisés au moins une fois et qui nous ont démontré les limites actuelles de la traduction automatique. Est-il alors encore possible de faire évoluer une fois de plus la traduction automatique ? Oui, grâce à l’intelligence artificielle.

Nous savons tous ce qu’est l’intelligence artificielle, ou IA, ou du moins ce qu’elle représente. Nouveau stade de l’évolution information, l’IA est une source inépuisable de débats scientifiques comme de scénarios de science-fiction. Voici ce qu’il faut retenir pour comprendre l’avancée par rapport aux programmes de traduction automatique que nous connaissons : intelligence artificielle. Tout est dit, le nom suffit. Les programmes évoqués ne sont que des lignes de codage qui respectent les règles jusqu’à la mise à jour suivante. L’ IA développée en lien avec la traduction possède des long short-term memory (mémoire à court et long terme) qui permet de retenir les traductions déjà effectués. Une sorte de mémoire de traduction améliorée en somme ? C’est une interprétation possible. Un autre petit plus de l’IA est le traitement d’un texte dans son intégralité et non phrase par phrase. C’est là qu’intervient dans la traduction le principe de contexte qui permet de traduire avec exactitude, ce que ne peut pas faire un programme traduisant mot par mot. Quel est alors l’impact de ce que nous appellerons la traduction instantanée sur le métier de traducteur ?

Une traduction plus rapide, moins chère ; ce sont des arguments que pourront présenter les entreprises qui développent les services de traduction instantanée dans le but de les commercialiser. Quelles seraient alors les conséquences pour les traducteurs professionnels ? On est en droit de supposer que, tant que ces services ne fonctionnent pas parfaitement, il n’y a pas de risques à l’horizon. Malheureusement cela représente une menace pour les métiers de la traduction. Les rédacteurs techniques sont probablement les moins concernés mais pour ce qui est des traducteurs ou même des responsables de gestion de projet, la traduction instantanée n’est pas à prendre à la légère. A partir du moment où l’IA est fonctionnelle et correctement programmée, gérer un projet de traduction et traduire un texte seront dans ses cordes. Le doute peut probablement se poser pour le sous-titrage de vidéo. En bref, à moins que des mesures soient mises en place avec le développement de la traduction instantanée, celle-ci projette son ombre sur le monde de la traduction.

Pour finir sur une note plus légère, il est agréable de penser qu’avec l’évolution des outils technologiques, en associant la traduction instantanée, le manque de compréhension entre touristes et locaux durant les périodes de vacances disparaîtra complétement.

Mathieu Hergas

 Source : http ://content.lionbridge.com/what-machine-translation-advancement-means-language-services/

Les procédés de traduction : automatique et humaine

La communication, prépondérante en traduction, est nécessaire au bon déroulement d’un projet de traduction. Dans notre cas le plus fréquent, l’émetteur (en communication) est l’agence de traduction ou le traducteur indépendant offrant ses services à un récepteur, c’est-à-dire un client.
Dans la plupart des cas, le traducteur utilise des logiciels de Traduction Assistée par Ordinateur, mais peut également s’aider d’un traducteur automatique comme Google Traduction.
Ces procédés de traduction sont-ils indispensables ? Pourront-ils à l’avenir remplacer un traducteur professionnel ?

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Différences conséquentes

Selon des concepteurs de logiciels de traduction automatique, comme Google Traduction, « même les logiciels actuels les plus perfectionnés ne peuvent maîtriser une langue aussi bien qu’une personne de langue maternelle ou posséder les compétences d’un traducteur professionnel. La traduction automatique est un domaine extrêmement complexe, car la signification des mots dépend du contexte dans lequel ils sont utilisés. »

• Traduction automatique
En effet, un traducteur automatique traduit les mots, un traducteur humain (professionnel) traduit un message. Ces mots traduits proviennent tous d’une base de données qui est alimentée par les recherches quotidiennes des internautes. Plus la base de données est remplie en données linguistiques, plus la traduction sera de meilleure qualité.
Cependant, lorsqu’on utilise ce procédé de traduction, la confidentialité des textes est automatiquement compromise, ce qui peut être un problème pour un client dont le domaine serait le droit ou le marketing.

• Traduction humaine
Le traducteur humain peut de son côté capter les nuances, le contexte d’un texte, que le traducteur automatique ne verra pas forcément. Il s’agit là de bien connaître sa langue maternelle et sa culture. Par exemple, les slogans dans le domaine de la publicité en marketing sont souvent basés sur un thème avec un sous-entendu ou une blague. Ceux-ci doivent être transmis dans la langue cible tout en gardant le message, le but étant que le slogan s’adapte à la culture de la langue cible, comme si ce dernier avait été créé particulièrement pour le pays de la langue cible, et ne faisait pas l’objet d’une traduction.

Un équilibre triangulaire

Les traductions automatiques permettent malgré tout un gain de temps et d’argent conséquent quant au déroulement d’un projet, puisque celles-ci sont gratuites et automatisées. Pour maîtriser l’art de la traduction, il faut savoir se détacher d’une traduction automatique, dans le cas où cette dernière ne transmet pas le message souhaité dans la langue cible. Un traducteur peut néanmoins se servir de la traduction automatique pour comprendre le sens global d’un texte, sans pour autant en abuser. Il s’en inspire pour faire son analyse du texte, par exemple littéraire, pour le traduire par la suite.

Les logiciels de TAO, payants, permettent aussi de gagner du temps dans un projet. Le traducteur peut donc se servir de ces deux procédés pour optimiser son efficacité dans un projet. La concurrence étant très rude, un traducteur professionnel doit s’assurer que le projet aboutit à un résultat de qualité.
Le coût, les procédés de traduction choisis et le résultat final sont donc des étapes primordiales au bon déroulement d’un projet.

Un avenir prometteur ?

Au jour d’aujourd’hui, nous vivons dans une période propice au développement avancé de la technologie et du numérique. Malgré cela, la traduction automatique ne dominera en aucun cas la totalité du marché de la traduction, c’est pourquoi il y aura toujours de la place pour des traducteurs voulant s’insérer sur le marché. En effet, le traducteur, exerçant en indépendant ou en interne, peut décider de se spécialiser vers un ou plusieurs domaines en particulier, ce qui explique la multitude d’emplois disponibles sur le marché.
Même si les traductions automatiques sont plus importantes et de qualité, il restera toujours des domaines qui deviendront plus importants encore et nécessiteront un traducteur humain.
Le monde en perpétuelle évolution permet à un professionnel de la traduction, plus ou moins expérimenté, d’en apprendre chaque jour sur le marché de la traduction, de se renouveler et d’évoluer par la suite également. Le marché de la traduction n’attend donc plus que vous !

Avatar Christelle Dilling

Article source : https ://www.net-translators.com/blog/meet-manslater-the-best-translation-tool-ever-invented/

Autres :
http ://www.toupie.org/Dictionnaire/Communication.htm
http ://cursus.edu/article/18283/dans-texte-traducteur-automatique-voit-des/#.WIZOYvDhDIV
http ://blog.atenao.com/traduction-professionnelle/traduction-humaine-et-traduction-automatique-128

YouTube et la traduction audiovisuelle « nouvelle génération »

Avec son système de sous-titrage et de transcription automatique, YouTube ne manque pas d’imagination pour l’internationalisation de ses vidéos…

Créé en 2005 et racheté par Google en 2006, cet hébergeur de vidéos en ligne est utilisé par des milliards d’utilisateurs du monde entier. Afin d’exploiter au mieux son pouvoir de communication et de diffusion, YouTube s’est muni d’une certaine forme de traduction audiovisuelle moderne : le sous-titrage automatique. Mais peut-on vraiment s’y fier ?

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Très facile à activer et à désactiver sur une vidéo, les sous-titres automatiques de YouTube ne sont pas le fruit du labeur d’un traducteur ou d’un sous-titreur. Nos technologies évoluent sans cesse et nos ordinateurs sont donc de plus en « intelligents », capables de générer des transcriptions et même des traductions instantanées, grâce à un système de reconnaissance vocale. Aussi pratique que soit ce système, aucune fiabilité n’est garantie, car plusieurs facteurs peuvent venir parasiter le travail de l’ordinateur. En effet, selon le son de la vidéo, l’accent de la personne qui parle, les bruits extérieurs qui viennent brouiller la clarté sonore, et de nombreux autres facteurs, la qualité des sous-titres automatiques peut varier de manière considérable, jusqu’à ne plus avoir aucun sens.

Néanmoins, il ne faut pas les confondre avec les sous-titres personnalisés que les propriétaires de vidéos intègrent eux-mêmes et qui peuvent donc être tout à fait fiables. C’est le cas des vidéos de conférence « TED talks » par exemple, dont les sous-titres (réalisés par des traducteurs bénévoles) subissent toute une procédure de contrôle avant publication, afin de garantir leur qualité.

Pour résumer, les sous-titres automatiques peuvent s’avérer être de véritables alliés lorsqu’il s’agit de comprendre le sens d’une vidéo. Malgré les erreurs de sens, nous arrivons à comprendre le message principal de la vidéo, c’est l’essentiel. Cependant, il vaut mieux ne pas s’y fier si l’on a besoin d’une traduction ou d’une transcription parfaite et irréprochable.

Source : http ://traduccionexperta.com/youtube-subtitulos-automaticos-personalizados/

Les robots, successeurs des professionnels de la traduction ?

Avec les avancées technologiques, la demande de traduction est en constant déclin car la traduction automatique se fait de plus en plus précise et fiable. Mais la traduction humaine est-elle réellement une activité amenée à disparaître dans les années à venir ?

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On parle de plus en plus d’Intelligence Artificielle et de « robotique avancée », des notions qui semblent menacer de nombreuses professions comme celles de journaliste, de conseiller financier ou de traducteur par exemple.
La traduction automatique sur Internet est une avancée technologique qui est en développement continuel et qui prend de plus en plus d’ampleur au sein de notre société, surtout quand on sait que la traduction est à la croisée des échanges commerciaux internationaux. Le traducteur automatique possède des capacités grandissantes à pouvoir traduire des segments entiers sans fautes grâce à une base terminologique en constante assimilation de nouveaux termes. Google, notamment, progresse dans la recherche technologique d’un traducteur qui pourrait surpasser le traducteur humain. Mais cela ne reste qu’hypothétique et peut-être même irréealisable…

De nombreux linguistes l’affirment, les robots ne pourront pas remplacer les humains en matière de traduction. Bien que les traducteurs se servent de nombreux outils informatiques pour améliorer l’efficacité et la rapidité de leurs projets, la compréhension d’un texte reste avant tout une qualité irremplaçable. De plus, la langue évolue et intègre de nouveaux mots tous les jours, dans de nombreuses langues (si ce n’est dans toutes les langues), et si l’activité cérébrale peut-être reproduite par des ordinateurs, la sensibilité du traducteur, ses connaissances, son bon sens et sa perception restent finalement inimitables.

Néanmoins la traduction automatique a ses avantages que nul ne peut nier, notamment en ce qui concerne la traduction de messagerie instantanée par exemple, utilisée après le séisme qui avait touché Haïti en 2009, et qui a permis aux victimes de communiquer avec l’étranger depuis leur langue natale. Il n’est donc pas étonnant de penser que la traduction humaine est en voie de disparition.
Cependant cette pensée reste quasi-utopique, et le métier de traducteur, l’un des plus vieux au monde, ne risque pas de succomber de sitôt.Avatar Melody Launay

Source : http ://blog-de-traduccion.trustedtranslations.com/futuro-la-traduccion-asunto-patrones-arte-delicado-2016-11-27.html

Comment évaluer un programme de traduction automatique ?

La traduction automatique est une méthode de traduction moderne de plus en plus employée, notamment quand il est question de traduire des contenus volumineux. L’avantage de cette méthode se trouve dans la rapidité du traitement d’une phase de traduction. Les entreprises de services linguistiques entament plus rapidement l’étape de relecture. Cela permet aussi de réduire les coûts et la charge de travail nécessaires.

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Les critères d’évaluation

Il convient tout de même de garder un esprit critique car la traduction automatique possède des inconvénients. Fort heureusement, celle-ci reste dépendante du travail humain et est uniquement conçue pour lui épargner les lourdes tâches de traduction sur de gros volumes. Si ses outputs requièrent une relecture ou un contrôle qualité, elle ne devrait pas impliquer de travail de révision. Un programme de traduction automatique doit idéalement transposer le document source vers la langue cible en utilisant le complexe sémantique adéquat pour chaque segment.

Chaque logiciel de traduction automatique subit un examen qui comprend plusieurs critères : l’adaptation, la fluidité, la notation (elle correspond à la qualité d’une traduction propre à un segment), l’évaluation par classification, l’analyse des erreurs. Cette analyse se fait régulièrement sur un certain nombre de documents avec différents logiciels de traduction automatique, ce qui donne un ordre d’idée aux évaluateurs quant à la qualité de chaque logiciel. Dans le cas où la quantité de contenu à traduire serait élevée, comme c’est souvent le cas en e-commerce ou en traduction de données, les évaluateurs font appel à d’autres méthodes. Cette vérification est plutôt axée sur la traduction technique, les noms des produits et l’exactitude de traduction des termes techniques sont scrupuleusement contrôlés. Étant donné la grande quantité de datas à traiter, les entreprises effectuent cette opération sur un petit échantillon.

Les limites de l’homme et des logiciels

Comme nous l’avons constaté plus haut, certaines traductions demandent un travail exhaustif, et ce, malgré une traduction préalable d’un logiciel. L’utilisation de la traduction automatique comprend un enjeu économique important. C’est la raison pour laquelle chaque programme de traduction ou de rédaction automatique doit être analysé par l’être humain. Nous ne pouvons cependant pas évaluer l’adéquation de chaque traduction de segment, notamment quand le contenu à traduire contient une terminologie très complexe. Le logiciel est souvent amené à générer des complexes sémantiques non-équivalents après avoir intégré différentes traductions possibles pour un seul terme par exemple. L’évaluation devient alors un obstacle à l’application de ce nouveau type de traduction puisqu’elle nécessite trop de travail de vérification. Cela peut être coûteux et empêcher un bon nombre d’entreprises d’y accéder. Par son mode de conception et son évaluation, la traduction automatique demeure un grand investissement et pourrait, dans le pire des cas, être un risque du fait de son efficacité.

Avatar Ornella Andriamanantsoa

Source : https ://www.gala-global.org/blog/human-evaluation-machine-translation#sthash.YCLYqL5H.dpbs

Google Traduction : un outil de traduction automatique limité

Tout le monde connaît et utilise Google, que ce soit pour faire des recherches précises d’images, d’articles, de vidéos ou de produits en tous genres. Vous avez une question ? Google a la réponse. Vous voulez faire des conversions d’unités ? Google vous le permet. Vous voulez trouver la traduction d’un mot ou d’une phrase ? Google vous la donne… Plus ou moins.

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En effet, si vous cherchez la traduction de certains mots qui pourraient avoir plus d’une signification précise selon le contexte, vous ne serez pas certain d’avoir la traduction adéquate. Cela peut s’avérer problématique si vous ne comptez que sur Google Traduction pour effectuer la traduction de certains passages d’un document important.

De ce fait, le moteur de recherche que nous utilisons presque tous a tout de même ses limites en matière de traduction, malgré son potentiel ; Google Traduction permet d’avoir une idée générale du sens d’une phrase, voire d’un court texte écrit dans une langue étrangère. Il ne vous permettra pas, par exemple, de traduire parfaitement un article de presse complexe dans son intégralité ; ce n’est pas un outil de traduction automatique aussi efficace qu’une mémoire de traduction, sachant que l’utiliser régulièrement n’améliore pas ses capacités. D’aucuns ont recours à d’autres outils de traduction automatique gratuits similaires, comme Reverso Context qui donne des traductions en contexte souvent tirées de documents officiels, mais là encore, le potentiel reste limité.

Si vous souhaitez essayer un outil de traduction automatique plus performant que Google Traduction, la traduction automatique personnalisée est une solution, sachant que cet outil est adapté au domaine de traduction pour lequel vous l’utilisez. En effet, il s’appuie sur des données accumulées grâce à la traduction de documents effectuée en amont et il propose par la suite des traductions cohérentes pour des phrases de votre document qui ont déjà été traduites par le passé.

Bien sûr, cet outil a, lui aussi, des limites, puisque traduire efficacement ne revient pas à traduire chaque phrase mot à mot ; les nuances linguistiques et expressions idiomatiques sont à prendre en compte lors du processus de traduction et une machine ne peut pas toujours fournir la traduction adéquate de ces éléments, surtout s’ils n’ont pas été traduits et enregistrés en amont.

Par exemple, pour traduire une phrase ou un nom de produit qui contient un jeu de mot, il est préférable d’essayer d’en trouver la traduction adéquate par vous-même, sachant que vous pouvez faire preuve d’une créativité et d’une imagination qu’un outil de traduction automatique ne peut avoir, tout en adaptant la traduction à la culture de la langue.

De ce fait, il est recommandable de penser à la post-édition lorsque vous utilisez un outil de traduction automatique personnalisée. En effet, vous pouvez utiliser la traduction automatique personnalisée puis effectuer une étape de révision suivie d’une étape de relecture pour corriger les éventuels non-sens et autres problèmes linguistiques. Cela vous fera gagner un temps précieux et vous n’aurez pas à prévoir un budget trop important pour qu’un traducteur se charge de la traduction ou de la révision. De plus, vous pourrez être sûr d’avoir une traduction cohérente, dans la mesure où vous aurez corrigé les possibles fautes de sens.

Ainsi, alors que beaucoup utilisent Google Traduction et lui font presque aveuglément confiance, il ne faut pas oublier que cet outil n’est pas réellement fiable pour traduire des documents dans leur intégralité, puisqu’il ne s’améliore pas au fur et à mesure que vous l’utilisez. Se servir d’un outil de traduction automatique personnalisée est une solution viable et rentable pour vos besoins dans ce domaine, qu’il faille ou non effectuer une étape de post-édition après la traduction du document, selon votre utilisation de cet outil.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://www.brightlines.co.uk/en-gb/brightlines/blog-and-news/2016/7/19/machine-translation-so-much-more-than-google-translate/

La traduction automatique, le futur de la traduction ?

Lorsque l’on entend le terme « traduction automatique », Google Traduction nous vient automatiquement à l’esprit. C’est une chose plutôt contradictoire étant donné qu’il s’agit de l’un des outils les moins performants. C’est également la raison pour laquelle ce terme transporte depuis des années une connotation péjorative. Mais qu’est-ce que réellement la traduction automatique ?

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La traduction automatique est une traduction générée par un ordinateur, basée sur des algorithmes et sans intervention humaine. Elle est très pratique et facilite énormément la tâche au grand public car elle lui permet de traduire grossièrement et de se faire une idée du thème d’un texte (court ou long) ou d’un site internet en quelques secondes seulement.

On peut distinguer la traduction automatique des logiciels de TAO (traduction assistée par ordinateur) qui, elle, se fait de manière interactive avec l’ordinateur et nécessite l’intervention humaine, généralement celle d’un traducteur.

Comme toute chose, la traduction automatique a des points positifs mais présente aussi des points négatifs. En effet, le résultat final d’une traduction effectuée par un ordinateur est souvent un texte grammaticalement incorrect avec de nombreuses fautes qui peuvent parfois être rédhibitoires. Les agences de traduction qui gèrent des projets de traduction de documents à caractère hautement officiels (par exemple, des documents juridiques) ne peuvent en aucun cas y avoir recours.

Pour générer une traduction de qualité optimale, une réflexion humaine est plus que requise. D’autant plus si le texte en question est très technique, d’où l’étape importante de la recherche terminologique qui est totalement inexistante dans la traduction automatique.

En ce sens, la traduction automatique ne parviendra peut-être jamais à remplacer la traduction « humaine » et le métier de traducteur ne se retrouve pas menacé pour le moment. À l’heure actuelle, avec la mondialisation, les besoins en traduction sont toujours plus grandissants notamment dans des domaines techniques et sensibles comme la politique, l’économie, la télécommunication et les objets connectés (jeux vidéo, application, etc.) pour n’en citer quelques-uns.

Il n’y a pas que des points négatifs dans la traduction automatique puisque les logiciels de TAO intègrent de plus en plus cette fonctionnalité à leur environnement. C’est notamment le cas de SDL Trados Studio qui offre dorénavant un moteur de traduction automatique SDL AdaptativeMT pour traduire davantage de contenu et de manière plus rapide.

En somme, la traduction automatique connait un essor considérable sur internet et fait partie intégrante de notre vie quotidienne. L’entreprise américaine Google prévoit même de développer un nouveau système de traduction automatique, Neural Machine Translation, qui ne traduira plus mot à mot une phrase source, mais qui prendra en compte la phrase dans son ensemble pour en générer une traduction de meilleure qualité. Avec ces nouvelles avancées, la traduction automatique surpassera-t-elle un jour la traduction humaine ?

Sonia AHAMADA

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/11/the-future-of-machine-translation-and-how-to-use-it-properly/

Les machines à l’assaut de la traduction

Nous le savons déjà tous déjà, des traductions nous entourent au quotidien sans même que l’on s’en rende compte, que l’on soit traducteurs ou simples usagers. Tout est optimisé pour que nous n’ayons pas à s’encombrer d’un langage inconnu ou mal-maîtrisé, ce qui implique parfois une traduction automatique. À quel point ces dernières interviennent-elles ? Faisons le bilan.

On n’arrête pas le progrès

Les utilisateurs de Google Chrome ont déjà pu s’en rendre compte : la traduction automatique porte doublement bien son nom.

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En effet, elle traduit automatiquement toute page internet n’étant pas dans la langue définie par l’utilisateur pour son ordinateur. Cette traduction peut se révéler pour le moins intrusive en présence d’un utilisateur bilingue qui préférerait une page en anglais natif plutôt qu’une traduction dans un français balbutiant, mais l’intention est louable pour d’autres.

Que se passerait-il alors si, en plus d’une détection déjà réussie, la traduction venait à devenir irréprochable ? Le terme paraît fort, mais c’est pourtant bien une traduction de qualité que Google promet à ses utilisateurs suite à un changement drastique de méthode. Auparavant, comme nous l’avons tous déjà expérimenté, Google Traduction utilisait une méthode de traduction automatique par segments de phrase (PBMT), découpant la phrase mot par mot. Ceci est désormais révolu, et la traduction automatique dite « neuronale » (NMT) est de mise à présent. Cette dernière considère la phrase comme une unité à part entière, et recherche des groupes de mots connectés (d’où le terme de « neuronale ») afin de garder la précision due au contexte.

Google a commencé à tester ce système avec la traduction chinoise : en effet, cette langue utilisant des caractères idéologiques plutôt qu’alphabétiques, la traduction PBMT a tendance à partir dans des envolées lyriques (et surtout incompréhensibles) formées de mots sans connexion les uns avec les autres. Inversement, dans ce même contexte, la traduction NMT aura tendance à reconnaître les groupes de caractères ayant du sens lorsqu’ils sont combinés dans le contexte de la phrase. Le blog du groupe de recherche de Google estime la réduction du nombre d’erreurs entre 55 % et 85 % pour un texte traduit en NMT par rapport à une traduction PBMT.

Doit-on craindre une Trad-Ex Machina ?

Si les traducteurs automatiques commencent à parfaire leurs résultats, n’y a-t-il donc pas un risque que la traduction humaine finisse par disparaître à plus ou moins court terme ? Il est vrai que les traductions de courts textes, titres ou noms de pages se verront gagner en précision, et que les traductions d’articles ou plus longs écrits permettront une plus grande compréhension de leur contenu. Cela limitera les recours aux traducteurs humains pour les tâches les moins conséquentes ou pour les traductions à but compréhensif et non précis…

…mais il s’agit bien de la seule menace que cela représentera pour les traducteurs professionnels. Le traitement automatique (gratuit) ne permet toujours pas une analyse contextuelle complète, et ne peut donc possiblement pas proposer les termes les plus appropriés pour une traduction de qualité. Comme décrit sur le blog OneWorld, la qualité d’une traduction se juge sur de multiples critères : « le ton du texte, les références culturelles ou contextuelles, les dialectes, les expressions spécifiques, le niveau de langage » et bien d’autres. C’est là que la traduction automatique s’incline, puisque la machine ne saura pas évaluer ce que représente la « qualité ».

Cependant, la traduction automatique courte et rapide trouvera de plus en plus d’avantages au quotidien, pour des utilisations ponctuelles et limitées. Le site MakeUseOf explique d’ailleurs que Google Traduction propose désormais, entre autres, un lecteur de panneaux routiers. Il s’agit là du domaine de l’utile, du rapide : en d’autres termes, une spécialisation qui n’empiète en rien sur les plates-bandes des traducteurs professionnels.

La coexistence de traducteurs humains et de traducteurs automatiques en constante évolution est  parfaitement possible, chacun restant maître de son propre terrain. Le temps où les livres ou articles seront traduits automatiquement n’est donc pas encore venu, très loin de là, et les traducteurs de chair et d’os ont encore du temps devant eux avant qu’un bloc de PVC noir aux diodes clignotantes estampillé Google ne traduise le prochain Harry Potter.

Avatar du rédacteur Camille Herriau